Cavalié Mercer à Waterloo

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Joker
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Cavalié Mercer à Waterloo

Message par Joker »

La désobéissance du capitaine Cavalié Mercer commandant en 1815 la “G” Troop de la Royal Horse Artillery, soit la compagnie “G” de l’Artillerie à Cheval Royale britannique a Waterloo.
Le 18 juin au soir ses pièces sont portées en avant entre deux carrés de Brunswickois qui flottent dangereusement. C’est pourquoi Mercer désobéit à l’ordre de Wellington de se réfugier avec ses hommes dans les carrés si la cavalerie française pousse à fond sa charge contre lui, ce qui sera le cas pour au moins les deux premières charges subies.
Cette manoeuvre fut exécutée avec bonheur plusieurs fois par les autres batteries, mais pas par Mercer qui jugea que sans son soutien les carrés allaient se disperser et qu’il perdrait ainsi tout, et ses canons et ses hommes, en même temps que l’infanterie.
Au résultat il brisa net par son feu trois charges de la cavalerie française, et, par son initiative, sauva ce secteur de la ligne qui menaçait de s’effondrer. Le front de sa batterie finira obstrué par un rempart d’hommes et de chevaux abattus. Very well done ! Maintenant, comme il s’agit malgré tout d’une désobéissance caractérisée à un ordre reçu et répété, rien d’étonnant à ce que Mercer ait été oublié dans les promotions qui ont suivi la bataille. Héros, peut-être ? Mais “mauvais sujet” pour le duc, assurément !

(Source Diégo Mané)

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la remonte
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par la remonte »

parfois il suffit de la détermination d'un seul pour renverser les choses , en 14 sur la Marne un seul petit groupe accroché à un mur de ferme a pu avoir raison de troupes éparpillées et épuisées et créer ainsi la rupture :idea:
c'était le raisonnement d'Ardant du Picq

viewtopic.php?f=4&t=39156
:salut:
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Cyril Drouet
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par Cyril Drouet »

Le témoignage de l’intéressé (Journal de la campagne de Waterloo) :

