Femmes combattantes

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Demi-solde
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Re: Femmes combattantes

Message par Demi-solde »

L'âne a écrit :
30 août 2018, 11:37
Mille excuses s'il y a doublon.
Il n'y a aucunement doublon ; María Agustín et Agustina de Aragón sont deux combattantes différentes. Celle qui mit le feu aux poudres est Agustina Raimunda María Zaragoza y Doménech, dite depuis Agustina de Aragón.

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Cordialement
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Demi-solde
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Re: Femmes combattantes

Message par Demi-solde »

Saragosse a cette particularité de nous avoir laissé les noms d'un certain nombre de femmes combattantes ; on peut donc citer Agustina de Aragón...

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... María Agustín...

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... mais également la comtesse de Bureta...

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... Casta Álvarez...

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... ou encore Manuela Sancho.

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Cordialement
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C-J de Beauvau
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Re: Femmes combattantes

Message par C-J de Beauvau »

Voici selon ce site un nombre important de FEMMES FRANÇAISES SOLDATS DANS LES ARMÉES DE LA RÉVOLUTION ET DE L'EMPIRE
http://shenandoahdavis.canalblog.com/ar ... 92686.html

En premier lieu : Marie-Angélique-Joseph Duchemin, née le 20 janvier 1772 à La Croix-aux-Cordeliers (Côtes-du-Nord) ; mariée à André Brulon. Devenue veuve, se fait autoriser à servir au 42e régiment d'infanterie, 1792 ; se distingue et est blessée à la jambe au siège de Bastia ; fonctionnaire sergent-major ; retirée, août 1794, et employée au service de l'habillement à l'armée d'Italie pendant quinze mois ; admise aux Invalides, 1797 ; sous-lieutenant honoraire, 1822 ; chevalier de la Légion d'honneur, 15 août 1851 ; médaillée de Sainte-Hélène ; morte aux Invalides, 13 juillet 1859.
C'est la première femme décorée.
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(Marie-Théophile-Françoise-Norbertine), née le 17 juillet 1775, audit Mortagne,
volontaires dans la garde nationale de Mortagne, mai 1792 ; se font remarquer en maintes circonstances au camp de Maulde ; adjointes aux adjudants généraux de l'armée de la Belgique, octobre 1792, se distinguent à Bossu. A Jemappes, Théophile combattit à la gauche aux côtés du général Ferrand ; avec quelques chasseurs à cheval elle se précipita sur un bataillon hongrois, abattit à coups de pistolet deux grenadiers, saisit le chef de bataillon, le désarma et le conduisit auprès du général français ; pendant ce temps Félicité, la bride aux dents, le pistolet au poing, combattait en avant auprès du duc de Chartres. A Neerwinden, toutes deux firent partie de la charge célèbre du 10e dragons contre la brigade autrichienne Hoditz ; l'une eut son cheval blessé, l'autre tua de sa main un cuirassier de Nassau. Retirées, 5 avril 1793, Félicité, mariée en 1798 à François-Joseph Hermann Vanderwallen, mourut à Bruxelles le 4 avril 1841 ; Théophile qui ne se maria pas, est décédée à Bruxelles le 2 août 1819.
Catherine Pochetat, ordinairement appelée à tort Pochelat, d'Epoisses (Côte-d'Or), née le 31 janvier 1770. Enrôlée dans les canonniers des Enfants-Rouges, 2 août 1792, combat aux Tuileries le 10 août ; passé&e avec sa compagnie au 1er bataillon de Saint-Denis, se fait remarquer à Jemappes où elle concourt activement à soutenir le régiment de Vivarais et à mettre en déroute les dragons de Cobourg, à Neerwinden, et est nommée par Dumouriez sous-lieutenant à la Légion des Ardennes, mars 1793. Retirée pour raisons de santé ; déclarée avoir bien mérité de la patrie et pensionnée, 26 juin 1793. Devenue Mme Claude Dumat, elle mourut à Belleville, le 4 janvier 1828.
Anne-Françoise-Pélagie Dulierre, née le 15 mars 1770, à Angers, canonnier à la légion du Nord, s'était distinguée à Jemappes et avait été blessée à Liège. Venue à Paris et adoptée par la section du Mail, le Conseil exécutif provisoire la nomma sous-lieutenant le 30 mars 1793 et l'attacha comme adjointe à l'état-major de l'armée du Nord. Lorsque ses ennemis commencèrent à traquer Custine, ils le dénoncèrent aux Jacobins comme entretenant des femmes dans son état-major. Custine répondit qu'il n'était pas "le chaste Joseph", mais que cette femme lui avait été envoyée par la Convention. L'accusation tomba, et l'ajointe continua son service jusqu'au mois de septembre 1793.
Si par celle-ci il faillit voir contre lui un chef d'accusation, Custine fit citer lors de son procès comme témoin à décharge, Sophie Julien, de Beauvais, 18 ans, qui avait servi au 2e bataillon du Pas-de-Calais, de février à mai 1793.
Marie-Louise-Félicité Duquet, dit Vadeboncoeur, fille du maître d'école de Villepreux (Seine-et-Oise), où elle avait vu le jour le 5 mai 1771, volontaire au 1er bataillon de Saint-Denis, puis au 1er de la Nièvre, blessée, congédiée en avril 1794 et pensionnée en 1800. Mariée à Joseph Pellat et décédée à Paris en 1819.
Françoise Rhonel, de Villersexel, 27 ans, s'était engagée au 2e bataillon du Haut-Rhin, sous le nom de François, en août 1792. Son allure excita la curiosité de ses camarades ; en vrais troupiers ils épièrent ses moindres pas et démarches, et le résultat fut que, reconnue, Françoise dut être menée chez le général et auprès des Représentants du Peuple. Là elle montra une décision et une ardeur patriotique telles qu'on la conserva à l'armée jusqu'en mars 1794
Marie-Jeanne Schellinck, née à Gand le 6 avril 1757, épouse de François Desaegher, entra au 2e bataillon belge le 6 avril 1792. Elle se distingua à Jemappes, y reçut une balle à la jambe gauche et fut hachée de douze coups de sabre. Nommée sous-lieutenant à la suite le 10 novembre 1792, passée au 4e bataillon de tirailleurs, elle se retira du service en octobre 1795, vivant avec un ami, le lieutenant Louis-Joseph Decarnin, qui passe pour son mari, le suivant aux armées dans ses garnisons et dans sa retraite. Pensionnée en 1807 ... Elle mourut à Menin le 31 août 1840.

