Que lisez vous en ce moment?

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Modérateur : Général Colbert

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Général Colbert
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Re: Que lisez vous en ce moment?

Message par Général Colbert » 26 août 2019, 14:41

Emprunté à la bibliothèque de la communauté de communes du Pays du Coquelicot : "Napoléon et la guerre d'Espagne - 1808 - 1814". Je n'ai encore lu que la présentation du pays, de l'ignorance et des préjugés le concernant. Auteur : Jean-Joël Brégeon, éd. Perrin, 2006.

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Bernard
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Re: Que lisez vous en ce moment?

Message par Bernard » 27 août 2019, 09:05

Général Colbert a écrit :
26 août 2019, 14:41
Emprunté à la bibliothèque de la communauté de communes du Pays du Coquelicot : "Napoléon et la guerre d'Espagne - 1808 - 1814". Je n'ai encore lu que la présentation du pays, de l'ignorance et des préjugés le concernant. Auteur : Jean-Joël Brégeon, éd. Perrin, 2006.
Sur ce sujet complexe, je vous recommande l'ouvrage de Natalia Griffon de Pleineville, La première Invasion du Portugal par l'armée napoléonienne (1807-1808). C'est remarquable et tellement riche d'enseignements...

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Cyril
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Re: Que lisez vous en ce moment?

Message par Cyril » 28 août 2019, 18:15

Cyril a écrit :
24 août 2019, 11:07
Mais en attendant et pour changer un peu de registre et d'auteur, je me suis lancé dans les premières pages du Monde crime de Jean TULARD!!!
J'ai dévoré!!! C'est didactique, ce n'est pas un livre...c'est un cours!
"Servir est mon devoir"

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Re: Que lisez vous en ce moment?

Message par Cyril » 30 août 2019, 18:38

L'épopée est si vaste, si belle, si passionnante....il y a tant à lire, tant apprendre!
Après les bas fond humides....direction le soleil...

J'ai commencé Bonaparte à la conquête de l’Égypte de Robert Solé.
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Re: Que lisez vous en ce moment?

Message par Général Colbert » 30 août 2019, 19:34

Soldat N°13 "Les troupes napolitaines".

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Re: Que lisez vous en ce moment?

Message par L'âne » 11 sept. 2019, 13:00

Frédéric ROUVILLOIS "Histoire de la politesse de 1789 à nos jours"

"L’historien Jean-Paul Bertaud a décrit « la petite guerre des honneurs et des préséances » que se livrent, dès 1799, les autorités civiles et militaires – les archives nationales conservent, en cinq gros cartons, plus d’un millier de documents relatifs à ces querelles d’étiquette qui émaillent la vie publique locale entre 1799 et 1815, et qui manifestent cette résurrection spontanée des usages anciens. Ainsi, en octobre 1802, le président du tribunal de Castelnaudary exige que l’on en revienne à la « pureté des règles », qui implique la prééminence des magistrats, successeurs des parlements et des autres cours souveraines. Et ce qui se passe en province n’est que le reflet du retournement en train de se produire à Paris, notamment sous l’impulsion de Bonaparte. Siège du pouvoir consulaire de 1799 à 1804, les Tuileries se peuplent de courtisans qui « singent les manières du Versailles des rois et sont soumis à un semblant d’étiquette empruntée aux Bourbons ». Une étiquette qui devient officielle après 1804, en même temps que la Cour s’institutionnalise : « L’Empereur désire aussi qu’elle surpasse en grandeur et en magnificences les cours des rois de l’Europe. Une pédagogie des bienséances et une organisation du protocole et de l’étiquette sont donc nécessaires. Des officines s’ouvrent, des guides et des codes de politesse paraissent pour enseigner les bonnes manières. L’homme du monde y apprend à se bien comporter dans les salons et à la promenade, au jeu et au bal, au concert ou au cercle ». Napoléon, avec l’appui de Talleyrand, fait appel à diverses autorités, à la comtesse de Genlis par exemple, fraîchement revenue d’émigration, ou à un vieil aristocrate de province qui, rapportera l’Empereur, « se présenta comme un oracle qui va révéler le secret des âges et la chaîne des temps. On parvint, avec son aide, à retrouver les lois de l’ancienne étiquette et à en composer un volume aussi important que celui du Code civil » ; de fait, l’Étiquette du Palais impérial (1806) codifie tout, gestes et paroles, jusque dans le moindre détail – et précise par exemple, une règle parmi des milliers, que, lorsqu’au bal, sa Majesté veut aller danser, le chambellan s’approche et reçoit d’elle son épée et son chapeau. Ce lustre renouvelé, qui de l’étiquette officielle s’étend naturellement à l’ensemble de la bienséance, suffira à faire taire les dernières voix dissonantes."


