Le Duc de Wellington

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Prière d'indiquer le titre de l'ouvrage et le nom de l'auteur dans l’intitulé du message.

Modérateur : Général Colbert

Zekeye

Message par Zekeye » 24 juil. 2015, 16:43

Au cas ou :

http://guerres-et-conflits.over-blog.co ... ement.html

J'aime beaucoup ce blog... :aime:

Z. :)

Joker

Message par Joker » 24 juil. 2015, 20:24

Voici comment Henri Bernard conclut son ouvrage :

"Wellington forme la transition entre le passé et le présent. Phrase banale, pouvant s'appliquer à quiconque, dira-t-on. Nous ne le pensons pas. Le vainqueur de Waterloo forme la transition entre l'ère des armes à feu lisses et celle des armes à feu rayées, entre les siècles du rythme lent et celui de l'accélération vertigineuse, entre la société du gentleman et le monde des affairistes.

Le duc, c'est la grande ombre d'un corps et d'un esprit qui furent omniprésents au cours de la journée immortelle. C'est la grande ombre à bec d'aigle qui plâne encore par-dessus la terre de Mont-Saint-Jean. Cette plaine que Victor Hugo trouvait morne, en toute logique, mais qui ne peut paraître morne aux Belges dignes de ce nom, puisqu'elle constitue la première et indispensable étape de leur indépendance nationale."

Joker

Message par Joker » 25 juil. 2015, 18:23

Je pense qu'il faut comprendre par là que Wellington fut l'un des partisans de l'indépendance belge.
Un petit rappel historique s'impose.

Du 23 au 26 septembre 1830, la révolte fait rage en Belgique et les insurgés repoussent les troupes hollandaises hors des frontières.
Le 4 novembre, à l'initiative du duc, une conférence internationale s'ouvre à Londres, pour régler le contentieux néerlando-belge avec les représentants des cinq Grands : Royaume-Uni, France, Russie, Prusse, Autriche.
Le roi des Pays-Bas et le gouvernement provisoire de la Belgique sont priés d'y envoyer leurs délégués.
Dès le début, le duc fait reconnaître, de facto, les Belges non comme des révoltés, mais comme des belligérants.
Il avait, auparavant, refusé deux fois l'aide militaire sollicitée par le roi Guillaume pour mater les révoltés.
Lucide et pragmatique, Wellington a compris que la scission est définitive et qu'il faut encourager l'Etat belge naissant, tout en sauvegardant l'équilibre européen que cette révolution pourrait compromettre.
Toujours par l'initiative du duc, Londres se met d'accord avec Paris pour le principe de la "non-intervention" que la Grande-Bretagne et la France défendront face aux Cours absolutistes de Prusse, d'Autriche et de Russie.
Par son sens politique, le duc a ainsi favorisé la naissance de l'Etat belge. :)

Joker

Message par Joker » 26 juil. 2015, 19:04

C'est une vision totalement irénique du problème...
Réexaminons, si vous le permettez, le problème sous l'angle proposé par le professeur Bernard.

Après les "Trois Glorieuses", Charles X abdique le 2 août.
Cinq jours plus tard, la Chambre française vote la "Charte bâclée" qui doit être acceptée par le nouveau souverain et qui établit la monarchie parlementaire avec responsabilité ministérielle.
Le 9 août, Louis-Philippe d'Orléans, fils du régicide Philippe-Egalité, prend le titre de roi des Français.
Depuis longtemps, Wellington avait prévu la fin de la Restauration.
La révolution de Paris, cependant, déplaît à l'homme d'ordre qu'il est.
Mais, toujours pragmatique, "au grand étonnement des Puissances conservatrices de l'Est, il fait reconnaître par l'Angleterre, la nouvelle monarchie française".

Cette prompte décision aura, comme nous l'avons vu précédemment, d'heureuses conséquences pour la Belgique... :salut:

la remonte

Message par la remonte » 27 juil. 2015, 10:08

grand jour anniversaire pour le Duc ; 27 juillet 1809 à Talavera :salut:
comme Blücher , il avait bien failli être pris par nos cavaliers , damned :(

Joker

Message par Joker » 27 juil. 2015, 18:11

De sorte que la future voie d'invasion de 1914 et de 1940 était déjà toute tracée...
Une voie "royale" en l'occurrence ! :fou:

Le 20 novembre 1830, lors de la discussion au Congrès national sur la forme du régime futur de la Belgique, Wellington fit son fameux discours en faveur de la monarchie constitutionnelle et conclut en ces termes : "Comme monarchie, vous serez une puissance, comme république un épouvantail".

Il convient également à ce sujet de rendre hommage au bon sens et au pacifisme du roi Louis-Philippe que ne se laissera influencer, ni par les manoeuvres de Talleyrand qui ne croyait pas en la viabilité de la Belgique, ni par les menées, beaucoup plus dangereuses pour la Belgique, du clan annexionniste de Sébastiani.

Enfin, même si cela doit faire grincer les dents à certains, il est intéressant de constater que Waterloo mit fin définitivement à l'interminable succession de guerres franco-britanniques qui sévisssaient depuis cinq cents ans.
En Crimée (1854-1856), la France et la Grande-Bretagne seront alliées ; en 1875, le gouvernement de la reine Victoria mettra son veto à une nouvelle tentative d'agression de Bismarck contre la France ; en 1914 et en 1939, les deux grandes nations occidentales seront de nouveau alliées.

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