Revue gloire et Empire

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Modérateur : Général Colbert

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Bernard
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Gloire & Empire n° 78

Message par Bernard » 11 avr. 2018, 16:34

Le dossier du n° 78 de la revue Gloire & Empire (en kiosque le 20 avril 2018) est consacré à l'enchaînement des opérations qui empêcheront Napoléon de reprendre Berlin en 1813.

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Présentation :
A la fin de la campagne de Russie, la Grande Armée n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle a perdu 270 000 hommes mais, surtout, l'armée est complètement désorganisée. D'un côté, les équipements et le ravitaillement font défaut, les survivants sont mal en point et harassés de fatigue, les chevaux totalement décimés et les unités débandées et éparpillées ; tout est à refaire. De l'autre, les contingents étrangers désertent : les 20 000 Prussiens, plutôt préservés, dès la signature de la convention de Tauroggen, bientôt suivis par les 30 000 Autrichiens menés avec grande prudence par Charles-Philippe de Schwarzenberg.
Un malheur ne venant jamais seul, la situation est tout aussi préoccupante en Espagne où le marquis de Wellington pousse rapidement l'armée française vers les Pyrénées. Napoléon, qui n'est plus considéré comme invincible, semble enfin à la portée de ses ennemis. Soutenue par les subsides anglais, l'armée russe passe à son tour le Niémen et menace les restes de la Grande Armée dans une Allemagne où gronde la révolte. La VIe coalition, d'abord limitée au Royaume-Uni et à la Russie, s'étend à la Prusse puis au Mecklembourg et à la Suède. Les Français reculent et doivent évacuer Berlin. Malgré tout, montrant qu'il lui reste du ressort, Napoléon, qui a repris la tête de son armée et levé 350 000 jeunes conscrits, inflige deux défaites aux coalisés, d'abord à Lützen puis à Bautzen. L'armistice de Pleiswitz permet aux deux armées de reconstituer leurs forces mais resserre l'étau autour des Français et des alliés qui leur restent.
Puis, le 11 août 1813, l'entrée en guerre des Autrichiens aux côtés des coalisés, fruit des manoeuvres britanniques, rompt la trêve. Pour Napoléon, qui dispose à présent de 400 000 hommes à proximité de Dresde, l'objectif est la ville de Berlin dont la maîtrise lui permettrait de soutenir les places fortes encore contrôlées par les Français sur l'Oder, de pousser les coalisés au-delà de ce fleuve et de récupérer les troupes bloquées à Dantzig. Sa tactique est celle qui lui a toujours réussi : frapper séparément les armées coalisées. Mais ses ennemis ont bien compris qu'il leur fallait éviter le choc frontal et tenter de battre les maréchaux les uns après les autres.
De fait, les VIIe et XIIe corps de Nicolas Charles Oudinot sont défaits à Grossbeeren. Même si la prudence de Jean-Baptiste Bernadotte l'empêche de tirer parti de cette victoire, la ville de Berlin est momentanément sauvée. Deux semaines plus tard, c'est au tour de Michel Ney d'être écrasé à Dennewitz. Ces deux défaites, qui sont à porter au crédit de Friedrich Wilhelm von Bülow, montrent clairement les faiblesses de l'armée française majoritairement composée de conscrits, vaillants mais inexpérimentés. Pour Napoléon, l'échec est rude ; sous la pression de ses maréchaux, il doit définitivement abandonner son projet de reprendre Berlin. L'issue de la campagne se jouera bientôt à Leipzig.


Pour plus d'informations : https://www.lelivrechezvous.fr/nos-revu ... -n-78.html

