Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

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L'ARCHEONAUTE

Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par L'ARCHEONAUTE » 27 août 2017, 19:55

Voici un article qui surfe sur l'actualité des États Unis. Du révisionnisme nauséeux comme aux États Unis.


"Les Anglais doivent-il retirer la colonne de l'amiral Nelson, sur Trafalgar Square, pour ses positions pro-esclavage ?
Par franceinfo – France Télévisions

Les touristes qui ont visité Londres l'ont forcément observée, immense et glorieuse, au milieu de Trafalgar Square : la statue de l'amiral Nelson, celui-là même qui, avec la Royal Navy, a défait l'armée napoléonienne en 1805. Mais depuis jeudi 24 août, de nombreux Britanniques se demandent s'il ne faut pas la démonter.

A l'origine de ce débat, l'auteure et journaliste britannique Afua Hirsch a publié une tribune dans The Guardian, dénonçant les positions pro-esclavage de l'Amiral. Pour elle, cette statue doit être démontée, tout comme sont démontés aux Etats-Unis certains monuments érigés à la gloire du général Robert E. Lee, à la tête de l'armée des états sudistes et pro-esclavages pendant la guerre de Sécession.
Aujourd'hui, il serait "un suprémaciste blanc"

"J'ai immédiatement pensé à des personnalités comme Nelson quand j'ai appris que des statues de confédérés étaient démontées aux Etats-Unis", a écrit Afua Hirsch. Pour elle, les Britanniques devraient collectivement interroger leur passé colonialiste, au même titre que les Américains se confrontent aux questions de l'esclavage et de la ségrégation raciale.

"Alors que beaucoup dénonçaient l'esclavage, Nelson le défendait vigoureusement", écrit-elle, "usant de son siège à la chambre des Lords et de sa position influente pour perpétuer la tyrannie, les viols en série et l'exploitation organisée par les propriétaires de plantations aux Antilles". Ainsi, "aujourd'hui, nous l'appellerions sans hésiter un suprémaciste blanc".

Selon The Independent, cette tribune a été accueillie par des réactions diverses, certaines personnes estimant, comme dans ce micro-trottoir de la chaîne Sky News, qu'il suffirait de donner plus d'informations sur ces positions racistes au pied du monument."


http://mobile.francetvinfo.fr/monde/usa ... 43999.html

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Bernard
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Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par Bernard » 27 août 2017, 20:20

A mon humble avis, il y aurait, si on veut s'aventurer dans ce révisionnisme de mauvais aloi, pas mal de statues à déboulonner.
Mais c'est un mauvais procès fait à l'histoire... et à ses évocations. La statue n'est en rien responsable, que je sache !
Personnellement, j'avais été surpris de noter autant de statues et autres effigies consacrées à Lénine à Moscou (certes, rien pour Staline). Les avoir laissées, signifie-t-il la glorification de ce monstre ? Sûrement pas... Si les Russes sont capables de faire la part des choses, pourquoi pas nous ?

Lesquif

Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par Lesquif » 27 août 2017, 20:37

Beaucoup de nos contemporains ne peuvent s’empêcher de juger les hommes du passé à travers le prisme de leurs propres considérations...c'est affligeant.

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Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par L'âne » 27 août 2017, 20:49

Lesquif a écrit :
27 août 2017, 20:37
Beaucoup de nos contemporains ne peuvent s’empêcher de juger les hommes du passé à travers le prisme de leurs propres considérations...c'est affligeant.
C'est surtout facile et très lâche !
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Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par Espagne » 27 août 2017, 21:56