« Je chevauchais à côté de Frazer dont la figure était aussi noire que celle d'un ramoneur par suite de la fumée, et dont la manche droite était déchirée par un projectile qui lui avait seulement effleuré la peau.
Pendant que nous avancions, il me dit que l'ennemi avait rassemblé une énorme masse de cavalerie en face de l'endroit où nous nous dirigions (environ un tiers de la distance entre Hougoumont et la route de Charleroi) et que, selon toute probabilité, nous serions immédiatement engagés en gagnant notre position.
« L'ordre du duc est positif, ajouta-t-il si l'ennemi s'obstine et pousse la charge à fond, vous ne devez pas exposer vos hommes, mais vous retirer avec eux dans les carrés d'infanterie voisins. »
[…]
Sir Augustus, nous ayant indiqué notre position entre deux carrés d'infanterie de Brünswick, nous laissa en nous rappelant l'ordre du duc et en nous enjoignant d'économiser nos munitions.
Les Brünswickois tombaient nombreux, le boulet à chaque instant faisait de grands vides dans leurs carrés. Les sergents étaient activement employés à les boucher en poussant les hommes ensemble et parfois en les bousculant avant qu'ils aient pu bouger. C'étaient les mêmes gamins que nous avions vus hier jetant leurs armes et fuyant frappés de panique au simple bruit des sabots de nos chevaux. Aujourd'hui ils ne fuyaient pas de corps, mais en esprit, car la raison semblait les avoir abandonnés. Ils se tenaient là, l'arme au bras, comme des poteaux, ou plutôt comme ces mannequins de bois sur lesquels nous les avions vus s'exercer dans leurs cantonnements. A chaque instant je craignais de les voir jeter leurs armes et se sauver. Mais leurs officiers et sergents se conduisaient noblement, les maintenant ensemble et s'arrangeant pour conserver leurs carrés serrés en dépit du carnage fait parmi eux.
Chercher un refuge au milieu de tels êtres serait folie le moment où nos hommes abandonneraient leurs canons en courant serait le signal de la débandade, j'en étais convaincu. Mieux valait pour nous tomber à notre poste que d'une telle façon.
Notre arrivée parut les ranimer, et tous leurs yeux étaient fixés sur nous. De fait, je ne pensais pas qu'il pût y avoir un doute sur leur destin. Notre premier canon avait à peine atteint l'intervalle entre les carrés, que je vis à travers la fumée les escadrons de tête de la colonne ennemie s' avançant à un trot allongé et déjà à pas plus de 100 yards de distance, au maximum, car je ne crois pas que nous aurions pu voir plus loin. Je commandai aussitôt de former la ligne pour l'action à mitraille! Et le canon de tête fut dételé et commença à tirer presque dès que l'ordre fut prononcé ; pour la vivacité et l'intelligence, nos hommes étaient sans rivaux. Le premier coup, je le vis, descendit plusieurs cavaliers et chevaux. Ils continuèrent néanmoins d'avancer.
Je jetai un coup d'œil vers les Brünswickois et vis que cela n'allait pas. Ils avaient ouvert le feu sur leurs faces de front, mais les deux carrés paraissaient vacillants et je me décidai à ne rien dire des ordres du duc et à courir notre chance. Cette résolution fut renforcée par l'effet du reste des canons à mesure qu'ils se hâtaient de se mettre en action, faisant un carnage terrible et couvrant en un instant le sol d'hommes et de chevaux. Cependant les Français persistaient à s'approcher de nous, quoique lentement (la première volée leur avait fait prendre le pas) et il ne semblait pas qu'ils dussent nous culbuter. Nous étions dans un petit creux en
dessous du niveau du terrain sur lequel ils marchaient, ayant, en face de nous un remblai d'environ un pied et demi ou deux pieds, au sommet duquel courait un chemin étroit, et cela donnait plus d'effet à nos boîtes à mitraille, car le carnage était effroyable.
Je suppose que cet état de choses ne dura que quelques secondes, puis j'observai des symptômes d'hésitation et, en un clin d'oeil, quand je pensais que c'en était fait de nous, ils firent demi-tour sur chaque flanc et filèrent rapidement vers l'arrière. Beaucoup se tournaient et s'efforçaient de se frayer un chemin à travers la colonne et la partie la plus près de nous devint bientôt une vraie cohue dans laquelle nous maintenions un feu nourri de nos six pièces à mitraille. L'effet en est à peine concevable et peindre cette scène de confusion est impossible. Chaque décharge était suivie de la chute d'un grand nombre d'hommes; les survivants luttaient les uns contre les autres et je les vis se