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Gloire & Empire n° 80

Message par Bernard » 02 août 2018, 14:05

Le prochain numéro de Gloire & Empire, celui de septembre 2018, sera en librairie à partir du 24 août. Il est consacré à la jeunesse et aux premiers pas de Napoléon.
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En voici la présentation :
Exceptionnellement, ce numéro de Gloire & Empire n’est pas consacré à la grande épopée ni même aux nombreuses et formidables batailles qui ont tant marqué la Révolution et le premier Empire. D’une certaine manière, son ambition peut paraître plus modeste puisqu’il s’agit d’évoquer les premiers pas d’un homme encore ordinaire. Mais, ne nous y trompons pas, le thème de notre dossier est essentiel puisqu’il retrace, avec maints détails, les origines, l’enfance et les premiers pas du jeune Napoléon jusqu’aux prémices du siège de Toulon. Un parcours trop souvent méconnu, tant la mémoire collective s’est focalisée sur sa formation militaire dont chacun, ou presque, connaît les grandes étapes.
Ces années importantes sont en définitive celles qui ont forgé la personnalité du futur empereur. Elles surprennent parce que, si le caractère du jeune Corse s’y affirme indubitablement, son parcours semble à chaque étape l’écarter encore davantage des responsabilités qu’il prendra plus tard. Il faut la remise en question forcée d’une tradition familiale ancrée dans l’amour de la Corse pour que le jeune officier finisse par rencontrer son destin. Il y faut également énormément de culot et de l’aplomb. En lisant ces pages, on frémit en constatant qu’il y avait bien peu de chances pour que Napoléon entre dans l’histoire autrement que par son engagement au service de la Corse.
Les Bonaparte de Corse seraient originaires de Sarzane, une petite ville d’Italie située entre Gênes et Florence, où une famille de notaires, les Buonaparte, est attestée depuis le XIIIe siècle. Le premier à s’établir en Corse serait un soldat de la république de Gênes, prénommé Francesco, qui se serait fixé à Ajaccio vers 1514. Après 255 années marquées par la présence continue des Bonaparte dans l’île, Napoléon naît en 1769. Déjà, cet enfant est sujet à polémique : l’original de son acte de naissance a disparu, alimentant les conjectures sur la date et, surtout, sur son géniteur puisque Napoléon lui-même se demandait si son véritable père n’était pas le comte de Marbeuf, gouverneur de l’île, dont Charles Marie Bonaparte était un proche collaborateur. Les analyses de l’ADN des frères Bonaparte, réalisées en 2013, infirment cette hypothèse.
Après sa formation militaire, le jeune officier rejoint le régiment d’artillerie de La Fère. Il s’y montre peu assidu et cumule les congés de longue durée pour s’occuper des affaires familiales et de son engagement auprès de Pasquale Paoli. La Révolution lui donne l’occasion de se faire élire lieutenant-colonel du 2e bataillon de volontaires de la Corse à Ajaccio mais les luttes de clans rendent très vite la situation intenable. Après l’échec rocambolesque de l’attaque de la Sardaigne, les rivalités deviennent plus âpres et les frères Bonaparte, rompant avec l’intransigeance du vieux chef corse, finissent par perdre toute crédibilité. Menacé d’une vendetta par les plus grandes familles de l’île, Napoléon doit fuir. Le 11 juin 1793, lui et sa famille embarquent pour la France. L’histoire de son ascension commence…

