Bérézina 2019

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

Modérateur : Joker

Domiter

Re: Bérézina 2019

Message par Domiter »

lucien a écrit : 24 déc. 2019, 17:39 Merci pour vos avis qui refont la bataille.
Sur le beau tableau de Detaille, l'officier supérieur menant la charge n'est pas forcément le colonel Dubois.
Ce dernier, sous toute réserve, était malade et faisait parti du grand convoi.
Il faudrait que je retrouve cela à l'occasion.
Cela ne change rien à l'action de bravoure menée par le 7eme Rgt de Cuirassiers (et autres régiments) qui ont sauvé l'armée ce jour là.
Vous avez raison : Concernant la charge de Brilli, à la Bérézina, je maintiens donc que c'est bien le colonel Michel Ordener (1787-1862), mon aïeul, qui commandait la charge du 7ème cuirassiers, et non le colonel Dubois... Je ne puis pas donner la source de ma source (Lot en l'occurrence, qui était un historien, et qui fut surtout le confident de son oncle Ordener dont il a recueilli les mémoires).
- M. de Bourgoing dit bien "J'étais à côté du duc de Trévise lorsqu'il adressa au colonel Ordener, au moment où il remettait dans le fourreau son sabre victorieux, des félicitations méritées"
- Lot ajoute : "Ce récit d'un témoin oculaire, publié deux ans après la mort du général Ordener, est trop significatif pour qu'il soit besoin d'insister sur l'erreur des historiens qui, à l'exemple de M. Thiers, ont attribué à Dubois le mérite de la charge de la Bérézina."
Voilà. Cela me semble suffisant ...
Cordialement.
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 4173
Enregistré le : 30 janv. 2021, 10:36

Re: Bérézina 2019

Message par Cyril Drouet »

Domiter a écrit : 10 oct. 2020, 15:09 Je ne puis pas donner la source de ma source
Dommage...
Avatar du membre
la remonte
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 988
Enregistré le : 06 sept. 2019, 11:46
Localisation : Paris

Re: Bérézina 2019

Message par la remonte »

le 20 novembre à Orcha Napoléon a fait brûler les bateaux de franchissement .
une décision qui frappe quand on connaît la suite des événements .
pourtant le véritable obstacle était le Dniepr , celui ci franchi était il nécessaire de garder de tels convois quand on manquait de chevaux ? le sort a voulu que les Russes soient plus rapides à Borissov et détruisent le pont censé être protégé .
mais que serait la retraite de Russie sans la Bérézina !
Avatar du membre
la remonte
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 988
Enregistré le : 06 sept. 2019, 11:46
Localisation : Paris

Re: Bérézina 2019

Message par la remonte »

Image

Image

le Dniepr à Orcha l'été
si Napoléon a brûlé les bateaux c'est qu'il a fait sauter le pont ? les Russes ayant forcément détruit le pont lors de leur retraite , nos bateaux étaient sur l'eau quand on est repassé et c'était plus simple de les détruire que de les remonter .

Image

l'histoire ne dit pas comme à la Bérézina si les retardataires furent pris au piège à Orcha
lucien

Re: Bérézina 2019

Message par lucien »

