Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Drouet Cyril

Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par Drouet Cyril »

Ses qualités conjuguées à une période favorables lui ont permis d'avoir un destin incomparable.

Napoléon à Gourgaud, le 18 mai 1817 :
"Je le répète, un homme n'est qu'un homme. Ses moyens ne sont rien si les circonstances, l'opinion ne le favorisent pas."
Saint Clair

Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par Saint Clair »

J'ai constaté qu'il existe différentes formes d'intelligence. C'est difficile à expliquer mais il existe des personnes qui font preuve d'intelligence dans certains domaines et pas dans d'autres. Et celles qui sortent du lot sont celles qui sont intelligentes dans nombre de domaines. Je "classerais" l'Empereur plutôt dans cette catégorie de personnes. Je ne sais pas si je suis bien clair (à défaut d'être Saint) ? :roll:
barthelemy

Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par barthelemy »

on peut lire dans les souvenirs du suisse Noverraz, surnommé par Napoléon l'ours d'Helvétie le récit savoureux suivant :

Sainte-Hélène, novembre 1816

Ce soir, on a servi à la table de l’Empereur, une gougère*
Marchand, le Maître d’hôtel, avait réussi à trouver à Jamestown du beurre frais, de la farine et des œufs, mais Pierron qui était bourguignon, se faisait du souci : il aurait fallu du gruyère ou du Comté râpé, tandis que nous n’avions que du cheddar…
Le dîner fut très réussi, et l’Empereur s’exclama : « Quand j’étais lieutenant d’artillerie à Auxonne, Mme Noizot réussissait de merveilleuses gougères, mais moi, je n’avais d’yeux que pour sa fille Catiche, mon premier amour. Je ne vous raconterai pas mon premier rendez-vous, ni nos promenades. Heureusement, le papa de Catiche, M. Noizot, sortait souvent pour ses affaires, et nous échangeâmes nos premiers baisers sur les marches de l’escalier. »
• Une petite partie de dominos, mon cher locataire ?
• J’étais bien forcé d’accepter. Il jouait mal, mais je m’arrangeais pour le laisser gagner, ce qui le mettait d’heureuse humeur.
• Encore une petite partie ?
Quant à Catiche, elle faisait semblant de dormir, mais en montant dans ma chambrette, je grattais discrètement à sa porte, ce qui voulait dire « je t’aime », ou je glissais une feuille de papier avec un message enflammé.
Un soir, Mme Noizot saisit un de ces messages et, très grave, elle me dit :
• Jeune homme, je n’ai encore rien révélé à M. Noizot, car il entrerait dans une rage terrible, et, avant de lui parler, je veux connaître vos intentions…
A Mme Noizot, je déclarai que Catiche serait mon grand et unique amour et que mon plus cher désir serait de l’épouser. Elle m’encouragea à en parler à son mari.
Mon petit monsieur, ma fille aura une très belle dot et, tournée comme elle est, elle fera le mariage dont Mme Noizot et moi-même nous rêvons. Vous ne nous êtes pas antipathique, vous seriez général ou même capitaine que nous pourrions envisager une union, mais comment voulez-vous que je donne ma jolie Catiche à un petit Corse sans avenir… !

*(Les gougères sont des spécialités bourguignonnes et franc-comtoises, faites de pâte à choux et de fromage, le fromage râpé étant mélangé à la pâte à choux encore tiède)

Souvenirs de l'Empereur Napoléon 1er, Jean-Abram Noverraz, Editions Agora 2013
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L'âne
 
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Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par L'âne »

Au prime abord, et pour la plupart d'entre nous, nous nous faisons la réflexion suivant laquelle le couple a manqué de saisir une "belle occasion" de marier sa fille au futur Empereur des Français.
Mais en y réfléchissant bien, et connaissant la trajectoire de Napoléon (si elle eusse été la même marié à Catiche), on peut se demander si tous les parents eurent été heureux de lui donner la main de leur fille...
Aurea mediocritas
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C-J de Beauvau
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Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par C-J de Beauvau »

Beaucoup d'entre vous connaissent l'émission de la 5 , C dans l'air qui traite des faits de société
Je viens de trouver une émission du 18/06/15 qui est consacré à Napoléon Bonaparte ! :o
A chacun de se faire son opinion :)



:salut:
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Joker
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Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par Joker »

Une écriture graphiquement esthétique mais illisible reste dans toutes les mémoires de ceux qui ont vu un jour une lettre autographe du grand homme."
👉 Plongez dans les racines, l'éducation et la personnalité de l'Empereur en (re)lisant ce passionnant article de François Houdecek sur sa si singulière écriture : https://www.napoleon.org/histoire-des-2 ... -napoleon/


« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
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C-J de Beauvau
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Re: Napoléon : Instuction, jeunesse, capacités intellectuelles, mathématiques et géométrie

Message par C-J de Beauvau »

A partir de 1773, le petit Napoléon fréquente l'école. D'abord confié à un établissement tenu par des soeurs Béguines, il intègre en automne 1773 le collège de la ville où il suit la classe de l'abbé Jean-Baptiste Recco. C'est cependant auprès de ses proches qu'il acquiert le plus clair de ses connaissances : son grand-oncle Lucien s'occupe de son instruction religieuse tandis que son oncle Joseph Fesch, qui n'est que de six ans son aîné, lui apprend à lire.

