INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

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Pierremig
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Re: Major du 88ème de ligne

Message par Pierremig » 11 févr. 2018, 15:59

Je repose la question à Rigodon d'honneur, à partir des informations de la base Eleonore :
-Charpentier semble bien être au 88ème de ligne, en fait le 75ème redevenu 88ème- en juin 1815
-par contre pour Witas, je ne vois pas mention du 88ème et semble retiré dans ses foyers en janvier 1815...

Ai-je bien lu ?
Merci

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Rigodon d'honneur
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Re: Major du 88ème de ligne

Message par Rigodon d'honneur » 12 févr. 2018, 01:11

Pierremig a écrit :
11 févr. 2018, 15:59
à partir des informations de la base Eleonore :
-Charpentier semble bien être au 88ème de ligne, en fait le 75ème redevenu 88ème- en juin 1815
-par contre pour Witas, je ne vois pas mention du 88ème et semble retiré dans ses foyers en janvier 1815...
Ai-je bien lu ?
sur Léonore oui, la lecture est bonne... mais pour Witas il s'agit d'un état de services établi par le 63e de ligne royal (ex-67e impérial) au "tout début" des Cent-Jours et encore estampillé du sceau royal (on est pourtant le 24/04 est Napo couche aux Tuileries depuis le 20/03 :!: ).

or Witas figure sur les états nominatifs des officiers du 88e de ligne impérial en juin 1815 (mais pas encore en mai) et en septembre 1815 (source SHD). placé en demi-solde à la Première Restauration, Witas a donc probablement été remis en activité fin mai - début juin 1815.
:salut:
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Re: Major du 88ème de ligne

Message par Pierremig » 04 mars 2018, 10:31

Merci pour ces précisions... le mystère demeure...

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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par cripure73 » 26 oct. 2019, 18:18

55ème

Je suis descendant d'un soldat picard du 55e Régiment d'Infanterie de Ligne, Jean Jacques Bellavoine, qui fit toutes les campagnes du camp de Boulogne en 1803 jusqu'à 1814 (Allemagne, Prusse, Pologne, Espagne, Russie,...). Il a laissé quelques témoignages de son épopée, malheureusement toutes ses lettres ont été "égarées" au cours des générations et il ne m'est parvenu que sa médaille de Saint-Hélène. Cependant l'historien Fernand Beaucour a fait une publication des lettres qui restaient à l'époque (et aujourd'hui également disparues): https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-26 ... 0_198_2669

J'essaye donc de reconstituer les "blancs" dans son histoire, ce qu'a pu être son quotidien pendant ces années, sachant qu'il fit toute sa carrière militaire au 55e. Je suis donc intéressé par tout témoignage d'anciens du 55e dont vous pourriez avoir connaissance (n'ayant pour l'instant trouvé que les souvenirs du capitaine Vivien et quelques fragments de ceux de Hugo, l'oncle du poète).

Par ailleurs, afin de reconstituer l'itinéraire précis d'un régiment, quels types de documents existent? Je n'ai que des sources indirectes (livres d'historiens, publications). j'ai entendu parler des journaux de marche de régiments ou de corps d'armée : étaient-ils tenus quotidiennement? sont-ils accessibles? où et comment?

Merci pour toute piste qui pourrait m'être utile dans cette enquête!

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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par Rigodon d'honneur » 26 oct. 2019, 22:10

55ème
cripure73 a écrit :
26 oct. 2019, 18:18
Par ailleurs, afin de reconstituer l'itinéraire précis d'un régiment, quels types de documents existent? Je n'ai que des sources indirectes (livres d'historiens, publications). j'ai entendu parler des journaux de marche de régiments ou de corps d'armée : étaient-ils tenus quotidiennement? sont-ils accessibles? où et comment?
une des sources d'informations réside dans les archives administratives du régiment, conservées au Service historique de la Défense (SHD) au château de Vincennes.
celles du 55e de ligne sont conservées dans deux cartons (cotes Xb454 et Xb455). vous y trouverez surtout des documents sur les états mensuels d'officiers, les nominations d'officiers, les revues d'inspection du régiment, etc.

