Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

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Demi-solde
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Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Demi-solde »

Napoléon Presley a écrit :
02 mai 2018, 23:54
Demi-solde a écrit :
02 mai 2018, 17:11
[Mes "certitudes" sont notamment des données physiques ; ...la largeur des portes et des passages étroits de l'église du Dôme...
Qu'entendez-vous par là ? :o Pourriez-vous développer ce point ?

Je vous rappelle qu'il s'agit d'y faire passer un sarcophage d'ébène (avec son contenant) dont le poids est estimé à 1200 kgs, de surcroit porté par douze "hommes spéciaux"....
Ensuite, il convient de se demander sur quel trajet exact sont intervenus les porteurs. La question peut sembler idiote ; les deux pièces officielles, l'avis et le procès-verbal, présentent un transport somme toute assez simple, de la chapelle au tombeau, « à bras », sans faire état du moindre artifice, de la moindre contingence matérielle, de la moindre aide.

Et pourtant, l'absence de mention de ces aides éventuelles ne signifie pas pour autant leur inexistence. Un échec d'une reconstitution de nos jours pourrait signifier un cercueil allégé en 1861, certes, mais également des porteurs modernes moins costauds que des hommes de l'époque, voire des aides, humaines et/ou matérielles non-évoquées, non-reconstituées mais bel et bien existantes à l'époque. Il semble bien que le cercueil n'ait pas été que porté.



Le colonel Pol Payard écrit : « Un large plan incliné avait été construit entre la chapelle et le sarcophage. Les cercueils, placés sur un chariot bas, glissèrent lentement entre deux haies de Cent-Gardes, en présence de Napoléon III, de l’Impératrice Eugénie, du gouverneur des Invalides et des hauts dignitaires de l’Empire. »

Que faut-il comprendre dans le texte du colonel Pol Payard ?

- Un plan incliné depuis la chapelle jusqu'au tombeau directement dans la fosse ?
La solution presque la plus simple finalement... Le plus court chemin entre deux points étant la ligne droite, faire glisser le cercueil, flanqué de cent-gardes, directement de la chapelle Saint-Jérôme jusque dans la fosse au travers de la porte centrale de la chapelle puis, au prix d'une légère rupture de pente, par dessus la rambarde aurait été une solution assez simple à mettre en œuvre le jour J. Bien que très complexe pour les charpentiers chargés de construire les jours précédents la structure inclinée et propre à soutenir le poids du cercueil et des éventuels accompagnateurs. Mais surtout, cette solution n'est évoquée par aucun témoignage.

- Un plan incliné digne d'un Grand 8, suivant le même chemin qu'un piéton, descendant de la chapelle Saint-Jérôme jusque sous le dôme, contournant la fosse, puis l'autel, descendant jusqu'à la porte de la crypte puis jusqu'au tombeau ?
Techniquement possible, évidemment, mais tellement compliqué.

Et il ne faut pas négliger les différentes descriptions qui évoquent des « porteurs » et un transport « à bras ». Il semble donc y avoir eu bel et bien une partie du trajet effectuée à pied.



« Le Monde Illustré » évoque lui aussi un plan incliné, à la fin du parcours : « le cercueil a été placé sur une estrade inclinée qui, partant du seuil de la crypte même, s'élevait jusqu'à l'ouverture du sarcophage. »
Ce dispositif n'est pas évoqué par les documents officiels et pourtant, il a bien existé ; des porteurs, quel que soit leur nombre n'auraient pu élevé assez haut le cercueil pour le glisser dans le sarcophage de faux-porphyre. De plus, cette « estrade inclinée » se devine sur une gravure, à gauche de l'estrade de cérémonie :


Image


Vu l'étroitesse de la porte de la crypte, passage de 1 mètre 35 large sur environ 70 centimètres de profondeur, on peut légitimement se demander si un chariot, ou une luge, ne fut pas nécessaire pour glisser le cercueil au travers de cet obstacle.

barthelemy a écrit :et on a fait descendre le chariot par les marches de l'escalier ?

Pour peu que l'on ait recouvert les marches de l'escalier de la crypte d'un plan incliné, le même « chariot bas » peu avoir servi à franchir la porte du tombeau, à descendre l'escalier de la crypte puis à escalader le sarcophage en faux-porphyre. D'autant plus si les bâtons ont bel et bien été coupés pour franchir la porte du tombeau ; ils ne pouvaient dès lors plus permettre de porter le cercueil, ne laissant que 20 centimètres de prise à chacun des porteurs.



Quant au point de départ, la chapelle Saint-Jérôme, la porte permet certes le passage du cercueil entouré de 12 porteurs, mais il ne faut pas perdre de vue que celui-ci était juché sur un soubassement de 1 mètre 70 de haut, comme visible sur ce tableau :


Image


« L'Univers illustré » du 13 avril 1861 relate ainsi : « Le corps, placé sur un petit chariot, est sorti de la chapelle Saint-Jérôme, précédé du clergé, accompagné de 12 cent-gardes. »
Plusieurs autres journaux évoquent ce chariot, ou un « catafalque roulant » pour sortir de la chapelle Saint-Jérôme.
Ce dispositif n'est pas totalement abracadabrantesque puisqu'il est semblable à celui utilisé en 1840, en sens inverse, pour hisser le cercueil impérial du catafalque à son emplacement dans la chapelle Saint-Jérôme. Dans la relation officielle des funérailles de l'empereur Napoléon, on trouve : « Après la messe, le cercueil, décoré comme le jour de son entrée à Paris, surmonté de la couronne impériale à la tête, de l'épée et du petit chapeau aux pieds, a été retiré du catafalque, et placé sur un plan incliné en charpente masquée par des tentures noires.
Une fois déposé sur ces rails, il a glissé avec une merveilleuse facilité jusque sur le soubassement préparé pour le recevoir. »




Donc, en compilant ces quelques points, si douze porteurs il y eut, il se peut que leur trajet se soit « limité » de la sortie de la chapelle Saint-Jérôme à la porte du tombeau, puis, peut-être, à la descente de l'escalier de la crypte. Ce qui représente tout de même un bel effort, évidemment. Personne, je pense, ne prétendra le contraire. Insurmontable ?



A la lumière de ces différents éléments, on peut donc essayer de tracer un scénario possible :

1 - Le cercueil est descendu de son soubassement de 1 mètre 70 de haut et sorti de la chapelle Saint-Jérôme au travers de la porte centrale de 2 mètres 70 de large à l'aide d'un plan incliné. C'est la manœuvre inverse de celle qui fut élaborée pour installer l'impérial cercueil dans la chapelle.

2 - Le cercueil est alors plus classiquement porté à bras par douze charpentiers, pour contourner la fosse, mais surtout l'autel à baldaquin dont la partie basse (passage à 2 mètres 35 au niveau des épaules, 1 mètre 75 au niveau des pieds) puis l'escalier circulaire le contournant (3 mètres de large) limitent le nombre de porteurs. Les cent-gardes encadrent le convoi lors du contournement de la fosse, puis laissent les porteurs seuls pour les passages étroits autour de l'autel.

3 - Puis, sur le seuil devant la porte du tombeau (de 1 mètre 35 de large sur 70 centimètres de profondeur), il fallut couper les bois trop longs et sûrement glisser le cercueil sur un chariot.

4 - L'escalier de la crypte est descendue au moyen du même chariot sur un plan incliné ; les bâtons, coupés, ne permettant plus de porter le cercueil.

5 - Enfin, au bas de la descente de la crypte, le cercueil, toujours installé sur ce même « chariot bas », est hissé grâce à une « estrade inclinée » sur la terrasse bâtie à hauteur du sarcophage de faux-porphyre.



Au cours de ce trajet, lorsqu'il n'est pas glissé, le cercueil est porté par douze charpentiers ; il est également flanqué par douze cent-gardes lorsque les circonstances et les largeurs l'autorisent.


Il s'agit bien évidemment d'une hypothèse, mais qui tâche de tenir compte de tous les éléments en notre disposition ; la masse supposée du cercueil impérial, ses dimensions, les divers témoignages, relations, procès-verbal évidemment, mais également les dimensions de l'église du Dôme. Ignorer totalement ces dimensions architecturales (que chacun peut vérifier encore aujourd'hui, les murs des Invalides ont très peu bougé depuis 1861) et vouloir établir une stricte proportionnalité entre une masse à translater et un nombre de porteurs sans jamais tenir compte du parcours, de ses contraintes et de ses étroitesses est évidemment une erreur. Et ne peut donner une conclusion satisfaisante.


Douze porteurs est évidemment un chiffre curieux, peu élevé. Mais pas impossible. Et tant que l'on n'expliquera pas comment vingt-quatre voire trente-six porteurs répartis de part et d'autre de la bière impériale auraient pu s'affranchir de ce parcours et de ses étroitesses, l'hypothèse des douze porteurs restera valable. Et absolument pas révélatrice d'un quelconque allègement.



Cordialement
Barthélemy

Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Barthélemy »

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:15

Tout d'abord, les porteurs qui font tant écrire.

Les deux sources officielles, l'avis du grand maître des cérémonies Cambacérès et le procès-verbal de la translation du ministre d'état Walewski diffèrent sur ce point particulier des porteurs.

Avis de Cambacérès : « Douze cent-gardes prendront le cercueil et le transporteront, précédé du grand aumônier et du clergé, au tombeau, sous le dôme, au milieu d'une haie de cent-gardes. »

Procès-verbal : « Le cercueil de l'empereur Napoléon Ier a été enlevé de la chapelle Saint-Jérôme et transporté à bras par douze porteurs entourés de douze des cent-gardes de l'Empereur, et il a été déposé dans le sarcophage en granit de Finlande préparé dans le tombeau. »

« Douze cent-gardes » ou « douze porteurs » ? Faut-il plutôt se référer à l'avis, publié avant la cérémonie, ou au procès-verbal publié après ?

Crépinet parle de « douze charpentiers habillés en cent-gardes. »

« Le Monde Illustré » du 13 avril 1861 écrit : « les cent-gardes, assistés d'hommes spéciaux, ont pris le cercueil dans la chapelle Saint-Jérôme et l'ont transporté dans la crypte souterraine où s'élève le sarcophage. »

Le général Castelnau, lui : « Le corps, escorté par douze Cent-Gardes, a été transporté de la chapelle Saint-Jérôme au tombeau. »

« Le Moniteur Universel » : « Des cent-gardes en grande tenue entouraient le cercueil pendant le trajet de la chapelle à la crypte du tombeau. »

D'autres journaux évoquent un corps « porté par vingt-quatre cent-gardes ».


Une hypothèse semble découler, sans certitude absolue, de ces différents éléments ; le cercueil fût porté par douze costauds et flanqué de douze cent-gardes.
Douze ouvriers (charpentiers) "costauds", flanqués des cent-gardes..... Je ne vous donne pas tort, c'est la version la plus plausible qui ressort de l'ensemble des pièces du dossier :salut:

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Demi-solde
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Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Demi-solde »

Napoléon Presley a écrit :
03 mai 2018, 23:25
Douze ouvriers (charpentiers) "costauds", flanqués des cent-gardes..... Je ne vous donne pas tort, c'est la version la plus plausible qui ressort de l'ensemble des pièces du dossier :salut:

Image
C'est pas faux...
barthelemy a écrit :En tout cas, je retiens l'option douze porteurs (charpentiers) flanqués de 12 Cent-Gardes, qui ont bien fait une partie du trajet à pied, notamment l'escalier, comme sur la gravure du Monde Illustré

Cordialement
Barthélemy

Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Barthélemy »

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:45

Le colonel Pol Payard écrit : « Un large plan incliné avait été construit entre la chapelle et le sarcophage. Les cercueils, placés sur un chariot bas, glissèrent lentement entre deux haies de Cent-Gardes, en présence de Napoléon III, de l’Impératrice Eugénie, du gouverneur des Invalides et des hauts dignitaires de l’Empire. »

Que faut-il comprendre dans le texte du colonel Pol Payard ?

