Napoléon et le confinement

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

Modérateur : Joker

Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le lundi 28 août 1820, une des journées les moins misérables de l'exil à Longwood et dont le valet de Napoléon, Louis Marchand livra quelques années quelques anecdotes comme celle-ci : « Bertrand assistait à la toilette de l'Empereur qui, se brossant le corps lui demanda s'il ne faisait pas usage de ce moyen. « Non, Sire, lui dit le grand maréchal. - Vous avez tort, Bertrand, c'est un préservatif contre bien des maladies. - Sire, je suis arrivé jusqu'à près de cinquante ans sans en faire usage, et je ne m'en porte pas plus mal. - Eh bien! me frotter le foie me fait du bien ; vous ne le croyez pas ? dit l'Empereur. » Et comme le grand maréchal souriait en le regardant : « Vous croyez que je ne suis pas malade, vous êtes comme Mme la maréchale qui ne veut pas le croire non plus! - Sire, Votre Majesté me permettra de lui dire qu'elle n'a point mauvaise mine. - Vous osez raisonner, Bertrand! » En prenant le grand maréchal à la gorge et le tenant collé près du mur contre lequel il était : « La bourse ou la vie! - Aristocrate! Lui dit-il en le lâchant. - Votre Majesté me permettra au moins de lui dire que toutes ses forces ne sont point épuisées, car elle me tenait vigoureusement. - Sans être grand de taille, je ne manquais pas d'être assez fort ! dit l'Empereur. Je me rappelle qu'à École militaire, nous autre petits nobles, nous nous donnions de temps en temps des soufflées avec les fils de grands seigneurs, et j'en sortais toujours vainqueur ! » Connaissant les idées très libérales du grand maréchal, l'Empereur l'appelait "aristocrate !" »
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le jeudi 31 août 1820, Louis Marchand aperçoit, sur la table de travail de Napoléon, une liste de noms : Caulaincourt, Savary, Ségur, Montesquiou, Daru, Drouot, Turenne, Arnault et Denon... Noms listés pour remplacer le Grand Maréchal.

Madame Bertrand s'était mis en tête de quitter le rocher et d'emmener son mari : elle rêvait de départ, depuis des mois, et Lutyens l'avait entendue gémir « qu'elle se sentait faible et malade ». Ce vœu n'était pas déraisonnable car, en 1815, le Grand Maréchal s'était engagé à passer un an à Sainte-Hélène et il y était encore cinq ans après. Ses enfants grandissaient, ses affaires étaient en désordre du fait de sa condamnation en France et la santé de sa femme l'exposait à cent avanies. Napoléon, qui connaissait tous ces détails, comprit que la décision de Fanny était irrévocable et querelle le mari avant de consentir à un congé de neuf mois.
Cette défection allait bouleverser ses habitudes et porter un coup à sa Maison : le Grand Maréchal se faisait annoncer chaque matin ; la comtesse, dont la conversation ne manquait pas de piquant, savait être gracieuse et les enfants dont le babillage ne s’embarrassait d'aucun protocole, entretenaient une animation qui permettait d'oublier que l'île était une prison.
- "Bertrand ne voit pas que si je le laisse conduire sa femme en Europe, il ne me retrouvera plus à son retour", dit-il à Marchand.

Maison Bertrand en 1974. Aujourd'hui la maison qui appartient au Gouvernement de Sainte-Hélène est à louer !

