CAVALERIE LÉGÈRE

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Modérateur : Général Colbert

Belle Poule

Re: CAVALERIE LÉGÈRE : "Le hussard" (Arturo Perez-Reverte)

Message par Belle Poule » 09 mars 2008, 11:33

et une fin très triste et très dure
qui correspondait malheureusement à la réalité pour beaucoup d'entre eux...

FRIEDERICHS

Re: CAVALERIE LÉGÈRE : "Le hussard" (Arturo Perez-Reverte)

Message par FRIEDERICHS » 20 mars 2008, 22:33

Merci à tous . Ce bouquin m'avait totalement échappé .
J'aime beaucoup les romans historiques qui sont " sérieux " ou tout au moins vraisemblables avec le contexte historique justement . ( genre " conscrit de 1813 " par exemple ) .
Il y en a assez peu sur les guerres de l 'Empire pour ne pas les rater .
:salut: :salut:

Christophe

CAVALERIE LÉGÈRE

Message par Christophe » 08 févr. 2012, 18:44

★ " A CHEVAL !" ou les SOUVENIRS d'un HUSSARD.(G.Bankovski)

Parution le 22 février des souvenirs du lieutenant Georges BANGOFSKY, du 7ème hussards: "Mes campagnes, 1797-1815".
---------------------
L’auteur, d’origine polonaise, est né le 18 mai 1777 à Sarreguemines (Moselle). Après un passage à l’éphémère École de Mars, de juin à novembre 1794, il se porte volontaire, pour rejoindre les rangs de l’un des plus célèbres régiments de hussards : le 7ème. Nous sommes en octobre 1798, Bangofsky a vingt et un ans. Tout s’ouvre à lui… Le voilà engagé dans la campagne d’Helvétie en septembre 1799. Devant Zurich il connaît son baptême du feu. « J’accomplis mon devoir ; encouragé par les anciens hussards, je n’aurais pas bougé pour tout au monde », écrit-il, sûr de lui. Au printemps 1800, le jeune hussard est en Autriche, dans le Tyrol et se retrouve blessé d’un coup de feu à la jambe gauche lors du passage de l’Inn. Il accède au grade de fourrier le 13 septembre de la même année. Trois ans plus tard, on le retrouve à Boulogne-sur-Mer, parmi les troupes massées face à l’Angleterre. Cette perfide Albion dont il devine les falaises de craie. Elles semblent être tout près, à une portée de canon. Mais l’Histoire en a décidé autrement… « Alors l’Angleterre, craignant sérieusement un débarquement, excita l’Autriche à nous déclarer la guerre », écrit Bangofsky. Il faut partir pour la Bavière où les armées autrichiennes se mettent en mouvement. Entretemps, Bangofsky avait été nommé maréchal des logis, le 30 mars 1804, puis maréchal des logis chef au début de l’année 1805. Il retrouve l’Autriche et se battra courageusement à Austerlitz. « Nous avons bivaqué sur le champ de bataille », précise-t’il. En 1806, il est à Iéna : « Le 14 octobre, à la pointe du jour, et par un brouillard très épais, on monte à cheval, passant par Naumburg, sur quatre rangs serrés, le sabre en main, au grand trot. Le canon ronflait déjà près de nous ». Quelques jours après, Bangofsky, croise le général Lasalle, lequel avec son 5ème hussards réuni au 7ème, forme la fameuse « Brigade infernale », qu’il commande d’une main de maître…