Bonsoir.
Pourquoi toujours vouloir juger les gens et leurs actes à la lumière de ce qu'est devenuE la civilisation ? Comment auteurs, journalistes et autres bien-pensants peuvent-ils faire preuve d'un tel manque de réflexion chronique et d'une telle mauvaise foi :?: Qui sait ce que penseront nos descendants de tous les massacreurs actuels de l'environnement au nom de l'actuel progrès social ? Aujourd'hui Nelson (comme Napoléon et Joséphine aussi, non ?) serait un "suprémaciste" blanc, d'après cette journaliste anglaise. Et comment sait-elle si dans 200 ans il ne sera pas bien pensant d'être esclavagiste, et pourquoi pas les noirs envers les blancs ? A l'époque de Nelson, à part certains illuminés (dans le bon sens du terme), la majorité était esclavagiste, et les esclaves noirs, quand ils sont passés des champs de coton au usine Ford, ont-ils eu envie de disserter sur le sujet du "suprémaciste" nordiste Vs sudiste ?
Analyser et expliquer le passé avec nos yeux (et notre pensée philosophique) actuels sera toujours (pour moi), une vaste fumisterie.
I'll be back !
"Le grand art d'écrire, c'est de supprimer ce qui est inutile" Napoléon Bonaparte-1804

barthelemy

Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par barthelemy » 28 août 2017, 00:22

+ sérieusement, c'est ce qu'on appelle de nos jours "essentialiser" les choses, à savoir ramener un individu (ou un peuple donné, etc...) à une unique dimension, en faisant abstraction de tous les autres aspects de sa personnalité...

on dira donc d'un individu donné qu'il est raciste, homophobe, islamophobe, sexiste.... et c'est tout !

en gros, cela donne donc :

- Lee était esclavagiste (ce que d'ailleurs il n'était pas)
- Nelson était esclavagiste (était-il seulement cela ?)
- Napoléon était esclavagiste (mais pas un mot sur l'abolition de la traite en 1815)

Gardons-nous certes des attaques had hominem.... Néanmoins, je pense qu'il suffit de jeter un œil sur le pedigree de l'auteure de cette tribune dans le Guardian pour tout comprendre... :evil:

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Demi-solde
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Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par Demi-solde » 28 août 2017, 00:47

Du coup, on fait quoi avec les statues de Leonidas, roi de Sparte qui exploite les Hilotes ?

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On déboulonne aussi ?!...


Cordialement

barthelemy

Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par barthelemy » 28 août 2017, 05:34

Léonidas...

non seulement on déboulonne ses statues, mais on boycotte aussi son chocolat belge.... :) :lol:

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Cyril Drouet
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Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par Cyril Drouet » 28 août 2017, 09:32

Bernard a écrit :
27 août 2017, 20:20
A mon humble avis, il y aurait, si on veut s'aventurer dans ce révisionnisme de mauvais aloi, pas mal de statues à déboulonner.
En France, avant de déboulonner, on décapite, on souille et on burine :
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Curieusement, sur ce bas-relief Napoléon a (encore) sa tête. Joséphine, Mmes de la Rochefoucauld et la Lavalette, et Berthier n'ont pas eu cette chance...
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Le burinage du prénom de l'Impératrice n'est pas sans faire penser, dans un autre contexte, aux pétitions exigeant l'enlever les noms de Turreau et d'Amey de l'Arc de Triomphe.




Le sort de la statue de Joséphine à Fort-de-France me rappelle une autre pauvre histoire, celle de l'aéroport de Cayenne.