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le samedi 2 septembre, le comte Bertrand remet au Gouverneur une lettre écrite et adressée par lui, au nom de l'Empereur, à lord Liverpool, Premier Ministre de la Grande Bretagne. Il s'y plaignait de l'état de la santé de Napoléon, et demandait son transfert en Europe. L'Empereur souffrait, disait-il, d'une attaque d'hépatite chronique depuis le mois d'octobre 1817 ; aucun des remèdes appliqués ne pouvait combattre la malignité du climat de Sainte-Hélène. L'Empereur avait besoin de faire usage des eaux minérales, car il était épuisé par cinq années de résidence sous cet affreux climat, dépourvu de toutes choses, en proie aux plus mauvais traitements.
L'Empereur demandait donc à être transféré en Europe, comme le seul moyen d'alléger ses souffrances.
On semblait affecter dans cette lettre de faire, à plusieurs reprises, usage du titre impérial ; aussi le Gouverneur se crut-il obligé de la renvoyer, mais après avoir eu soin d'en prendre d'abord une copie exacte qu'il envoya à lord Bathurst.
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le mardi 5 septembre 1820, Napoléon reprend ses vêtements de jardinier et la direction d’aménagement paysager de ses jardins.
Les Britanniques acceptent de mettre à sa disposition « douze hommes avec pioches et pelles ».

Illustration : Grisaille, auteur inconnu - Coll. Eric Barthe

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le mercredi 6 septembre – le marquis de Montchenu, le commissaire représentant le roi Louis XVIII et depuis le départ de ses collègues, les empereurs de Russie et d’Autriche, demande à Hudson Lowe : « je souhaite voir Bonaparte. J'ai des intérêts d'une nature particulière, important à mon gouvernement ; je veux savoir ce qu'il pense, ce qu'il fait, à quoi il s'occupe. »

Était-il chargé d'une mission ? Son emportement, sa verbosité nous le montrent sous un jour nouveau. Lowe crut peut-être que les troubles qui régnaient en France, et la crainte qu'y inspirait le prisonnier de Sainte-Hélène, poussaient le ministère français à quelque complot contre la vie de Bonaparte... Il manœuvra le marquis pour le faire parler.
- Quand j'opérerai, s'exclama celui-ci, opposez-moi la force, vous en êtes le maître... Si j'avais un bataillon à Longwood et un à Jamestown, nous verrions lequel avait raison.
- Est-ce une notification de votre intention de visiter Longwood ?
- En effet.
Lowe sortit de sa poche le factum bien connu : si le commissaire veut s'assurer de la présence de Bonaparte, le gouverneur lui donnera l'occasion d'accomplir sa mission, soit en l'accompagnant de sa personne, soit en le faisant escorter par un officier.
- Je n'y consentirai jamais, glapit Montchenu, c'est trop humiliant ! Être prisonnier dès que je mets les pieds dans l'enceinte de Longwood. Comment, le commissaire de France prisonnier dans l'endroit où Bonaparte est libre !
On lui expliqua que l'officier anglais ne serait là que pour le guider.
- Je n'ai besoin que de deux yeux... Je trouverai le chemin... et, bien que je n'aie jamais vu Bonaparte, je le connaîtrai parfaitement bien, à l'aide des milliers de ses portraits.
Lowe était intrigué par l'objet de cette visite.
- Je veux me rapprocher des personnes qui savent ce qu'il pense et qui connaissent ses secrets.
- Des personnes de sa suite ?
- Oui, des personnes de sa suite.
On lui répéta que les compagnons de Bonaparte ne résidaient dans l'île que par faveur du gouvernement et qu'ils ne pouvaient se prévaloir des accords d'Aix-la-Chapelle.
- Bonaparte est prisonnier des huit puissances, tempêta le marquis et il n'y a qu'elles qui puissent faire des règlements. J'irai donc à Longwood, j'y suis bien déterminé.
Que s'y passe-t-il ? Tout n'y va donc pas bien. Il doit s'y passer quelque chose de mystérieux puisqu'il faut le cacher.
Lowe l'adjura de différer sa visite, en arguant que les instructions du duc de Richelieu, dont le marquis s'armait, étaient antérieures aux décisions de la conférence.
- Mais j'ai reçu d'autres instructions. Voulez-vous que j'attende encore dix mois, un an ? Non, j'ai déjà attendu quatre ans. Je vais rompre la glace.
- Vous m'assurerez, par écrit, que c'est pour constater la présence de Bonaparte ?
- Non, je ne le ferai pas !
Haussant le ton, Montchenu trancha que les gouvernements attachaient autant de prix à ses dépêches qu'à celles du gouverneur et fustigea la dictature instaurée dans l'île.
- En Angleterre tout ce qui n'est pas défendu est permis.
- À Sainte-Hélène, conclut Lowe glacial, tout ce qui n'est pas permis est défendu.

Par ces derniers mots sans appel possible, Lowe avait avoir clos l’affaire. Il se trompa.... Montchenu reviendra à la charge le 9 septembre.
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le samedi 9 septembre 1820, le commissaire français, le marquis de Montchenu exige de nouveau du gouverneur qu’il puisse voir Napoléon. Lowe trouve la parade en lui opposant une multitude de procédures administratives préliminaires dont il était le maître.

Napoléon avait formellement refusé de recevoir les Commisaires en leur caractère officiel et comme représentants des puissances ; les commissaires, à leur tour, ne voulaient pas, ou ne croyaient pas pouvoir lui rendre visite, comme simples particuliers. Réduits, par conséquent, aux commérages et aux cabales, ils avaient causé beaucoup de trouble à sir Hudson Lowe, par leurs tentatives répétées pour entrer en communications illicites avec les familles de Longwood. Les commissaires russe et autrichien étant maintenant partis, toute l'importance et toute la dignité de leurs fonctions se trouvaient concentrées dans la personne du marquis de Montchenu qu'enflait un sentiment exagéré de sa responsabilité.
Dans les premiers jours de septembre, il crut devoir informer le Gouverneur de sa ferme résolution d'exécuter les instructions qu'il avait reçues du duc de Richelieu, en avril 1819, et qui lui ordonnaient de voir les Français de Longwood pour obtenir d'eux des informations sur Bonaparte, Sir Hudson Lowe ne fut pas moins net dans son refus de consentir à cela. Alors le pauvre marquis essaya de l'effrayer par une longue lettre, datée du 7, où, après avoir fait ressortir sa propre inviolabilité, et dit qu'il ne devait compte de ses actions qu'au Roi son maître, il déclara de la manière la plus solennelle sa résolution d'aller â Longwood, le premier beau jour. « Et si contre toute vraisemblance, ajoutait-il, vous me faites fermer la barrière par une sentinelle, vous savez que je ne sais pas l'anglais, et que, par conséquent, je ne pourrai comprendre ce que la sentinelle dira ; mais je n'en passerai pas moins, dût-elle me tirer un coup de fusil qui aurait bientôt des échos dans toute l'Europe ! »
Le marquis se trompait fort dans son appréciation du caractère de l'homme auquel il avait affaire, lorsqu'il croyait ainsi l'émouvoir. Le Gouverneur ne céda pas, et le résultat de sa fermeté fut des ouvertures plus pacifiques du même marquis de Montchenu, qui, « la crête basse, » dit à sir Hudson Lowe qu'il attachait le plus grand prix à son estime et ne parla plus de son héroïque dessein.

Photographie : Poste de garde à Longwood ou Longwood Gate

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le mercredi 13 septembre 1820, contrairement aux apparences que Napoléon jardinant et se promenant souvent pourrait donner, durant cette « première quinzaine de septembre, la douleur au foie se réveilla, devint plus vive ; l’empereur éprouva de l’inappétence, des nausées, des vomissements de matières bilieuses, un sentiment de chaleur brûlante dans l'hypocondre droit et la région épigastrique. La promenade en plein air, qu'il fût chaud ou froid, tranquille ou agité, lui devint insupportable. Il était affaissé, obligé de chercher du repos. » [Rapport du docteur Antommarchi)
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le vendredi 15 septembre 1820, Napoléon lit jusqu’à midi. Dehors: rafales, pluies et brouillards. Le temps est vraiment d'hiver.
Il prend alors un bain où il reste jusqu’à 15h00.
Puis, à 17h00, le général de Montholon vient passer avec lui les dernières heures de la journée et, après un diner, reste en sa compagnie jusqu’à tard dans la nuit.