servir du pommeau de leurs sabres pour s'ouvrir une voie hors de la mêlée. Quelques-uns, désespérés de se trouver ainsi jetés à la gueule de nos canons, et d'autres emportés par leurs montures rendues folles par leurs blessures, s'élançaient entre nos intervalles, mais bien peu pensaient à se servir de leur sabre et poussaient furieusement de l'avant, ne songeant qu'à se sauver. Enfin la queue de la colonne en tournoyant ouvrit un passage et tous disparurent beaucoup plus rapidement qu'ils n'avaient avancé. Ils ne s'arrêtèrent que quand le pli de terrain les eut couverts de notre feu. Nous cessâmes alors de tirer, mais, comme ils n'étaient pas loin (nous voyions le sommet de leurs coiffures) ayant rechargé, nous nous tînmes prêts à les recevoir s'ils renouvelaient leur attaque.
[…]
La retraite de la cavalerie fut suivie par une pluie de boulets et d'obus qui nous auraient annihilés, si nous n'avions pas été couverts par le petit remblai qui en rejetait la plus grande partie par-dessus nos têtes. Cependant quelques-uns atteignirent et jetèrent bas des hommes et des chevaux.
La première colonne française était composée de grenadiers à cheval et de cuirassiers, les premiers en tête.
J'ai oublié s'ils avaient ou non changé cette disposition, mais je crois, d'après le nombre de cuirasses que nous trouvâmes ensuite, que les cuirassiers menèrent la deuxième attaque. Quoi qu'il en soit, leur colonne se rassembla.
Ils préparèrent la seconde charge en nous envoyant une nuée de tirailleurs qui nous incommodèrent terriblement par un feu de carabines et de pistolets à 40 yards à peine de notre front. Nous étions obligés de nous tenir avec nos porte-feu allumés aussi n'est-ce pas sans difficulté que j'empêchai nos hommes de tirer, car ils devenaient impatients dans une situation si dangereuse.
[…]
La colonne monta alors une fois de plus sur le plateau et messieurs les tirailleurs se retirèrent à droite et à gauche pour laisser la place à la charge. Le spectacle était imposant et si jamais le mot sublime fut exactement appliqué, il pouvait sûrement l'être à celui-ci. Les cavaliers avançaient en escadrons serrés, l'un derrière l'autre, si nombreux cette fois que l'arrière était encore caché par la crête lorsque la tête de la colonne n'était qu'à 60 ou 80 yards de nos canons. Leur allure était un trot lent, mais soutenu. Ce n'était pas là une de ces furieuses charges au galop, mais l'avance, à une allure délibérée, d'hommes décidés à arriver à leurs fins. Ils marchaient dans un profond silence et le seul bruit qu'on entendait à travers le rugissement incessant de la bataille était le roulement sourd du sol foulé par les pas simultanés de tant de chevaux. De notre côté la détermination était égale. Chaque homme se tenait ferme à son poste, les canons prêts, chargés d'un boulet d'abord et d'une boite à mitraille par-dessus les tubes étaient dans les lumières les porte-feu brillaient et pétillaient entre les roues. Un mot de moi seul manquait pour précipiter la destruction sur ce magnifique déploiement d'hommes vaillants et de nobles chevaux. Je le retardai, car l'expérience m'avait donné confiance.
Les Brünswickois partageaient ce sentiment et, avec leurs carrés fort réduits en dimensions, bien serrés, ils se tenaient fermement, l'arme au bras, les yeux fixés sur nous, prêts à commencer le feu à notre première décharge. C'était vraiment un grand et imposant spectacle.
La colonne était commandée cette fois par un officier dans un riche uniforme, la poitrine couverte de décorations, et dont la gesticulation vigoureuse contrastait très étrangement avec la contenance solennelle de ceux à qui il s'adressait. Je leur permis d'avancer ainsi sans encombre jusqu'à ce que la tête de la colonne ne fût qu'à 60 ou 80 yards de nous et je donnai alors l'ordre de « Feu ».
L'effet fut terrible. Le premier rang presque entier tomba d'un seul coup, et les boulets pénétrèrent dans la colonne portant la confusion sur toute sa longueur. Le sol, déjà encombré des victimes de la première charge, devint à peu près infranchissable. Et pourtant ces guerriers dévoués luttaient pour chercher à nous atteindre. La chose était impossible. Nos canons étaient servis avec une étonnante rapidité, pendant que le feu roulant des deux carrés se maintenait vigoureusement. Ceux qui poussaient en avant par-dessus les tas de cadavres d'hommes et de chevaux ne gagnaient que quelques pas pour tomber à leur tour et ajouter aux difficultés de ceux qui les suivaient. La décharge de chaque pièce était suivie de la chute des cavaliers et de leurs montures, comme l'herbe sous la faux du moissonneur. Quand les chevaux seuls étaient tués, nous pouvions voir les cuirassiers se débarrassant de leur armure s'échapper à pied. Cependant, pendant un moment, la masse confuse (car tout ordre avait disparu) se tint devant nous, essayant vainement de forcer les chevaux à travers l'obstacle présenté par leurs camarades tombés, pour obéir aux vociférations renouvelées et bruyantes de celui qui les avait conduits et qui demeurait sauf.
