Le Code civil inspiré par la Charia ?

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Joker » 07 mars 2019, 19:24

Cyril Drouet a écrit :
07 mars 2019, 17:06
Je doute que les lois françaises donnaient le droit, pour reprendre les mots de l'Empereur, de noyer des prostituées...
Il y a effectivement eu plusieurs circonstances où l'on peut observer une dichotomie prononcée entre les lois existantes et l'interprétation qu'a pu en faire Napoléon au cours de son règne.
Qu'il ait pu en outre faire reproche à ses subordonnés d'agir de même est tout aussi étonnant. :shock:
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Cyril Drouet » 07 mars 2019, 23:25

Joker a écrit :
07 mars 2019, 19:24
Cyril Drouet a écrit :
07 mars 2019, 17:06
Je doute que les lois françaises donnaient le droit, pour reprendre les mots de l'Empereur, de noyer des prostituées...
Il y a effectivement eu plusieurs circonstances où l'on peut observer une dichotomie prononcée entre les lois existantes et l'interprétation qu'a pu en faire Napoléon au cours de son règne.
"Je n’ai jamais été aussi libre qu’en Egypte" aurait-il dit à Chaptal (Mémoires).

Cyril Drouet a écrit :
07 mars 2019, 15:43
A noter tout de même que Bonaparte savait s'adapter aux lois locales ; je pense notamment au moment où il fut juger bon de se débarrasser d'une partie des prostituées du Caire. On les noya...
On avance que près de 400 furent ainsi jetées dans les eaux du Nil.
Lettre de Dugua à Bonaparte (21 juin 1799) :
"Les femmes publiques infestent les quartiers; pour les en éloigner, il faut faire noyer celles qui seront prises dans les casernes."

Réponse de Bonaparte : "En charger l'aga."
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Cyril Drouet » 08 mars 2019, 13:20

Autre noyade désirée :

Dugua, le 26 mars 1799, écrivait cette lettre à Bonaparte :
"Une esclave concubine nommée Khadija, qui a appartenu à Sulaiman Kashif al-Bawwab, fut dénoncée au commandant de la place comme tenant une espèce de mauvais lieu. Cette femme ne réclama pas d'une sauvegarde qui lui avait été accordée depuis longtemps et qu'elle ne présenta pas. Conduite chez le commandant de la place, avec deux autres esclaves le 2 au soir, le 3 au moment où l'on allait chez lui prendre les drapeaux, elle se mit à crier par une fenêtre : "Musulmans, retirez-moi d'ici, on me viole". Personne de la maison du général ne fit attention à ce cri, personne ne l'en avertit. Mais ce propos se répéta et des hommes et des femmes se plaignirent au diwan que les asiles des femmes étaient forcés et qu'elles n'étaient plus en sûreté.
[...]
Je fis venir l'esclave, je l'interrogeai et la fis interroger par le shaykh. Il résulta de ses réponses qu'elle avait eu assez d'habitudes avec des Français depuis leur séjour en Egypte pour entendre tout ce que nous disions et y répondre en arabe avant qu'on eût interprété, et qu'elle en dit assez pour prouver que ce n'était pas sa vertu qu'elle défendait, quand elle criait, mais qu'elle cherchait à se faire mettre en liberté.
[...]
Le soir, je fis revenir Khadija chez moi avec ses esclaves. Elle me parla pour la première fois de la sauvegarde en présence de l'aga des janissaires. Je la lui remis ainsi que ses femmes avec ordre de lui fournir un logement où elles fussent tranquilles, et, pour sa subsistance, j'y pourvoyerai jusqu'à ce qu'elle jouisse de quelques kirats qu'elle a rachetés.
Il y a dans toute cette affaire une précipitation dans l'arrestation des femmes qui avaient une sauvegarde et maladresse de les laisser crier, méchanceté de la part de Khadija, et envie de la part des shaykh de tracasser le commandant de la place si on avait trouvé une occasion favorable."

Bonaparte répondit le 19 avril suivant :
"Quand à la femme, à mon arrivée, je la ferai noyer."
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Joker » 08 mars 2019, 18:36

Voilà des témoignages qui ont de quoi laissé pantois !