lucien a écrit : 26 déc. 2019, 10:28 Bonjour,
Ce que j'ai retrouvé.
Un lecteur: concernant l'épisode de la Bérézina vous faites bien de préciser que c'est "peut-être" lui qui commanda la charge, car le fait fit l'objet d'une réclamation ( il aurait été malade, couché dans une charrette ) voir mon article dans la RSN n°482.
je n'ai pas l'article en question….
Domiter a écrit : 10 oct. 2020, 15:09
lucien a écrit : 24 déc. 2019, 17:39 Merci pour vos avis qui refont la bataille.
Sur le beau tableau de Detaille, l'officier supérieur menant la charge n'est pas forcément le colonel Dubois.
Ce dernier, sous toute réserve, était malade et faisait parti du grand convoi.
Il faudrait que je retrouve cela à l'occasion.
Cela ne change rien à l'action de bravoure menée par le 7eme Rgt de Cuirassiers (et autres régiments) qui ont sauvé l'armée ce jour là.
Vous avez raison : Concernant la charge de Brilli, à la Bérézina, je maintiens donc que c'est bien le colonel Michel Ordener (1787-1862), mon aïeul, qui commandait la charge du 7ème cuirassiers, et non le colonel Dubois... Je ne puis pas donner la source de ma source (Lot en l'occurrence, qui était un historien, et qui fut surtout le confident de son oncle Ordener dont il a recueilli les mémoires).
- M. de Bourgoing dit bien "J'étais à côté du duc de Trévise lorsqu'il adressa au colonel Ordener, au moment où il remettait dans le fourreau son sabre victorieux, des félicitations méritées"
- Lot ajoute : "Ce récit d'un témoin oculaire, publié deux ans après la mort du général Ordener, est trop significatif pour qu'il soit besoin d'insister sur l'erreur des historiens qui, à l'exemple de M. Thiers, ont attribué à Dubois le mérite de la charge de la Bérézina."
Voilà. Cela me semble suffisant ...
Cordialement.
La réponse est surement là, je me relis :
Un lecteur: concernant l'épisode de la Bérézina vous faites bien de préciser que c'est "peut-être" lui qui commanda la charge, car le fait fit l'objet d'une réclamation ( il aurait été malade, couché dans une charrette ) voir mon article dans la RSN n°482.
je n'ai pas l'article en question….

Autrement dans la même famille ORDENER, il y a également Antoine, du 7°Rgt de Cuirassiers également, présent à la campagne de Russie en 1812 …..
Avatar du membre
la remonte
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 988
Enregistré le : 06 sept. 2019, 11:46
Localisation : Paris

Re: Bérézina 2019

Message par la remonte »

il fait aujourd'hui -1° au lever et 6° dans la journée à Borissov
les conditions météo épouvantables ont peut être sauvé Napoléon :idea:
Avatar du membre
C-J de Beauvau
Colonel
Colonel
Messages : 2368
Enregistré le : 16 sept. 2017, 17:12

Re: Bérézina 2019

Message par C-J de Beauvau »

"Cinq mois après le franchissement du Niémen le 24 juin 1812, la Grande Armée bat en retraite et se trouve devant une rivière marécageuse, la Bérézina. Les armées russes comptent sur cet obstacle naturel pour bloquer l'armée de Napoléon et ainsi l'anéantir.
La retraite de Napoléon se fait dans de mauvaises conditions : l’hiver n'est pas précoce mais sera très rigoureux ; les températures atteignent −30° au thermomètre de Réaumur soit −37,5 °c. le 26 novembre 1812 Malgré ces températures, la rivière n'est toutefois pas entièrement gelée.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_ ... te_note-10
:salut:
Avatar du membre
C-J de Beauvau
Colonel
Colonel
Messages : 2368
Enregistré le : 16 sept. 2017, 17:12

Re: Bérézina 2019

Message par C-J de Beauvau »

LA BÉRÉZINA : QUAND LE MÉTAL DEVIENT POUSSIÈRE OU LA GUERRE SANS BOUTON. MYTHE OU RÉALITÉ ?
C’est la Bérézina ! Cette expression caractérise une situation désespérée ou une déroute complète, mais quel est son rapport avec les boutons ? C’est l’étain, un élément connu comme un métal tendre, ductile et malléable. Il se présente sous plusieurs formes allotropiques tout comme le carbone (graphite/diamant). L’une d’elles, forme β ou étain blanc, est stable au dessus de 13 °C avec une forte densité (7,27), tandis que la forme α ou étain gris moins dense (5,77) se forme en dessous de 13°C. Lorsque de l’étain blanc est brutalement refroidi son réseau cristallin est ébranlé et les objets en étain pur tombent en poussière. Cette transformation est d’autant plus rapide que la température est basse et en dessous de −40 °C il devient très rapidement pulvérulent. C'est la «peste de l'étain» qui a été observée lors d’hivers rudes. L’addition de petites quantités de bismuth ou d’antimoine à l’étain empêche ce phénomène.