par contre il n'y a que très rarement des journaux de marche : ceux-ci ne sont institués réglementairement pour chaque unité qu'à la fin du XIXe siècle. lorsqu'ils existent sous l'Empire, ce n'est que le fruit d'une initiative individuelle.

vous pouvez trouver des infos très succinctes dans les ouvrages présentant de façon mensuelle l'emplacement des troupes de l'Empire français (vous saurez ainsi où se trouve chacun des bataillons du régiment à cette époque). si je ne m'abuse, ils sont conservés à la bibliothèque du SHD (mais Lucien en sait sans doute plus en la matière ;) ).
:salut:
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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par lucien » 28 oct. 2019, 01:15

55ème

Rigodon d'honneur a écrit :
26 oct. 2019, 22:10
cripure73 a écrit :
26 oct. 2019, 18:18
Par ailleurs, afin de reconstituer l'itinéraire précis d'un régiment, quels types de documents existent? Je n'ai que des sources indirectes (livres d'historiens, publications). j'ai entendu parler des journaux de marche de régiments ou de corps d'armée : étaient-ils tenus quotidiennement? sont-ils accessibles? où et comment?
une des sources d'informations réside dans les archives administratives du régiment, conservées au Service historique de la Défense (SHD) au château de Vincennes.
celles du 55e de ligne sont conservées dans deux cartons (cotes Xb454 et Xb455). vous y trouverez surtout des documents sur les états mensuels d'officiers, les nominations d'officiers, les revues d'inspection du régiment, etc.

par contre il n'y a que très rarement des journaux de marche : ceux-ci ne sont institués réglementairement pour chaque unité qu'à la fin du XIXe siècle. lorsqu'ils existent sous l'Empire, ce n'est que le fruit d'une initiative individuelle.

vous pouvez trouver des infos très succinctes dans les ouvrages présentant de façon mensuelle l'emplacement des troupes de l'Empire français (vous saurez ainsi où se trouve chacun des bataillons du régiment à cette époque). si je ne m'abuse, ils sont conservés à la bibliothèque du SHD (mais Lucien en sait sans doute plus en la matière ;) ).
:salut:
Je n'aurais pas mieux conseillé concernant cette recherche.
Maintenant que je suis nommé, je vais devoir voir pour traiter le cas du soldat BELLAVOINE du 55eme Rgt de Ligne.
Pas simple, il me faut juste un peu de temps …
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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par cripure73 » 28 oct. 2019, 19:40

55ème


Notez que par le registre des matricules j'ai son bataillon d'appartenance à chaque changement de grade:
  • 26 Mars 1803: Soldat (Fusilier?)
  • 29 Juillet 1803 [10 Thermidor an 11]: Caporal, 2e Bat., 3e Cie
  • 23 Septembre ou Novembre (?) 1806: Fourrier, 2e Bat., 6e Cie
  • 7 juin 1809: Sergent-Major, 3e Bat., 3e Cie
  • ler juillet 1813: Sous-Lieutenant, 3e Bat., 2e Cie
De plus d'après les Archives du Service Historique de l'Armée [Série Pensions 1801-1817, dossier 137.704], Il fut « blessé à Heilsberg le 10 juin 1807 », et « blessé à Kulm le 29 août 1813 ».

