A table de la Révolution à l'Empire !

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Modérateur : Général Colbert

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Cyril Drouet
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Re: A table de la Révolution à l'Empire !

Message par Cyril Drouet »

Général Colbert a écrit :
30 oct. 2017, 19:16
l'essentiel c'est de ne pas avoir des livres "indigestes"..... :lol: :twisted:
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Joker
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Re: A table de la Révolution à l'Empire !

Message par Joker »

Si vous souhaitez avoir quelques informations supplémentaires sur ce que l'on mangeait sous le Premier Empire, voici quelques liens qui ne manquent pas d'intérêt :

http://www.napoleon1er.fr/2014/02/que-m ... -l-empire/

http://www.cuisinealafrancaise.com/fr/a ... ixe-siecle

http://www.lefigaro.fr/gastronomie/2015 ... on-ier.php
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées

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C-J de Beauvau
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Re: A table de la Révolution à l'Empire !

Message par C-J de Beauvau »

Merci pour ces liens :)

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Royal Scot's Guard
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Re: A table de la Révolution à l'Empire !

Message par Royal Scot's Guard »

Merci Très Cher Joker....
Devise des Royals Scot's Dragoons Guards : "Nemo me impune lacessit"

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Cyril Drouet
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Re: A table de la Révolution à l'Empire !

Message par Cyril Drouet »

Les mémoires statistiques rédigés sous le Consulat et l’Empire offrent des renseignements intéressants.
« Statistique du département de la Vendée », rédigée en l’an X, par Labretonnière :

Habitant du Bocage :
« Sa nourriture habituelle est le pain de seigle, auquel il ajoute une certaine quantité d'orge; de la bouillie de mil ou de blé noir; quelquefois un peu de lard ; des légumes, des fruits, du beurre, du lait et du fromage. Sa boisson est l'eau de fontaine; rarement du vin, si ce n'est au cabaret qu'il est enclin à fréquenter, sans cependant être adonné à l'ivrognerie. En général, il est sobre dans son ménage, parce qu'il est économe, et qu'il connaît le prix de l'argent; mais il y a tout lieu de croire que le premier usage qu'il ferait d'une fortune aisée, tournerait au profit de la bonne chère et du plaisir. »

Habitant du Marais :
« Sa nourriture est le pain d'orge mêlé de froment, des légumes, des viandes salées et du lait caillé. Le peu de fruits qu'il se procure vient du Bocage, et coûte très cher. Comme le pays ne produit point de raisin, la boisson habituelle du paysan est l'eau des canaux et des fossés, autre source de ses maladies.
Ce régime n'est cependant pas général, et il n'est peut-être pas de pays où les contrastes soient aussi frappants que dans le Marais. Les cultivateurs propriétaires, ou les gros fermiers connus sous la désignation de cabaniers , mènent une vie bien différente. Ils ne se nourrissent que de pain blanc de la meilleure qualité: leurs celliers sont toujours meublés des meilleurs vins de la Plaine, ou de Saintonge, ou de Bordeaux. Quelques-uns sont servis en argenterie; et à quelque heure qu'ils reçoivent un étranger , ils ont toujours à lui offrir un canard gras, ou quelque autre volaille. »

Habitants de la Plaine :
« Sa nourriture habituelle est le pain de baillarge mêlée d'un peu de froment, quelquefois de baillarge pure ; quelques viandes ou poissons salés, mais rarement, et en petite quantité, du laitage, des légumes et quelques fruits. Sa boisson est l'eau de fontaine, et de temps en temps un peu de vin, qui le plus souvent est fait sur la râpe, faute de moyens de s'en procurer de meilleur. Les jours de foire, de marchés ou de repos, il se dédommage avec avidité de l'abstinence de l'intérieur. »

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C-J de Beauvau
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Re: A table de la Révolution à l'Empire !

Message par C-J de Beauvau »

Cyril Drouet a écrit :
31 oct. 2017, 09:04
Les mémoires statistiques rédigés sous le Consulat et l’Empire offrent des renseignements intéressants.
« Statistique du département de la Vendée », rédigée en l’an X, par Labretonnière :

Habitant du Bocage :
« Sa nourriture habituelle est le pain de seigle, auquel il ajoute une certaine quantité d'orge; de la bouillie de mil ou de blé noir; quelquefois un peu de lard ; des légumes, des fruits, du beurre, du lait et du fromage. Sa boisson est l'eau de fontaine; rarement du vin, si ce n'est au cabaret qu'il est enclin à fréquenter, sans cependant être adonné à l'ivrognerie. En général, il est sobre dans son ménage, parce qu'il est économe, et qu'il connaît le prix de l'argent; mais il y a tout lieu de croire que le premier usage qu'il ferait d'une fortune aisée, tournerait au profit de la bonne chère et du plaisir. »