L’étain blanc était utilisé pour fabriquer les boutons des tenues de la Grande Armée de Napoléon. Au cours de la retraite de Russie fin novembre 1812, les troupes ont dû traverser la Bérézina, rivière de Biélorussie large d'une centaine de mètres et profonde de deux à trois mètres. La température a atteint -39 °C et les boutons en étain des pantalons des soldats de Napoléon ont explosé. Les soldats ne pouvaient donc plus combattre correctement ou mourraient de froid à cause de la désintégration de leurs vêtements.

Mais l’étain n’était pas la seule cause de cette tragédie, car outre le froid, les combats, la famine et la maladie ont causé aux soldats de terribles souffrances et la mort. Certains ont même posé la question : la Grande Armée avait-elle réellement des boutons en étain ? La réponse documentée est oui pour au moins une partie des soldats français comme russes. Mais dans les fosses communes de soldats à Vilnius on retrouve des boutons en laiton, pas en étain et au mieux des boutons en bois recouvert d'une tôle d'étain. Donc, au pire, une partie des soldats risquaient d'avoir des boutons moches... Pour finir, malgré cette débâcle, la bataille de la Bérézina est considérée comme une victoire de Napoléon grâce aux efforts héroïques du Maréchal Ney.

Auteur(s) : Bernard Bodo
https://www.mediachimie.org/ressource/l ... %AAtements.
:salut:
Avatar du membre
Bernard
Scribe
Scribe
Messages : 1796
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:29
Localisation : Alsace

Re: Bérézina 2019

Message par Bernard »

Domiter a écrit : 10 oct. 2020, 15:09 Je ne puis pas donner la source de ma source (Lot en l'occurrence, qui était un historien, et qui fut surtout le confident de son oncle Ordener dont il a recueilli les mémoires).
De l'importance de donner des références précises, et notamment les prénoms !
En premier abord, j'imaginais qu'il s'agissait du grand médiéviste Ferdinand Lot (1866-1952) dont le grand-père avait épousé la fille du général Michel Ordener. Mais non, l'auteur en question est Henri Lot (1834-1878), l'oncle de Ferdinand, archiviste aux Archives nationales, dont a été publié en 1910 un ouvrage posthume intitulé Les deux généraux Ordener. Il nous apprend notamment que Michel Ortner né à L'Hôpital (Moselle) en 1755, a francisé son nom en Ordener en 1795 pour se distinguer de son frère aîné, Charles, qui avait rejoint les émigrés. Il est mort le 30 août 1811. Son fils Michel, né le 3 avril 1787 à Huningue, est celui qui était présent en 1812 à la Bérézina. On apprend qu'à la veille de la campagne de Russie, il avait pris dans son 7e cuirassiers, dont il était chef d'escadrons, son jeune frère Gaston (cela faisait beaucoup d'Ordener dans l'armée). C'est le 4 novembre que, par une demande de Doumerc à l'Empereur, Michel est proposé au grade de colonel et au commandement du 3e régiment de chevau-légers en remplacement du colonel Lebrun, tué le 26 octobre. Le 19 novembre, il est nommé colonel à la suite du 7e cuirassiers. L'auteur note qu'il avait alors 25 ans ! Vient l'affaire en question et voici la page 70 du livre de Henri Lot :
Ordener.jpg
Il s'agit d'une citation de l'ouvrage du baron Pierre de Bourgoing (1791-1864), Souvenirs militaires, page 159 :
Bourgoing-159.jpg
  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • Biennale 2019
    par Joker » » dans L'actualité napoléonienne
    0 Réponses
    876 Vues
    Dernier message par Joker
  • Waterloo, juin 2019
    par Joker » » dans Napoléon à travers les Arts
    0 Réponses
    434 Vues
    Dernier message par Joker
  • Grands Prix 2019 du S.N.
    par Joker » » dans L'actualité napoléonienne
    3 Réponses
    1230 Vues
    Dernier message par Bernard
  • Napoléon 2019 à Ajaccio
    par Joker » » dans L'actualité napoléonienne
    4 Réponses
    1580 Vues
    Dernier message par Joker