Revue de presse

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Modérateur : Général Colbert

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Message par L'âne » 07 avr. 2018, 12:35

La Voix du Nord du 7 avril 2018
Dans la rubrique « De vous à nous – Ça s’est passé un 7 avril » :
1805 À Vienne, Beethoven présente sa troisième symphonie, dite « héroïque » car elle fut composée en hommage à Napoléon Bonaparte. Cette oeuvre marque un tournant dans sa carrière et dans l’histoire de la symphonie.

Le Temps du 7 avril 2018
Dans un article dédié à « Soljenistsyne, historien de la course du temps » nous pouvons lire :
« Kerenski avec son bras napoléonien en écharpe… » : expression qui semble désigner la posture de la main dans le gilet

Le Soir du 7 avril 2018
Pendant les vacances de Pâques, Le Soir vous emmène chaque jour à la découverte d’une randonnée à vélo et, pourquoi pas, à vélo électrique ? :
Le village de Neder-over-Heembeek – fusion de Neder-Heembeek et d’Over- Heembeek sous Napoléon – a été rattaché à la capitale en 1921. Son passé rural, dont il reste quelques vestiges, lui a conféré le statut de « village dans la ville » et ce n’est pas la silhouette de l’église Saint-Nicolas qui le démentira.
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Bernard
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Re: Revue de presse

Message par Bernard » 07 avr. 2018, 13:37

C'est très étonnant cette omniprésence de l'Empereur dans les échanges courants... Qui s'imaginait qu'il était oublié ?

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Re: Revue de presse

Message par L'âne » 07 avr. 2018, 15:03

Bernard a écrit :
07 avr. 2018, 13:37
C'est très étonnant cette omniprésence de l'Empereur dans les échanges courants... Qui s'imaginait qu'il était oublié ?
C'est la raison, cher Bernard, pour laquelle j'ai décidé de faire part de toutes ces occurrences dans les journaux et autres revues dont je pourrais avoir connaissance.
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Message par L'âne » 07 avr. 2018, 16:07

Dans le Figaro Histoire - avril / mai 2018 - Bimestriel N°37

LE ROMAN NATIONAL EST DE RETOUR
Par Jean SÉVILLIA
Jean-Christian Petitfils publie une histoire de France qui entend redonner sa légitimité au roman national sans renoncer aux exigences de la rigueur scientifique.
De la fin du XIXe siècle aux années 1950 et même 1960, l’école publique dispensait aux élèves une vision de l’histoire visant à exalter la grandeur et l’unité de la France afin de les inciter au patriotisme. Ce récit national avait longtemps puisé dans les livres d’Ernest Lavisse, historien qui, sans renoncer aux rigueurs méthodologiques de sa discipline, recourait à l’épopée et aux héros symboliques, de Jeanne d’Arc à Napoléon, pour rendre ses écrits plus enthousiasmants. Le « Petit Lavisse », un manuel pour enfants, donnait à ceux-ci la recommandation suivante : « Tu dois aimer la France, parce que la nature l’a faite belle et parce que son histoire l’a faite grande. » Cette histoire républicaine avait son pendant dans les écoles catholiques, dont la méthode et l’esprit ne différaient guère : il s’agissait de faire aimer aux enfants l’histoire de la France chrétienne. Entre histoire républicaine et histoire chrétienne, les chemins parallèles se sont prolongés jusqu’à ce que, chez certains historiens, le concept d’histoire de France devienne suspect.

EXPOSITIONS
Par François-Joseph Ambroselli
Les Manœuvres de l’Empereur
L’exposition « Napoléon stratège », présentée au musée de l’Armée en partenariat avec Le Figaro Histoire, s’interroge sur le stratège hors pair que fut l’Empereur.
« Napoléon stratège », du 6 avril au 22 juillet 2018. Musée de l’Armée, 75007 Paris.
Du lundi au vendredi, de 10 h à 18 h. Samedi et dimanche, de 10 h à 19 h. Nocturne le mardi jusqu’à 21 h.
Tarifs : 12 €/10 €. Rens. : www.musee-armee.fr ; 0 810 11 33 99.
Catalogue de l’exposition, Editions Liénart, 304 pages, 29 €.

