Quelques livres de souvenirs

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Modérateur : Général Colbert

Christophe

Quelques livres de souvenirs

Message par Christophe » 15 juin 2012, 01:24

"Un 'sans-grade' parmi les 'sans-grades' "

Nicolas PAGE, natif du village de Belrupt, près de Darney, dans les Vosges a laissé un récit sans prétention mais réaliste et qui retrace ses pérégrinations dans les rangs du 9ème léger. Notre homme né en 1788, participe en 1809, après tirage au sort, comme de coutume à l’époque, à la campagne d’Autriche. C’est au château de Schoenbrünn qu’il voit pour la première fois Napoléon. « As-tu mangé de la poudre ? » lui lance le Petit Caporal. Et Page de répondre : « Sire, pas beaucoup, mais j’espère en manger davantage ». Le voici dans la péninsule espagnole, à Cadix, puis à Séville faisant le coup de feu face aux guérillas. En 1812, Nicolas page est toujours en Espagne. Il est fait prisonnier le 20 décembre de cette même année. Ce sera le début de son calvaire…Maltraités par les espagnols et dépouillés, Page et ses compagnons d’infortune vont traverser toute l’Espagne à pied pour finir à Cadix ; là il tentera l’impossible : l’évasion ! De Cadix, il passera à Gibraltar avant de gagner… Tanger au Maroc ! Affaibli, amaigri, malade, il trouvera encore la force de regagner la France par la mer. En février 1814, il quitte donc le Maroc, fait escale à l’île de Majorque et le voici enfin à Toulon ! Une fois rentré dans ses foyers, à Belrupt, deux ans après quitté ses parents , qui le croyait mort, Nicolas veut se marier au plus vite afin d’échapper à un nouvel appel des armes. Une circulaire préfectorale aura raison de la volonté du maire : il est désormais interdit de marier tout militaire qui vient de rentrer chez lui. Bon pour le service une fois de plus, Nicolas page est dirigé à Longwy où se trouve le dépôt de son régiment et de là, habillé et équipé de pied en cap, il est expédié en Belgique. Page survivra à la journée du 18 juin 1815. Regroupé sur la Loire avec son régiment il est licencié. Il s’installe alors dans le petit village de Bonvillet, près de Darney, se marie enfin et loue une petit ferme. Sa vie civile ne sera pas plus heureuse que son existence militaire : à peine installé il perd presque tout son bétail suite à une épidémie, puis son épouse décède ; il se remarie mais cette fois c’est lui qui connaît de sérieux problèmes de santé : réminiscences physiques des souffrances éprouvées en Espagne ? Retiré à la Verrerie de Belrupt, près de la commune d’Hennezel, « dans une petite maisonnette », il y finit sa vie « sans fortune, sans pouvoir travailler ». Nicolas Page s’éteindra en 1863, non sans avoir couché sur le papier ses « souvenirs » qui apportent une pierre modeste mais authentique à l’histoire napoléonienne.

« Nicolas de Belrupt. Entre Wagram et Waterloo. Souvenirs d’Espagne du Caporal Nicolas Page », Editions Saône-Lorraine, 1997,108 pages.

Christophe

Quelques livres de souvenirs

Message par Christophe » 08 oct. 2012, 19:07

Je vous signale la parution récente et à petit nombre, du "Journal" du colonel MAJOU sur la campagne de Russie. Il est suivi du témoignage du capitaine PRETET du 93ème de ligne sur cette même campagne. Le tout est complété par un Supplément contenant entre autre, la relation du général CORBINEAU sur la passage de la Bérézina. Un ensemble de textes peu courants.

Un volume de 115 pages, broché, vendu 31,00 euros. M'écrire en MP.

