[CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Partagez autour de l’armement, de l’équipement et des pratiques des soldats des guerres napoléoniennes.

Modérateurs : Général Colbert, Cyril

dups

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par dups » 05 mai 2005, 16:37

Je pense qu'il est plus facile de pointer de bas en haut que de haut en bas. Ayant fait pas mal d'années d'escrime et de sabre en particulier, les parades des coups venant du haut son par ailleurs plus aisées.
Maintenant je ne pense pas que ces choix aient influé de manière décisive sur le choix des tailles de chevaux.
Au regard des immenses besoins en chevaux, il a du falloir rationaliser l'affectation des chevaux entre les armes et les subdivisons d'armes. Plus qu'une norme tactique ou esthétique, les règlements réservaient les chevaux puissants de fait, à l'artillerie, les bons porteurs aux cavaliers les plus lourds et les plus petits chevaux (effectivement souvent plus rustiques et maniables) à la cavalerie légère.
Au delà de ça je crois qu'une fois en campagne, les circonstances atténuaient ces normes.

leglaieul

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par leglaieul » 05 mai 2005, 18:30

:salut:
L'administration des Haras est supprimée par décret de la convention du 29 janvier 1790.
Cette mesure imprudente a de graves conséquences: au cours des guerres de la Révolution, l'Etat ne peut se procurer des chevaux que par voie de requisitions forcées
Napoléon s'empresse de reconstituer, en 1806 l'administration supprimée
En attendant, il doiT procéder encore par voie d'achats et de réquisitions
En 1807 outre ce qu'il a pris aux armées prussiennes et hessoises, Napoléon achète en Allemagne 17000 chevaux
en France 12000 chevaux pour approvisionner ses dépôts de remonte
En 1811, il en achète encore en Allemagne et en Suisse.
En 1812 il ordonne au général Bourcier , commandant des dépôts de Hanovre d'en acheter à n'importe quel prix , tout ce qu'il pouvait trouver
Il faut dire que la Grande Armée fait en Russie une grande consommation de chevaux ,sur les 60000 du début, seul 3000 reviendront.
L'achat et la réquisition restent le seul moyen de pallier cette insuffisance
En 1815 , on va jusqu'à prendre les chevaux des gendarmes

Le pousse caillou Le glaïeul

dd.

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par dd. » 06 mai 2005, 09:37

Il est très difficile de juger de la taille d'un cheval sur un écran, tout dépend du cavalier qui le monte, ex : si je monte sur un cheval de 1.55, visuellement il va vous sembler petit, je mesure 1.83 et pèse 102 kg, le même cheval monté par un homme de 1.70 et 65 kg va vous sembler beaucoup plus grand, donc difficile de vous répondre.
Un autre aspect a ne pas négliger, l'approche du cheval que nous avons a notre époque, je pense, n'a absolument plus rien a voir avec celle qui nous occupe, actuellement nos chevaux sont considérés comme des animaux de compagnie, choyés, soignés, entourés de mille attentions, sous l'empire, d'après ce que j'ai lu, le cheval était une matière première.
Quand je lis les chiffres de Leglaieul, cela me donne le vertige, quand je pense qu'il nous faut des semaines pour trouver UN cheval correspondant au désir d'un client !
Il sera intéressant de connaître le chiffre des chevaux encore aptes après une bataille où la cavalerie a donné sur de l'infanterie ?
Pour Hyppo, les sabres latex ont les mêmes proportions qu'un sabre de cavalerie légère, mais plus léger, ils ne font pas illusion, mais sont intéressants pour l’entraînement, on peut y aller franchement, mis à part pour l'orgueil, il n'y a aucun risque.

Deguignet

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par Deguignet » 06 mai 2005, 11:08

On peut avoir une adresse svp pour ces sabres !

Merci d'avance . :salut:

"Quand les mecs de 1.83 /102 kilos causent, ceux d' 1.70 / 65 Kilos les écoutent !"
C'est juste un petit rappel aux films d'Audiard, en lisant votre post cela m'y faisait penser :) :lol: :fou:

COUNT JBD

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par COUNT JBD » 06 mai 2005, 11:56

Recevez les remerciements du cavalier que je suis depuis quelques années déjà !!

Voilà un sujet fort intéressant.

Merci encore et :vivechevaux:

:)

Sébastien D.

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par Sébastien D. » 06 mai 2005, 12:07

mis à part pour l'orgueil, il n'y a aucun risque
Ça reste quand-même le principal! :razz:

dd.