Le jour où
Par Florence Hellot-Bellier et Bernadette Salesse
Le Shah fait son grand tour.
En 1873, un shah entreprend pour la première fois un tour de l’Europe. Nasser ed-Din Shah sera reçu dans huit pays, dont la France, où il appréciera notamment la moutarde de Dijon…
Il prétend incarner, seul, l’Etat, et hésite à introduire les réformes qui mèneraient à la construction d’une Perse moderne. Mais il a l’esprit ouvert et lit des livres traduits sur Napoléon Ier, Louis XIV ou Frédéric de Prusse. […] Il réside à l’hôtel de Lassay, où se trouve un lit de Napoléon Ier.

NADER SHAH
(PROVINCE DE KHORASSAN, 1688-GHOUCHAN, 1747)
« Il sut conquérir un grand pouvoir, il se rendit terrible aux séditieux et redoutable à ses voisins ; il triompha de ses ennemis et régna avec gloire. » Ainsi parlait Napoléon Ier de Nader Shah.
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Re: Revue de presse

Message par L'âne » 17 avr. 2018, 14:27

Dans Libération du 17/04/18 :
"Marche à Londres
Jean-Pierre Jouyet Serviteur de tous les pouvoirs, le haut fonctionnaire est désormais pour Emmanuel Macron le nouvel ambassadeur de France en Angleterre.
[...]Forcément, on avance le parallèle avec Talleyrand, qui fût ambassadeur à Londres et qui servit Louis XVI, puis sous la Révolution française, enchaîna avec Napoléon, Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. Le passionné d’histoire est catégorique, « d’abord, je ne suis pas évêque, même si je revendique mon catholicisme, mais, moi, je préfère Fouché ! » Il a « étudié dans les mêmes collèges que moi, les Oratoriens, lui, à Nantes, moi, en Normandie ». Il explique « avoir toujours recherché pourquoi les personnages qui ont réussi dans l’histoire n’ont pas été aimés ».
"
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Re: Revue de presse

Message par Bernard » 17 avr. 2018, 16:42

L'âne a écrit :
17 avr. 2018, 14:27
"Marche à Londres
Il explique « avoir toujours recherché pourquoi les personnages qui ont réussi dans l’histoire n’ont pas été aimés ».
Et il se pose encore la question pour Fouché ! Voilà qui est surprenant !

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Re: Revue de presse

Message par L'âne » 19 avr. 2018, 02:11

L'obs du 19 avril 2018

Par Sylvain COURAGE :
"L’Empereur ne disposait ni de la messagerie cryptée Telegram ni des deux téléphones portables dont notre président ne se sépare jamais. Son activité épistolaire n’en était pas moins intense. Deux siècles avant Mark Zuckerberg, celui qui signait « Nap » ou « Np » était un réseau social à lui tout seul. Après quinze ans de labeur, la Fondation Napoléon achève la publication intégrale de sa « Correspondance générale ». Du haut de ces quinze volumes, 40 000 lettres vous contemplent ! Il va sans dire que ce mausolée scriptural constitue à la fois une source d’information historique de première main, une plongée dans la psychologie du plus mégalo des généraux et une fascinante leçon de politique."

lobs19042018.jpg
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Re: Revue de presse

Message par L'âne » 27 avr. 2018, 01:51

L’histoire n°447 mai 2018
Article "Parcours de migrants" :
"On considère autrement les logiques du départ : qu’on pense aux savants italiens dans la France napoléonienne, à la fois exilés mais malgré tout hommes de science qui firent de l’exil une ressource."