Puis on le retrouve en Pologne, au début de février 1807. « Au milieu d’une canonnade jusque bien avant dans la nuit, nous restâmes dans une grande plaine, sans feu ni vivres, par un froid très vif. Il fallait nous serrer les uns contre les autres, sans parvenir à avoir un peu chaud ; tous étaient roides de froid ; le matin, je donnai six francs à la cantinière pour un verre d’eau-de-vie. » En allant vers Eylau, il reçoit un coup de sabre à la tête . Blessé, mal nourri, Bangofsky est épuisé. Il doit reprendre quelque force avant d’assister comme témoin à la fameuse bataille; ses récentes blessures récentes d’y participer. Il sera nommé adjudant sous-officier le 11 mai 1807. Après divers cantonnements en Haute-Silésie, en Saxe et en Westphalie en 1808, Georges Bangofsky, devenu sous-lieutenant (le 7 avril 1809) est engagé dans la campagne d’Autriche. Il participe à la bataille de Ratisbonne le 23 avril 1809. « Le régiment chargea plusieurs fois » déclare l’auteur avant d’ajouter plus loin, à titre d’anecdote : « Un jeune officier [autrichien] qui, pour la première fois, allait au feu, avait tellement peur que, ne voulant pas me quitter, il s’attachait aux rênes de mon cheval. » Plus tard, Bangofsky est présent à Wagram. « Nous tenions l’extrême droite de l’ennemi ; terrible canonnade, surtout au centre où est le village de Wagram, hérissé de canons ennemis, qui fut pris et repris trois fois par notre infanterie », écrit l’auteur.
Un des épisodes les plus marquants de son récit est la campagne de Russie. Le 21 août 1812, Bangofsky est nommé lieutenant dans les rangs de son cher 7ème hussards. Il continue à transcrire ses impressions. Dans cette Russie si hostile, Georges Bangofsky retrouve son frère Christophe, adjudant dans le même régiment. Au cœur de l’immensité russe, l’auteur prend conscience de la tragédie qui se joue sous yeux. Avec ses frères d’armes il subit un froid extrême, celui qui dévore les corps et les âmes. Il y a aussi la faim, et cette mort qui rôde partout !
« Le 10 décembre [1812], départ à une heure du matin, par 27 degrés de froid ; sortie de la ville [Wilna] après cinq heures d’encombrement. Mon frère conduisait le traîneau attelé de deux chevaux ; un hussard tenait le troisième ; mon domestique et trois cavaliers nous escortaient… Craignant de mourir ou de geler en route, je priai mon frère de m’examiner souvent, en le suppliant, si je venais à périr, de me donner une sépulture qui manquait à tant d’autres ». Les deux frères auront la chance de survivre à l’enfer blanc.Le temps de reprendre quelque force, et le lieutenant Bangofsky est engagé dans la campagne de Saxe. Le 28 septembre 1813, à Altenburg, il doit faire face à l’ennemi en grand nombre. « Entourés par une nuée de Cosaques, malgré le feu meurtrier de notre artillerie, nous reculons par échelons, sans cesser de combattre, à travers plusieurs défilés ». Quelques instants plus tard, Bangofsky reçoit deux coups de lance. Couvert de sang, trempé jusqu’aux os, après le passage forcé dans « une mare impossible à éviter », il parvient à échapper in-extremis à ses poursuivants.
En 1814, il assiste, impuissant, à l’invasion de cette patrie qu’il aime tant. Georges Bangofsky participe aux derniers combats autour de Paris, à Sèvres. Peu après, il sert dans l’escorte qui accompagne l’impératrice Marie-Louise de Paris à Blois. « Le 10 avril [1814], à Orléans, les soldats, mécontents d’avoir perdu leur Empereur et ne voulant plus servir le Roi, désertèrent en grande partie avec armes et bagages et, malgré les efforts des officiers pour les maintenir, retournèrent chez eux », écrit-il, avant d’ajouter : « Dégoûté de la vie militaire et résolu, moi aussi, à ne pas servir Louis XVIII, je demande ma retraite pour prendre un peu de repos, l’obtiens le 10 septembre [1814] et retourne à Deux-Ponts [ville d’où est originaire sa femme] le 14. » Après le retour de l’Empereur de son île d’Elbe, Bangofsky veut rejoindre Paris. Mais c’est finalement à Deux-Ponts qu’il va reprendre du service à la tête d’une compagnie du 14ème bataillon de la Moselle. Il se retrouve en garnison à Metz et ne prend pas part à la campagne de Belgique ; à son grand regret.
Le récit de ce hussard qui ignore la peur, d’un réalisme indéniable, retrace l’existence d’un cavalier dans les rangs de la Grande Armée. Il est rédigé avec une certaine modestie, sans se mettre en avant, un peu à la manière d’un autre cavalier émérite de l’Épopée, le discret Curély.
A travers l’Europe en guerre, le lieutenant Georges Bangofsky, porta haut la devise de son 7ème régiment de hussards : « Présent toujours ».
----------
Ce livre, publié aux Editions du Grenadier, sera vendu 16,50€.
:salut: [/color][/aligner]