Son temps libre, le cadet des Bonaparte le passe surtout avec le membre de sa famille dont il est le plus proche, son frère ainé, Joseph. Le tempérament calme et placide de celui-ci est pourtant tout à l'opposé du naturel ardent et batailleur de Napoléon, à qui son habitude de participer aux échauffourées qui opposent les enfants des différents quartiers d'Ajaccio attire le surnom de "Ribulione", le perturbateur. On l'aperçoit cepandant aussi, parfois, plus paisible, arpenter les bords de mer ou se recueillir dans ce qu'on surnomme aujourd'hui la "grotte de Napoléon", au lieu-dit "Casone". Il apprécie également ses séjours aux Milelli, une vaste propriété dont son père exploite les oliveraies comme locataire, avant d'en faire l'acquisition en 1785.

Cette première vie prend fin, le 15 décembre 1778, lorsque Napoléon embarque avec Joseph et son père pour la France métropolitaine. C'est le premier voyage des deux enfants dans cette patrie encore inconnue.

Le 1er janvier suivant, Napoléon est admis au collège d'Autun, en Bourgogne, où son père a pu l'inscrire après avoir obtenu une bourse d'études. Le jeune garçon ne sait alors pas un mot de français. Quatre mois plus tard, il le parle passablement. En mai 1779 il est séparé de son frère, qui l'a accompagné jusque-là, et intègre l'École militaire de Brienne le 15 de ce mois. L'établissement prépare des enfants de la noblesse à la carrière des armes. Le jeune Corse y fait preuve de remarquables dispositions pour les mathématiques.

Il quitte cet institution en octobre 1784, pour entrer à l'École royale du Champ de Mars , à Paris, dans la Compagnie des cadets gentilshommes.

L'année 1785 est pour Napoléon endeuillée par le décès de son père, vraisemblablement d'un cancer de l'estomac, qui laisse une veuve avec huit enfants et peu de revenus. A l'automne, Napoléon reçoit son brevet de Lieutenant en second et est affecté au régiment d'artillerie de La Fère, en garnison à Valence.

Il y arrive le 3 (ou le 6) novembre, en compagnie de son ami Alexandre des Mazis, rencontré l'année précédente à l'Ecole Militaire de Paris et se loge chez Mademoiselle Bou, dans la vieille ville. La bonne société de Valence lui ouvre ses portes gràce à la recommandation de l'évèque Yves Alexandre de Marbeuf, neveu de ce Comte de Marbeuf dont l'amitié est si propice aux Bonaparte depuis qu'il est gouverneur de Corse. Pour se rendre mieux assorti à ce milieu, le jeune homme n'hésite pas à consacrer une partie de ses ressources, alors très maigres, à des leçons de danse et de maintien.

Lorsqu'il ne sacrifie pas à ces mondanités, Napoléon Bonaparte vit la vie de tous les jeunes officiers désargentés de province, ne se distinguant que par sa frénésie de lecture, avec une prédilection pour les oeuvres de Jean-Jacques Rousseau. Peut-être est-ce en pensant à ce dernier, rendu célèbre par un Discours sur les sciences et les arts rédigé en réponse à un concours de l'Académie de Dijon, qu'il propose à celle de Lyon un mémoire sur la question qu'elle a soumise à discussion : Quels sont les sentiments que l'on doit le plus recommander, afin de rendre l'homme heureux ?. L'ouvrage, présenté anonymement, obtient une médaille d'or.

En septembre 1786, un premier congé lui permet de rentrer en Corse, après huit ans d'absence. Il y reste jusqu'en en mai 1788, avec une interruption de septembre à décembre 1787, durant laquelle il séjourne à Paris dans l'espoir de débloquer une subvention due à sa mère pour une plantation de mûriers.

Le lieutenant Bonaparte ne rejoint son régiment qu'en juin 1788, à Auxonne, petite ville de Bourgogne. La vie de garnison y reprend pour le jeune officier, avec ses repas pris en commun avec les camarades – parmi lesquels il a eu la joie de retrouver son ami Des Mazis – et ses soirées passées chez les supérieurs. Mais Napoléon a surtout la chance d'y fréquenter l’École d'Artillerie, la meilleure de son époque dans l'Europe entière. Napoléon reçoit dans cet établissement un enseignement d'une qualité exceptionnelle, qui achève de faire de lui un soldat et un artilleur dans l'âme. D'autant qu'il complète ses études par des lectures nombreuses et organisées, notamment des écrits de Jean-Baptiste de Gribeauval et Hippolyte de Guibert, deux penseurs militaires contemporains qui ont anticipé les évolutions appelées à se produire bientôt dans la conduite des guerres. Son sérieux et son travail valent au lieutenant Bonaparte l'estime de son professeur de mathématiques, Jean-Louis Lombard, qui lui prédit une avenir brillant, comme du commandant de l’École, le général Jean-Pierre du Teil de Beaumont, et parfois un peu de jalousie de la part de ses collègues...........................

https://www.napoleon-empire.net/napoleon-biographie.php

:salut:
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