"...c’est sous le règne du roi bourgeois, Louis-Philippe, que la France va s’enticher de la politesse à l’anglaise, laquelle correspond parfaitement aux attentes, aux besoins et aux stratégies de la nouvelle classe dominante. Et cette influence anglaise sera d’autant plus déterminante que la révolution de Juillet va entraîner pour de longues années « l’exil intérieur » de la haute aristocratie légitimiste du faubourg Saint-Germain, qui depuis la Restauration donnait le ton, jouant le rôle d’un conservatoire officieux de l’ancienne courtoisie française. Après le départ des Bourbons, le faubourg « boude », comme on dit alors, il se retire, renonçant du coup à son influence politique et sociale. La Cour – celle de Louis-Philippe, qui monte sur le trône grâce à la révolution de 1830 – ayant, au même moment, cessé de constituer en la matière la référence incontestable qu’elle était redevenue avec Napoléon, puis sous la Restauration, le champ est laissé libre aux promoteurs d’une politesse fortement teintée d’anglomanie, jusque dans les termes qu’elle utilise pour désigner ses idéaux ou ses pratiques, fashionable, gentleman, dandy, smoking, flirt, etc. Bref, la révolution de 1830 prolonge et conforte, en la matière, les effets de celle de 1789, contribuant à imposer durablement ce tour nouveau, plus tendu, plus sérieux : plus bourgeois, en un mot."


"L’autre innovation majeure concerne le deuil des enfants. Au début du siècle, il est d’usage de ne pas le porter. C’est ce que rappelle, en 1806, L’Étiquette du palais impérial, qui fixe le protocole officiel du régime napoléonien : elle précise ainsi que, conformément à l’usage, l’Empereur ne prendrait pas le deuil si son fils ou son petit-fils venaient à mourir – alors qu’en revanche, toutes les autres personnes auraient à le porter."


"...la fiction ne dépasse pas la réalité, comme le montre une anecdote douloureuse vécue par le grand historien Hippolyte Taine. À la fin de l’année 1886, celui-ci est en train d’achever son monumental ouvrage, Les Origines de la France contemporaine. Sa dernière partie, « Le Régime moderne », débute par un long portrait de Napoléon, sur lequel Taine, réflexion faite et preuves à l’appui, porte un jugement sévère. Or, il se rend compte que ce jugement risque d’offenser les milieux bonapartistes, encore puissants, la famille de Napoléon et tout spécialement la princesse Mathilde, avec laquelle il est en relations suivies et très amicales depuis de nombreuses années. « Aussi, avant de publier son étude dans La Revue des deux mondes, rapporte l’éditeur de sa correspondance, M. Taine alla loyalement trouver la princesse pour lui demander si elle s’y opposerait : “Ma conclusion sur l’Empereur, lui dit-il, est celle-ci : le plus grand génie des temps modernes, un égoïsme égal à son génie. Jugez et décidez. Plutôt que de vous froisser en aucune façon, je renoncerais à publier ces deux articles en quelque sorte en vedette, et ils ne paraîtraient que plus tard en volume.” La femme généreuse et droite qu’était la princesse Mathilde répondit à ce discours loyal comme on pouvait s’y attendre : Publiez. » Mais la princesse ne mesurait apparemment pas la sévérité de ces articles, et à quel point ils lui seraient insupportables. Au surlendemain de la parution du premier, le moins sévère des deux, elle écrit à Taine une lettre qui est déjà un modèle de colère ravalée : « Monsieur, j’ai lu dans votre article intitulé Napoléon Bonaparte, que ma grand-mère était parcimonieuse et qu’elle était sans souci de la propreté. Permettez-moi de relever cette double erreur », la lettre se terminant par une formule qui, venant d’une amie intime, apparaît d’une froideur absolue : « Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de tous mes sentiments distingués. » Taine s’en alarme aussitôt : « Je regrette d’autant plus de vous avoir choquée, répond-il aussitôt à Mathilde, que, probablement, dans mon second article, je vais vous choquer davantage. [...] Mais je ne me résignerais pas à perdre une amitié comme la vôtre ; je l’ai éprouvée, depuis vingt ans, si constante et si loyale, que je suis sûr de ma gratitude personnelle ; tout ce que je vous demande, c’est d’y croire, quoi qu’il advienne, et d’agréer, encore une fois et pour toujours, mon attachement et mon respect. » Mais c’est trop tard : après la parution de l’article suivant, le 1er mars 1887, la princesse Mathilde se contentera de faire déposer chez Taine une carte vierge, sans un mot, sans un nom, les trois lettres p.p.c. – où certains contemporains malicieux verront l’abréviation de « Princesse Pas Contente »... manifestant, par leur absolue brutalité, le caractère définitif et catégorique de la rupture. De ce jour, la princesse et l’historien cessèrent toute relation."
Aurea mediocritas

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