Christophe

Quelques livres de souvenirs

Message par Christophe » 12 juil. 2013, 14:07

Louis RILLIET


Le dernier titre de l’éditeur Bernard GIOVANANGELI vient de sortir.
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« Que de fois, appelé par quelque service de nuit à me réveiller lorsque tout dormait autour de moi, n'ai-je pas contemplé avec une impression sérieuse, je dirai même solennelle, ces longues lignes où des milliers d'hommes reposaient tranquillement, oublieux de la veille, insouciants du lendemain, et qui, dans quelques heures, allaient donner ou recevoir la mort."
Issu d'une vieille famille genevoise, Louis Rilliet est admis à l'École de cavalerie de Saint - Germain à l'âge de seize ans. En janvier 1813, il reçoit l'épaulette de sous-lieutenant et rejoint l'Allemagne avec le 1er cuirassiers. Témoin précieux des journées de Leipzig, Rilliet charge ensuite plusieurs fois à Hanau avec la cavalerie de la Garde impériale pour protéger la retraite de l'Empereur. Ce journal de guerre, qui s'arrête au retour de l'auteur en France à la fin de 1813, évoque les petits et les grands épisodes d'une campagne, telle qu'un sous-lieutenant a pu la vivre au bivouac ou au combat. Sa justesse de ton suscite la sympathie du lecteur. Une page magnifique de nostalgie et de camaraderie, dans laquelle Rilliet raconte comment il revoit en 1814 l'Ecole où il reçut son instruction militaire, conclut le livre. Rilliet a alors 20 ans.

Louis Rilliet (1794 - 1856) a fait les campagnes de 1813 et de 1814 dans l'armée impériale. Sa carrière s'est continuée en Suisse, où il reçut un important commandement dans l'armée fédérale lors de la guerre du Sonderbund. De 1852 à 1856, il fut inspecteur de la cavalerie de son pays. » (Texte de l'éditeur)

Un témoignage présenté et annoté par Olivier LAPRAY, 192 pages, 19,00€

En vente chez l’Éditeur : http://www.bgedition.com/
Et chez les libraires.

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Message par Espagne » 18 juil. 2017, 13:38

"Mémoires du capitaine de cavalerie Gautier de Villiers" par le même (Edité par un Demi-Solde - 2017)


Bonjour.
Encore, dans cette maintenant fameuse collection, un très bon récit, du camp de Boulogne à Friedland, d'une grande vivacité, tant d'un point de vue militaire qu'au niveau des rapports du capitaine du 10è Dragons avec les peuples rencontrés et en particulier avec les femmes, donnant lieu à des histoires souvent drôles, parfois tendres, et aussi violentes, en Espagne, où il fut pris dans la capitulation de Baylen par une sorte de hasard.
L'auteur passe rapidement sur sa vie à Cabrera et sur les pontons anglais. Le récit se termine par la campagne d'Algérie sous les ordres de Bourmont, pour lequel il éprouve de la sympathie, malgré la trahison de la campagne de Belgique en 1815.

Le récit et la vie d'un militaire, servant toujours en premier son pays, comme il l'écrit. Un indispensable.
I'll be back !
"Le grand art d'écrire, c'est de supprimer ce qui est inutile" Napoléon Bonaparte-1804

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Message par Espagne » 18 juil. 2017, 13:44

Journal de marche du sergent Fricasse de la 127è demi-brigade - 1792-1802" par le même (Au frais de l'auteur-1882)


Bonjour.
Intéressant récit, vivant et réaliste, agrémenté en fin de récit de planches rares représentants des uniformes des armées révolutionnaires.
L'auteur, bien loin de toutes les considérations stratégiques, nous conte ce qu'il a vu et vécut, avec les détails utiles, toutes ses marches en avant et en arrière, qui furent si courantes à cette époque.

Agréable à lire, même si très court du fait de la blessure qui renvoya Fricasse chez lui en 1802.
I'll be back !
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Message par Espagne » 18 juil. 2017, 13:47

"Aperçu de campagnes sur les Pyrénées (1813-1814)" de Octave Régeau (Edité par un Demi-Solde - 2017)

Bonjour.
Ces souvenirs peu intéressants et mal agencés par l'auteur, sur les semaines avant et sur la bataille de Toulouse, s’accompagnent heureusement du "Précis historique de la bataille de Toulouse (10 avril 1814)" par le Chevalier Alexandre du Mège.
Cette seconde partie reprend les mêmes éléments, mais ils y sont présentés de façon claire, et la rédaction toute militaire, voir historique, sauve l'ensemble du livre.

Pour les spécialistes de cette bataille, qui peuvent y trouver un intérêt.
I'll be back !
"Le grand art d'écrire, c'est de supprimer ce qui est inutile" Napoléon Bonaparte-1804

Peyrusse

Quelques livres de souvenirs

Message par Peyrusse » 19 juil. 2017, 21:14

Nicolas de Belrupt, "Entre Wagram et Waterloo..."


