Ligny : la dernière victoire de Napoléon

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

Modérateur : Joker

fanacyr

Message par fanacyr » 05 mai 2017, 09:24

Bonjour
minute de silence à 17h49 (je crois)
Rocquencourt est un combat
Ligny est une bataille
Nuance
Mais mon cœur se met à battre à l'évocation de Rocquencourt, où la fierté mal placée de la Brigade Sohr s'est heurtée à la lame des sabres d'Exelmans !

la remonte

Message par la remonte » 05 mai 2017, 10:14

merci pour ce compte rendu :salut:
" En n'ordonnant pas la poursuite immédiate des Prussiens en retraite, Napoléon a commis une faute tactique majeure qui eut des répercussions sur la suite de la campagne et aboutit le surlendemain au désastre de Waterloo. " :idea:
pourquoi risquer une poursuite de nuit ? les Prussiens ont eu leur compte . quand Napoléon rentre souper au " palais impérial " à Fleurus , il estime que sur les 80 000 hommes de Blücher , 30 sont hors de combat , 20 sont dispersés , donc le reste avec peut être un corps de réserve ne pouvait pas vraiment l'inquiéter . il n'y apas à chercher plus loin estime Lachouque :salut:

la remonte

Message par la remonte » 05 mai 2017, 11:47

pour ce qui est de Rocquencourt, il faut lire les premières pages de la Terre aux Loups de Robert Margerit déjà évoqué ici quelque part . :idea:
Lucien de Montalembert peut être Exelmans . après une scène très vivante de la bataille de Waterloo , on le retrouve à Rocquencourt où toute la frustration de la défaite va s'exercer sur des Prussiens pour qui la guerre est finie , surpris rênes longues .
tout le long du roman on retrouve le désir-plaisir de tuer . une volupté auxquels certains guerriers ont pris goût pendant 20 ans :roll: comme Gabriel Feraud , et combien d'autres , une fois la paix revenue ? :salut:

Joker

Message par Joker » 05 mai 2017, 13:05

pourquoi risquer une poursuite de nuit ? les Prussiens ont eu leur compte . quand Napoléon rentre souper au " palais impérial " à Fleurus , il estime que sur les 80 000 hommes de Blücher , 30 sont hors de combat , 20 sont dispersés , donc le reste avec peut être un corps de réserve ne pouvait pas vraiment l'inquiéter . il n'y apas à chercher plus loin estime Lachouque
Justement ! Cette fausse estimation de Napoléon est à l'origine des désastres qui vont suivre.
Les combats à Ligny ont certes été épuisants, mais ne pas ordonner la poursuite immédiate des unités prussiennes en retraite a été une faute majeure à laquelle est venue s'ajouter la non utilisation du corps de Drouet d'Erlon.
L'apport de ces 20.000 hommes aurait pu changer totalement la physionomie de la bataille ainsi que la suite des événements.
Napoléon avait déclaré un jour : "Il se peut que je perde une bataille, mais je ne perdrai jamais une minute".
Or, après Ligny, c'est 12 heures qu'il a perdues avant de lancer Grouchy à la poursuite des Prussiens.
Cette énorme perte de temps sera cruciale car jamais elle ne pourra être rattrapée par la suite...

la remonte

Message par la remonte » 05 mai 2017, 14:08

une mésestimation des forces prussiennes et de ses pertes :idea: c'est pourquoi il passe tant de temps à arpenter le lendemain matin le champ de bataille :idea: comme il le fait à chaque fois ; il compte et refait ses comptes .
Là où les contemporains voyaient une forme de compassion , ( Austerlitz , Eylau , Borodino ) en fait , il préfère un croquis à un long rapport , il préfère voir et compter lui même , il est l'homme de la statistique . combien de morts au mètre carré ? quelle superficie totale ? combien lui reste t-il ?
peut être qu'il sait déjà en fin de matinée que les Prussiens ne sont pas si défaits :idea:

l'erreur suprême est peut être d'avoir séparé ses forces le 17 :shock:

une victoire , pour être décisive et pas qu'un simple succés , il faut poursuivre l'ennemi et éviter qu'il se rallie . ne le faisant pas le soir à cause de la nuit , en juin le jour se lève de bonne heure , il fallait partir aux aurores :idea:
après c'est trop tard ( le temps ne se rattrape pas ni les kilomètres ! ) pourquoi dès lors ne pas rester compact .
les Anglais n'auraient pas tenu , pendant que notre aile droite pouvait tenir une éventuelle arrivée des Prussiens .
à Eylau , la poursuite des Prussiens par Ney avait déjà failli virer à la catastrophe .
cette stratégie de la séparation des corps d'armées arrivait à son terme .

Joker

Message par Joker » 05 mai 2017, 19:18

Voilà une analyse à laquelle j'adhère beaucoup plus ! :)
Depuis l'entrée en campagne, il y a de l'enthousiasme au sein des troupes mais des hésitations et des tergiversations parmi l'Etat major.
Cette dualité va malheureusement persister de bout en bout et constituera l'une des causes qui précipiteront la défaite du 18.

barthelemy

Message par barthelemy » 06 mai 2017, 09:35

Merci La Remonte pour ces intéressants commentaires sur "Napoléon l'homme de la statistique" :salut:

on n'a pas fini de disserter sans fin sur l'ordre tardif de Napoléon donné à Grouchy... avec les conséquences tragiques que l'on sait, à savoir que Grouchy serait probablement arrivé "tardivement" sur le champ de bataille de Waterloo... :(

effectivement, le temps et les kilomètres ne se rattrapent pas...

quant à "rester compact", il me semble que c'est aussi cela un des grandes principes napoléoniens de "l'art de la guerre" à savoir ne pas séparer ses forces afin de mieux vaincre l'ennemi !

Toutefois, n'oublions pas que lors de la Campagne de Belgique, la grande obsession de l'Empereur était d'éviter à tout prix la jonction des prussiens avec les anglo-hollandais... battre ses adversaires séparément... il était donc somme toute logique que Napoléon lance Grouchy à la poursuite de Blucher :salut:

Maria Kel

Message par Maria Kel » 06 mai 2017, 16:50

Si je comprends, les Prussiens étaient les plus dangereux :?

Joker

Message par Joker » 06 mai 2017, 18:59

Au cours de cette campagne, Napoléon n'était plus tout à fait lui-même, on peut en dire autant de ses lieutenants.
Ainsi, Ney par exemple, fit exactement le contraire de ce que l'on attendait de lui : temporisant alors qu'on s'attendait à ce qu'il prenne l'initiative aux Quatre-Bras ; plein de fougue et d'allant alors qu'il fallait réfléchir lors des charges de cavalerie à Mont-Saint-Jean.
Il n'avait manifestement plus toute sa tête.

Wellington et Blücher commirent eux aussi de lourdes bévues, mais ils eurent la chance de pouvoir compter sur des subordonnés talentueux, tels Gneisenau ou Constant-Rebecque pour ne citer qu'eux afin de les réparer.
Par contre, du côté français, la fatalité s'acharna et chaque faute commise entraîna une conséquence fatale.
Leur accumulation finit par aboutir à la débâcle finale...

barthelemy

Message par barthelemy » 06 mai 2017, 23:12

Justement, ARTE diffusait ce soir l'excellent documentaire "Waterloo, l'ultime bataille" :salut:

(il me semble que c'était une rediffusion)

beaucoup de scènes vivantes étaient en fait tirées des reconstitutions historiques sur place, on y voit notamment Frankie Simon :)

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