Napoléon et le confinement

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
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Re: Napoléon et le confinement

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Le mardi 10 avril, Napoléon envisageait sa fin avec calme et, dans l'après-midi de ce jour, occupé à rédiger son testament, il demanda à Montholon si deux millions [soit plus ou moins l’équivalent de €8.5 millions de 2020] lui suffiraient « pour racheter les biens de sa famille en Bourgogne ». Le temps pressait car, en dépit des mixtures d'opium, des infusions de colombo et de cannelle et des doses de quinine, les souffrances allaient croissant et les vomissements se succédant.
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
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Re: Napoléon et le confinement

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Le mercredi 11 avril 1821, Arnott rend visite à Noverraz, toujours très souffrant.
Mais aussi et surtout, pour la première fois, le gouverneur se décide enfin à considérer la possibilité que la maladie de Napoléon pouvait ne pas être feinte.
Pour preuve cette longue lettre – désolé pour la longueur de cette missive mais c’est là un bel exemple de la prose du gouverneur – que Lowe rédige enfin ce soir-là à son ministre de tutelle à Londres, Lord Bathurst : « [Docteur Arnott] a vu deux fois hier le général Bonaparte. Dans la matinée il l'a trouvé un peu mieux, mais quand il l'a vu de nouveau l'après-midi, le général avait été pris de vomissements. Son estomac rejeta quelque chose, pendant que le docteur Arnott était avec lui ; ce ne paraissait guère être que ce qu'il avait pris pour se soutenir, de la gelée, du pain, du lait, du sirop de capillaire. L'attaque ayant cessé, le général Bonaparte entra en conversation et dit au docteur Arnott que la fièvre était maintenant partie, et qu'il en était revenu à l'état où il se trouvait depuis six mois, « grande faiblesse, perte de l'appétit. » Il porta ensuite la main à son côté droit et dit : « Le foie, » en remontant la chemise, et en montrant la place pour que le docteur Arnott pût la toucher et l'examiner. Seule personne présente, le comte Bertrand expliqua alors en anglais ce que le général Buonaparte avait dit. Il répéta que la fièvre était partie, que le malade se retrouvait dans le même état que depuis six mois, et que c'était du foie qu'il souffrait. Le docteur Arnott toucha et il examina le côté du général Bonaparte dans la région du foie. Le malade fronça un peu le sourcil tandis que le docteur Arnott palpait son côté, et le docteur lui demandant s'il éprouvait de la douleur. il répondit que oui. Cependant le docteur Arnott n'aperçut aucun endurcissement, ni aucune enflure, et il le dit au comte Bertrand, qui traduisit ses paroles au général Bonaparte. Celui-ci se borna à faire voir qu'il comprenait ce qu'on disait par une sorte de contraction de la mâchoire inférieure avec la lèvre supérieure. 11 ne parla plus sur ce sujet, et adressa au docteur Arnott quelques questions sur les malades du camp.
Ce matin, à six heures, le docteur Arnott a été appelé de nouveau près du général Bonaparte qu'on disait avoir été pris de vomissements quatre fois depuis trois heures.
Toutefois les accès avaient cessé lorsque le docteur Arnott arriva.
Mais le général Bonaparte ne paraissait pas aussi bien que dans la matinée du jour précédent; le docteur Arnott a exprimé de la manière la plus forte au comte Bertrand et au comte Montholon son désir que le docteur Antommarchi soit appelé à continuer ses visites à Longwood ; et au moment où le docteur Arnott quittait Longwood pour se rendre près de moi, il a vu Marchand entrer dans les appartements du docteur Antommarchi, en sorte qu'il ne me paraît pas invraisemblable que celui-ci puisse être appelé de nouveau. Le comte Bertrand assistait seul aux dernières visites du docteur Arnott. Je ne puis vous envoyer de plus amples détails par l'occasion actuelle, le navire lève l'ancre. »
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Re: Napoléon et le confinement

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Le vendredi 13 avril 1821, Napoléon se mit à la rédaction de son testament, à midi, bien que les médecins - Antommarchi avait repris son service - l'eussent trouvé faible, l'insomnie, les lavements et les douleurs l'ayant épuisé.
Il dicta jusqu'à trois heures, pesant chaque terme, chaque chiffre, jugeant, expliquant et accusant, car le testament d'un souverain est avant tout un acte politique.