Nicolas PAGE, natif du village de Belrupt, près de Darney, dans les Vosges a laissé un récit sans prétention mais réaliste et qui retrace ses pérégrinations dans les rangs du 9ème léger. Notre homme né en 1788, participe en 1809, après tirage au sort, comme de coutume à l’époque, à la campagne d’Autriche. C’est au château de Schoenbrünn qu’il voit pour la première fois Napoléon. « As-tu mangé de la poudre ? » lui lance le Petit Caporal. Et Page de répondre : « Sire, pas beaucoup, mais j’espère en manger davantage ». Le voici dans la péninsule espagnole, à Cadix, puis à Séville faisant le coup de feu face aux guérillas. En 1812, Nicolas page est toujours en Espagne. Il est fait prisonnier le 20 décembre de cette même année. Ce sera le début de son calvaire…Maltraités par les espagnols et dépouillés, Page et ses compagnons d’infortune vont traverser toute l’Espagne à pied pour finir à Cadix ; là il tentera l’impossible : l’évasion ! De Cadix, il passera à Gibraltar avant de gagner… Tanger au Maroc ! Affaibli, amaigri, malade, il trouvera encore la force de regagner la France par la mer. En février 1814, il quitte donc le Maroc, fait escale à l’île de Majorque et le voici enfin à Toulon ! Une fois rentré dans ses foyers, à Belrupt, deux ans après quitté ses parents , qui le croyait mort, Nicolas veut se marier au plus vite afin d’échapper à un nouvel appel des armes. Une circulaire préfectorale aura raison de la volonté du maire : il est désormais interdit de marier tout militaire qui vient de rentrer chez lui. Bon pour le service une fois de plus, Nicolas page est dirigé à Longwy où se trouve le dépôt de son régiment et de là, habillé et équipé de pied en cap, il est expédié en Belgique. Page survivra à la journée du 18 juin 1815. Regroupé sur la Loire avec son régiment il est licencié. Il s’installe alors dans le petit village de Bonvillet, près de Darney, se marie enfin et loue une petit ferme. Sa vie civile ne sera pas plus heureuse que son existence militaire : à peine installé il perd presque tout son bétail suite à une épidémie, puis son épouse décède ; il se remarie mais cette fois c’est lui qui connaît de sérieux problèmes de santé : réminiscences physiques des souffrances éprouvées en Espagne ? Retiré à la Verrerie de Belrupt, près de la commune d’Hennezel, « dans une petite maisonnette », il y finit sa vie « sans fortune, sans pouvoir travailler ». Nicolas Page s’éteindra en 1863,non sans avoir couché sur le papier ses « souvenirs » qui apportent une pierre modeste mais authentique à l’histoire napoléonienne.

« Nicolas de Belrupt. Entre Wagram et Waterloo. Souvenirs d’Espagne du Caporal Nicolas Page », Editions Saône-Lorraine, 1997, 108 pages.[/color]

Peyrusse

Quelques livres de souvenirs

Message par Peyrusse » 19 juil. 2017, 21:15

Heurs et malheurs d’un élève de l’Ecole militaire de Saint-Germain…« Correspondance de Desiderio Sertorio..."

Voici un document intéressant. Il s’agit de la correspondance de Desiderio Sertorio, qui retrace ce que pouvait être l’existence d’un élève de l’École Militaire Spéciale de Cavalerie de Saint-Germain-en-Laye. Publiée par ses descendants, tout d’abord en 2004, au sein d’un volume consacré à la famille Sertorio, cette correspondance a été pour la première fois traduite en français cinq ans plus tard. On y partage le quotidien du jeune Desiderio (1792-1857), dont le nom francisé en « Didier Sertorio » figure en suscription des lettres expédiées presque quotidiennement par sa famille génoise ou des proches. Le jeune homme arrive à la fin mai 1812 dans cette institution. Il y retrouve des compatriotes, ce qui rend le séjour un peu plus acceptable. « A quatre et demi le matin, la trompette sonne et il faut se lever [et] recouvrir son lit parfaitement si on veut se lever. Les journées commencent ainsi; à 21 heures, extinction des feux. L’auteur, y évoque les repas, pris debout, peu élaborés (« dans chaque gamelle peuvent manger 5, 6, 7 élèves, selon le ticket qui se trouve sur la gamelle »); le pain « assez bon » que l’on peut obtenir à profusion tout au long de la journée, ou bien encore le vin rouge qui ressemble à du vinaigre… Le 15 août, jour solennel, les élèves mangent assis et sont servis dans des assiettes avec nappes et serviettes, le tout sous la bienveillance de domestique. Un luxe pour ces braves gens !