Comme auparavant, plusieurs franchirent tout ce qui était devant eux et galopèrent parmi nous. Beaucoup plongèrent en avant pour tomber, homme et cheval, près de la gueule de nos canons. Mais la majorité fit demi-tour au moment même où ayant moins de terrain à parcourir, il y avait plus de sécurité à avancer qu'à reculer, et chercha un passage vers l'arrière. La même confusion, la même lutte entre eux, le même carnage qu'auparavant se produisirent, jusqu'à ce qu'ils eussent disparu graduellement derrière la colline.
Nous cessâmes le feu, heureux de respirer. Leur retraite nous exposa comme avant à une pluie de boulets et d'obus ces derniers tombant parmi nous avec leurs longues fusées restaient à brûler et à siffler un long moment avant d'éclater et causaient un ennui considérable aux hommes et aux chevaux. Le remblai en face de nous, cependant, se montra de nouveau notre protecteur et envoya plusieurs projectiles inoffensifs au-dessus de nous.
[…]
Ce qui se passait à ma droite et à ma gauche, j'enétais aussi ignorant que l'homme dans la lune et je ne savais même pas quel était le corps derrière les Brünswickois. La fumée limitait ma vue à une très petite distance, en sorte que mon champ de bataille se bornait aux deux carrés et à ma propre batterie.
[…]
Comme je l'ai dit, nous ne faisions rien, car la cavalerie se reformait sous la crête pour une troisième attaque, et nous étions tourmentés par l'artillerie ennemie.
« Diable Mercer, dit [sir Georges Adam
Wood] en clignant comme faisant face à un vent violent, il fait chaud ici! »
– Oui, monsieur,très chaud. »
Et je commençais à lui faire mon rapport sur les deux charges que nous avions repoussées, lorsque, regardant du côté des Français, je vis leurs escadrons de tête déjà sur le plateau.
« Les voilà encore » m'écriai-je, et laissant sir Georges, sans cérémonie, j'arrivai juste à temps pour les recevoir avec la même destruction qu'auparavant. Cette fois, de fait, ce fut jeu d'enfants. Ils ne purent même pas nous approcher dans un ordre à peu près régulier et nous tirâmes à notre aise. C'était une folie d'essayer une pareille chose.
J'étais à cheval à la droite de ma batterie, quand ils firent demi-tour et commencèrent à se retirer une fois de plus. Grisé par le succès, je chantais « Magnifique ! Magnifique ! » agitant mon bras droit, lorsque quelqu'un, le saisissant par derrière, me dit tranquillement :
« Prenez garde ! Vous allez frapper le duc ! »
Et, en effet, notre noble chef, l'air sérieux, et visiblement très fatigué, passa tout près de moi, marchant vers 1’avant et semblant ne pas prêter la moindre attention au reste de la cavalerie française qui s'attardait encore sur le terrain. Cela nous obligea à cesser le feu.
Au même instant j'aperçus une ligne d'infanterie, au port d'armes, montant lentement de l'arrière. Proférant une sorte de hurrah faible et haletant, jusqu'à la cheville dans une boue épaisse, se traînant et trébuchant sur les nombreux cadavres qui jonchaient le sol, elle pouvait à peine conserver son alignement, rompu en maints endroits par des brèches de la largeur de plusieurs files. Je ne pus alors que méditer sur le résultat probable de la dernière charge si, par obéissance aux ordres du duc, j'avais retiré mes hommes dans les carrés et laissé ainsi un passage vers l'arrière aux audacieux et formidables escadrons qui seraient tombés comme la foudre sur cette ligne disjointe. Une fois arrivés au sommet, l'alignement fut rectifié, les files serrées, et tous, y compris nos Brünswickois descendirent la pente vers la plaine.
Notre infanterie étant cachée à notre vue par le pli de terrain, nous nous remîmes à tirer sur les masses ennemies, et la canonnade reprit bientôt, en s'étendant sur tout le front. »
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la remonte
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par la remonte »