« Je meurs dans la religion apostolique et romaine dans le sein de laquelle je suis né il y a plus de cinquante ans.
« Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé. J'ai toujours eu à me louer de ma très chère épouse Marie-Louise, je lui conserve jusqu'au dernier moment, les plus tendres sentiments ; je la prie de veiller pour garantir mon fils des embûches qui environnent encore son enfance.
« Je recommande à mon fils de ne jamais oublier qu'il est né prince français et de ne jamais se prêter à être un instrument entre les mains des triumvirs qui oppriment les peuples de l'Europe. Il ne doit jamais combattre, ni nuire en aucune manière à la France. Il doit adopter ma devise : Tout pour le peuple français.
« Je meurs prématurément, assassiné par l'oligarchie anglaise et son sicaire ; le peuple anglais ne tardera pas à me venger.
« Les deux issues si malheureuses des invasions de la France, lorsqu'elle avait encore tant de ressources, sont dues aux trahisons de Marmont, Augereau, Talleyrand et de La Fayette. Je leur pardonne, puisse la postérité française leur pardonner comme moi. »
Au fils qui héritera du nom prestigieux, et désirant « que ce faible legs lui soit cher, comme lui retraçant le souvenir d'un père dont l'univers l'entretiendra », il destine les objets, armes et effets qui lui ont servi et que les fidèles devront lui remettre « quand il aura seize ans » :
- Vignali pour les ornements de la chapelle,
- Bertrand pour les armes et le nécessaire,
- Marchand pour les boîtes, uniformes et lits de camp,
- Montholon pour le médaillier, l'argenterie et la vaisselle de Longwood,
- Noverraz pour les selles et les fusils, Saint-Denis pour quatre cents volumes de la bibliothèque.
Les membres de la famille se partageront les biens de Sainte-Hélène : Marie-Louise aura les dentelles, le cardinal un nécessaire en acier, le prince Eugène un bougeoir en vermeil, Madame Mère la veilleuse d'argent, la princesse Pauline le petit médaillier, la reine Hortense et la reine Caroline des tapis turcs, Jérôme une poignée de sabre antique, Joseph et Lucien des manteaux brodés. Louis seul, bien qu'absous, est exclu du partage. « Je pardonne à Louis le libelle qu'il a publié en 1820 ; il est plein d'assertions fausses et de pièces falsifiées. »
Les fonds placés chez Laffitte, en 1815, et qu'il évalue à six millions serviront à récompenser la fidélité et l'abnégation. Montholon se taillera la part du lion, deux millions « comme une preuve de ma satisfaction des soins filiaux qu'il m'a rendus depuis six ans et pour l'indemniser des pertes que son séjour à Sainte-Hélène lui a occasionnées». Bertrand aura cinq cent mille francs, sans un mot de remerciement, Marchand quatre cent mille francs, assortis d'une citation qui l'immortalise : « Les services qu'il m'a rendus sont ceux d'un ami. »
Saint-Denis, Noverraz, Pierron et l'abbé Vignali sont inscrits pour cent mille francs chacun et l'abbé devra, avec ce legs, « bâtir sa maison près de Ponte Nuovo di Rostino ».
Archambault touchera cinquante mille francs et Coursot et Chandellier vingt-cinq mille francs chacun.
C'est ensuite le tour de ceux qui ont été les témoins de sa jeunesse et les compagnons de son ascension : Larrey, « l'homme le plus vertueux que j'aie connu », La Valette, Drouot, Cambronne, Lallemand aîné, Réal, Costa de Bastelica, Clauzel, Mèneval, Marbot, « Je l'engage à continuer à écrire pour la défense de la gloire des armées françaises et à en confondre les calomniateurs et les apostats ».
Il n'oublie pas les enfants des braves qui sont morts sous ses drapeaux et ceux de Mouton-Duvernet, de Girard, de La Bédoyère, de Chartrand et de Travot figurent pour des legs de cent mille francs. Voilà un geste qui fera tressaillir d'orgueil l'armée des grognards et des demi-soldes...
A trois heures il congédia Montholon.
- « Allons ! Allez-vous-en recopier ce que je vous ai dicté et après-demain, qui sera mon bon jour, nous le relirons. Vous me le dicterez et je l'écrirai. »
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Le samedi 14 avril 1821, Napoléon continua la dictée de son testament (qu’il poursuivra aussi le lendemain) : les affaires de famille réglées, c'est maintenant le souverain qui s'adresse à ceux qui ont été les artisans de la plus étonnante épopée des temps modernes.