En 2002, trois ans après une première demande, Christiane Taubira, alors députée de la 1ère circonscription de la Guyane, avait posé cette question à Gilles de Robien, Ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer :
« Cet aéroport porte le nom de Rochambeau. Rochambeau était ce général qui a introduit des chiens bouledogues à Saint-Domingue pour éradiquer la révolte des esclaves. C'était en 1802, il y a juste deux siècles. Napoléon Bonaparte ayant décidé, dès la signature de la paix d'Amiens entre la France et l'Angleterre, de rétablir l'esclavage aboli dans les colonies françaises le 4 février 1794, il envoya à cet effet le général Leclerc à Saint-Domingue, « perle des Antilles », à la tête de troupes importantes. Le général Toussaint Louverture, vainqueur dès 1791, met en échec l'armée napoléonienne dirigée par Leclerc. Ce dernier signe un traité de paix avec Toussaint Louverture le 5 mai 1802, trois mois après le début des combats. Leclerc s'engage à respecter la liberté pour laquelle les anciens esclaves se sont battus, il reconnaît le gouvernement de Saint-Domingue dirigé par Toussaint Louverture, propose d'intégrer les officiers de Toussaint dans l'armée française selon leur grade et se déclare délégué de la France auprès du gouvernement de Saint-Domingue. En réalité, par le biais d'une ruse, il trahit sa parole et fait arrêter Toussaint Louverture qui sera conduit au fort de Joux, dans le Jura où, interdit de sortir de sa cellule, il périra de froid et de faim. Les officiers de Toussaint ayant compris que le rétablissement de l'esclavage est la mission réelle de Leclerc dirigeront une nouvelle insurrection et vaincront encore les troupes françaises. Leclerc trahira à nouveau sa parole en convoquant le général Maurepas avec famille et troupes au prétexte de lui remettre le commandement de la ville du Cap. Le général Maurepas sera arrêté, supplicié et sa famille, y compris ses jeunes enfants, ainsi que tous ses soldats seront noyés sous ses yeux. Il expirera plusieurs heures après au mât du navire auquel il était ligoté. Le général Rochambeau succédera au général Leclerc. Considérant les défaites successives de son prédécesseur, il décide l'achat de six cents chiens bouledogues dressés à se nourrir de la chair des Noirs et à s'abreuver de leur sang. Ce sont les Espagnols qui avaient mis en place l'élevage à grande échelle de ces chiens bouledogues mangeurs de Noirs. Le vicomte de Noailles (le même que celui de la nuit du 4 août 1789) fut chargé de se rendre à Cuba pour ramener ces chiens féroces. Une démonstration publique eut lieu dans la ville du Cap, dans la cour d'un couvent de religieuses. Un Noir fut attaché au poteau. « Les chiens stimulés par une faim dévorante ne sont pas plus tôt lâchés qu'ils mettent en lambeaux ce malheureux », raconte A. Métral dans un ouvrage publié en 1825. C'est Victor Schoelcher, scandalisé, qui fera connaître, en 1842, la missive adressée par le général Rochambeau au général Ramel, basé dans la ville de Tortue, à l'occasion de la distribution des chiens. « Je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de cent cinquante hommes de la Garde Nationale du Cap, commandé par M. Barri. Il est suivi de vingt-huit chiens bouledogues. Ces renforts vous mettront à même de terminer entièrement vos opérations. Je ne dois pas vous laisser ignorer qu'il ne vous sera passé en compte aucune ration ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger. Je vous salue affectueusement. Signé Rochambeau ». Cette lettre date du 15 Germinal. Les insurgés de Saint-Domingue redoublent de courage face à cette opération d'extermination. Rochambeau capitule le 18 novembre 1803. Les anciens esclaves se regroupent dans la moitié ouest de l'île de Saint-Domingue devenue, depuis, la République d'Haïti. L'aéroport de Guyane, ancienne colonie où régna l'esclavage s'appelle Rochambeau. Des arguties dilatoires sont avancées pour prétendre qu'il s'agit, non du général, mais du maréchal, père du premier, ayant commandé le corps français envoyé en renfort aux Etats-Unis auprès des colons insurgés contre la domination anglaise, et que l'aéroport de Guyane ayant été construit par les Américains durant la Seconde Guerre mondiale, c'est en hommage au maréchal qu'il fut ainsi baptisé. Ces arguties sont intolérables. D'abord parce que si les Américains souhaitent rendre hommage au maréchal, ils peuvent le faire avec l'un de leurs multiples aéroports, à Yorktown par exemple, ville que ce Rochambeau a aidé les colons à prendre. La Déclaration d'Indépendance qui traite les Amérindiens de « nurciless les savages » (sauvages sans merci) et ignorent totalement les Noirs encore esclaves tout en réaffirmant le droit de propriété (les esclaves sont des biens meubles, propriété de maîtres ayant sur eux droit de vie et de mort) appellerait par ailleurs quelque toilettage, D'autre part, il est inconvenant et grossier, à l'égard des Guyanais, de leur histoire et des jeunes générations, de se livrer à ce jeu familial. Un tel ergotage serait vécu partout ailleurs comme une agression caractérisée. Elle lui demande si le Gouvernement entend se prononcer en faveur du changement de nom de l'aéroport. La loi prévoit que les frais afférents soient imputés au concessionnaire, en l'occurrence à la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane. L'avis du Gouvernement vaut ici pour sa nécessité, sa valeur symbolique et sa participation éventuelle aux frais et aux cérémonies.