j'ai déja lu ce témoignage et je reste surpris par ce passage ; " Beaucoup se tournaient et s'efforçaient de se frayer un chemin à travers la colonne et la partie la plus près de nous devint bientôt une vraie cohue dans laquelle nous maintenions un feu nourri de nos six pièces à mitraille. L'effet en est à peine concevable et peindre cette scène de confusion est impossible. Chaque décharge était suivie de la chute d'un grand nombre d'hommes; les survivants luttaient les uns contre les autres et je les vis se servir du pommeau de leurs sabres pour s'ouvrir une voie hors de la mêlée "

je ne doute pas du carnage mais de l'effet de seulement 6 canons . car une fois les coups partis et les chevaux foudroyés , les suivants peuvent fondre sur les batteries :idea: ils sont très nombreux
c'est forcément vrai puisque les faits sont là , il a peut être manqué un homme plus déterminé ? en général cela incombait aux premiers rangs , c'était l'honneur de charger en tête et celle ci a été mitraillée
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Cyril Drouet
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par Cyril Drouet »

la remonte a écrit :
06 janv. 2021, 14:57
j'ai déja lu ce témoignage et je reste surpris par ce passage
Mercer, "surpris", il le fut aussi. Ainsi, il dit dans son Journal : "quand je pensais que c'en était fait de nous".
De même, pour le même moment, il écrit dans une lettre du 26 novembre 1834 : "au moment où nous nous attendions à être écrasés".
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par la remonte »

j'essaie d'imaginer la scène ... la mitraille qui arrose large stoppe net sur un assez large front une masse de chevaux qui manquent visiblement d'impulsion ( grand trot dans une pente montante ) , leur chute provoque un barrage ... on a donc derrière un " refus d'obstacle " ! trop gros , trop étrange et les plus vaillants voient leur confiance qui flanche et vont piler ou dérober , on ne manque pas de courage chez les chevaux mais pas envie de n'importe quoi .
c'est pourtant pas la première fois que la cavalerie française charge dans des conditions périlleuses ; carrés d'infanterie , redoutes , fossés ... neige
il ya visiblement un manque de préparation: reconnaissance du terrain et tenue des distances entre les vagues d'assauts .
on en revient à la question de la pertinence de cette attaque .
les régiments partent les uns après les autres " trop tôt ?" possible mais surtout en désordre , par entrainements successifs , impatience de combattre aussi ... le tout avec une masse de 5 000 cavaliers qui se fait tirer dessus sur les ailes , d'Hougoumont sur sa gauche et de la Haie Sainte sur sa droite ce qui comprime le centre au point que certains témoignages rapportent avoir été soulevés par la pression , c'est dire la masse compacte !
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par Général Colbert »

Neige......un 18 Juin ?
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par la remonte »

La cavalerie a chargé dans des conditions autrement périlleuses, que ce soit à Eylau dans la neige , à la Moscowa contre des redoutes ....
c'est surement à ce moment critique que l'absence de Mortier se fait le plus ressentir , la confusion fait que les cavaliers de la garde ( lanciers , chasseurs ) suivent le mouvement ce qui conforte Ney que Napoléon appuie sa décision , alors qu'il n'en n'est rien .
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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par la remonte »

Peut être que l'initiative du capitaine Mercer en rompant ainsi l'élan de la cavalerie française a été le point de rupture de la bataille après tout :idea:
même si l'échiquier des carrés anglais neutralisait la puissance de choc , on peut raisonnablement penser que notre mascaret de chevaux et de fer avec plus d'impulsion aurait pu entamer dangereusement le dispositif ennemi et entraîner une débandade successive ... les Prussiens attendaient prudemment le résultat et auraient à leur tour tourné les talons .
c'est ce what if qui rend si pathétique le panorama de Dumoulin avec un maréchal Ney en plein galop .
ce n'est pas que le sort de la bataille qui est en jeu à ce moment précis mais celui de la France du siècle des Lumières qui va s'éteindre :|

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Re: Cavalié Mercer à Waterloo

Message par Cyril Drouet »

la remonte a écrit :
07 janv. 2021, 17:37
ce n'est pas que le sort de la bataille qui est en jeu à ce moment précis mais celui de la France du siècle des Lumières qui va s'éteindre :|
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