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par dd. » 06 mai 2005, 16:49

Mr Deguignet,je remets la main dessus et vous l'envoie, c'est un gars sur Bruxelles, il copie toute arme existante ou non

eugéne de Beauharnais

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par eugéne de Beauharnais » 06 mai 2005, 18:05

les Russes avaient ils d eplus petits chevaux? puisqu'ils avaient des hordes de sauvages venus de l'EST et la cavalerie cosaque avait-elle de petits poneys?
Cette différence de taille n'était elle pas trop gênante lors des combats?

dups

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par dups » 06 mai 2005, 18:18

Il me semble que dans toutes les armées, la répartition des chevaux par taille s'approchait de ce qui se faisait dans l'armée française.
Les cosaques, baschkirs ou Kalmoucks avaient des petits chevaux rustiques et endurants dont beaucoup seraient aujourd'hui classés parmi les poneys. Pour le reste, il existe dans les races russes des chevaux de grande taille apte à satisfaire les unités plus lourdes.

leglaieul

Re: [CHEVAUX] Les origines et les marquages des Chevaux de la Grande Armée

Message par leglaieul » 06 mai 2005, 19:01

:salut:
Jusqu'en 1807 la remonte régimentaire est assurée par un officier qui a généralement des marchands attitrés. Par la suite, une commission achète pour l'armée, sur les champs de foire et dans les dépôts, des chevaux
En pays ennemi on a souvent recours aux prises de guerre et aux réquisitions
Les chevaux sont payés de 400 à 500 francs (un ouvrier gagne 2 francs par jour). Sur les champs de bataille,les chevaux sans cavaliers sont récupérés et vendus 62 à 72 francs, suivant la taille
Jusqu'à la création du Train, en 1807, le transport des munitions et de l'artillerie est confié à des entreprises privées ( Compagnie Orly, compagnie Breidt ......).
En 1810, une commission formée par les généraux Bourcier, Préval, Pully et Grouchy fixe les critères retenus pour l'achat:
Chevaux de 5 ans, hongres ou juments dans la proportion de 1/3 au plus en temps de guerre
Robe grise pour les trompettes et la musique, noire pour les grenadiers à cheval, alezan pour les gardes d'honneur, variée pour les autres
la hauteur au garrot est fixée à 1,65m au moins pour la grosse cavalerie
1,62m pour les dragons, à 1,59m pour la cavalerie légère
Mais il y aura , par nécessité, des dérogations, sur l'âge et la taille.
Bien que les races ne soient pas encore bien typées, certaines régions sont plus aptes que d'autres à fournir soit un cheval de cuirassier, soit un cheval d'hussard
Le cheval normand, des régions de Caen, Evreux, Alençon,Rouen, atteint 1,65 au garrot. Il équipe les cuirassiers, les dragons, l'artillerie et la cavalerie légère pour les plus petits.
Croisé avec l'étalon anglais, il a de la vitesse et de l'allure.
Vers le milieu de l'empire, il est réservé à la Garde.
Le cheval breton, rustique, endurant mesure en moyenne de 1,50m à 1,56m. Ceux de Rennes et de Saint-Pol, plus grands, sont appréciés des cuirassiers et des dragons; ceux de Vannes et de Quimper équipent les hussards et les dragons; le cheval de Saint-Brieuc, manquant d'allure, tire l'artillerie ou le train.
Le cheval limousin, tardif (6à7ans), mais rustique, a l'agilité de l'arabe et la noble allure de l'andalou.les plus brillant sont vendus fort cher aux officiers, le reste va aux dragons et aux hussards.
Le cheval des plaines du Midi (Tarbes, Agen) métissé depuis le moyen Âge avec des chevaux bardes et arabes, est réservé à la cavalerie légère
Pour le train,on utilise le percheron, vigoureux et docile, le franc-comtois,plus lourd, les chevaux du nord, Flandre et Picardie, grands, osseux et calmes à partir de 1805, les chevaux de Mecklembourg, du Hanovre, du Holstein sont employés pour le trait et la selle.
Les chevaux des haras prussiens, ceux de Saxe, de Silésie et de Posnanie sont appréciés par la cavalerie légère.
le glaïeul

  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • Chevaux : Chevaux de bataille de Napoléon 1er
    par Peyrusse » 02 oct. 2017, 22:06 » dans Livres - Revues - Magazines
    146 Réponses
    8637 Vues
    Dernier message par la remonte
    30 oct. 2019, 15:39
  • [CHEVAUX]
    par Peyrusse » 18 oct. 2017, 10:33 » dans Salon Ier Empire
    52 Réponses
    3767 Vues
    Dernier message par Bonavita
    05 mai 2016, 02:03
  • [CHEVAUX] Mycotoxines
    par la remonte » 10 avr. 2017, 12:16 » dans Bivouac des reconstitueurs & militaria
    5 Réponses
    902 Vues
    Dernier message par la remonte
    24 avr. 2017, 09:58
  • [CHEVAUX] Le cheval de Waterloo
    par L'ARCHEONAUTE » 28 juin 2015, 09:44 » dans Livres - Revues - Magazines
    13 Réponses
    3886 Vues
    Dernier message par L'âne
    01 juil. 2015, 01:14
  • Sainte-Hélène et les chevaux.
    par Joker » 15 juil. 2019, 20:35 » dans L'actualité napoléonienne
    0 Réponses
    97 Vues
    Dernier message par Joker
    15 juil. 2019, 20:35