Réponse fut donnée en ces termes :
« Les forces américaines qui donnèrent à l'aérodrome de Cayenne le nom de Rochambeau, lors de la construction de l'aéroport en 1942, entendaient rendre hommage à Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, qui, de 1781 à 1783, commanda le corps expéditionnaire français envoyé à l'appui de la révolution américaine, et non à son fils Jean Marie, dont les autorités américaines ignoraient certainement jusqu'à l'existence, et qui commit en Haïti les faits que relate l'honorable parlementaire. Loin de relever d'une « argutie dilatoire », ce rappel correspond seulement à la réalité historique. Le maréchal Rochambeau, dont le nom est associé à ceux de La Fayette et de Grasse, est en effet une des personnalités françaises dont le souvenir, marqué par de nombreux témoignages tel le monument de Princeton dédié à « l'armée de Rochambeau » inauguré en 1998, est encore aujourd'hui profondément ancré dans la conscience américaine. Pour autant, un changement de dénomination d'un aérodrome est possible, à la demande du gestionnaire ou d'une collectivité locale intéressée. Le dossier est instruit, sous l'autorité du préfet, par la direction régionale de l'aviation civile, qui recueille l'avis de toutes les parties intéressées, notamment du gestionnaire et de l'affectataire de l'aérodrome, des collectivités et des organismes concernés directement ou indirectement par la nouvelle dénomination et, le cas échéant, par celle dont l'abandon est envisagé. La décision est prise par le ministre chargé de l'aviation civile, qui consulte au préalable le Conseil supérieur de l'infrastructure et de la navigation aérienne. Les frais de cette opération, et notamment le changement de la signalisation de l'aéroport, sont à la charge du demandeur. »



Finalement, un arrêté du 4 janvier 2012 débaptisait l'aéroport de Cayenne-Rochambeau en Cayenne-Félix Eboué...
Lamentable.




En Guadeloupe, certains ne sont pas en reste en terme de bêtise.


Lettre ouverte (27 mai 2014) du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon, « Collectif contre l'exploitation outrancière ») :

"Monsieur le Président de la République Française,
Madame la Préfète de Région,
Monsieur Le Président du Conseil Général,


L’Etat que vous représentez a commis et couvert de très nombreux crimes dans les colonies au nom du Peuple Français.

Le territoire et le peuple de la Guadeloupe souffrent encore aujourd’hui d’un monstrueux paradoxe : La dépouille du Général RICHEPANSE, envoyé par NAPOLEON rétablir l’esclavage en mai 1802, « repose pour l’éternité » au Fort Louis DELGRES, du nom de celui là même qui l’a combattu.

Et ce sont les Guadeloupéens, descendants d’esclaves, agents du Conseil Général de Guadeloupe, qui entretiennent la tombe de ce bourreau avec les impôts des Guadeloupéens.

Au nom du Peuple Français, Le Général Antoine RICHEPANSE, acteur conscient dans l’application des directives de NAPOLEON a pris un arrêté le 16 juillet 1802 rétablissant l’esclavage en Guadeloupe huit ans après la loi du 16 Pluviôse An II (4 février 1794), date de la première abolition.

Ce scélérat meurt le 3 septembre 1802 sur l’habitation Lasalle au Matouba. Les autorités procèdent à son inhumation dans le Fort de Basse–Terre, dénommé à l’époque, Fort Saint – Charles. Le mépris et l’injure publique se révélèrent sans limite lorsque le pouvoir central, par un arrêté consulaire du 3 mars 1803, lui rendit un hommage appuyé en rebaptisant le dit fort de son nom : « Fort RICHEPANSE ».