Il évalue son domaine privé, économies sur sa liste civile et palais d'Italie, à deux cents millions et distribue cet or à poignées.
« Je lègue mon domaine privé moitié aux officiers et soldats qui restent de l'armée française, qui ont combattu depuis 1792 à 1815, pour la gloire et l'indépendance de la nation. La répartition en sera faite au prorata des appointements d’activité ; moitié aux villes et campagnes d'Alsace, de Lorraine, de Franche-Comté, de Bourgogne, de l'Ile-de-France, de Champagne, Forez, Dauphiné qui auraient souffert par l'une ou l'autre invasion.
Il sera, de cette somme, prélevé un million pour la ville de Brienne et un million pour celle de Méry. »
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Le dimanche 15 avril 1821, qui était le dimanche des Rameaux, Marchand passa la journée à dresser les états de l'argenterie, de la porcelaine et de la garde-robe et vers quatre heures les médecins se présentaient.
Bien que ne se faisant plus d'illusions sur l'issue, Arnott prescrivit des pilules purgatives mais Napoléon s'emporta et déclara qu'il ne voulait pas être traité comme un soldat du 20e régiment.
- « Ma machine est un peu comme les éléphants ; on les mène avec une ficelle et on ne peut les conduire avec une corde. »
Il se leva, s'appuya sur Bertrand et alla s'installer dans un fauteuil, pour échanger des propos avec le médecin britannique dont la médaille d'Egypte rappelait des souvenirs. : « Maîtres de la mer, vous débarquez sans chevaux pour votre artillerie et votre cavalerie ; si Menou eût suivi le plan de ma bataille d'Aboukir, vous étiez perdus, et si Lannes avait eu avec lui deux mille hommes de plus, il vous culbutait dans la marche de flanc que vous faisiez devant lui... »
Passant d'Abercromby aux généraux britanniques, il fait l'éloge de Marlborough et demande à Arnott si la bibliothèque du régiment possède le récit des campagnes du vainqueur de Malplaquet.
- « Je n'en suis pas certain. »
- « Eh bien, je veux en faire cadeau à votre régiment. » Il se fait apporter les trois volumes de William Coxe, Memoirs of John, duke of Marlborough, splendide édition
illustrée et la tend au médecin.
- « Tenez, docteur, j'aime les braves de toutes les nations. »
Antommarchi riait bêtement : Napoléon le toisa d'un air furibond puis apostropha Arnott avec véhémence.
- « Je vais écrire au Prince Régent et à vos ministres ; ils ont voulu ma mort, ils sont au moment de l'obtenir après m'avoir assassiné à coups d'épingles. Je désire que mes cendres reposent en France. Votre gouvernement s'y opposera mais je lui prédis que le monument qu'il m'élèvera sera à sa honte et que John Bull sortira de dessous mes cendres pour abattre l'oligarchie anglaise. La postérité me vengera du bourreau commis à ma garde et vos ministres mourront de mort violente. »
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Le lundi 16 avril 1821, toute la journée fut occupée par la copie du testament et de deux codicilles, qui seront ouverts dès la mort : assis sur son lit, se servant d'un carton comme d'écritoire, Napoléon peinait pour rendre lisible une écriture qui désarmait les secrétaires. Debout près du lit, Montholon dictait et tenait l'encrier.
Le premier codicille devait faciliter le règlement de la succession sur le plan local.
« Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé.
« Je lègue aux comtes Bertrand, Montholon et Marchand l'argent, bijoux, argenterie, porcelaine, meubles, livres, armes et généralement tout ce qui m'appartient dans l'île de Sainte-Hélène. »
Il appartiendra à ces légataires de disposer des biens selon les termes du testament, qui ne sera ouvert qu'en Europe. Le second codicille répartissait la réserve en or, « la poire pour la soif », environ trois cent mille francs. Bertrand, Montholon et Marchand prendront chacun cinquante mille francs; Saint-Denis, Noverraz, Pierron et Vignali, quinze mille francs; Archambault et Coursot, dix mille francs; Chandellier, cinq mille. Le surplus sera divisé entre le docteur Arnott, les Chinois et les pauvres de la paroisse.
