ALIMENTATION : VIN

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

benito

Re: Repas, cuisine et gastonomie sous l'empire

Message par benito »

:lol: en effet LeKap...

j'avais trouvé une méthode pour maigrir il y a peu, je l'ai posté sur mon site, mais je ne l'ai pas testée, n'en ayant il me semble pas besoin... mais bon là, ça fait peur :shock: :fou:

http://photos1.blogger.com/blogger/4883 ... oussos.jpg

Cette méthode on pourrait presque l'appeler, la méthode Cambacérès :fou:

Drouet Cyril

Re: Repas, cuisine et gastonomie sous l'empire

Message par Drouet Cyril »

napoléon a vraiment dû faire figure de révolutionnaire avec ses repas... rapides...

A sa table, j'en vois quand même une qui s'empifre plus que de mesure. :lol:
http://www.photo.rmn.fr/LowRes2/TR1/9E9CA/06-509487.jpg

La Béquille

Re: Repas, cuisine et gastonomie sous l'empire

Message par La Béquille »

waow, 1,8 kg par semaine ! Il s'est épilé ? :lol: :lol:

benito

Re: Repas, cuisine et gastonomie sous l'empire

Message par benito »

en effet, car en voyant la photo avant et la photo après, on a du mal à discerner un quelconque changement de silhouette, si ce n'est qu'il a arrêté de s'habiller avec des tapis d'orient :lol: :) :fou:

Drouet Cyril

Re: Repas, cuisine et gastonomie sous l'empire

Message par Drouet Cyril »

Ca me rappelle la fable de La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf.

Notons bien d'ailleurs que les Anglais étaient le plus souvent désignés sous les traits de John Bull et les Français sous ceux de la grenouille. :roll:

Drouet Cyril

Re: Repas, cuisine et gastonomie sous l'empire

Message par Drouet Cyril »

Retour chez Cambacérès. Dans le genre "on ne peut pas plaire à tout le monde" :roll: :

"Vingt-six domestiques prodiguaient leurs services aux trente invités, mais je ne me souviens pas avoir pris part à un dîner aussi peu plaisant. Son seul objet m'a paru être de pratiquer scientifiquement la gastronomie. Le maître de maison alla jusqu'à nous signaler qu'il venait de faire installer un four à proximité de la salle à manger afin de servir les soufflés à la perfection. Les plats et les vins se succédaient : d'abord deux ou trois huitres crues, puis des potages, des pâtés divers, des poissons variés suivis de deux douzaines de plats de viande, les uns plus raffinés que les autres, le tout étant couronné par des desserts. Mes voisins s'étonnèrent de ne pas me voir faire honneur à tous les mets et ils me demandèrent si j'étais souffrant. Je l'aurais été si j'avais su que l'un des convives était l'avocat Target, qui avait refusé de défendre Louis XVI devant la Convention. Certains détails me choquèrent par ailleurs : un cuisinier coiffé d'une toque en papier venait de temps en temps regarder les convives dans l'entrebâillement d'une porte et les couteaux et les cuillers n'étaient pas tout à fait propres."
(Warren, Journal of a British chaplain)


Salutations respectueuses.

villiers

PARIS : les cafés et le Palais Royal

Message par villiers »

bonjour à tous,
je n'arrive pas à trouver l'adresse exact de l'ancien "café de Mars" quai Voltaire, Paris.
Café fréquenté par les demi-soldes.

Christophe

Re: PARIS : les cafés et le Palais Royal

Message par Christophe »

Je ne sais pas si cet établissement existait sous l'Empire. J'ai compulsé "L'Almanach des Gourmands" [de Grimod de La Reynière] des années 1804 à 1812: rien ! :cry: Ce "Guide Michelin" (pour Paris, exclusivement) de l'époque mentionne plusieurs cafés mais point celui-ci. Est-ce une création qui daterait de la Restauration ? Première ou deuxième ? A suivre...[

Christophe

Re: PARIS : les cafés et le Palais Royal

Message par Christophe »

Le café Montansier

En attendant de pouvoir retrouver l'emplacement du Café de Mars, voici une anecdote concernant un autre établissement durant la seconde Restauration.

"VIVE LUI ! " comme s'exclamerait l'ami "Le Barde" ! :salut:
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« Les gardes du corps avaient été réorganisés. Leur première campagne fut contre le café Montansier, aujourd'hui le théâtre du Palais-Royal. Ils s'y portèrent militairement, en occupèrent toutes les issues et brisèrent les glaces, les cristaux, renversèrent les tables et se retirèrent la tête haute et l'oeil fier. Les journaux blancs ne manquèrent pas de célébrer cet exploit et d'en publier un magnifique bulletin. Or, voici ce qui avait excité la colère de ces braves soldats officiers. La salle Montansier était un café-spectacle qui, en 1811, devint le rendez-vous de tous les officiers accourus à la suite de Napoléon. Un soir, une des filles du Palais-Royal chanta à demi-voix un couplet qui ne fut pas seulement entendu des officiers avec lesquels elle était attablée, mais des voisins qui poussèrent de bruyants éclats de rire. Cette fille, bon gré mal gré, fut forcée de monter sur un tabouret et de répéter son couplet, qui fut couvert d'applaudissements. Comme pièce historique, je transcris ici ce couplet, chanté sur l'air Vive Henri IV :

Duc d'Angoulême (bis)
Et vous, comte d'Artois (bis),
Louis dix-huitième,
Je vous p... au c. tous trois,
Duc d'Angoulême et vous comte d'Artois.


Cet incident grotesque devint l'origine de toutes les chansons, bonnes ou mauvaises, chantées au café Montansier pendant les Cent-Jours. Tous les soirs, de six heures à minuit, on chantait. Officiers, sous-officiers, chacun arrivait avec sa chanson dans sa poche. Toutes roulaient sur l'empereur, les Bourbons, sur les malheurs de la France, le regret du passé, l'espoir de l'avenir. Elles n'ont pas été recueillies, c'est dommage : elles seraient pour l'histoire un document précieux. Pour en donner une idée, je citerai deux fragments de couplets que j'y ai entendus et qui sont restés dans ma mémoire. Le premier fait allusion au duc de Berry qui, brutalement et sans raison, dans une revue au Carrousel, arracha lui-même les épaulettes d'un brave capitaine signalé comme un partisan de Napoléon :

Comme ce prince aux mains indiscrètes,
Il n'arrache point d'épaulettes.
Au contraire, dans les combats,
Il en donne à nos braves soldats.
Vive, vive Napoléon !


(Docteur POUMIES DE LA SIBOUTIE (1789-1863), « Souvenirs d’un médecin de Paris… », Plon, 1910, pp.175-176)

villiers

Re: PARIS : les cafés et le Palais Royal

Message par villiers »

Bonjour à tous,
Bonjour Christophe,
il y avait plusieurs endroits à Paris où se retrouvaient les demi-soldes, principalement des cafés, le café de Mars quai Voltaire, chez 'Lebel' rue de l'Université, au Sacrifice d'Abraham rue de Calandre, le café Lemblin au Palais-Royal entre autres...histoire de parler du petit tondu et de refaire le monde.
les noms des rues ont changés, des rues détruites mais si vous avez des infos sur les lieux, j'irais voir sur place...
Merci. :salut: