Femmes combattantes

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Cyril Drouet
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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

C-J de Beauvau a écrit :
03 sept. 2018, 23:24
Elisabeth Bourgé, de Reims, volontaire au bataillon de la Réunion, sous le nom de Nicolas Bourget (dit Sans-Soucy), en décembre 1792 ; reconnue femme et congédiée, avril 1793. Revient en Vendée et panse les blessés sur le champ de bataille.
Elisabeth Bourgès, qui avait obtenu son congé de réforme le 7 avril 1793, présenta le 5 mai suivant la pétition suivante à la Convention :
« Citoyens représentants,
La citoyenne Elisabeth Bourgé, native de Reims, a l'honneur de vous exposer qu'elle a servi pendant cinq mois, en qualité de volontaire dans la 1re compagnie du bataillon de la Réunion, sous le nom de Nicolas Bourgé, ainsi qu'il est attesté par les certificats qui lui ont été délivrés de ses services et bonne vie et mœurs; mais que, reconnue pour femme, ne pouvant continuer son service pour la défense de la République, elle vous supplie de lui faire délivrer une recommandation, en récompense de son civisme et du zèle qu'elle a montrés pour la défense de la République, et qui l'autorise à se rendre en la ville de Reims, lieu de sa naissance, sans pouvoir être inquiétée, ni recherchée de qui que ce soit. Elle attend cette grâce avec confiance de votre bienfaisance et elle vous en conservera la plus entière reconnaissance. Elle demande également une indemnité des dépenses forcées pour une maladie qu'elle a essuyée. »

Sa demande fut appuyée par Battelier qui exposa que les faits allégués par la citoyenne Bourgé sont exacts précisant que la blessure qu'elle avait reçue à la poitrine avait dissipé tout son avoir. Il réclama en conséquence la mention honorable et demanda l’accord d’une somme de 150 livres pour acquitter ses médecins et retourner dans ses foyers.

Au final, la Convention rendit le décret suivant :
« La Convention nationale, après avoir entendu la lecture de la pétition de la citoyenne Elisabeth Bourgé, née à Reims, qui a servi pendant cinq mois dans la 1re compagnie du 1er bataillon de la Réunion, en qualité de volontaire ; sur la proposition d'un de ses membres, décrète que la Trésorerie nationale tiendra à la disposition de ladite citoyenne Elisabeth Bourgé, et lui remettra, sur la présentation du présent décret, à titre de gratification, la somme de 150 livres.
La Convention décrète, en outre, qu'il sera fait mention honorable au procès-verbal du civisme et du patriotisme de la citoyenne Bourgé. »

J’ignore de quelle blessure Battelier parle dans son soutien apporté à Elisabeth Bourgès, mais il ne peut s’agir d’une blessure de guerre, puisque le bataillon de la Réunion, formé en novembre 1792, envoyé en Normandie en avril, ne connut sa première affaire que le 3 novembre 1793, à Fougère, contre l’armée vendéenne durant la campagne d’Outre-Loire.


Elisabeth Bourgès revint cependant aux côtés de ses anciens compagnons d’armes. Ces états de service furent honorés à nouveau par la Convention :
Ainsi, le 5 octobre 1794, Menuau présentait ce rapport :
« Depuis que les républicains français combattent contre la tyrannie, pour la cause sacrée de la liberté, nous n’avons plus besoin de chercher dans l'histoire ancienne des modèles de courage, de désintéressement et de bravoure. Parmi le nombre infini des belles actions qui honorent notre révolution, celles de la citoyenne Bourgès méritent une place distinguée.
Citoyens, cette citoyenne s'est trouvée en personne à toutes les affaires et attaques que la colonne de Tilly a faites sur les brigands de la Vendée, et particulièrement au Mans et à Savenay ; elle a rendu les services les plus importants à la république : tantôt elle a découvert des blés et des farines cachées, qui ont servi à la subsistance de l’armée; tantôt elle a eu le courage de porter sur son dos plusieurs blessés, pour les déposer dans les voitures d'ambulance. Enfin, citoyens, cette femme sensible autant que courageuse, a ajouté à ces actes d'humanité celui de se joindre aux officiers de santé, pour les aider à panser les blessés; elle a fait plus, citoyens, elle s'est dépouillée de sa propre chemise pour le pansement des blessés, dans un moment où le manque absolu de linge s'est fait sentir.
Ces faits, citoyens, sont consignés dans des certificats bien honorables et très authentiques ; mais la femme Bourgès, riche en vertu et en patriotisme, est dans le besoin, et il est de la justice nationale de ne pas laisser plus longtemps en souffrance une républicaine aussi prononcée. »

En conséquence, le décret suivant fut adopté :
« La Convention nationale, sur la pétition de la citoyenne Bourgès, qui s'est trouvée à plusieurs affaires dans la Vendée, et qui a rendu des services à la République en soulageant les défenseurs de la patrie blessés, en les portant sur son dos jusqu'aux voilures d'ambulance, décrète ce qui suit :
La Trésorerie nationale paiera, à la citoyenne Bourges, la somme de 300 livres à titre de secours. »


Le 1er février 1795, la Convention décrétait à nouveau :
« La Convention nationale, après avoir entendu le rapport sur la pétition de la citoyenne Bourges, qui a déjà reçu une indemnité pour les services importants qu'elle a rendus à nos braves frères d'armes blessés dans les combats, en se dépouillant des chemises qu'elle portait sur son corps pour panser leurs blessures, et en unissant tous les actes de courage à ceux de l'humanité et de la bienfaisance,
La Trésorerie nationale paiera, à la citoyenne Bourges, la somme de 300 livres, à titre de secours définitif, pour les services importants qu'elle a rendus aux volontaires blessés en combattant les rebelles de la Vendée »
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Cyril Drouet
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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

C-J de Beauvau a écrit :
03 sept. 2018, 23:24
Catherine-Adélaïde Garnejoux, volontaire, sous le nom de Reprehé, au 12e bataillon de la République, mars 1793 ; a quitté en 1794.
Une autre femme qui a vu les Vendéens de près.
Décret adopté le 9 juillet 1794 :
« La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité des secours publics sur la pétition de Catherine-Adélaïde Garnejoux, qui a servi en qualité de volontaire dans le douzième bataillon de la République, sous le nom de Reprehé, et qui s’est trouvée en cette qualité à différentes affaires, notamment à celles de Vihiers, Doué, Saumur, Châtillon, où elle a combattu avec le courage d’un vrai républicain, décrète : Il sera payé par la trésorerie nationale une somme de cinq cents liv. à Catherine-Adélaïde Garnejoux, à titre de gratification et de récompense nationale, sur le vu du présent décret, qui ne sera imprimé qu’au bulletin de correspondance. »
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Demi-solde
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Message par Demi-solde »

Femmes combattantes, par Goya :

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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

Lejeune (Attaque du grand convoi, près de Salinas, en Biscaye, 25 mai 1812) :
Sans titre 3.jpg
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Re: Femmes combattantes

Message par Demi-solde »

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Cordialement
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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

Cyril Drouet a écrit :
06 oct. 2018, 10:28
Lejeune (Attaque du grand convoi, près de Salinas, en Biscaye, 25 mai 1812) :
Sans titre 3 (1).jpg
« Les bandes de guerillas, devenues plus audacieuses que jamais, surprenaient fréquemment et souvent avec avantage nos convois. Un des plus importants, qui marchait sous une très forte escorte et dans lequel se trouvait M. Deslandes, secrétaire particulier du roi, se rendant à Paris avec sa femme, fut attaqué le 9 avril 1812, entre Salinas et Vittoria. M. Deslandes fut tué en voulant défendre sa femme qui tomba entre les mains du célèbre chef de guerillas dom Francisco Espoz y Mina »
(Miot de Mélito, Mémoires)

« A l’affaire de Salinas, la femme d'un chef de bataillon assouvit la brutalité de deux cents guerilleros...elle en mourut »
(Blaze, Souvenirs)

« La route pour arriver à Vittoria est fort belle, mais resserrée jusqu'à Satinas, où se trouve une montagne rapide, dont la descente du côté de l'Espagne est douce et facile; une plaine assez étendue se développe, mais des bois épais, avoisinant la route, offraient à l'ennemi la faculté de pouvoir dresser des embuscades et d'attaquer avec avantage c'est ce qui eut lieu quelques mois avant notre passage Mina à la tête de ses troupes et de celles de Longa, autre chef de bande, attaqua un convoi considérable qui se rendait en France, dans lequel se trouvaient bon nombre de prisonniers anglais et espagnols. Le combat fut terrible plusieurs officiers, supérieurs et autres, retournant en France, y furent tués, ainsi que 150 soldats, des voitures de maître pillées et les malheureuses femmes qui étaient dedans, massacrées après avoir assouvi la brutalité de ces barbares; presque tous les équipages furent enlevés.
Tous les Français eussent fini par succomber sans l'arrivée de troupes envoyées de Vittoria pour leur porter secours.
L'on doit citer, à l'honneur des Anglais prisonniers, la conduite noble qu'ils tinrent; loin de vouloir profiter de cette circonstance pour recouvrer leur liberté, ils ramassèrent les armes des soldats tués, se joignirent aux Français pour combattre les brigands et, lorsque le combat fut terminé, déposèrent leurs armes pour reprendre leur rang. Cette belle et honorable conduite leur valut, avec la liberté, l'estime qu'ils emportèrent de nos soldats et le souvenir d'une action aussi noble que courageuse. »
(Espinchal, Souvenirs)
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Re: Femmes combattantes