Marchand aura en outre le collier de la reine Hortense et Madame Mère, « très bonne et très chère mère », tous les menus objets de la chambre.
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"𝟭𝟲 𝗮𝘃𝗿𝗶𝗹. – 𝐿’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑎 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒́ 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑠𝑠𝑒𝑧 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑛𝑢𝑖𝑡. 𝐼𝑙 𝑎 𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑎̀ 6 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑚𝑖𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑝𝑒 𝑎𝑢 𝑣𝑒𝑟𝑚𝑖𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒, 𝑎̀ 8 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑚𝑖𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑖𝑟, 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐𝑜𝑙𝑎𝑡. 𝐴̀ 11 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒́𝑑𝑒𝑐𝑖𝑛𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠. 𝐿’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑏𝑜𝑢𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑚𝑖-ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒. 𝐿𝑒 𝑑𝑜𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝐴𝑟𝑛𝑜𝑡𝑡 𝑙’𝑎 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒́ 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑚𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑢 𝑠𝑜𝑖𝑟, 𝑎̀ 𝑝𝑒𝑢 𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛, 𝑙𝑎 𝑙𝑎𝑛𝑔𝑢𝑒 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒. 𝐴̀ 2 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠, 𝑖𝑙 𝑚𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑐𝑜𝑙𝑎𝑡. 𝐼𝑙 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑒𝑟𝑚𝑒́ 𝑑𝑒 2 𝑎̀ 4 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑀𝑜𝑛𝑡ℎ𝑜𝑙𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑀𝑎𝑟𝑐ℎ𝑎𝑛𝑑. 𝐼𝑙 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑖̂𝑡 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑎̀ 𝑠𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠. 𝐿’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙𝑒𝑟 𝑉𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙𝑖 𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑡𝑟𝑜𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑡𝑠 𝑑’ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑢𝑖. 𝐴̀ 4 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑡𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒́𝑑𝑒𝑐𝑖𝑛𝑠 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡. 𝐿’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑠𝑒 𝑙𝑒̀𝑣𝑒 𝑢𝑛 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑡 𝑑’ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒. 𝐼𝑙 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑠𝑖 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑎̂𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐶ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠.
𝐴𝑟𝑛𝑜𝑡𝑡 𝑟𝑒́𝑝𝑜𝑛𝑑 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑛’𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑔𝑢𝑒̀𝑟𝑒. 𝐼𝑙 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑠𝑖 𝑙’𝑒𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐶ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑓𝑎̂𝑐ℎ𝑒́. 𝐼𝑙 𝑟𝑒́𝑝𝑜𝑛𝑑 𝑞𝑢𝑒 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙 𝑒𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒́ 𝑎𝑢 𝑡𝑟𝑜̂𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑙’𝑎𝑚𝑏𝑎𝑠𝑠𝑎𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑜𝑟𝑑 𝐴𝑚ℎ𝑒𝑟𝑠𝑡. 𝐿’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑖𝑡 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑎 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑒́𝑐𝑟𝑖𝑡 ; 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑙𝑒 𝑓𝑎𝑡𝑖𝑔𝑢𝑒 ; 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑛’𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑑’𝑒́𝑐𝑟𝑖𝑟𝑒. 𝐼𝑙 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑢. 𝐿𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑚𝑎𝑟𝑒́𝑐ℎ𝑎𝑙 𝑑𝑖𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑟𝑒𝑔𝑟𝑒𝑡𝑡𝑒, 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑢̀ 𝑖𝑙 𝑣𝑜𝑖𝑡 𝑙’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑠𝑜𝑢𝑓𝑓𝑟𝑎𝑛𝑡, 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑔𝑟𝑖𝑛𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑎𝑣𝑟𝑒́ 𝑑𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝐸𝑚𝑝𝑒𝑟𝑒𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑟𝑖𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟. « 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗻𝗼𝗻. 𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝗮𝗶𝘀 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗲𝘇 𝗱𝗶𝗿𝗲. 𝗘𝘅𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀. 𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗱𝗲, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗺𝗼𝗻 𝗹𝗶𝘁, 𝗷𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂. 𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗻’𝗮𝘃𝗲𝘇 𝗮̀ 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗶𝗲𝗻. »"

👉 𝑷𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒆́𝒄𝒐𝒖𝒗𝒓𝒊𝒓 𝒍𝒂 𝒔𝒖𝒊𝒕𝒆 : "Cahiers de Sainte-Hélène. Les 500 derniers jours (1820-1821)", présentés et édités par François Houdecek (Perrin, 2021) > https://www.napoleon.org/.../cahiers-de ... helene.../
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Re: Napoléon et le confinement

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Le mardi 17 avril 1821, comme le Dr Antommarchi l'avait souhaité deux semaines plus tôt (le 3 avril), on commence à transformer le salon en chambre à coucher. L'Empereur qui manquait d'air dans sa chambre ne s'y installera que dix jours plus tard.