Habitant du Marais :
« Sa nourriture est le pain d'orge mêlé de froment, des légumes, des viandes salées et du lait caillé. Le peu de fruits qu'il se procure vient du Bocage, et coûte très cher. Comme le pays ne produit point de raisin, la boisson habituelle du paysan est l'eau des canaux et des fossés, autre source de ses maladies.
Ce régime n'est cependant pas général, et il n'est peut-être pas de pays où les contrastes soient aussi frappants que dans le Marais. Les cultivateurs propriétaires, ou les gros fermiers connus sous la désignation de cabaniers , mènent une vie bien différente. Ils ne se nourrissent que de pain blanc de la meilleure qualité: leurs celliers sont toujours meublés des meilleurs vins de la Plaine, ou de Saintonge, ou de Bordeaux. Quelques-uns sont servis en argenterie; et à quelque heure qu'ils reçoivent un étranger , ils ont toujours à lui offrir un canard gras, ou quelque autre volaille. »

Habitants de la Plaine :
« Sa nourriture habituelle est le pain de baillarge mêlée d'un peu de froment, quelquefois de baillarge pure ; quelques viandes ou poissons salés, mais rarement, et en petite quantité, du laitage, des légumes et quelques fruits. Sa boisson est l'eau de fontaine, et de temps en temps un peu de vin, qui le plus souvent est fait sur la râpe, faute de moyens de s'en procurer de meilleur. Les jours de foire, de marchés ou de repos, il se dédommage avec avidité de l'abstinence de l'intérieur. »
Vous avez raison , il est certain que les recettes données dans ces livres ne concernent que les nantis , mais dans les les campagnes, les paysans peuvent améliorer l'ordinaire exemple en Provence L'ouvrier agricole avait un petit jardin où il faisait pousser quelques légumes et quelques fruits. La famille élevait un cochon lorsque les récoltes étaient plus abondantes, c'est l'animal le plus facile à élever où tout est comestible... Les petits propriétaires (ménagers) avaient quelques vignes dont il tiraient un vin, plutôt une piquette aigre, car il faisait peu de degrés (7 à 8).Le jardin potager surtout à partir du XVIIème siècle, apporte davantage de variétés de légumes : choux, fèves, lentilles, pois, raves ; plantes aromatiques du terroir : thym (farigoulette), persil, ciboulette, laurier. Le paysan boit surtout de l'eau, pas toujours potable d'ailleurs. Prise à la source, au puits ou à la fontaine publique, mais aussi dans la campagne, à la mare, avec toutes les maladies que cela pouvait entraîner. Dans les bastides, l'eau de pluie est recuellie dans des citernes. Le ménager, propriétaire de ses terres pratique la culture pour lui et pour la vente. Il cultive le blé, le seigle, l'avoine, il a des oliviers, des arbres fruitiers, de la vigne, des moutons, quelques ruches, mais il est tributaire des conditions climatiques. Le pain pour les pauvres était la base de l'alimentation, la moins chère, consommé en grandes quantités, près d'un kilo par personne adulte par jour. Le pauvre avait du pain de seigle ou de blé avec du son, qui lui donnait une couleur sombre. Au XVIIIème siècle, l'alimentation s'améliore sensiblement. Au jardin, il y a des carottes, pommes de terre, poireaux, tomates, aubergines, navets. Le porc est la viande la plus consommée avec le mouton, la volaille, les oeufs. En campagne, il y a le traditionnel braconnage qui a toujours existé, c'est un apport conséquent. En ville, le beurre fait son apparition, à la campagne, la graisse de porc : le saindoux le remplace, il apporte le goût et les calories. Le vin est de meilleure qualité, recommandé pour redonner des forces aux malades. Il est plus consommé en ville et aux fêtes diverses à la campagne. La nourriture est aussi conditionnée par les contraintes imposées par l'Eglise : 90 jours par an, cela représente tout de même un quart de l'année à cause des nombreuses fêtes religieuses et surtout le carême, où la viande et les oeufs sont interdits. Si le paysan est habitué à se serrer la ceinture, le villageois n'y souscrit pas toujours avec assiduité ! Les riches sont plutôt gourmands que gourmets et le clergé aussi aime bien faire bonne chère. Le poisson remplace la viande : carpes, anguilles, perches, truites et crustacés mais seulement pour les riches. Le pauvre rural mange du hareng fumé, de la morue séchée ou salée. Nos ancêtres paysans étaient tout de même bien robustes pour travailler si durement avec un important déficit de protéines animales, avec un excès de protéines végétales, une importante carence en lipides et en protides, ayant pour conséquence, l'asthénie, le manque de vitamines B, C et D, zinc et calcium. Tout cela entraînait fatigue, dénutrition, nausées, déshydratation et troubles du comportement. Mais les paysans savaient aussi faire la fête en communauté à la moindre occasion. Le dimanche, le clergé imposait la fermeture des cabarets... dans le Midi.

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