À propos du livre de Quentin DELUERMOZ et Pierre SINGARAVÉLOUL "Pour une histoire des possibles" :
"Lors du bicentenaire de la bataille de Waterloo, survenue un siècle avant Sarajevo, les mêmes imaginations ont pu se débrider. On se rappelle le vers fameux de Victor Hugo sur Napoléon : « Soudain joyeux, il dit “Grouchy !”. C’était Blücher. » Il est aisé de repérer tel ou tel événement minuscule qui aurait pu faire que ce fût vraiment Grouchy qui arrivât et que la victoire changeât de camp. A partir de quoi, selon que l’on croit que les Alliés ligués contre la France se seraient lassés de combattre, acceptant un empire rabattu sur des bases raisonnables, ou qu’ils aient voulu en finir une fois pour toutes avec l’Ogre revenu de l’île d’Elbe, la suite change complètement et permet de joyeuses cavalcades."

Article "Rome : la forme de l'Empire" :
Un modèle d’impérialisme
"Byzantin, carolingien, germanique ou russe, tous les empires du Moyen Age se voulurent les continuateurs de Rome. Mais cette vision s’impose encore au moment des empires coloniaux du XIXe siècle. On se réclamait du modèle romain pour justifier des ambitions impériales et coloniales : c’est le cas de Napoléon et de l’Angleterre victorienne."
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L’envoûtante « maison des siècles »

Message par L'âne » 21 mai 2018, 14:04

Article de Blaise de CHABALIER dans le Figaro du 18 mai 2018
L’envoûtante « maison des siècles »
Gros plan sur le château de Fontainebleau vu par ceux qui y travaillent.
Pour moi Fontainebleau, avant tout, […] c’est le lieu même de la Renaissance française, dit Vincent Droguet, conservateur en chef, directeur du patrimoine et des collections du château de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Et la galerie François Ier, sans doute, est le lieu emblématique de l’éclosion extraordinaire de cette Renaissance qui fait venir des artistes italiens qui délivrent un message spécifique. » En effet, c’est une atmosphère unique qui transparaît dans le documentaire de Salvatore Guadagnino « consacré à Fontainebleau, dans le cadre de la série « Les châteaux de France » diffusée sur Voyage.
Les adieux de Napoléon
Le conservateur nous entraîne dans la galerie de plus de soixante mètres de long et y analyse deux fresques : « On voit ici François Ier portant un costume à l’antique […] donc il est l’héritier des empereurs romains […] » En face de cette œuvre, une autre représente un éléphant royal, « symbole de la force, de l’invincibilité, mais aussi de la sagesse du roi ». Le palais, construit par François Ier à partir de 1528 sur les vestiges du château médiéval, a été agrandi par Henri IV. Il fit construire l’aile en briques et en pierres qui longe le jardin de Diane. Louis XIII édifia, lui, l’escalier en fer à cheval actuellement en rénovation. Napoléon, déclarant que ce château est « la vraie demeure des rois, la maison des siècles », marqua l’endroit. Aujourd’hui, le guide conférencier Kevin Daënens, né au château où il a grandi en tant que fils du tapissier, ouvre chaque matin avec émotion les volets de la chambre de l’Empereur. L’Empereur qui fit ses adieux à sa garde, sur le fameux escalier, le 20 avril 1814, avant son exil sur l’île d’Elbe.
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Re: Revue de presse