- Un plan incliné depuis la chapelle jusqu'au tombeau directement dans la fosse ?
La solution presque la plus simple finalement... Le plus court chemin entre deux points étant la ligne droite, faire glisser le cercueil, flanqué de cent-gardes, directement de la chapelle Saint-Jérôme jusque dans la fosse au travers de la porte centrale de la chapelle puis, au prix d'une légère rupture de pente, par dessus la rambarde aurait été une solution assez simple à mettre en œuvre le jour J. Bien que très complexe pour les charpentiers chargés de construire les jours précédents la structure inclinée et propre à soutenir le poids du cercueil et des éventuels accompagnateurs. Mais surtout, cette solution n'est évoquée par aucun témoignage.
un plan incliné directement dans la fosse ? imaginez-vous le risque à courir pour la bière impériale ? :shock:

chemin certes le plus court, mais complexe et dangereux à réaliser.... écartons cette hypothèse, voulez-vous ! :salut:

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:45
Et il ne faut pas négliger les différentes descriptions qui évoquent des « porteurs » et un transport « à bras ». Il semble donc y avoir eu bel et bien une partie du trajet effectuée à pied.
il y a tout lieu de penser que le chariot a servi deux fois : d'abord, au sortir de la chapelle Saint-Jérôme, puis ensuite sur le plan incliné au seuil de la porte de la crypte.... entre ces deux étapes, le cercueil a été porté à bras d'hommes par douze porteurs ;)

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:45
Donc, en compilant ces quelques points, si douze porteurs il y eut, il se peut que leur trajet se soit « limité » de la sortie de la chapelle Saint-Jérôme à la porte du tombeau, puis, peut-être, à la descente de l'escalier de la crypte. Ce qui représente tout de même un bel effort, évidemment. Personne, je pense, ne prétendra le contraire. Insurmontable ?

A la lumière de ces différents éléments, on peut donc essayer de tracer un scénario possible :

1 - Le cercueil est descendu de son soubassement de 1 mètre 70 de haut et sorti de la chapelle Saint-Jérôme au travers de la porte centrale de 2 mètres 70 de large à l'aide d'un plan incliné. C'est la manœuvre inverse de celle qui fut élaborée pour installer l'impérial cercueil dans la chapelle.

2 - Le cercueil est alors plus classiquement porté à bras par douze charpentiers, pour contourner la fosse, mais surtout l'autel à baldaquin dont la partie basse (passage à 2 mètres 35 au niveau des épaules, 1 mètre 75 au niveau des pieds) puis l'escalier circulaire le contournant (3 mètres de large) limitent le nombre de porteurs. Les cent-gardes encadrent le convoi lors du contournement de la fosse, puis laissent les porteurs seuls pour les passages étroits autour de l'autel.

3 - Puis, sur le seuil devant la porte du tombeau (de 1 mètre 35 de large sur 70 centimètres de profondeur), il fallut couper les bois trop longs et sûrement glisser le cercueil sur un chariot.

4 - L'escalier de la crypte est descendue au moyen du même chariot sur un plan incliné ; les bâtons, coupés, ne permettant plus de porter le cercueil.

5 - Enfin, au bas de la descente de la crypte, le cercueil, toujours installé sur ce même « chariot bas », est hissé grâce à une « estrade inclinée » sur la terrasse bâtie à hauteur du sarcophage de faux-porphyre.



Au cours de ce trajet, lorsqu'il n'est pas glissé, le cercueil est porté par douze charpentiers ; il est également flanqué par douze cent-gardes lorsque les circonstances et les largeurs l'autorisent.
Vous avez je crois parfaitement synthétisé les circonstances de la translation de 1861..... chapeau bas ! :salut:

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:45

Douze porteurs est évidemment un chiffre curieux, peu élevé. Mais pas impossible. Et tant que l'on n'expliquera pas comment vingt-quatre voire trente-six porteurs répartis de part et d'autre de la bière impériale auraient pu s'affranchir de ce parcours et de ses étroitesses, l'hypothèse des douze porteurs restera valable. Et absolument pas révélatrice d'un quelconque allègement.
L'hypothèse des douze porteurs (six de chaque coté) est à l'évidence la plus vraisemblable ;)

C'est d'ailleurs ici le nœud du problème : quand 12 porteurs suffirent en 1861 pour porter un sarcophage dont le poids est estimé à quasiment 1200 kgs (2400 livres selon notamment Rohan-Chabot) soit une charge individuelle entre 90 et 100 kgs.... il fallu 43 artilleurs qui le portèrent "avec peine" sur leurs épaules en 1840 à Sainte-Hélène.... :o

à Sainte-Hélène, 43 hommes portèrent sur terrain quasi-plat le cercueil, jusqu'au "corbillard"

aux Invalides, 12 hommes seulement le portèrent jusqu'au seuil de la crypte, avec en outre un escalier qui tourne à descendre.... :o