A leur lecture et quoi qu'aient pu en dire les thuriféraires de Bonaparte, la campagne d'Egypte était bien loin de n'être qu'une mission civilisatrice et scientifique.
On voit en effet mal quels arguments de nature militaire ou autre on pourrait objecter pour défendre ce genre de cruautés.
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Cyril Drouet » 08 mars 2019, 19:02

Joker a écrit :
08 mars 2019, 18:36
On voit en effet mal quels arguments de nature militaire ou autre on pourrait objecter pour défendre ce genre de cruautés.

Maladies vénériennes, et même la peste avanceront certains.
Ainsi, le divan du Caire lança pendant le mois de mai 1799 (un mois avant la demande de noyades de Dugua acceptée par Bonaparte) cette proclamation :
"En réfléchissant bien aux différentes causes de propagation de la peste, nous avons pensé que la fréquentation des femmes de mauvaise vie en était une des premières. En conséquence, nous défendons expressément à tout Français, musulman, chrétien, ou juif, de faire entrer au Caire, à Boulaq et au Vieux-Caire des femmes de cette espèce, et ce, d'ici à trente jours. Quiconque contreviendra à cet ordre sera puni de mort. Sera également passible de cette peine toute femme publique qui entrera dans la ville de sa propre initiative."

Le ton était donné...
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Joker » 08 mars 2019, 19:54

Mazette !
On ne badinait pas avec ce genre de choses au sein de l'armée française de l'époque.

Toutefois, le soldat étant ce qu'il est et le charme oriental aidant, on peut douter de l'impact et du réel effet des ces recommandations ou menaces sur la troupe. ;-)
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Cyril Drouet » 09 mars 2019, 09:50

Joker a écrit :
08 mars 2019, 19:54
Mazette !
On ne badinait pas avec ce genre de choses au sein de l'armée française de l'époque.

A noter qu'il ne s'agissait pas d'une proclamation militaire mais d'un texte rédigé par le divan du Caire, instance chargée, comme le précise la proclamation de Bonaparte du 21 décembre 1798, de s'occuper "de tous les objets relatifs à la justice, au bonheur des habitants, aux intérêts de la République française, à la bonne intelligence entre tous".

Pour rester dans le domaine des femmes et de l'ordre militaire, on peut évoquer la fusillade de femmes qui aurait eu lieu suite à la prise de Jaffa si l'on en croit la lettre du 19 avril 1799 de Bernoyer (Avec Bonaparte en Égypte et en Syrie, 1798-1800) :
« Toute la journée, nous fûmes les témoins de scènes déplorables qui se succédaient : on voyait les soldats venir tour à tour dans le camp, chargés de butin et de toutes sortes de marchandises, mais que je n'avais jamais vu de ma vie, ce fut un trafic de jeunes personnes qu'on échangeait contre mille objets divers.
Nos soldats, voyant que cette espèce de commerce était lucratif, amenèrent une grande quantité de jeunes filles ou de jeunes femmes dans le camp : il devînt bientôt une arène de discorde et de troubles. Le désordre était si grand que, de toutes parts, on se disputait la beauté les armes à la main. Pour juger du caractère des hommes, il faut avoir été témoin de toutes les atrocités commises quand ils sont livrés à eux-mêmes : ils savent que l’impunité du moment leur permet de faire éclater toutes leurs passions. Dès lors, on peut dire avec vérité qu’ils perdent leur raison et qu’ils deviennent plus cruels que le plus cruel des animaux de la Terre. J’eux plusieurs fois l’occasion de m’en convaincre, surtout au cours de ces malheureuses journées où le crime et la mort planaient autour de nous. Je vis des soldats quitter le carnage, épuisés de fatigue et couverts de sang, choisir parmi les victimes de pauvres créatures qu'ils entraînaient malgré elles pour satisfaire leur brutale passion sans la moindre pudeur.
[…]
Bonaparte ayant été informé du trouble qui régnait dans le camp, à cause des femmes amenées par les soldats, ordonna que tous ceux qui en possédaient les conduisent à midi dans la cour du lazaret, sous peine d'une punition très sévère. Cet ordre fut exécuté très ponctuellement, d'autant que chacun croyait que ces pauvres créatures seraient renvoyées dans les ruines de la ville où elles pourraient se créer un asile. Mais une compagnie de chasseurs avait été convoquée pour les fusiller. Ce dernier excès de barbarie ne fut pas apprécié des ennemis personnels de Bonaparte : ils le traitèrent de monstre inhumain faisant verser le sang plus par plaisir que par nécessité.
Ainsi, nous entraînions avec nous tous les fléaux qui affligent l’humanité ! »
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par C-J de Beauvau » 09 mars 2019, 15:38