kevin

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par kevin » 08 févr. 2012, 22:27

Intéressant votre nouvel ouvrage Christophe, j'habite tout près de Sarreguemines et en plus je suis étudiant à la faculté de Droit de Sarreguemines. :razz:

LA MITRAILLE

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par LA MITRAILLE » 09 févr. 2012, 23:50

Bonsoir Christophe,

Il me semble que je l'ai déjà lu via tes publications. Est ce bien le même personnage ?

Cordialement.

Christophe

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par Christophe » 10 févr. 2012, 01:36

Il s'agit bien du même hussard. Beaucoup de personnes avaient manqué à l'époque mon édition , réalisée à petit nombre. Elles pourront rattraper ce retard très bientôt !

Christophe

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par Christophe » 23 févr. 2012, 21:43

Cet intéressant témoignage est arrivé dans toutes les bonnes librairies.

cyril_v

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par cyril_v » 23 févr. 2012, 22:25

J'ai même eu droit à un courriel d'Amazon comme quoi cet ouvrage m'était conseillé :lol:

Christophe

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par Christophe » 17 mars 2012, 23:29

Ce témoignage vivant plaît beaucoup à priori, car il a déjà fait l'objet d'un retirage presque un mois seulement après sa parution, selon l'éditeur. Merci à tous les lecteurs !

:salut:

J-B Laborde

Re: CAVALERIE LÉGÈRE (G.Bankovski)

Message par J-B Laborde » 20 mai 2012, 08:11

Je viens de finir cet ouvrage.
Que dire de ce témoignage ? On en reste béat ! Quels Hommes ! Nous sommes vraiment des " petits joueurs" à nous plaindre tout le temps pour des broutilles sans aucuns intérêts, à côté des ces Centaures !
Comment ne pas fondre d'admiration au vu de ce que ces Hommes ont endurés, surtout en 1812, passage le plus extraordinaire de son témoignage, échapper à cette tragédie, ressort du miracle !
On peut imaginer le désespoir du Lieutenant Bangofsky, à bout de force, tiraillé par la faim, couché dans son traineau, conduit par son jeune frère, par -27°c, lorsqu'en vue de Wilna il écrit : " ...je priai mon frère, en grâce, de me donner un coup de pistolet pour finir mes maux et de se sauver comme il pourrait. Il n'y consentit pas...."

C'est un récit magnifique, même si l'on reste un peu sur notre faim, car des passages de son livre ne son pas traités, comme les années 1808 et 1810, et il s'arrête brutalement le 10 juin 1815 !
Mais heureusement que de tels ouvrages traversent le temps et viennent nous raconter cette fabuleuse période, dont les valeurs inscrites par le sang des soldats de la Grande Armée dans le granit du temps : Courage, Patriotisme, Fidélité, abnégation, Don de soi, Engagement, ces mêmes valeurs que nos politiques actuels remettent sur la table, en occultant totalement cette partie de Notre Histoire, c'est le serpent qui se mord sa queue !
Merci Christophe pour cette réédition :aime:
Je terminerai par vous dire mon énorme fierté de porter aujourd'hui cette superbe tenue du 8°de hussard, presque identique à celle du 7°, en pensant à tous ces Hommes, chaque fois que je la revêt !
:salut:
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