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Gloire & Empire n° 79

Message par Bernard » 02 août 2018, 14:08

Le numéro 79 de Gloire & Empire est sorti le 22 juin 2018. Il était consacré à la victoire de Masséna à Zürich en 1799.
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En voici la présentation :
Depuis le traité de Campoformio du 18 octobre 1797, la France vit dans une paix relative. Seule la Grande-Bretagne poursuit encore la lutte, principalement sur les mers. C'est elle qui est directement visée lorsque Bonaparte embarque pour l'Egypte en mai 1798. En colonisant l'Egypte, la France s'assurerait en effet le contrôle de la principale route terrestre vers les Indes, touchant directement aux intérêts britanniques.
Mais cette intrusion sur ses terres ne plaît pas non plus à l'Empire ottoman qui déclare la guerre à la France. La Russie qui se sent également menacée accepte, le 29 décembre 1798, l'alliance proposée par la Grande-Bretagne à laquelle se joignent immédiatement les royaumes des Deux-Siciles et de Sardaigne, mis en péril par la création des nouvelles républiques soutenues par les Français. L'Autriche, qui aurait bien voulu préserver sa neutralité, est entraînée malgré elle ; la Suède rejoint à son tour la coalition.
Efficacement coordonnées, les armées coalisées convergent rapidement vers la France. Au sud, après une série de victoires sans appel, l'armée austro-russe du brillant Alexandre Souvorov parviendra bientôt à chasser les Français d'Italie avant de faire route vers la Suisse où André Masséna et son armée d'Helvétie font, pour le moment, face aux troupes de l'archiduc Charles qui viennent de battre, à Stockach, l'armée du Danube de Jean-Baptiste Jourdan.
Dans un pays plutôt hostile, l'armée d'Helvétie, dans une situation très précaire faute de moyens, n'est pas de taille à affronter les forces qui convergent vers elle. Après plusieurs combats limités, Masséna se replie d'abord sur Zurich dont il espère faire un point d'appui pour ses opérations ultérieures. Mais, encerclé, il n'a pas d'autre choix, après une brillante défense, que d'évacuer la ville pour se donner le temps de réorganiser ses troupes et de préparer une nouvelle offensive.
Désormais maîtres de Zurich, les Autrichiens se maintiennent sur leurs positions, ce qui permet à Masséna de se préparer. En dépit de ses relations tendues avec Bernadotte qui vient d'être nommé ministre de la Guerre, il parvient à conserver ses forces et à maintenir la pression sur les Autrichiens. Mais ces derniers sont eux-mêmes dans l'expectative car ils doivent bientôt laisser la place aux Russes. Mi-août, le corps d'armée du général Alexandre Korsakov arrive à Zurich. Pour espérer quelque succès, Masséna sait qu'il doit agir après le départ des Autrichiens et, surtout, avant l'arrivée du reste de l'armée russe.
Après une préparation exemplaire, l'offensive française démarre la nuit du 24 au 25 septembre avec le franchissement de la Linth et de la Limmat sous le nez de l'ennemi et se termine avec la déroute de l'armée russe au terme d'une brillante victoire qui stoppe l'avancée alliée et où s'illustrent de grands noms de la future ère napoléonienne comme Soult, Mortier, Oudinot ou encore Drouet. Durant cette passionnante campagne, le lecteur croisera également Michel Ney, jeune général de division.
Bientôt, Bonaparte fera son retour d'Egypte et la France reprendra sa marche victorieuse. L'histoire de cet été 1799, que vous conte avec brio ce numéro de Gloire & Empire, est réellement passionnante.

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Gloire & Empire n° 81

Message par Bernard » 04 déc. 2018, 17:39

Le numéro de Gloire & Empire de décembre 2018, le n° 81, était en librairie le 19 octobre. Il est consacré à l'invasion du Portugal par le maréchal Soult en 1809.
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En janvier 1807, Napoléon est à Varsovie. Si l'armée prussienne est détruite, il a encore fort à faire avec les Russes qui, pour le moment, refusent de livrer bataille. Pourtant, il est tout aussi préoccupé par le Portugal qui ne respecte pas son blocus continental. Sa politique, écrit-il au prince de la Paix, vise à "éloigner les Anglais du continent : y frapper leur commerce, c'est attaquer les bases de leur puissance ; c'est là qu'il faut tendre avant tout". A peine le traité de Tilsit signé, il crée le corps d'observation de la Gironde qui, sous le commandement du général Junot, a pour mission d'envahir le Portugal.
Si cette première invasion se déroule pour le mieux, le comportement des Français suscite rapidement des réactions hostiles qui s'étendent très vite à toute l'Espagne. La situation se détériore encore plus quand Napoléon veut profiter de l'impopularité de Charles IV et de son différend avec son fils Ferdinand pour installer son frère Joseph sur le trône d'Espagne tout en faisant de Joachim Murat le nouveau roi de Naples. Le 2 mai 1808, Madrid se soulève, provoquant une terrible répression.
C'est dans un contexte quasi-insurrectionnel que les Anglais débarquent au Portugal. Le 21 août 1808, ils infligent une sévère défaite aux Français qui, grâce à la convention de Sintra, sont évacués vers la France par la Royal Navy. Le 4 novembre, l'Empereur arrive en Espagne avec son armée avec pour objectif de reprendre le contrôle de l'ensemble de la péninsule. Un mois après, Madrid se rend, permettant à Joseph Bonaparte de récupérer son trône. Le 16 janvier 1809, après la bataille de La Corogne, les Anglais parviennent à embarquer l'essentiel de leurs forces. Préoccupé par l'imminence d'une nouvelle guerre avec l'Autriche, Napoléon doit retourner à Paris et charge le maréchal Soult de reprendre le Portugal.
C'est l'histoire de cette campagne que vous raconte ce numéro de Gloire & Empire. La tâche de duc de Dalmatie est loin d'être simple tant les conditions climatiques, les mauvaises routes, l'hostilité de la population et l'épuisement des hommes rendent difficile la progression des Français. Le 27 mars, l'armée arrive devant Porto qu'elle occupe deux jours plus tard mais, malgré cette victoire, elle ne peut espérer reprendre Lisbonne. Sans nouvelles de l'Empereur et des autres colonnes françaises, isolé en territoire hostile, le maréchal hésite sur la marche à suivre. Il mène une politique très personnelle qui le fera accuser plus tard d'avoir voulu se faire roi du Portugal. Pendant ce temps, les Anglais préparent leur revanche. Le général Wellesley arrive à Lisbonne le 22 avril, il reprendra Porto le 12 mai, chassant les Français du Portugal.