Message par L'âne »

Un thème d'actualité (cf Gloire & Empire N°82 viewtopic.php?f=6&p=829827#p829827)

Les Cahiers Science et Vie - Décembre 2018 - N°182 :

Les cahiers science et vie 182.jpg

"Elle se travestirent pour pouvoir combattre. Certaines sont connues, d’autres resteront à jamais anonymes, mais elles se sont toutes octroyé le droit de porter des armes.
En Occident, le cas de femmes soldats déguisées en hommes est documenté depuis le Moyen Âge. Mais combien furent-elles, au fil des siècles, à endosser l’habit de l’autre sexe et s’illustrer les armes à la main ? Des dizaines ? Des centaines ? Des milliers ? Difficile à dire. « Sous l’Ancien Régime, j’en ai comptabilisé quarante-quatre, dit l’historienne Sylvie Steinberg, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et auteur d’une somme sur le travestissement de la Renaissance à la Révolution. Ces guerrières, qui ont certainement modifié leurs manières de s’asseoir, de marcher, de manger… pour passer inaperçues dans des milieux exclusivement masculins, sont sorties de l’anonymat soit parce qu’elles ont été blessées ou tuées au combat, soit parce qu’elles ont eu maille à partir avec la police ou à la justice, soit encore parce qu’elles ont obtenu une pension ou choisi de raconter leurs aventures. Les autres n’ont laissé aucune trace dans les archives et resteront à jamais inconnues. Mais il ne fait aucun doute que les guerrières travesties ne représentent qu’une proportion infime des soldats, toutes périodes confondues. »
"

"Drôle de cosaque que le soldat Sokolov ! Ses joues sont étrangement lisses, il ne sait pas dormir sur son cheval, peine à marcher les pieds chaussés de lourdes bottes… Pourtant, ce gaillard brille par sa bravoure sur le champ de bataille, ce qui lui vaudra de recevoir la croix de Saint-Georges, la plus haute distinction militaire de l’Empire tsariste. À le voir affronter l’ennemi, nul ne peut deviner qu’il s’appelle en réalité Nadejda Andreïevna Dourova, comme le révéleront ses mémoires publiés en 1836 sous le titre « La Demoiselle cavalier »."

On peut être femme et faire carrière dans l’armée russe impériale à l’époque des guerres napoléoniennes (aquarelle, 1810).

vqf.jpg

"…dans cette histoire des femmes et de la guerre, on voit se dégager deux moments : accéder aux armes d’abord, et être traitées comme n’importe quel soldat ensuite. De la difficulté qui accompagne encore aujourd’hui cette seconde étape, on avait eu un signe avant-coureur au début du XIXe siècle, lorsque Madame de Xaintrailles, engagée dans l’armée napoléonienne sous un déguisement masculin, voulut faire valoir ses droits à une pension. On la lui refusa au motif qu’elle était une femme. Elle s’adressa alors à l’empereur : « Ce n’est pas en femme que j’ai fait la guerre, je l’ai faite en brave. »"
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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

Cyril Drouet a écrit :
16 juil. 2018, 14:14
C-J de Beauvau a écrit :
16 juil. 2018, 11:40
Cyril Drouet a écrit :
16 juil. 2018, 11:34


Cette illustration légendaire ne représente pas Marie-Thérèse Figueur mais Marie Schellinck(ou Schelling).
Merci d'avoir réparé cette erreur
Il s'agit d'une oeuvre de Lionel Royer publiée dans le supplément illustré du Petit Journal du 10 septembre 1894.
Elle est accompagnée de cet article à ranger au chapitre des légendes :
"A Iéna, sa conduite est si héroïque que Napoléon la nomme sous-lieutenant et lui donne la croix d'honneur en lui disant :
"Madame, je vous fais 700 francs de pension et vous nomme chevalier de la Légion d'honneur ; recevez de ma main l'étoile des braves que vous avez si noblement conquise" ; puis il ajoute, s'adressant aux officiers qui l'entourent :
"Messieurs, inclinez-vous respectueusement devant cette femme courageuse ; c'est une des gloires de l'Empire."
Comme cette oeuvre a disparu (et qu'elle est à la une de Gloire et Empire), je la remets en ligne :
Sans titre 2.jpg
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Re: Femmes combattantes

Message par Joker »

Elle s’était enrôlée sous le nom d’August Renz pour combattre Napoléon. La Prussienne Eleonore Prochaska (1785-1813) meurt en héroïne.