Photographies : la salle à manger de Napoléon à Longwood en 1987 et aujourd’hui, restituée dans son état 1821.



« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le dimanche 17 septembre 1820, Le comte de Montholon se porte mieux et va visiter Napoléon à 10 heures. Il reste auprès de son maître pendant une heure.
Louis Marchand est présent. Plusieurs décennies plus tard, il s’en souviendra : « Le comte de Montholon, parfaitement rétabli, donnait tout son temps à l'Empereur.
Lorsqu'il vint le voir pour la première fois, l'Empereur lui dit que maintenant qu'il était seul, sa table deviendrait la sienne, et que désormais il dînerait avec lui.
« Voilà, lui dit-il en me montrant, mon garde-malade depuis que vous êtes dans votre lit. Il m'a servi à la fois de secrétaire et de lecteur ; il lit parfaitement et sans me fatiguer, ce que j'apprécie beaucoup. »

Vue depuis la chambre de l'Empereur à Longwood.

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2377
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: Napoléon et le confinement

Message par Joker »

Le lundi 18 septembre 1820, un peu après six heures du matin (à l’approche du printemps austral, les jours se rallongent), Napoléon, accompagné de deux grooms, quitte l’enceinte de Longwood à cheval et parcourt le circuit tout entier des limites telles qu'elles étaient primitivement établies. Il ne rentre à Longwood qu'après une excursion de deux heures et demie.
Malheureusement, au retour, son médecin rapporte qu’il a les « yeux abattus, cernés; conjonctive jaunâtre ; lèvres, gencives décolorées; langue recouverte d'un enduit blanchâtre; peau jaunâtre et d'une excessive pâleur; teint verdâtre du visage ; douleur de tête, surtout dans les régions frontale et sourcilière ; cauchemar (incubus) ; sensation incommode de chaleur dans le thorax ; respiration pénible profonds soupirs ; froid glacial aux pieds et aux jambes ; il se dissipe par l'application de linges chauds ; peau sèche, brûlante ; pouls petit et fréquent (80) ; région épigastrique douloureuse à la pression ; Napoléon éprouve un sentiment de pesanteur dans l'abdomen de l'inappétence, et une somnolence presque invincible. Je cherchai à le tirer de cet état de léthargie, je lui parlai des soins qu'exigeait sa santé : « Ah! docteur, laissez, on est heureux quand on dort ; les besoins disparaissent avec les veilles, on n'éprouve plus de privations, plus de sollicitude » ; et il se rejetait sur sen traversin ; mais il sentait un violent mal de tête. Je réussis à force de prières à lui faire prendre un purgatif cholagogue qui fit merveille et le soulagea. »
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • Avril 1799 : Joséphine choisit son lieu de "confinement"...
    par Joker » 27 avr. 2020, 20:17 » dans Monuments Napoléoniens
    1 Réponses
    151 Vues
    Dernier message par Saint Clair
    27 avr. 2020, 22:39
  • Napoléon 1er – Revue du Souvenir Napoléonien n°93 : la naissance de Napoléon
    par Le Briquet » 23 juil. 2017, 21:54 » dans Livres - Revues - Magazines
    10 Réponses
    2087 Vues
    Dernier message par Général Colbert
    03 nov. 2019, 13:02
  • L’art au service du pouvoir – Napoléon I – Napoléon III
    par C-J de Beauvau » 23 avr. 2018, 14:08 » dans L'actualité napoléonienne
    0 Réponses
    1406 Vues
    Dernier message par C-J de Beauvau
    23 avr. 2018, 14:08
  • Napoléon à table et Napoléon cuisinier
    par Joker » 02 sept. 2020, 20:09 » dans Livres - Revues - Magazines
    1 Réponses
    124 Vues
    Dernier message par Turos M. J.
    03 sept. 2020, 14:52