Certes, entre-temps le sarcophage d'ébène fut délesté de sa caisse protectrice de chêne.... mais tout de même ! :salut:


Vous avez dit comment... insurmontable ? :D

impossible n'est pas français... :D
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Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Demi-solde »

Napoléon Presley a écrit :
04 mai 2018, 00:10
d'où sortez-vous ce "barthelemy" ? de l'historique du forum d'Albert Martin ? :o

en tout cas, il semble que nos opinions se rejoignent sur sa version des faits :salut:

Il semble effectivement que vous partagiez un certain nombre de points communs...

barthelemy a écrit :
24 mars 2018, 09:27
Mais je dois d'abord finir le Joseph Bonaparte de Thierry Lentz.... J'avance lentement mais surement 8-)
Napoléon Presley a écrit :
30 avr. 2018, 23:20
Toujours du même auteur Thierry Lentz, je termine justement la lecture de sa remarquable biographie de Joseph Bonaparte


barthelemy a écrit :
24 mars 2018, 08:58
Collectionneur de soldats de plomb depuis quasiment trente ans
Napoléon Presley a écrit :
28 avr. 2018, 19:08
collectionneur d'objets historiques, d'armes anciennes, et de figurines


barthelemy a écrit :
28 févr. 2018, 00:50
Nous parlions justement de l'auteur de ce livre ces jours-ci, mais pour un autre venant de paraitre, consacré au "roman national" ;)
Napoléon Presley a écrit :
28 avr. 2018, 19:08
C'est donc tout naturellement que je m'intéresse à Napoléon 1er, personnage hors du commun du "roman national"


Cordialement
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Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Demi-solde »

Napoléon Presley a écrit :
04 mai 2018, 00:05
L'hypothèse des douze porteurs (six de chaque coté) est à l'évidence la plus vraisemblable ;)

C'est d'ailleurs ici le nœud du problème : quand 12 porteurs suffirent en 1861 pour porter un sarcophage dont le poids est estimé à quasiment 1200 kgs (2400 livres selon notamment Rohan-Chabot) soit une charge individuelle entre 90 et 100 kgs.... il fallu 43 artilleurs qui le portèrent "avec peine" sur leurs épaules en 1840 à Sainte-Hélène.... :o

à Sainte-Hélène, 43 hommes portèrent sur terrain quasi-plat le cercueil, jusqu'au "corbillard"

aux Invalides, 12 hommes seulement le portèrent jusqu'au seuil de la crypte, avec en outre un escalier qui tourne à descendre.... :o

Certes, entre-temps le sarcophage d'ébène fut délesté de sa caisse protectrice de chêne.... mais tout de même ! :salut:

Je ne peux, une fois de plus, que me répéter et reprendre ma conclusion ci-dessus :

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:45
Douze porteurs est évidemment un chiffre curieux, peu élevé. Mais pas impossible. Et tant que l'on n'expliquera pas comment vingt-quatre voire trente-six porteurs répartis de part et d'autre de la bière impériale auraient pu s'affranchir de ce parcours et de ses étroitesses, l'hypothèse des douze porteurs restera valable. Et absolument pas révélatrice d'un quelconque allègement.

J'attends encore et toujours un protocole pour expliquer comment vingt-quatre, trente-six, voire quarante-trois porteurs, répartis de part et d'autre du cercueil de Napoléon auraient pu franchir la porte de la chapelle Saint-Jérôme, contourner le pied de l'autel, descendre l'escalier courbe... Il fallait translater le cercueil de Napoléon de son piédestal provisoire à son sarcophage définitif ; et en l'absence de solution crédible à vingt-quatre, trente-six, voire quarante-trois porteurs, l'hypothèse à douze charpentiers reste la seule possible.


Cordialement
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Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Demi-solde »

Napoléon Presley a écrit :
04 mai 2018, 00:05
C'est d'ailleurs ici le nœud du problème : quand 12 porteurs suffirent en 1861 pour porter un sarcophage dont le poids est estimé à quasiment 1200 kgs (2400 livres selon notamment Rohan-Chabot) soit une charge individuelle entre 90 et 100 kgs.... il fallu 43 artilleurs qui le portèrent "avec peine" sur leurs épaules en 1840 à Sainte-Hélène.... :o
Accessoirement, 1200 kg de cercueil pour quarante-trois artilleurs, soit 28 kg de moyenne par artilleur… Et ils portèrent "avec peine" ?!… :shock:

De deux choses l'une :

- soit les artilleurs étaient des gringalets,
- soit les quarante-trois porteurs ne sont pas tous intervenus en même temps.

