La Première Campagne d'Italie 1796-1797

Faites part de l'actualité napoléonienne dont vous avez connaissance.
Prière d’indiquer les références dans l’intitulé du message.

Modérateur : Joker

Maria Kel

Message par Maria Kel »

A quoi on reconnait l'ivraie? :lol:
Joker

Message par Joker »

Seule une longue expérience permet de le faire... :)
barthelemy

Message par barthelemy »

Maria Kel a écrit :A quoi on reconnait l'ivraie? :lol:
il suffit de les savonner, et si la couche part facilement c'est qu'il s'agit d'un vilain brigand ! :lol:
Maria Kel

Message par Maria Kel »

Et bien, savonnons! :lol:
Joker

Message par Joker »

Je tenterai de vous proposer ultérieurement un bref condensé de cette conférence.

Pour patienter, voici quelques photos prises à l'occasion du séjour du conférencier à Waterloo.
On peut également y reconnaître la déléguée belge du Souvenir Napoléonien, Marina Van Der Auwera., organisatrice de cette manifestation.

https://www.facebook.com/marina.vandera ... 4472223842

Le nombreux public présent dans la salle du Musée Wellington.
Au premier rang à droite, Mme Brassine, ancienne propriétaire du "Bivouac de l'Empereur".

https://www.facebook.com/photo.php?fbid ... 3977211607
barthelemy

Message par barthelemy »

Je dois dire que notre déléguée belge Marina, que j'ai eu le plaisir de côtoyer lors de notre séjour en Allemagne en automne dernier, est très active :salut:
Dominique T.

Message par Dominique T. »

Maria Kel a écrit :Pourquoi toujours là haut? :cry:
Parce que nous avons une déléguée du SN qui est dynamique !
Dominique T.

Message par Dominique T. »

Joker a écrit :Je tenterai de vous proposer ultérieurement un bref condensé de cette conférence.

Pour patienter, voici quelques photos prises à l'occasion du séjour du conférencier à Waterloo.
On peut également y reconnaître la déléguée belge du Souvenir Napoléonien, Marina Van Der Auwera., organisatrice de cette manifestation.

https://www.facebook.com/marina.vandera ... 4472223842

Le nombreux public présent dans la salle du Musée Wellington.
Au premier rang à droite, Mme Brassine, ancienne propriétaire du "Bivouac de l'Empereur".

https://www.facebook.com/photo.php?fbid ... 3977211607
Joker, pour éviter cela, il faut coller la totalité de la référence, plus sélectionner et cliquer sur "img"
Image
Joker

Message par Joker »

Docteur en histoire et professeur à l'université Louis II à Monaco, Gilles Candéla nous a proposé une intéressante conférence ayant pour buts de démontrer que la première Campagne en Italie n'a pas été qu'une partie de plaisir pour les armées de la République.
On connaît bien sûr leur état de dénuement, mais il faut aussi savoir qu'elles eurent à faire face à une certaine résistance de la part des autochtones, notamment en la personne des Barbets du Comté de Nice.
Né spontanément en réaction aux atrocités des troupes révolutionnaires françaises, le mouvement des barbets ou barbétisme est un mouvement d'opposition à l’intégration du Comté de Nice à la France révolutionnaire. Apparu en 1793, il va croître au fil des changements imposés par l'occupant. Comme en Vendée ou en Bretagne, la volonté de déchristianisation du pays, les réquisitions imposées aux populations et l'incorporation forcée des jeunes hommes au sein de l'armée vont alimenter ses forces.
Rompus aux combats de guerrilla, ces rebelles causèrent quelques dommages aux troupes françaises chargées d'occuper la région.
Fort heureusement pour elles, les armées républicaines étaient elles-mêmes constituées de volontaires issus de Provence et du Languedoc, de solides montagnards donc, habitués à livrer des combats sur ce genre de terrain accidenté.
La rebellion fut surtout le fait des régions rurales, les citadins étant généralement plus enclins à réserver un bon accueil aux Bleus.
La seule exception notable fut la révolte qui éclata à Vérone le 17 avril 1797, plus connue sous le nom de "Pâques véronaises".
En voici un bref historique :

Victorieux des Autrichiens, le général Bonaparte veut qu'ils reconnaissent l'annexion par la France de la rive gauche du Rhin et surtout de la Belgique, naguère en leur possession. Mais il faut pour cela leur offrir une contrepartie. Pourquoi pas la République de Venise, un État oligarchique encore opulent mais sur le déclin ?
Le problème est que Venise s'est jusque-là prudemment tenue à l'écart des coalitions contre la France et rien ne saurait justifier sa disparition en tant qu'État souverain.
Qu'à cela ne tienne ! Le général Landrieu, un agent secret au service de Bonaparte, produit un faux appel du Grand Conseil de Venise à l'adresse des habitants de Vérone pour qu'ils se soulèvent contre la garnison française établie dans la ville. Le soulèvement ne se produit que trop bien le 17 avril 1797 (27 germinal an V) et 400 soldats français qui étaient soignés dans l'hôpital local sont massacrés par la populace. Un peu plus tard, un navire de guerre français côtoie par provocation la cité de Venise. Il se fait bombarder et son capitaine est tué.
C'en est assez pour que Bonaparte adresse un ultimatum à la Sérénissime République et occupe son territoire. Il peut dès lors la livrer sur un plateau à ses interlocuteurs autrichiens et signer avec eux le traité de Campoformio. Ainsi prend fin brutalement l'histoire plus que millénaire d'une république marchande sans équivalent dans le monde.

Le massacre de Vérone sera qualifié par les propagandistes français de « Pâques véronaises » en référence aux « Vêpres siciliennes » de 1282.


Concluons en mentionnant le fait que Bonaparte profita de cette brillante campagne pour affuter sa propagande afin de construire ce qui allait devenir sa légende.
Pour ce faire, il n'hésita pas à travestir ou à occulter certains faits peu glorieux dont le mythe ne pouvait se satisfaire...

Pour celles et ceux que ce sujet intéresse, mentionnons le fait que Gille Candéla est l'auteur d'un ouvrage paru aux Presses Universitaires de Rennes : "L'armée d'Italie, des missionnaires armés à la naissance de la guerre napoléonienne", dans lequel il prouve que cette armée fut un lieu d'expérimentation tactique et stratégique avant de se transformer en force de maintien de l'ordre face aux insurrections populaires.
Maria Kel

Message par Maria Kel »

Superbe résumé, cher Joker. :salut:

J'avais entendu parlé de ces barbets niçois que Massena avaient combattu avant l'arrivée de Bonaparte. :!:

Il y avait aussi des émeutes à Pavie et Milan, où Napoléon fusilla les meneurs. :rocket:

Quand à Venise, la ville était sur le déclin depuis le XVIeme siècle et l'intensification du trafic de marchandises par l'Atlantique, sans oublier les guerres incessantes contre les Turcs, Napoléon n'a fait que précipiter une fin inexorable. :roll:
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