La tradition orale familiale affirme qu'il fit la Campagne de Russie, y fut prisonnier et s'échappa; J'ai vu sur ce forum (viewtopic.php?f=4&t=45552&p=641624&hilit=55eme#p641624) qu'effectivement le 4e bataillon participa à la campagne (et fut entièrement capturé à Borosow... ou pas... ce n'est pas clair). Du coup je cherche par exemple à comprendre si, quand et comment il a pu passer d'un bataillon stationné en Espagne (attesté dans ses lettres documentées) à un autre dans un nouveau corps et une nouvelle campagne. De la même façon je souhaite reconstituer son itinéraire de 1805 à 1814. J'ai pas mal avancé sur les campagnes de Prusse (1806) et Pologne (1807) où des sources comme Foucart ou Petre m'ont été fort utiles mais je réalise qu'il me faudrait accéder aux documents militaire qu'eux-mêmes ont du utiliser... J'ai vu aussi des ouvrages comme ceux de Martinien recensant les tués et blessés à chaque bataille, par régiment (malheureusement uniquement pour les officiers), il doit donc effectivement exister une mine d'or dans des cartons

J'imagine que je vais donc devoir aller passer des vacances à Vincennes...

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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par lucien » 28 oct. 2019, 21:00

55ème
cripure73 a écrit :
28 oct. 2019, 19:40
merci beaucoup pour vos réponses (je m'interrogeais justement sur cette allusion à un "Lucien" n'étant pas encore familier avec tous les membres de ce forum!) cars je pars d'assez loin.

Notez que par le registre des matricules j'ai son bataillon d'appartenance à chaque changement de grade:
  • 26 Mars 1803: Soldat (Fusilier?)
  • 29 Juillet 1803 [10 Thermidor an 11]: Caporal, 2e Bat., 3e Cie
  • 23 Septembre ou Novembre (?) 1806: Fourrier, 2e Bat., 6e Cie
  • 7 juin 1809: Sergent-Major, 3e Bat., 3e Cie
  • ler juillet 1813: Sous-Lieutenant, 3e Bat., 2e Cie
De plus d'après les Archives du Service Historique de l'Armée [Série Pensions 1801-1817, dossier 137.704], Il fut « blessé à Heilsberg le 10 juin 1807 », et « blessé à Kulm le 29 août 1813 ».

La tradition orale familiale affirme qu'il fit la Campagne de Russie, y fut prisonnier et s'échappa; J'ai vu sur ce forum (viewtopic.php?f=4&t=45552&p=641624&hilit=55eme#p641624) qu'effectivement le 4e bataillon participa à la campagne (et fut entièrement capturé à Borosow... ou pas... ce n'est pas clair). Du coup je cherche par exemple à comprendre si, quand et comment il a pu passer d'un bataillon stationné en Espagne (attesté dans ses lettres documentées) à un autre dans un nouveau corps et une nouvelle campagne. De la même façon je souhaite reconstituer son itinéraire de 1805 à 1814. J'ai pas mal avancé sur les campagnes de Prusse (1806) et Pologne (1807) où des sources comme Foucart ou Petre m'ont été fort utiles mais je réalise qu'il me faudrait accéder aux documents militaire qu'eux-mêmes ont du utiliser... J'ai vu aussi des ouvrages comme ceux de Martinien recensant les tués et blessés à chaque bataille, par régiment (malheureusement uniquement pour les officiers), il doit donc effectivement exister une mine d'or dans des cartons

J'imagine que je vais donc devoir aller passer des vacances à Vincennes...
Bonjour,
Pour les vacances à Vincennes, nous n'y somme pas encore.
Je peux par contre vous confirmer et expliquer pas mal de choses en apportant des extraits ou données sur le peu d'informations fournies sur le personnage après le camp de Boulogne.
Pour cela, on partira du jour de son engagement en suivant le parcours, les campagnes du 55eme de Ligne et du bataillon concerné.
Merci pour les quelques lignes transmises m'indiquant le bataillon et la compagnie à chaque changement de grade.
Comme dit il me faut juste un peu de temps…
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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par lucien » 03 nov. 2019, 22:06

55ème

Jean- Jacques Bellavoine et son frère Jean-Baptiste, appartenaient tous deux au 55e Régiment d'Infanterie de Ligne, alors au Camp de Boulogne en 1803.
Nous n'avons pas retrouvé la totalité des Notes de J.-J. Bellavoine sur le Camp de Boulogne ; nous en publions néanmoins les fragments conservés. L'auteur avait alors 27 ans et se trouvait soldat depuis 6 mois.