La tenue que porte chaque élève est abordée en détail. Cet uniforme est complété par un casque « un long sabre et des gants ».

Les Italiens sont haïs par les autres élèves, ce qui créée un mauvais climat. S’en suivent de fréquents duels, interdits par le règlement. Il y a aussi des vols fréquents dans ces immenses chambrées où l’on gèle, la nuit, en hiver. « Il est interdit de faire du feu dans les dortoirs », précise Sertortio.

« La vie est toujours la même, l’ennui, la fatigue. Je me sens affligé. Ma seule consolation je la trouve en lisant vos lettres et je vous assure qu’elles me sont d’un grand soutien », écrit le jeune élève, déprimé.

En novembre 1813, il est nommé maréchal-des-logis. Le 28 décembre 1813, Desiderio quitte l’École de cavalerie, sa formation étant achevée. Il va vivre son baptême du feu durant la fameuse campagne de France, dans les rangs du 2ème régiment de dragons. Le 29 janvier 1814, il s’est battu à Brienne, puis il a perdu début février, son cheval, sa selle, ses pistolets, son porte-manteau… « La guerre est affreuse et ils n’ont presque rien à manger. », écrit sa mère, au grand-père de l’auteur, après avoir reçu des nouvelles de son fils. Desiderio aura un pied gelé (le froid encore !) Malgré tout il aurait participé avec courage à toute la campagne de 1814. Après la première abdication de l’Empereur, le 6 avril 1814, il regagnera Paris afin de se soigner avant de rentrer à Gênes, fin 1814. L’auteur de cette correspondance épistolaire, devient, au fil des pages, attachant. Ses lettres méritent de figurer parmi les bons témoignages sur le Premier Empire.

« Correspondance de Desiderio Sertorio.[Présentation [de] Pompeo Sertotio] Suivie de « L’École militaire Spéciale de Cavalerie sous le 1er Empire », par Charles-Henri Taufflieb », Saint-Germain-en-Laye, Editions Hybride, 2009, 264 pages.

Peyrusse

Re: Quelques livres de souvenirs

Message par Peyrusse » 19 juil. 2017, 21:20

Louis-Jacques Romand, « Mémoires de ma vie militaire, 1809-1815..."