Du coup, dans un cas comme dans l'autre, cette comparaison est passablement douteuse…


Cordialement
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Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Joker »

Demi-solde a écrit :
03 mai 2018, 22:12

Quels sont, selon vous, les éléments erronés et fictifs qui ôtent toute crédibilité à la thèse de la substitution ?
- Les aveux imaginaires de Saint-Denis…
- Les vases baladeurs totalement fictifs…
- La ressemblance entre Cipriani et Bonaparte…
- L’ouverture du cercueil de 1840 décidée volontairement nocturne…
- La caricature de Gourgaud réattribuée totalement arbitrairement comment étant celle de Cipriani…
- Le nombre des cercueils…
- Les « cordonS » de Bertrand…
- La croix terminale du cordon de la Légion d’Honneur disparue en 1840…
- Les douze porteurs pour translater le cercueil impérial en 1861 évidemment impossible…
- Les preuves "irréfragables" issues des ADN prélevés sur le RUSI ou sur le Noverraz ("Ceux de Napoléon, bien-sûr; et ceux de Cipriani, évidemment !" :lol: )…
- etc…
Ce que vous appelez des éléments fictifs ou erronés ont déjà fait l'objet de nombreux débats et je ne tiens pas à ouvrir une nouvelle polémique avec vous à ce sujet d'autant plus qu'elle serait tout aussi stérile que les autres, chacun continuant à camper sur ses positions.
Il arrive cependant parfois que ce qui peut sembler faire la faiblesse d'une thèse en fasse aussi la force.
Personnellement, il m'a toujours semblé trop simple et trop réducteur de se retrancher derrière la thèse officielle pour repousser tout doute et pouvoir accuser de ce fait une fin de non recevoir aux demandes d'analyses ou d'ouverture.
La curiosité est loin d'être un défaut et c'est elle qui a permis de nombreuses avancées tant dans le domaine scientifique qu'historique.
Il est regrettable que face à un doute, fut-il infime aux yeux de certains, on ne cherche pas à établir une vérité qui serait incontestable alors même qu'on dispose des moyens pour ce faire.
Mais face à un mur de certitudes, il est bien difficile de se faire entendre... :|
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Barthélemy

Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Barthélemy »

Demi-solde a écrit :
04 mai 2018, 01:39
[
Accessoirement, 1200 kg de cercueil pour quarante-trois artilleurs, soit 28 kg de moyenne par artilleur… Et ils portèrent "avec peine" ?!… :shock:

De deux choses l'une :

- soit les artilleurs étaient des gringalets,
- soit les quarante-trois porteurs ne sont pas tous intervenus en même temps.

Du coup, dans un cas comme dans l'autre, cette comparaison est passablement douteuse…
Ah non, pas du tout..... Vous oubliez les 13 quintaux ! :D

ce qui au total nous fait 5000 livres, soit environ 2400 kgs.... ce n'est plus tout à fait la même chose :salut:
Barthélemy

Re: Reportage aux Invalides - France 3 Paris

Message par Barthélemy »

Demi-solde a écrit :
04 mai 2018, 01:14
J'attends encore et toujours un protocole pour expliquer comment vingt-quatre, trente-six, voire quarante-trois porteurs, répartis de part et d'autre du cercueil de Napoléon auraient pu franchir la porte de la chapelle Saint-Jérôme, contourner le pied de l'autel, descendre l'escalier courbe... Il fallait translater le cercueil de Napoléon de son piédestal provisoire à son sarcophage définitif ; et en l'absence de solution crédible à vingt-quatre, trente-six, voire quarante-trois porteurs, l'hypothèse à douze charpentiers reste la seule possible.



J'ai un peu de mal à suivre votre raisonnement, et ce qui vous chagrine :?

Pourquoi ne pas s'en tenir à douze porteurs , hypothèse la plus crédible ? :salut:
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