Voir sur ce site des détails sur Bataille d'Aboukir, 25 juillet 1799

https://www.napoleon-empire.net/batailles/aboukir.php

Forces en présence
Armée française (environ 11 000 hommes) sous le commandement du général Napoléon Bonaparte.
Armée ottomane (environ 18 000 hommes) sous les ordres de Mustapha Pacha.
Pertes
Armée française : 100 à 150 tués, 500 à 700 blessés.
Armée ottomane : 2 000 tués ou blessés, une dizaine de milliers de noyés, 3 000 prisonniers.
Depuis son retour de Syrie, Napoléon Bonaparte se prépare à l'arrivée des troupes ottomanes en tentant de consolider ses finances, son autorité sur la population, et son armée.

Des 36 000 hommes débarqués avec lui un an plus tôt, il ne lui en reste plus que 18 000 en état de combattre, encore sont-ils mal équipés et pauvres en munitions. Faute de pouvoir espérer l'arrivée de renforts venus de France, il recrute des troupes indigènes : Mameluks prêts à changer de camp, Grecs, Druzes, Coptes, et même quelques milliers d'esclaves noirs que Desaix est chargé d'acheter. Ces soldats, dont l'instruction est insuffisante et la motivation sujette à caution, ne servent qu'au maintien de l'ordre.

Car Bonaparte n'a pas oublié la révolte du Caire. S'il a pu laisser derrière lui une garnison de 10 000 hommes lors de l'expédition de Syrie, il n'en ira pas de même cette fois. Pour assurer ses arrières lorsqu'il devra aller à la rencontre de l'ennemi, il décide donc d'avoir recours à la méthode qu'utilisaient avant lui les Mamelouks : inspirer la crainte. Des suspects de sympathie pro-ottomanes sont arrêtés et exécutés, fusillés pour les premiers, décapités pour les suivants afin d'économiser les munitions ; des prostituées qui encombrent les camps sont noyées dans le Nil. Cette politique atteindra son but : Bonaparte parti, nul ne bougera......Bonaparte a réussi à enfermer l'armée turque dans Aboukir. La rapidité de la victoire le pousse à exploiter immédiatement son avantage sans attendre des renforts comme prévu initialement. Il laisse reposer les troupes de Lannes et de Destaing et marche sur la seconde ligne ennemie avec celles du général Lanusse, restées jusque-là en réserve. Il a vu un point faible à la gauche du dispositif ottoman où la côté forme à l'est d'Aboukir un promontoire. Il y fait placer une batterie d'artillerie qui écrase les Turcs sous une pluie de boulets. En décrochant pour se chercher un abri, ceux-ci ouvrent une brèche de quatre-cent mètres dans leur défense. Murat et ses cavaliers s'y engouffrent aussitôt. Hussards et dragons, suivis par l'infanterie de Lannes, se ruent sur les retranchements. Leurs défenseurs, après une vaillante résistance, sont sur le point de céder quand les Français, pris à leur tour sous un violent feu d'artillerie, doivent se retirer avant d'avoir pu exploiter leur avantage.
Bonaparte réorganise ses troupes et attend l'occasion de relancer une attaque. Elle lui est rapidement fournie. Les Ottomans, fidèles à leurs traditions, sortent bientôt de la redoute pour couper la tête des morts afin de s'en faire des trophées. Deux bataillons français sont envoyés interrompre cette sinistre besogne. Murat et ses cavaliers les suivent. Galvanisés par l'indignation qu'ils ressentent à l'idée du traitement que subissent les corps de leurs camarades tombés au combat, les Français marchent sur la redoute, l'enlèvent et, dans leur élan, parviennent jusque dans le camp du pacha ennemi, Mustapha. Celui-ci blesse Murat au visage, qui réplique en lui tranchant quelques doigts (deux ou trois selon les sources) d'un coup de sabre et le fait prisonnier en le menaçant : Si tu refais ça à mes soldats, je te jure, par Allah, que je te couperai d'autres choses plus importantes. Privés de leur chef, les "osmanlis" sombrent dans la panique. Ils se précipitent vers la mer pour tenter de remonter à bord de leurs bateaux. La plupart de ceux qui ne sont pas sabrés au passage se noient. Le commodore anglais Sidney Smith, débarqué comme "conseiller", manque lui-même de se faire prendre.L'armée débarquée est détruite. Elle a perdu cent drapeaux, trente-deux pièces d'artillerie, quatre cents chevaux et tous ses bagages. Quatre mille Turcs à peine échappent au désastre et s'enferment dans le fort. La victoire est totale.
Bonaparte repart aussitôt pour Le Caire en laissant à Jacques-François de Menou le soin d'achever la besogne, ce qui prendra encore quelques jours, le temps que la faim et la soif fassent leur oeuvre. Les survivants se rendent le 2 août.
En écrivant, de l'armée débarquée, pas un homme n'a échappé, Bonaparte n'est pas loin de la vérité. Les Français, pour leur part, déplorent une centaine de tués et 500 blessés.......Commentaire=Jean-Baptiste Kléber, qui arrive trop tard pour le combat, n'en croit pas ses yeux en visitant le champ de bataille et revient dire à Bonaparte, au sujet duquel il s'est pourtant souvent montré critique : Général, permettez que je vous embrasse, vous êtes grand comme le monde.
Joachim Murat est promu général de division au soir de la victoire.
Est-ce totalement Historique ?! Je ne sais.
:salut:
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Paul Valéry