Message par L'âne » 24 mai 2018, 14:19

Un excellent article de Michel VERGÉ-FRANCESCHI dans "Marianne" du 25 mai 2018 :
L’île de Beauté... des héritiers
Grâce aux arrêtés Miot octroyés par Bonaparte, et au principe de l’indivision, en Corse, héritage rime avec… avantages.
« Ah, ces Corses… De vrais privilégiés ! Ils ne paient pas de frais de succession ! »
Il ne s’agit là que de l’un des quelques poncifs infigés aux insulaires par des continentaux souvent sévères à leur endroit. Ce privilège existe, même s’il n’est guère exorbitant au regard de la situation économique et géographique de l’île. Il a été consenti par le deuxième personnage le plus connu au monde après le Christ, un certain Napoléon Bonaparte. Premier consul, il fait nommer administrateur général en Corse André-François Miot (1762-1841), avec autorité sur les deux préfets des deux départements de Corse. A peine installé, Miot constate que, la Corse étant une île, cette situation géographique implique pour chacun des habitants des frais considérables en matière de transport, à cause de la longueur des liaisons avec le continent. C’est la raison pour laquelle André-François Miot décide de prendre ces fameux arrêtés auxquels il a laissé son nom. Il s’agit d’abord d’une série de mesures secondaires, telle la suppression des droits de timbre pour les actes relevant d’abus champêtres, l’exemption de la patente pour deux ans pour les citoyens qui ouvrent en Corse un établissement ou la réduction des droits de douane pour les denrées coloniales qui arrivent dans l’île. Ces arrêtés Miot stipulent aussi la « réduction des droits d’enregistrement pour les ventes et donations ». A cette époque, il faut savoir que les Corses riches sont rares : il n’y eut que 507 acheteurs de biens nationaux confisqués par la Révolution sur les 130 000 habitants de l’île. De même, l’évêque de Sagone ne retirait, en 1801, de son diocèse que 6 000 livres annuelles et celui du Nebbio, que 4 000, contre… 450 000 pour l’archevêque de Paris ! Les listes des citoyens « actifs » corses qui peuvent être électeurs (s’ils sont aisés) ou éligibles (s’ils sont très aisés) ne comportent qu’une poignée de noms par rapport aux citoyens « inactifs » privés du droit de vote par manque de fortune. Miot comprend que prélever taxes et droits sur les successions allait grever les héritages de cette île où le prix de l’hectare n’a rien de commun avec les terres de Beauce ou de Brie. Protéger le patrimoine Régler les successions sur le mode de la France continentale n’était guère évident dans une terre d’émigration que nombre de Corses avaient quittée dès 1560 pour les Amériques et s’établir aux îles. Retrouver ces lointains descendants se révélerait particulièrement ardu. L’ultime difficulté tenait, elle, au fameux principe de l’indivision (1). Depuis Abel et Caïn, les frères ennemis sont une constante historique. Il suft de citer, entre autres, Louis XIII et Gaston, Louis XIV et Philippe, Louis XVIII et Charles X. La Corse n’échappe pas à cette réalité. D’autant que nombre de frères corses s’affrontent au sein de camps rivaux, paoliste ou bonapartiste. Or, lorsque les frères sont en confit, l’indivision des patrimoines devient une solide protection. Prenons le cas de Teramo Terami, grand corsaire paoliste, engagé au XVIIIe siècle contre la France. Il possédait la moitié du patrimoine parental et les troupes de Louis XV auraient pu le punir en brûlant ses oliviers et châtaigniers. Sauf que son frère Francesco Terami, copropriétaire des terres, était receveur royal du timbre et des domaines pour le roi. Punir Teramo aurait ruiné Francesco. En retour, les paolistes ne pouvaient s’en prendre aux biens de l’officier du roi sans déposséder leur allié corsaire. Ce principe de l’indivision fut un bon moyen pour permettre aux frères d’exprimer leurs idées politiques – pro génois, profrançais, proanglais, paoliste (2), bonapartiste… – tout en préservant la pérennité du patrimoine.

(1) Histoire de Corse. Le pays de la grandeur, de Michel Vergé-Franceschi, Le Félin, 563 p., 25 €.
(2) Pascal Paoli, un Corse des Lumières, de Michel Vergé-Franceschi, Fayard, 637 p., 30 €.
Napoléon, une enfance corse, de Michel Vergé-Franceschi, Larousse, 404 p., 9,90 €.
Aurea mediocritas

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