Mais quelle région de France accepterait d’entretenir la tombe d’HITLER, de GOEBBELS ou d’IMMLER, ces assassins nazis ? Sûrement aucune !

Aussi les Guadeloupéens ne sauront tolérer qu’une telle insulte perdure et nourrisse la légitimité de ce crime. Le Gouvernement de la France se doit de prendre, sous votre haute autorité, toutes les dispositions nécessaires au rapatriement des restes de ce criminel mandaté par les autorités françaises et dont les décisions et les actes ne seront jamais absouts avec le temps écoulé.

Recevez, Madame, Messieurs, nos salutations les meilleures."


Dans le même genre, certains s'offusquent que l'on puisse trouver aux Saintes, face à la Guadeloupe, un fort du nom honni de Napoléon. C'est cependant oublier un peu vite (un peu à la manière de l'aéroport de Cayenne) que ledit fort, terminé en 1867, ne fut pas baptisé en l'honneur du premier Napoléon mais en celui du troisième. On pourra toujours dire qu'il y avait sous le Premier Empire, au même emplacement, un autre fort Napoléon, ex-fort Charlotte, ex-fort Louis (oh l'autre vilain prénom !...) ; mais cette fortification, ruinée par les Anglais en 1809, n'a pas grand chose à voir avec celle qui lui succéda quelques décennies plus tard.

Pour revenir à Richepance, on peut rappeler (mais cette décision ne me choque pas outre mesure) que le 4 février 2002, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage par la Convention, la rue Richepance (Paris, 8e arrondissement) fut débaptisée pour prendre le nom de « Rue du Chevalier de Saint-Georges ».
De la même manière, à Metz (la ville natale du général), en 2004, le quai Richepance a été renommé quai Paul-Wiltzer.

L'ARCHEONAUTE a écrit :
27 août 2017, 19:55
certaines personnes estimant, comme dans ce micro-trottoir de la chaîne Sky News, qu'il suffirait de donner plus d'informations sur ces positions racistes au pied du monument.
En rapport :

"Lettre ouverte à Madame Michèle ALLIOT-MARIE, ministre française de la Défense Paris, le 2 décembre 2004.

Madame la Ministre,

Nous avons l'honneur de vous rappeler, pour les besoins de cette requête, des faits que vous n'ignorez pas.
Le 20 mai 1802, Napoléon Bonaparte a rétabli l'esclavage dans les coloniesfrançaises ainsi que la traite négrière.
Le 2 juillet 1802, il a interdit le territoire français aux " nègres "et aux " gens de couleur ".
Le 3 janvier 1803, il a interdit les mariages " mixtes " en France.
Dès l'automne 1802, le gazage et les noyades ont été utilisés pour détruire la population d'Haïti qui résistait, comme celle de la Guadeloupe, au rétablissement de l'esclavage et de la traite négrière.

En mai 2001, le Parlement français adoptait une loi déclarant l'esclavage et la traite négrière " crimes contre l'humanité ".
C'est pourquoi, Napoléon Bonaparte, empereur des Français, tombant moralement sous le coup de cette loi, nous vous demandons, Madame la Ministre, afin de respecter la mémoire des esclaves et de leurs descendants, de bien vouloir faire apposer, sur le tombeau de l'Empereur, aux Invalides, une plaque précisant :

" Ci-gît l'homme glorieux qui a rétabli l'esclavage et la traite négrière en France ".

Ainsi la loi et la vérité triompheront de l'hypocrisie du moment.
Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à nos sentiments respectueux.

Pour le COMITE DU DEUX-DECEMBRE Les soussignés, Professeur CHORON Gilbert COLLARD Claude RIBBE"
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)

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Re: Faut-il déboulonner nos grands hommes ?

Message par L'âne » 28 août 2017, 10:00

barthelemy a écrit :
28 août 2017, 05:34
Léonidas...
non seulement on déboulonne ses statues, mais on boycotte aussi son chocolat belge.... :) :lol:
Excellent !
Aurea mediocritas

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