D'après les Archives du Service Historique de l'Armée (Série Pensions 1801-1817, dossier 137.704), voici quels furent les Etats de Service de Jean- Jacques BELLAVOINE :
Soldat du 55e Régiment le 26 Mars 1803 (vraisemblablement Fusilier)
Caporal le 29 Juillet 1803 (10 Thermidor an 11) ; 2e Bat., 3e Cie.

Voici un complément bien utile aux notes manquantes sur le camp de Boulogne et la vie dans ce camp.

Bonaparte avait résolu de tenter un débarquement en Angleterre et faisait construire dans tous les ports des bâtiments légers destinés à porter les troupes et le matériel.
Boulogne fut indiqué comme rendez-vous général et un arrêté du 08 octobre organisa la flottille. Elle était formée de divisions de chaloupes canonnières ou de bateaux canonniers, fractionnés chacune en sections de 9 bâtiments. Un bataillon était affecté à chaque section et une compagnie à chaque bateau. Cette compagnie fournissait en permanence à son bâtiment une garnison de 21 hommes lorsqu’il était dans le port et une de 31 hommes lorsqu’il était en rade. Les garnisons étaient relevées tous les 5 jours. Les soldats étaient nourris par la marine tant qu'ils étaient à bord. Un ordre du 26 novembre porta les garnisons à 26 hommes dans le port et à 36 en rade.
Les troupes étaient dirigées sur les camps au fur et à mesure de l'accroissement de la flottille. La disposition et la force des camps furent très variables et tous ceux qui avaient été établis près des lieux de construction furent levés lorsque les bâtiments eurent été dirigés sur Boulogne.
Un arrêté du 22 juin accorda un pantalon de toile et une paire de souliers à chaque sous-officier et soldat des troupes campées ; il fut prescrit aux corps de faire confectionner des capotes, qui seraient délivrées seulement aux hommes qui passeraient l'hiver dans les camps ; un sarrau de toile fut accordé à chaque homme le 22 novembre et une paire de sabot le 28.
Les troupes campèrent sous la tente pendant l'été ; les soldats construisirent eux-mêmes des baraques pour l'hiver ; chaque compagnie occupait une seule baraque en planches, couverte en paille ou en joncs.
Chaque régiment qui fut à 4 ou 3 bataillons, ne fournissait que ses 1er et 2eme bataillons pour l'expédition : l'arrivée des conscrits au mois d'octobre permit de compléter chacun de ces 2 bataillons à 1042 hommes, au moyen des hommes des 3eme et 4eme bataillons, qui reçurent des conscrits. Les appels suivants de conscrits portèrent tous les régiments au pied de guerre qui était de 4168 hommes pour les corps à 4 bataillons et de 3126 pour les autres.
Comme les camps n'avaient pas été établis d'une manière uniforme, le ministre fit paraître une instruction à ce sujet au mois de novembre. Le camp d'un bataillon de 1042 hommes avait pour front de 168 mètres, y compris 19 mètres d'intervalle avec le bataillon voisin. Le camp était établi par demi-compagnies. Les 2 rangées de tentes d'une compagnie s'ouvraient sur une rue de 7 mètres, et il y avait un passage de 2 mètres entre les tentes de 2 compagnies voisines. Lorsque le bataillon comptait moins de 800 hommes, il campait par compagnie et il y avait une rue de 10 mètres entre chaque rangée de tentes. Les faisceaux étaient à 9 mètres en avant de la première rangée de tentes ; les cuisines à 11m75 en arrière de la première rangée. Les adjudants, le tambour-major, le caporal tambour, les musiciens, les chefs ouvriers, les vivandières et les blanchisseuses campaient sur une ligne à 15 mètres en arrière des cuisines. Les lieutenants et sous-lieutenants à 15 mètres plus en arrière ; les capitaines à 15 mètres plus loin et enfin à 20 mètres les officiers supérieurs, les adjudants-majors, les chirurgiens et le trésorier.
Le drapeau était planté sur la ligne des faisceaux au centre du bataillon. Les faisceaux du piquet étaient placés dans l’intervalle entre 2 bataillons. La garde du camp, ayant en arrière d'elle la tente des prisonniers, était au centre du régiment à 140 mètres en avant des faisceaux. chaque compagnie recevait 8 tentes de 16 hommes dont une pour les sous-officiers. Chaque officier recevait une tente pour lui et une plus petite pour ses domestiques. Une tente pour le conseil d'administration était dressée près de celle du colonel. Le trésorier recevait une tente pour son bureau et une pour ses 2 secrétaires.
Histoire de l'infanterie en France - Tome IV (Année 1803 - pages 279, 280, 281) - Belhomme
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Re: INFANTERIE de LIGNE : Divers régiments