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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Cyril Drouet » 09 mars 2019, 17:20

https://www.napoleon-empire.net a écrit :
09 mars 2019, 15:38
Car Bonaparte n'a pas oublié la révolte du Caire. S'il a pu laisser derrière lui une garnison de 10 000 hommes lors de l'expédition de Syrie, il n'en ira pas de même cette fois. Pour assurer ses arrières lorsqu'il devra aller à la rencontre de l'ennemi, il décide donc d'avoir recours à la méthode qu'utilisaient avant lui les Mamelouks : inspirer la crainte. Des suspects de sympathie pro-ottomanes sont arrêtés et exécutés, fusillés pour les premiers, décapités pour les suivants afin d'économiser les munitions ; des prostituées qui encombrent les camps sont noyées dans le Nil. Cette politique atteindra son but : Bonaparte parti, nul ne bougera......
C-J de Beauvau a écrit :
09 mars 2019, 15:38
Est-ce totalement Historique ?! Je ne sais.


Pour les fusillés, on peut citer la lettre de Bonaparte à Dugua en date du 19 juin 1799 :
"Faites fusiller, Citoyen Général, tous les Moghrebins, Mekkins, etc. venus de la haute Egypte et qui ont porté les armes contre nous."


Pour les décapités, la lettre de Dugua à Bonaparte écrite deux jours plus tard :
"Les fusillades devenant fréquentes à la citadelle, je me propose, général, d'y substituer un coupeur de têtes ; cela ménagerait vos cartouches et ne ferait pas tant d'éclat."
avec comme réponse de Bonaparte : "accordé".


Pour les noyades de prostituées :
Cyril Drouet a écrit :
07 mars 2019, 23:25
Lettre de Dugua à Bonaparte (21 juin 1799) :
"Les femmes publiques infestent les quartiers; pour les en éloigner, il faut faire noyer celles qui seront prises dans les casernes."

Réponse de Bonaparte : "En charger l'aga."
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Re: Le Code civil inspiré par la Charia ?

Message par Joker » 09 mars 2019, 19:53

Inspirer la crainte en instaurant une politique de terreur et de répression impitoyable, voilà effectivement comment la conquête fut menée tambour battant.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne laissait guère la place aux sentiments et que nul n'était épargné pour peu qu'il représente un danger potentiel de quelque nature que ce soit.
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