De l’Autriche à la Belgique en passant par les Seychelles…

Louis-Jacques Romand est né en 1790 à Vauconcourt-Nervezain (Haute-Saône), en Franche-Comté, et installé avec ses parents à Pesmes est tiré au sort en mars 1809 afin d’être incorporé dans la Garde Impériale (1er régiment de fusiliers-chasseurs). Il participe à la campagne d’Autriche au cours de laquelle il est blessé assez grièvement d’une balle qui lui traverse le corps (« de la hanche gauche à la hanche droite » précisent ses états de services figurant sur le site « Léonore » de la Légion d’honneur -cote LH/2376/64- accessibles à tous sur le net). Romand reste deux mois à l’hôpital. Puis le voici à Paris (en juillet 1809) encore convalescent. Après un casernement de cinq à six mois, au cours duquel il travaillera dans les bureaux du quartier-maître de son régiment, le voici expédier sur l’Île de France, l’île Maurice, alors possession française et menacée par les Anglais (elle deviendra leur propriété en 1810 et ce jusqu’en…1968 !). S’en suit un chapitre maritime; notre grenadier se transformant en matelot de guerre (passé sergent-major au 1er bataillon expéditionnaire en novembre 1810). A la mi-décembre 1810 (donc durant les dernières semaines où l’île était encore française), Romand s’embarque à bord de La Clorinde (suivie par deux autres bâtiments). Cette partie du récit est dépaysante par les situations vécus : combats navals, escale aux îles Seychelles, où l’auteur rencontre des autochtones et une quarantaine de personnes tous français et « déportés dans cette colonie comme complices de la machine infernale qui éclata à Paris le 3 nivôse an 9 sur le passage du premier consul Bonaparte, pour attenter à ses jours ». Le 24 juin 1811, c’est à l’île de Diégo-Garcia, véritable petit paradis terrestre, qu’il jette l’ancre pour se ravitailler. L’équipage laisse les noirs qu’il a embarqués au Seychelles en paiement des vivres emportés. C’est en octobre 1811, que Romand retrouve la France. Après deux mois de repos il est affecté au 70ème régiment d’infanterie de ligne basé à Brest puis, plus tard au 100ème de ligne en dépôt à Metz (sergent-major dans ce régiment en mai 1812; puis adjudant-major en mai 1813). En 1813, Romand participe à la campagne de Saxe, il est présent à Dresde où il voit Napoléon s’exposant au feu de l’ennemi. Romand est blessé une nouvelle fois (par un éclat d’obus à la tête, cette fois). Fait prisonnier le 10 septembre 1813, à Töplitz, Romand ne retrouve la France qu’en juillet 1814, lors de la première Restauration. Il reprend du service actif après le retour de l’Empereur de son île d’Elbe, en mars 1815 et participe à la campagne de Belgique (Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 3 avril 1815). Romand se bat à Ligny où il est blessé à la tête le 16 juin 1815. Nous le retrouvons enfermé dans la place de Cambrai encerclée par les Anglais mais livrée par les habitants eux-mêmes ! Nous sommes le 24 juin 1815. Louis-Jacques Romand rentre dans ses foyers à Pesmes le 27 septembre 1815. Ses états de service nous apprennent encore qu’il est admis ensuite à la Légion du département de la Haute-Saône (en mars 1816) avant d’être renvoyé chez lui en congé illimité le mois suivant. Il s’est éteint en 1862.

Si son témoignage, est à lire sans hésitation, il est regrettable que le publicateur de 1981, n’ait pas rectifié les erreurs commises par Romand et les fautes d’orthographe de l’auteur qui utilisait le français populaire en usage à l’époque. A noter également, l’absence de notes critiques mettant en lumière les propos de Louis-Jacques Romand.

Louis-Jacques ROMAND, « Mémoires de ma vie militaire, 1809-1815. L’extraordinaire odyssée d’un franc-comtois dans la tourmente des guerres napoléoniennes. Manuscrit inédit de 1819. Recueilli par Mademoiselle Françoise BARTHELET », Besançon, 1981, 82 p.

Peyrusse

Re: Quelques livres de souvenirs

Message par Peyrusse » 19 juil. 2017, 21:23

Itinéraire d’un officier de la Grande-Armée…"Pierre Decouz par lui-même..."

Il y a près de vingt-cinq ans, fut publiée une biographie du général Pierre Decouz (1775-1814). Elle a été réalisée à partir d’extraits de sa correspondance familiale et militaire; cette dernière étant minoritaire. L’ouvrage fait revivre cette figure militaire de la Révolution et de l’Empire. Ce Savoyard, né à Annecy, servi au siège de Toulon, fut lieutenant dans les rangs de l’armée d’Italie. Plus tard, Decouz, devenu sous-chef d’état-major au 5ème corps de la Grande Armée, est présent à la bataille d’Austerlitz. Il se fera remarquer à Wagram. En 1813, il est nommé commandant du 1er régiment de chasseurs à pied de la Vieille Garde, puis général de division, avant de prendre la tête de la 51ème division d’infanterie. Il se bat encore à Dresde. Le 29 janvier 1814, le général Decouz, commandant la 2ème division de la Jeune Garde, est blessé par deux fois. Il mourra à Paris, le 18 février suivant. Possédant une forte personnalité, cet officier est attachant par cette correspondance dans laquelle il fait preuve d’une extrême tendresse à l’endroit de sa famille. Son nom méritait bien de figurer en bonne place sur l’un des côtés de l’arc-de-Triomphe, à Paris.

« Pierre Decouz par lui-même. Soldat de la Révolution et général d’Empire. Lettres inédites présentées et annotées par Maurice Messiez. Préface de Jean Tulard. Avant-propos d’André Palluel-Guillard », Curandéra, 1989, 205 pages.

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