Message par lucien » 04 nov. 2019, 20:04

1804
Au mois de mars 1804, un camp fut établi près d'Utrecht et fut composé de 12 bataillons Français, de 12 bataillons Bataves, de cavalerie et d’artillerie ; son effectif était de 23 000 hommes. Ce camp avait été établi dans un pays malsain et en peu de temps, il y eut 6000 malades aux hôpitaux. Marmont l'ayant déplacé et installé dans les bruyères de Zeist, l'état sanitaire s'améliora et lorsque le camp fut levé, au mois d'octobre, il n'y avait plus que 300 malades aux hôpitaux.
Le corps de Davoust était campé depuis septembre 1803. Deux divisions à Ostende et une à Dunkerque. Il y eut de nombreux malades dans le camp d'Ostende pendant l'hiver, mais la situation devint bonne à la belle saison.
La plus grande agglomération de troupes était à Boulogne ou cinq camps furent établis successivement à Vimereux, à la Tour d'Ordre, à la Colonne, sur la route de Paris et au moulin d'Outreau.
Dès le primtemps, la baraque en planches de chaque compagnie fut remplacée par 9 baraques en torchis, peintes à la chaux, qui furent construites par les soldats en dehors des exercices. Il y avait une baraque par escouade et la 5eme pour les sous-officiers.
En arrière des baraques de la troupe étaient les cuisines, les salles de danse et d'escrime, les jardins puis les baraques des officiers. Dans une baraque de troupe, le fond était occupé par un lit de camp élevé de 2 pieds au-dessus du sol et recouvert de paille ; la cheminée était établie dans le carré laissé libre sur le devant ; le pourtour de ce carré était garni de banquettes en bois au-dessus desquelles étaient placés les rateliers pour l'équipement, les havresacs et les fusils.
Les troupes recevaient les vivres de campagne.
Elles manœuvraient tous les jours. Après les exercices de détail eurent lieu les manœuvres de bataillon, de régiment, de brigade, puis de division. Tous les dimanches, il y avait dans chaque camp, une revue générale des troupes. Les détachements fournis par les compagnies pour la garnison de la flottille causaient une gêne pour les exercices ; aussi après quelques tâtonnements, il fut prescrit que chaque bataillon embarquerait 3 compagnies complètes sur les 9 bâtiments de sa section et que ce détachement ne serait relevé que tous les mois au lieu de tous les 5 jours.
Le bataillon avait ainsi 6 compagnies complètes et manœuvrait à 6 pelotons. Les hommes embarqués avaient le temps de s'habituer à la vie à bord et pouvaient être exercés à ramer et à manœuvrer le canon.
Tous les hommes ayant été pourvus d'une capote, chaque régiment adopta une méthode pour la rouler et la placer sur le sac. Ce fut aussi pendant ce camp que le caporal tambour cessa de battre la caisse et reçut une canne pour faire les signaux. Le drapeau de chaque bataillon était porté par le plus ancien sergent-major.
Le premier Consul fut proclamé Empereur le 18 mai.
Histoire de l'infanterie en France - Tome IV (Année 1804 - pages 288, 289) - Belhomme
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