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Turos M. J.
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Message par Turos M. J. » 01 sept. 2018, 15:16

Je commence à lire "Lettres du commandant Coudreux, à son frère, 1804-1815". version numérique de "Gallica"

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L'âne
 
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Message par L'âne » 01 sept. 2018, 16:02

Turos M. J. a écrit :
01 sept. 2018, 15:16
Je commence à lire "Lettres du commandant Coudreux, à son frère, 1804-1815". version numérique de "Gallica"
C'est un vrai régal ! Comme bien souvent ce genre de témoignage.
Le Commandant Coudreux n'est pas toujours tendre avec la Pologne, ni avec les Polonaises...Mais il a fini "vieux garçon"...
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Message par Espagne » 01 sept. 2018, 18:50

Bonsoir.
Ce que j'en avais pensé à l'époque de sa lecture :
Je viens de terminer "Itinéraire d’un officier du 15è léger" du commandant Coudreux (A la Librairie des Deux Empires - 2009).

Il s’agit de lettres envoyées par Coudreux à son frère, ancien dragon, retourné aux affaires de la vie civile. J’ai craint un moment que cela ne soit rébarbatif, mais après quelques lettres de l’époque école militaire, peu intéressantes, on passe aux lettres envoyées pendant les campagnes.
Il est à Tilsit, puis cantonné en Pologne, puis à Essling, Wagram, puis rejoint des cantonnements en Allemagne, avant de partir pour la Russie où il se trouve captif jusqu’à l’été 1814, quand il retrouve la France, avant de terminer son parcours napoléonien dans la Garde Nationale à Paris.
Pendant toutes les étapes de sa vie, il raconte ce qu’il fait et voit, le tout fortement influencé par son principal sujet d’écriture et de réflexion : ses besoins d’argent, que son frère lui expédie à travers toute l’Europe à chaque demande.

En résumé, un personnage attachant et à travers lequel on comprend mieux la vie, et surtout les inquiétudes financières et autres, du Soldat de l’Empire.
:salut:
"Le grand art d'écrire, c'est de supprimer ce qui est inutile" Napoléon Bonaparte-1804

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Message par L'âne » 02 sept. 2018, 03:56

Espagne a écrit :
01 sept. 2018, 18:50
Il s’agit de lettres envoyées par Coudreux à son frère, ancien dragon, retourné aux affaires de la vie civile. J’ai craint un moment que cela ne soit rébarbatif, mais après quelques lettres de l’époque école militaire, peu intéressantes, on passe aux lettres envoyées pendant les campagnes.
Le passage de l'École militaire est effectivement le moins captivant. Il est cependant assez inédit.
Au sujet des finances :
"À mon grand regret, il m’a fallu encore payer au Quartier deux mois de pension et à l’École pour les deux tiers de mon sixième trimestre. Mon brevet m’aura coûté cher ! Mais encore une fois, qu’y faire ? Encore trop heureux puisqu’on restera désormais deux années."
avant de terminer son parcours napoléonien dans la Garde Nationale à Paris.
Comme son frère (qui lui reproche des dépenses) à qui il écrit ces mots sur un ton ironique mais respectueux (il a, je crois, 14 ans de moins et est moins gardé que son frère à ce moment là :
"Je t’avoue, mon cher capitaine, que deux apostrophes aussi vigoureuses m’ont fait une vive impression ; je ne pouvais te pardonner de me regarder comme un sot, après un voyage aussi brillant que je venais de terminer, et, dans un mouvement d’une trop juste colère, je fus sur le point de t’écrire pour t’envoyer un cartel, mais je fis ensuite réflexion qu’il ne fallait jamais avoir de démêlés avec ses supérieurs et, en ma qualité de simple lieutenant, je pris le parti de m’en tenir à quelques raisons solides pour te prouver que je n’ai pas d’aussi grands torts que tu voudrais me le faire croire."
Pendant toutes les étapes de sa vie, il raconte ce qu’il fait et voit, le tout fortement influencé par son principal sujet d’écriture et de réflexion : ses besoins d’argent, que son frère lui expédie à travers toute l’Europe à chaque demande.
Si vous permettez cher Espagne, je crois que les soucis d'argent, sans que cela ne soit ouvertement évoqué, proviennent du fait que l'intéressé espère se marier. Les femmes sont également un thème qui lui est cher dans les échanges épistolaires qu'il a avec son aîné. Je crois même comprendre qu'il espère des conseils, et fait passer des messages subliminaux...
En résumé, un personnage attachant et à travers lequel on comprend mieux la vie, et surtout les inquiétudes financières et autres, du Soldat de l’Empire.
Je vous rejoins.
Je dirais même qu'on éprouve un peu de tristesse à l'idée qu'il soit si engagé physiquement et moralement pour cette armée qui ne peut lui donner les moyens de fonder un foyer, occupé qu'il est à dépenser son argent pour tenir son rang et remplir les devoirs qu'il croit être les siens vis à vis de la gloire de la France et ses armées.
Ce passage est révélateur à mon sens (c'est le fils de son frère, à qui nous devons la publication de ces lettres qui écrit) :
"Dans l’oraison funèbre de mon grand-oncle, il est dit que la maladie du commandant avait été développée par les peines morales d’un attachement malheureux. Voici ce que cela signifie : à Marseille, l’officier s’était lié avec la famille d’un commerçant, consul d’Espagne, M. Caminada (c’est un nom que j’ai trouvé et remarqué, ces dernières années, dans Le Petit Marseillais). Un projet de mariage s’était ébauché entre le commandant et une demoiselle de cette famille. Mon grand-père, l’ayant appris, exposa à son frère que son patrimoine était fort ébréché, réduit à peu de chose, et que, dans ces conditions, avec une faible solde, il ne pouvait pas faire figure en ménage ; il lui conseillait donc, s’il persistait dans son projet, de démissionner et d’entrer dans les bureaux de son éventuel beau-père. L’officier, qui aimait son métier, se rendit à ces raisons et renonça à ce mariage à contre cœur. Il en fut vivement affecté. Sur ces entrefaites, son régiment partit pour Lyon et sa santé s’altéra. Ses rhumatismes se portèrent au cœur et il mourut."
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Message par Turos M. J. » 02 sept. 2018, 15:28