« Lieutenant, monsieur, je suis une femme ! »
Tels sont les derniers mots du jeune soldat August Renz avant de s’écrouler sur le champ de bataille de Göhrde (16 septembre 1813) , fauché par une salve de l’armée française.
Quand le lieutenant entrouvre la tunique du soldat pour examiner la blessure, la vérité lui saute aux yeux. Le soldat Renz est bien une femme ! Comme la jeune femme respire encore, ils s’empressent de bander ses blessures, puis de la faire évacuer à l’arrière.
Avec de nombreux autres blessés graves, elle est transportée à Dannenberg pour y être opérée.
Seulement, la blessure est trop grave, les chirurgiens ne peuvent plus rien pour elle.
Après trois semaines de souffrances, la jeune femme s’éteint.

Le soldat Renz est né sous le nom d’Eleonore Prochaska, le 11 mars 1785 à Potsdam.
À la mort de sa mère, son père, un sous-officier de la garde prussienne sans le sou, la confie à un orphelinat.
Elle en sort à sa majorité pour devenir domestique. Comme tous les Prussiens, elle vit comme un viol l’occupation de son pays par les troupes napoléoniennes.
Depuis les défaites d’Iéna et d’Auerstedt, la nation prussienne ne rêve que d’expulser l’occupant.
Enthousiasmée par le soulèvement allemand de 1813, comme beaucoup de ses compatriotes, Eleonore décide de prendre les armes.
Seulement, elle est une femme. Il lui faut donc cacher son état.
Elle incorpore le corps franc du baron Ludwig Adolf Wilhelm von Lützow (1782-1834) sous l’identité d’August Renz.
Personne ne se rend compte de la mystification. Il faut dire que les recruteurs ne sont pas regardants, les volontaires acceptant de servir gracieusement. Aucune solde ne leur est versée, et ils fournissent même leur uniforme. On y trouve beaucoup d’étudiants, mais l’essentiel de la troupe est composé d’artisans et de paysans.

La Jeanne d’Arc de Potsdam
Eleonore n’est pas la seule femme à "changer de sexe" pour s’engager.
Il faut encore citer Johanna Stegen (1793-1842) qui se signala lors de la bataille de Lünenburg en passant les cartouches aux soldats prussiens commandés par le major von Borcke et Anna Lühring (1796-1866), incorporée avec Eléonore au sein du corps franc de Lützow. Cette dernière survit aux batailles, se marie, a des enfants. Une fin de vie trop banale pour lui valoir la même popularité qu’Eleonore.
Le soldat Renz entame sa carrière militaire en battant tambour, puis "il" devient fantassin apte au combat.
Quelques mois avant sa mort, Eleonore écrit à son frère qu’elle est "convaincue au plus profond de [son] âme de ne pas commettre le moindre mal ou étourderie. Considère seulement comment les femmes espagnoles et du Tyrol se sont conduites..."

Le sacrifice de la jeune femme n’est pas vain, car Göhrde est la première victoire de l’armée prussienne contre les troupes napoléoniennes depuis bien longtemps.
Dès lors, le reflux français s’accélère partout en Europe. L’alliance des Six (Russie, Royaume-Uni, Prusse, Suède, Autriche et les petits États allemands) enchaîne une série de victoires. Eleonore Prochaska, dont l’histoire se répand, est fêtée comme une héroïne.
Elle est surnommée la Jeanne d’Arc de Potsdam. Des poèmes et des textes lui rendent hommage. Ludwig van Beethoven (1770-1827) compose une musique pour une pièce que lui consacre l’écrivain Friedrich Duncker (1770-1842). En dépit des espoirs de Duncker, « Leonore Prohaska » ne fut pas jouée à Vienne. Cela s'explique peut-être par le fait que ce sujet avait déjà été traité dans la pièce de Piwald ("La jeune fille de Potsdam"), jouée en 1814.
Sa ville natale lui éleva un monument.
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
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Général Colbert
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Re: Femmes combattantes

Message par Général Colbert »

Le nom de "Göhrde" était par la suite inscrit ou plutôt moulé en creux sur les banderoles des casques à pointe des régiments qui avaient participé à cette bataille.
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