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Gloire & Empire n° 82

Message par Bernard » 04 déc. 2018, 17:42

Le prochain numéro de Gloire & Empire, celui de janvier 2019, sera en librairie le 21 décembre. Il est consacré aux femmes combattantes durant les guerres de la Révolution et du premier Empire.
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A plusieurs reprises, lors des précédents numéros de Gloire & Empire, nous avons eu l’occasion d’évoquer, en marge de campagnes ou d’exploits militaires, certains aspects de la condition féminine dans le cadre des armées de la Révolution et de l’Empire ou de leurs actions. Généralement cantonnées à un rôle auxiliaire quand elles ne sont pas de simples suivantes, les femmes sont noyées dans la cohorte de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, participent à la vie des armées en campagne : fournisseurs, ouvriers, marchands, épouses plus ou moins fortunées d’officiers, de généraux, voire de simples soldats. Une armée en campagne est en effet un long cortège hétéroclite où se côtoient toutes les classes de la société.
Il arrive pourtant, bien que cela soit peu fréquent, que l’engagement des femmes aille au-delà de ce rôle accessoire et qu’elles prennent, elles aussi, les armes. On a vu, dans maints récits de témoins, de simples vivandières défendre leur compagnon blessé le fusil à la main ou même recharger les armes des combattants pour accroître la cadence du tir. Par conviction ou par passion, certaines d’entre elles ont bravé les interdits d’une époque où les femmes n’avaient pas leur place dans l’armée pour s’engager comme des hommes. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont largement tenu leur rang.
Notre couverture évoque une belle légende, celle de la remise de la Légion d’honneur à Marie Schellinck par Napoléon lui-même au soir de la bataille d’Austerlitz. La réalité n’a pourtant guère besoin d’être embellie ! En 1792, âgée de 35 ans, la jeune femme s’engage parmi les volontaires belges et est blessée à la bataille de Jemmapes. Après les campagnes de Belgique et de Hollande, elle aurait rejoint Italie puis, selon des sources divergentes, servi dans la Grande Armée, en Autriche, en Prusse et en Pologne, participant notamment aux batailles d’Austerlitz et d’Iéna. Quoi qu’il en soit, elle a pris sa retraite en 1807, avec le grade de sous-lieutenant, au terme d’une très honorable carrière.
Vous le découvrirez dans ces pages, même s’il est difficile de démêler la réalité du mythe dans leurs différents parcours, bien d’autres femmes ont pris les armes durant cette longue période de guerres. Elles l’ont généralement fait par fidélité à leurs idéaux, que ce soit pour la cause révolutionnaire ou, à l’inverse, pour défendre le roi et la religion. Ce qui est vrai pour la France l’est tout autant au-delà et il ne faut pas s’étonner de découvrir de brillantes vocations parmi les fières Espagnoles révoltées par le comportement de l’envahisseur français ou encore, lors des guerres pour l’indépendance de l’Allemagne, ou les Prussiennes humiliées comme les hommes par la défaite catastrophique de leur pays face à la Grande Armée en 1806.
Mis bout à bout, tous ces récits offrent un regard fascinant sur un phénomène bien plus répandu qu’on ne l’imagine parfois lors des guerres de la Révolution et de l’Empire.

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Turos M. J.
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Re: Revue gloire et Empire

Message par Turos M. J. » 05 déc. 2018, 16:33

Merci pour information.
Je commanderai avec plaisir le numéro de janvier de ce magazine.
Maria Joanna