En attendant, toujours dans sa chambre, Napoléon jongle encore avec les noms et les chiffres pour achever testament et codicilles et que, selon l'expression d'un de ses familiers, toute son énergie semble s'être concentrée dans sa tête.
Aujourd'hui, Arnott prend-il plaisir à le décrire à Lowe, « assis dans un fauteuil, sifflant, s'arrêtant brusquement, ouvrant la bouche, avançant les lèvres et regardant sans parler, les yeux absents »... Aussi, pour justifier son diagnostic d'hypocondrie, parle-t-il d'exercice, de distraction, de toilette et de nourriture...
- « Mais je ne peux rien digérer, soupire le malade, aussi il est inutile de manger ; mon estomac vomit tout. »
- « Il faut avoir de l'espoir. »
- « Ce sont des phrases ; cela est bon pour les femmes et les enfants, mais à nous autres hommes, surtout à nous soldats, il faut dire la vérité. »
- « Je dis ce que je pense », s'obstine l'Ecossais. Napoléon hausse les épaules.
- « Comme cette faiblesse n'est pas la suite d'une maladie, qu'elle est la maladie elle-même, je vois que vous n'avez pas les moyens de la guérir. »
Dans l'après-midi, l’Empereur dicta à Montholon les recommandations à son fils, son vrai testament politique et qui témoignait d'une belle lucidité.
- « Je me suis préoccupé, en causant avec Bertrand, de ce que mes exécuteurs testamentaires doivent dire à mon fils quand ils le verront; il ne me comprend pas, lui et La Fayette sont restés ce qu'ils étaient en 1791... Pour eux je n'ai fait que du despotisme et de la gloire militaire. Bertrand est encore aujourd'hui à me dire que si, au retour de Varennes, l'Assemblée nationale avait décrété la déchéance de Louis XVI et la royauté du duc d'Orléans, c'est été le plus beau jour de sa vie. Lui qui me doit tout ce qu'il est, que j'ai fait grand officier de ma couronne... »
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Le mercredi 18 avril 1821, après une mauvaise nuit, coupée de vomissements, Napoléon paraissait triste et affaibli et souffrait d'oppression : il déjeuna d'un peu de chocolat mais refusa les médicaments que lui conseillait Arnott.
- "Non, l'Angleterre réclame mon cadavre, je ne veux pas la faire attendre et je mourrai bien sans drogues."
A la consultation de l'après-midi, le médecin affirma à Bertrand, sans rougir - S'il peut se nourrir, il se rétablira.
Il fallait beaucoup de duplicité pour étaler cet optimisme de commande car le malade, quand il ne travaillait pas avec Montholon ou qu'il ne se faisait pas lire par Marchand les campagnes d'Hannibal ou quelque chant d'Homère, demeurait immobile et muet, enfoncé dans son fauteuil à admirer la lumière tamisée qui ombrait les arbres et les fleurs : le ressort était brisé.
- Ouvre cette porte du jardin, mon fils, disait-il à Marchand, que je respire l'air que Dieu a fait. Bertrand, allez me chercher une rose... Ah ! Docteur, nous ne sommes pas gâtés !
- L'air de Sainte-Hélène n'est pas mauvais, tranchait Arnott, toujours sur la défensive, c'est la distraction et l'exercice qui vous manquent.
- Dites un tombeau, docteur, et celui-ci ne tardera pas ; votre gouvernement sera satisfait.
Avec son habituelle minutie, il s'entretient déjà du retour en Europe de ses compagnons et de leur voyage. . – "Vous reverrez, les uns vos parents, les autres vos amis, et moi, je retrouverai mes braves aux Champs-Elysées, Kléber, Desaix, Bessières, Duroc, Ney, Murat, Masséna, Berthier, tous viendront à ma rencontre... Nous causerons de nos guerres avec les Scipion, les Hannibal, les César, les Frédéric... A moins qu'on ait peur là-bas de voir tant de guerriers ensemble."