L'âne a écrit :
01 sept. 2018, 16:02
Turos M. J. a écrit :
01 sept. 2018, 15:16
Je commence à lire "Lettres du commandant Coudreux, à son frère, 1804-1815". version numérique de "Gallica"
C'est un vrai régal ! Comme bien souvent ce genre de témoignage.
Le Commandant Coudreux n'est pas toujours tendre avec la Pologne, ni avec les Polonaises...Mais il a fini "vieux garçon"...
... s'il écrit honnêtement, cela rend ses notes crédibles

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Message par Cyril » 04 sept. 2018, 10:43

Après avoir lu comme vous avez pu le lire: "Napoléon chez lui" de Mr Masson (J'ai adoré), j'ai hésité un moment à lire "Napoléon et ses hommes" de Mr Branda, en le feuilletant rapidement, j'ai pu entrevoir que le sujet allais se recouper....je vais donc attendre un petit peu pour changer....et mon choix a été sur le Murat de Marcel Dupont, j'ai lu une bio de Murat de Jean Tulard il y a quelques temps qui m'avait bien plu.
De Marcel Dupont, j'ai lu le Lasalle qui était tellement magnifique, que j'en avais eu les larmes à l'oeil dans le passage de la mort du général.
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Message par Joker » 27 sept. 2018, 19:46

Je suis plongé dans la lecture du "Journal de Sainte-Hélène" du Général Baron Gourgaud et je suis effaré de constater à quel point les mesquineries étaient monnaie courante au sein de la petite colonie d'exilés.
Que de querelles stupides pour des broutilles, des questions de préséance ou de placement à la table de l'Empereur.
Las Cases était exécré par tous les autres, jaloux qu'ils étaient de ses relations privilégiées avec Napoléon alors qu'il faisait figure de parvenu et qu'il n'avait pas rang de militaire.
Les ragots allaient bon train et on peut imaginer à quel point cela a pu être exaspérant pour l'illustre captif qui avait à supporter ces vétilles dans un huis clos étouffant.
Le plus surprenant, c'est que Gourgaud rapporte toute cela avec un luxe de détails qui frise l'inconscience comme si ces faits d'apparence anodine avaient la moindre importance.
Il ne semble pas du tout avoir conscience du ridicule de ces situations et de l'image déplorable qu'il va ainsi transmettre aux générations futures.
C'est pour le moins interpellant…
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Message par Cyril » 04 oct. 2018, 16:01

J'ai terminé le Murat de Marcel Dupont.
J'ai un peu moins apprécié que son ouvrage sur Lasalle, le style était bien là, mais le personnage prête plus à critique et cela se sent bien dans la lecture.

J'ai commencé MARINS DE L'ISLE DE FRANCE 1803-1810 - Roger LEPELLEY, comme quoi ce n'est pas le plus ancien de la liste de lecture qui est lu le premier ^^
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Message par Demi-solde » 07 oct. 2018, 12:16

Demi-solde a écrit :
14 août 2018, 09:39
L'âne a écrit :
14 août 2018, 01:16
L'auteur écrit :
"Seul Job dépeint parfois des enfants à la limite de leur forces.*
*JOB, planche campagne d'Égypte, 1798, in Bonaparte, Ed. Boivin, Paris, 1910 (rééd. Éditions J & D, Biarritz, 1997)
"

Si quelqu'un parmi vous peut nous gratifier de cette planche...
Peut-être l'auteur fait-il allusion à cette illustration de la traversée du désert, où l'on aperçoit un jeune tambour semble-t-il harassé, assis sur le marche-pied d'un landau :

Image
Un autre tambour manifestement exténué (mais ni en Égypte, ni par JOB...) :

Image


Cordialement

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Message par Général Colbert » 11 oct. 2018, 22:31

Pris à la bibliothèque d'ALBERT : "Émilie de Lavalette - Une légende blessée", par Gilbert Schobel, éditeur : Fayard, 2000.

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