ÉCONOMIE : Les manufactures de guerre

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Sapeur34

Message par Sapeur34 » 08 juin 2008, 10:07

bonjour, ce livre est exelent car il nous donne un autre aspect de l'épopée impériale
"financer 15 années de guerre sans provoquer la faillite de l'état..."
cordialement

kevin

Message par kevin » 08 juin 2008, 10:26

Avec quand meme des déficits interrompus de 1811 jusqu'à 1815.
La plus mauvaise ou dure année économiquement est celle de 1814 avec un déficit de environ 579 000 000 de francs ce qui est normal pour la campagne la plus difficile et celle qui provoqua la chute. :(
Mais l'empereur a quand meme tenu tete et comme vous l'aviez dit mon cher Sapeur, ces déficits interrompus depuis 1811 n' a pas provoquéla faillite de l'état.
Costaud notre empereur. :)
Modifié en dernier par kevin le 08 juin 2008, 11:45, modifié 1 fois.

FLAHAUT

Message par FLAHAUT » 08 juin 2008, 10:35

En tout état de cause, l'importance de l'affairisme, du business n'était pas le même sous le Premier Empire que sous le Second.

Oui, Napoléon avait une vue archaïque de l'économie, mais sous son règne celle-ci n'était pas devenue ce quelle fut sous Louis-Philippe et Napoléon III...et je ne vous parle même pas de notre époque :beurk: ...


Un exemple moral édifiant de ce qu'est et restera l'actionnaire : face au drame que vivait les héros de la Grande Armée lors de la Retraite de Russie, les agioteurs à Paris s'inquiétaient de la baisse de la valeur de la rente (actions de l'époque), business is business!.... :beurk:

Salutations

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 08 juin 2008, 10:41

"financer 15 années de guerre sans provoquer la faillite de l'état..."
En juin 1815 : 700 millions restaient impayés.
A quoi, il faut ajouter les sommes exigées par les Alliés en vertu du traité de Paris du 20 novembre 1815 : 1 412 millions.

Sapeur34

Message par Sapeur34 » 08 juin 2008, 11:05

etes vous sur drouet cyril, n'est ce pas plutot 766 millions ?

yannick06

Message par yannick06 » 08 juin 2008, 11:07

Merci beaucoup pour toutes ces précisions. Je pense qu'il faut ajouter à ces chiffre le cadre institutionnel mis en place par le Premier Consul:

- La banque de France
- Le Franc Germinal
- etc...

Yannick Augrandenis

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 08 juin 2008, 11:07

Au 1er juillet 1815, l'arriéré s'élevait à 695 millions.

kevin

Message par kevin » 08 juin 2008, 12:10

En parlant de franc germinal, sa part dans le stock total de numéraire ne dépassa probablement pas 20%soit à peine une pièce sur cinq, par exemple le 30 novembre 1810 le franc germinal fabriqué était de 256 millions de francs alors que le stock monétaire total était de 3000 milllions soit 17,20%. (source : Le prix de la Gloire Napoleon et l'argent de Pierre Branda)
Oui, Napoleon chercha toujours a se débarasser de la monnaie de l'ancien régime comme par exemple les pièces rognés et altérés n'étaient admis dans les paiements qu'au poids et ils ont été portés dans les hotels de monnaies pour y etre fondus sans aucune retenue de frais de fabrication et Napoleon donna aux pièces qui n'étaient pas fondus une valeur en franc, comme le décret du 18 aout 1810 tarifie les pièces de 6, 12, 24 sous ayant conservé leur empreinte à 25 centimes, 50 centimes et 1 franc et déclare que la monnaie de cuivre et de billon ne pourra etre utilisée dans les paiements que par l'appoint de la pièce de 5 francs.
Le décret du 12 décembre 1810 tarifie les écus de 6 et 3 livre à 5,80 francs et à 2,75 francs et le louis d'or à 23,55 francs, le double louis d'or à 47,20 francs, ces pièces pouvaient aussi à la volonté des porteurs etre reprises au poids, au tarif suivant : 3094,43 francs le kg d'or et 198,30 le kg d'argent...

Yves Martin

LA richesse de l'Angleterre

Message par Yves Martin » 08 juin 2008, 12:48

Pour répondre à Yannick06 - pour mon premier article sur l'armée anglaise paru dans un numéro récent de Tradition, j'ai utilisé et approfondi les sources de Branda. La démonstration est hélas éloquente...

"L’effort fut donc très conséquent du côté anglais, supérieur de 4 points à l’effort consenti par la France sur la période 1805-1815. De plus, la capacité économique de l’Angleterre a été de plus de 2 fois supérieur sur l’ensemble de la période, pour une population 3 fois inférieure. C’est d’abord et avant tout la révolution industrielle et sa croissance économique qui a défait l’Empire. Les gouvernements anglais durent, évidemment augmenter les taxes et avoir recourt à l’emprunt (la célèbre et défunte banque Barings y fit sa richesse) mais le pays sut non seulement absorber cet effort mais aussi en bénéficier puisque les demandes de la guerre fournissaient du travail à l’ensemble de la nation britannique."

j'y ai mis pas mal de tableaux comparatifs pour étayer le propos...

tout comme dans le cas de la guerre de sécession, où la puissance économique du Nord fut largement responsable de la défaite du Sud (militairement plus doué), le conflit franco-anglais de 1792-1815 ne pouvait qu'aboutir à une défaite française sur le long terme, à moins de renverser les alliances, ce que s'attacha à faire Napoléon.

On connaît le reste de l'histoire...

YM

kevin

Message par kevin » 08 juin 2008, 13:01

...Les monnaies de cuivre et de billon faussait les échanges.Ainsi par exemple les salaires journaliers étaient réglés sous cette forme d'une monnaie de cuivre et les petits commerçants devaient les accepter souvent à perte.Ils compensaient alors en augmentant le prix.Mais ils circulaient aussi dans cette France des monnaies étrangers qui apparut lors de la révolution.Alors les pièces altérées sont refusés par les comptables et lles banques de sols qui émétaient des billets payables en sous de cuivre et qui avient contribué à multiplier la mauvaise monnaie a vait aussi été supprimé.Toutes les mesures cités pourtant limitées ont provoqué des paniques et des émeutes dues à l'incompréhension générale des citoyens.
Depuis tout le regne de Napoleon, Les monnaies en or ont été frappé pour une valeur de 500 millions de francs et 900 millions de franc pour les monnaies d'argent.
En conclusion:Napoleon chercha à accroitre l'exactitude des fabrications en réduisant les tolérances du titre et de poids. Pour limiter les risques d'erreurs, les éspèces fabriquées en province sont vérifiées dans les ateliers monétaires parisiens, sous le controle de l'administration centrale.Il fallait remplacer les pièces reniées par une monnaie d'un aloi solide et définitif.
Avec le franc germinal on réalise la fusion entre monnaie de compte et monnaie réelle.
Sous l’ancien régime, la monnaie réelle, celle que chacun possédait dans sa bourse, était constituée d’écus d’argent et de louis d’or tandis que la monnaie de compte, celle qui servait à fixer les prix ou les salaires, était la livre tournois pour laquelle aucune pièce n’existait.

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