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Revue Gloire & Empire N° 84

Message par Bernard » 12 avr. 2019, 09:10

Le prochain numéro de Gloire & Empire, celui de mai 2019, sera en kiosque le 26 avril. Il est consacré à la campagne du général russe Souvorov en Suisse en 1799.
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En voici la présentation :
Lorsque se joue le sort de la France, le général Bonaparte est à bord de La Muiron, louvoyant entre Le Caire et Saint-Raphaël pour éviter les vaisseaux anglais.
Les armées de la deuxième coalition ont clairement l’avantage et les troupes françaises doivent se replier sur presque tous les fronts. En Allemagne, l’armée du Danube est battue à Stockach et repoussée vers le Rhin. En Italie, les Russes du général Vassili Souvorov, engagés aux côtés des Autrichiens, ont annihilé en quelques semaines les acquis de la formidable campagne du jeune général corse. Mais, en Hollande, Guillaume Brune résiste victorieusement aux assauts des armées anglaise du duc d’York et russe du général von Fersen. De même, en Suisse, André Masséna a brillamment remporté la deuxième bataille de Zurich (voir Gloire & Empire n° 79) face aux Russes d’Alexandre Rimski-Korsakov et, tenant la position, empêche désormais les liaisons entre les armées coalisées.
Rien n’est joué pour autant. Deux des plus grands chefs coalisés de cette période, l’archiduc Charles et le général Souvorov, menacent directement les armées républicaines. Opiniâtre, le premier quitte l’Allemagne où il a stoppé la menace française pour poursuivre l’affrontement en Belgique tandis que le second, précédé par sa réputation d’invincibilité, reprend le flambeau dans les Alpes.
C’est en Suisse, désormais, que va se jouer la campagne décisive. Mais, pour cela, les 21 000 hommes menés par le nouveau prince d’Italie doivent effectuer leur jonction avec les corps russes et autrichiens qui font face aux Français. Le général en chef choisit la route la plus courte, mais aussi la plus difficile, celle du Saint-Gothard, et organise une offensive convergente qui, sur le papier, promet la plus spectaculaire des réussites. Si les Russes ignorent tout du terrain, ils sont fondés à faire confiance à leurs alliés autrichiens qui ont l’expérience qui leur manque et les sources d’approvisionnement nécessaires.
Mais, hélas, rien ne se déroule comme dans le plan initial. La progression est plus lente que prévu et, sur ces routes étroites et escarpées, fantassins et cavaliers souffrent énormément. Malgré leurs promesses, les Autrichiens ne fournissent pas toute l’aide attendue et, surtout, les Français résistent formidablement sur un terrain qui leur est favorable. Le Saint-Gothard est néanmoins franchi mais il met les forces russes à rude épreuve. Sous le feu de l’ennemi, la descente vers Andermatt puis la progression dans la vallée de la Reuss, dans un relief extrême, est particulièrement meurtrière. Bloqués par les Français et par le terrain, les Russes choisissent, pour atteindre Zurich, la plus improbable des routes. Pour les hommes épuisés et affamés, chaque pas est un calvaire, mais ils continuent à se battre vaillamment jusqu’à ce que le général Souvorov décide de sauver les troupes qui lui restent. Après des peines et des fatigues inouïes, les restes de l’armée russe parviennent en Allemagne d’où ils sont rappelés par le tsar qui, reprochant son manque de soutien à l’Autriche, retire la Russie de la coalition. Pour les Français, cette nouvelle est accueillie avec soulagement et, menées par le Premier consul, les armées républicaines reprendront bientôt le chemin de la victoire.
C’est cette histoire méconnue que vous raconte avec brio ce numéro de Gloire & Empire qui explore avec bonheur des sources inédites en France et livre ainsi une nouvelle approche de la dernière campagne du grand Souvorov.

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Re: Revue gloire et Empire

Message par L'âne » 12 avr. 2019, 10:35

Heureusement que Brune et Masséna restèrent en France et permirent à Bonaparte de revenir à temps...
Aurea mediocritas

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Bernard
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Re: Revue gloire et Empire

Message par Bernard » 12 avr. 2019, 11:39

L'âne a écrit :
12 avr. 2019, 10:35
Heureusement que Brune et Masséna restèrent en France et permirent à Bonaparte de revenir à temps...
Comme vous dites, cher L'âne, heureusement que Masséna n'était pas parti en Egypte ! Car ce n'est pas Bonaparte qui a vaincu Souvorov mais bien Masséna, fortement aidé par les conditions climatiques, des armées républicaines motivées et la mollesse des Autrichiens. Si les Russes n'ont pas peur du froid, ils ne connaissaient pas les montagnes et ont été surpris par les Alpes où ils ont laissé bien des plumes. Bonaparte arrivera bientôt et reprendra ensuite l'Italie qu'avait pratiquement conquise le malin Souvorov.

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