Film - L'Empereur de Paris

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

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Cyril
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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Cyril » 05 déc. 2018, 07:23

J'ai reçu cette nuit de la part de Christophe, le dossier de presse mais c'est bien trop gros pour le déposer par ici.
Je pense que vous êtes en grande partie destinataire mais au cas ou: https://medias.unifrance.org/medias/37/ ... ancais.pdf

Il signale également l'exposition à la préfecture de police de Paris: https://www.prefecturedepolice.interieu ... et-realite

Si l'un de vous s'y rends merci de faire un retour.
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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Demi-solde » 10 déc. 2018, 05:09

Quelques images supplémentaires :




Cordialement

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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Demi-solde » 14 déc. 2018, 19:03

Diane, Fouché, Ariane, Vidocq, Hercule et Télèphe, dans la galerie des Cerfs à Fontainebleau :

Image

N.B. : La galerie des Cerfs avait été divisée en appartements au XVIIIe siècle et servait sous Napoléon Ier d'appartements pour les frères et sœurs de l'Empereur. Quant aux statues, fontes d'origine des copies de statues antiques exécutées par le Primatice en 1540, elles n'ont été apportées du Louvre qu'en 1967.


Cordialement

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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par C-J de Beauvau » 19 déc. 2018, 10:06

C'est aujourd'hui le grand jour

"L'empereur de Paris" montre enfin un Vidocq réaliste
Dans cette adaptation de la vie de Eugène-François Vidocq avec Vincent Cassel, le personnage trouve un nouveau souffle, plus crédible.

Par Maxime Birken

https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/1 ... r-homepage

:salut:
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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Cyril » 19 déc. 2018, 10:13

Ce sera sans doute vendredi pour ma part...ou ce week-end
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Les critiques du film

Message par Cyril » 19 déc. 2018, 10:20

3 étoiles sur 5 pour:
Les critiques de Première
PREMIÈRE

par Pierre Lunn
La dernière fois qu’on a vu Vidocq au cinéma, c’était dans l’adaptation de Pitof, qui tentait de ressusciter le genre feuilletonesque avec un imaginaire techno-romantique et une esthétique de clip un peu trop bouillonnante.Du passé (et de ce film-ci particulièrement),L’Empereur de Paris fait table rase.Pas de kung-fu sur éclairages néons, pas de surenchère pyrotechnique. D’ailleurs, quand Pitof partait de la mort du personnage pour tisser une enquête rétroactive, le Vidocq 2018embrasse la genèse du personnage, tente de coller le plus possible au parcours tumultueux du malandrin le plus célèbre de l’Empire. Vidocq était un personnage duplice, qui a frappé les esprits par son incroyable mutation.Un ancien bagnard qui passa du côté de l’ordre en créant la Sûreté de Paris. La tentation était forcément grande d’en faire une icône romantique, de coller aux diverses représentations qui en ont été faites. Mais ce nouveau film refuse le saint laïc (le Valjean deHugo) comme l’insoumis individualiste dressé contre la société (le Vautrin de Balzac), le gredin tempétueux comme le héros racheté.L’Empereur de Paris tente au contraire de dessiner un portrait plus réaliste et plus sombre d’un homme prêt à tout pour retrouver sa liberté. C’est une figure bravache,amère aussi, mais flamboyante. Un mauvais garçon insaisissable, dont l’activité est finalement au diapason d’une époque trouble et en reconstruction. Ce Vidocq louvoie dans toutes les strates de la société, essaie d’échapper aux mécaniques funestes des sociétés souterraines comme aux pièges dressés par l’État (incarné par Patrick Chesnais et Fabrice Luchini). On navigue des égouts parisiens aux châteaux de l’Empire, de la voyoucratie des rues à celle des hauts fonctionnaires,et le film capture à merveille les bouleversements d’une époque en ébullition.

MÉTAMORPHOSES EXISTENTIELLES
C’est la première force de Cassel : transformer son personnage en homme-éponge reflétant le monde qui l’entoure. En faire l’écho de la société, mais sur un mode criminel
L’histoire accompagne en sourdine la construction de l’Empire, et montre bien la montée en puissance de la surveillance policière, les obsessions sécuritaires deNapoléon. L’autre choix narratif très fort,c’est la volonté de créer un film protéiforme. L’Empereur de Paris est un film d’évasion, un film choral (avec la constitution de l’équipe), une odyssée justicière,avant de devenir une histoire de vengeance...Cette diversité de ton, cette hétérogénéité de styles, accentuées par des ellipses, sont unies par l’omniprésence du comédien. Un peu comme avec Mesrine, Cassel incarne une figure imprévisible et surprenante, suave et colérique. Un justicier romantique, aventurier des causes perdues, amoureux fou,séduisant et manipulateur.

MATURATION
Son Vidocq est un personnage fragmenté, hésitant, et le film souligne constamment les métamorphoses existentielles du héros dont la quête passe par la rencontre de figures clés qui l’aident à se définir. Denis Lavant est un chef de gang irrationnel qui tente de faire tomber Vidocq ; Freya Mavor une jeune voleuse qui tombe amoureuse du roi des voleurs ; Denis Ménochet un flic qui accompagnera le voyou repenti ; l’extraordinaire James Thiérrée un spadassin mélancolique qui incarne le monde d’avant qui s’écroule. Mais jamais personne n’aura la clé dece personnage, sinon lui-même. Le film s’ouvre sur l’arc de Triomphe en construction et se conclut sur un plan du monument terminé. Belle métaphore de la trajectoire de Vidocq, qui commence sur les ruines de la révolution et dans les cales d’un navire pouilleux pour s’achever sur la magnificence de l’Empire à son apogée. Belle métaphore d’un homme qui a fini sa maturation et qui, quand le film s’achève, est prêt pour de nouvelles aventures.

2 étoiles sur 4 pour avoir-alire.com
Notre avis : Il existe des héros qui sont tellement présents dans l’imaginaire collectif (et surtout populaire) que leur propre vie finit par leur échapper. Figure littéraire comme James Bond, de tradition orale tel que Robin des Bois, ou ayant réellement existé comme Eugène-François Vidocq, ils ont en commun ce quelque chose qui permet au public de s’identifier et finalement de s’approprier des exploits qui leur parlent. Ainsi qu’une existence dangereuse en totale contradiction avec un petit train-train qui rend forcément fascinante la figure intemporelle d’un héros parisien comme on n’en voit plus.
Après l’interprétation unanimement saluée de Claude Brasseur et la version plus que médiocre avec Gérard Depardieu, c’est donc au tour de Vincent Cassel de prêter sa force brute à Vidocq, resté célèbre pour s’être plusieurs fois échappé du bagne, avant de devenir un indicateur et de rejoindre la police. S’il est vrai qu’Eugène-François Vidocq a connu plusieurs vies, le réalisateur Jean-François Richet a choisi de se concentrer sur un court épisode de son existence, suivant ce héros ultra populaire dans les bas-fonds, faisant de lui le témoin de son époque et de ses tribulations.
Bien au-delà d’un simple biopic, L’Empereur de Paris est avant tout un film historique qui témoigne du décalage entre la boue de la rue et les murs étincelants des institutions, pointant du doigt une classe politique qui se méfie terriblement du peuple ; et encore plus de ses héros. Rappelant sans cesse que la nation française, après la Révolution, ne voulait plus de roi, et encore moins d’empereur, cette production française pointe du doigt un Napoléon Bonaparte invisible pour le peuple, qui doit tout de même subir ses directives. Alors que les ennemis de la veille deviennent les amis du lendemain, chacun tente de tirer parti des autres dans un jeu de pouvoir à plusieurs échelles.