Profitant d'une absence de Montholon, il annonce à Marchand qu'il l'a nommé exécuteur testamentaire ainsi que Bertrand et Montholon.
- « J'ai, chez le Grand Maréchal, un testament, pour être ouvert par lui après ma mort ; dis-lui de te le remettre et apporte-le-moi. » C'est le document préparé en août 1819, à l'époque des pires persécutions de Lowe : il en brise les cachets, parcourt les feuillets, les déchire et les fait jeter au feu par Marchand. Comme tout a changé en deux ans !...
Les médecins parurent vers quatre heures et il se leva, soutenu par Bertrand, pour passer dans son fauteuil. Sa déchéance, ses souffrances, le dénuement de sa fin, à laquelle les gardiens assistent, impassibles, ajoutaient aux épreuves de la maladie. Il touche à peine à son dîner puis lève les yeux sur Arnott.
- « J'étais venu m'asseoir au foyer du peuple britannique... Il n'y a pas une indignité, pas une horreur dont vous ne vous soyez fait une joie de m'abreuver... Vous m'avez assassiné longuement, en détail, avec préméditation et l'infâme Hudson Lowe est l'exécuteur des hautes œuvres de vos ministres. Vous finirez comme la superbe république de Venise et moi, mourant sur cet affreux rocher, privé des miens et manquant de tout, je lègue l'opprobre et l'horreur de ma mort à la famille régnante d'Angleterre !
Arnott s'en fut en silence puis Marchand et Bertrand lurent le récit de la bataille de Cannes.
- « Hannibal avait de vieilles et excellentes troupes... Il était fort supérieur en cavalerie... L'armée romaine fut enveloppée par la cavalerie et détruite presque en entier... Il n'y a là rien que de fort ordinaire. »
Jusqu'à la fin, son âme erre dans les plaines d'Italie qui furent le berceau de sa gloire. N'est-ce pas de là qu'il écrivait à Joséphine : « Nous passons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux... »
En ce temps-là, il était heureux, fêté par le peuple, chéri par ses soldats et craint par ses ennemis...
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𝟭𝟴 𝗮𝘃𝗿𝗶𝗹 :"𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟𝑒𝑧 𝑎̀ 𝑚𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑙𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑖𝑙 𝑎𝑢𝑟𝑎 𝑠𝑒𝑖𝑧𝑒 𝑎𝑛𝑠, 𝑐𝑎𝑟 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢𝑒-𝑙𝑎̀, 𝑐𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑙'𝐴𝑢𝑡𝑟𝑖𝑐ℎ𝑒.", demande Napoléon au grand maréchal Bertrand, afin que celui-ci lui confie au Roi de Rome les armes de l'Empereur. La mort précoce de l'héritier ne lui donna pas la possibilité de remplir son devoir à cet égard.
👉 𝑪𝒆𝒔 𝒂𝒓𝒎𝒆𝒔, 𝒍'𝒆́𝒑𝒆́𝒆 𝒅𝒊𝒕𝒆 𝒅'𝑨𝒖𝒔𝒕𝒆𝒓𝒍𝒊𝒕𝒛, 𝒍𝒆 𝒔𝒂𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒊𝒕 𝒅'𝑨𝒃𝒐𝒖𝒌𝒊𝒓, 𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒊𝒈𝒏𝒂𝒓𝒅 𝒅𝒆 𝑱𝒆𝒂𝒏 𝑷𝒂𝒓𝒊𝒔𝒐𝒕 𝒅𝒆 𝑳𝒂 𝑽𝒂𝒍𝒆𝒕𝒕𝒆, 𝒍𝒆 𝒈𝒍𝒂𝒊𝒗𝒆 𝒅𝒖 𝑷𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒖𝒍, 𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒂𝒈𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒗𝒆́𝒏𝒆𝒓𝒊𝒆, 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒖𝒙 𝒑𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒊𝒔𝒕𝒐𝒍𝒆𝒕𝒔, 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆́𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒓 𝒍'𝒆𝒙𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 #𝑵𝒂𝒑𝒐𝒍𝒆́𝒐𝒏𝑵𝒆𝒔𝒕𝑷𝒍𝒖𝒔 𝒐𝒓𝒈𝒂𝒏𝒊𝒔𝒆́𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆 Musée de l'Armée 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝑭𝒐𝒏𝒅𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑵𝒂𝒑𝒐𝒍𝒆́𝒐𝒏.

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