Alors que la mise en scène s’est construite de manière pyramidale, montrant tour à tour l’État, la police et les figures d’autorité puis la populace, Vidocq reste une figure centrale qui interagit avec chacun en ne mettant d’accord personne. Dans sa quête de pouvoir et de domination, et alors que prendre l’ascendant sur les autres semble être la seule manière d’exister, l’Empereur du peuple cherche sa place, permettant au film de plonger dans un portrait plus intime, suivant le héros au gré de ses doutes et parvenant à le rendre attachant.
Il n’en fallait pas moins pour rendre un film lent attractif ; il ne manque certes pas d’action mais ce blockbuster français se révèle trop soucieux de bien faire et de restituer les faits point par point. Au risque d’être ennuyeux, ce qui arrive souvent quand on cherche trop à orienter la pensée d’un public qui ne pourra que déplorer une intrigue cousue de fil blanc. Campant un Eugène-François Vidocq dans l’introspection, qui se demande si envoyer des hommes dans ce bagne maudit, dont il a tout fait pour s’échapper, fait de lui la marionnette du pouvoir, Vincent Cassel est laissé en roue libre et son interprétation ne détonne en rien dans sa filmographie, si l’on compare ce rôle à celui campé dans Le pacte des loups voire même dans Mesrine. Tout le problème est là : il ne se glisse jamais vraiment dans la peau du personnage, laissant les rôles masculins les plus forts du film au reste de la distribution.


August Diehl est parfait dans le rôle du double maléfique de Vidocq, personnage sans scrupule bien décidé à devenir lui aussi l’Empereur du peuple. Face à eux, incarnation puissante de l’autorité et des forces de l’ordre, Denis Ménochet campe un inspecteur de la Sûreté qui ne peut que rappeler le Javert des Misérables, personnage qui paraît tout aussi cruel et hermétique mais qui finit par révéler un sens aigu de la justice.
Les rôles féminins luttent tout autant que les hommes dans le film, mais pour acquérir une indépendance que la société leur refuse. Victimes de la violence et de la quête de pouvoir des hommes, elles vivent dans l’ombres de ces messieurs et ne servent ici qu’à les glorifier davantage. Des faire-valoir, ni plus ni moins.
Si l’on retiendra surtout la beauté des costumes, la finesse des décors du Paris du XIXe siècle, ainsi qu’une bande originale d’une grande délicatesse utilisée à bon escient, force est de reconnaître qu’on n’oubliera très rapidement cette énième version de l’histoire de Vidocq, divertissement loin des vertiges du film puissant et dramatique que l’on attendait tous.
La chance sourit malgré tout aux audacieux : sans le vouloir, cette adaptation 2018 trouvera sans aucun doute un écho particulier dans l’actualité agitée de notre pays, en proie à de grandes tensions sociales et politiques. C’est toujours cela de gagner.
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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Cyril » 21 déc. 2018, 08:57

cinéma prévu en fin d’après-midi 8-)
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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Cyril » 21 déc. 2018, 20:52

Alors pour tout vous dire, je suis un peu déçu...
L'action manque parfois de rythme, beaucoup de scène en intérieur ou de nuit ce qui donne un film assez sombre.
Les costumes sont par contre particulièrement réussis.

Un film sur la pègre de paris au temps de l'Empire....n'y aller pas pour voir un film sur l'Empire.
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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par Bernard » 22 déc. 2018, 09:19

Cyril a écrit :
21 déc. 2018, 20:52
Un film sur la pègre de paris au temps de l'Empire....n'y aller pas pour voir un film sur l'Empire.
J'aurais été surpris ! Merci en tout cas pour cette première impression...

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Re: Film - L'Empereur de Paris

Message par L'âne » 22 déc. 2018, 12:20

Cyril a écrit :
21 déc. 2018, 20:52
Un film sur la pègre de paris au temps de l'Empire....n'y aller pas pour voir un film sur l'Empire.
Merci également pour ce retour.
J'ai un peu moins de regret de résider à l'étranger...
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