Jeanne-Catherine Collignon,
née à Longuyon le 21 avril 1761, mariée à Louis Partis, s'enrôla avec lui sous son nom de jeune fille le 10 novembre 1792 et fut conducteur dans les équipages militaires. Blessée d'un coup de pied de cheval, elle se retira en 1796 et fut pensionnée.
Marie-Louise Bérard de Paris, où elle naquit le 27 avril 1767, épouse de Rémi Chavance, fut canonnière au 7e bis bataillon de Paris ; faite prisonnière à Condé, elle resta trois ans dans les prisons de la Hongrie.
Marie Bérard avait pour capitaine en second Elisabeth-Françoise Dubois, femme du capitaine en Ier Favre. Elle avait rejoint son mari à Liège en février 1793 ; proclamée capitaine en second par les canonniers, elle en porta l'uniforme et fit le service. Enlevée par les Autrichiens le 1er mars 1793, Mme Favre assista au massacre des prisonniers dans les fossés d'Aix-la-Chapelle, les Autrichiens tuant à coups de sabre, dit-elle, pour économiser la poudre et les balles. Déshabillée, son tour arrivé, et alors reconnue femme, elle fut sauvée par ordre d'un officier et conduite à Clairfait qui la fit rendre aux postes français. Rentrée à Paris, Elisabeth Dubois raconta à la section du Contrat social les faits dont elle avait été témoin. Portée à la connaissance du Comité de Sûreté générale, cette déposition provoqua la mise en accusation du général Miranda. Elisabeth Dubois devint aide garde-magasin des Services administratifs de Meaux.

La femme Fortier, née Minard, servit comme canonnière de 1792 à 1794 au 10e bataillon des Fédérés.

Geneviève Prothais, née le 23 juin 1764 à Mouy (Oise), enrôlée au 5e bataillon de l'Oise le 4 septembre 1792, se retira le 19 novembre lors du grand exode des volontaires ; décédée à Mouy vers 1845.
Marie-Françoise-Camille Baise, de Maubeuge, née le 16 août 1773, servit avec son père dans la compagnie de canonniers de la Garde nationale, prit part à la défense de la place pendant le second blocus de Maubeuge et se fit remarquer.
Catherine Perpete, grenadier dans la garde nationale de Givet, se distingua à la déroute de Philippeville le 16 octobre 1793.
L'armée de Moselle compta parmi ses femmes soldats une héroïne dont le souvenir est demeuré précieusement dans sa ville natale :

Marie-Barbe-Ignace-Joseph Parent, née à Valenciennes le 4 décembre 1772. Engagée en 1792 au 9e bataillon des Fédérés, elle fut réclamée par sa famille. L'année suivante elle se faisait incorporer au bataillon du Panthéon Français, 5e de réquisition de Paris, comme étant Joseph Parent. Elle remplaçait ainsi son frère, déjà engagé dans les ordres et qui mourut curé de Saméon. Marie-Barbe Parent passa ensuite au 75e régiment d'infanterie et à la 139e demi-brigade et fut congédiée en juillet 1795. Elle avait su cacher si bien son sexe pendant deux ans qu'elle ne fut reconnue femme que sur son aveu. Les contrôles déclarent : "S'est conduite pendant le cours de ses services avec autant de bravoure que de sagesse ; elle n'a cessé de donner les preuves de l'une et de l'autre de ces qualités dans les combats comme dans les camps". Mère du peintre Alexis-Théophile Héois, elle est décédée à Valenciennes en 1829. Le 22 juillet 1895, au cours des fêtes célébrées pour le centenaire de la loi ayant déclaré que Valenciennes avait bien mérité de la Patrie, trois plaques commémoratives furent apposées : sur la maison qu'habita le général Ferrand, celle où succomba le général Dampierre ; la dernière habitation de Marie-Barbe Parent.
Marie Terrasson, de Riez (Basses-Alpes), née le 14 mai 1777, grenadier, au bataillon des Fédérés des 83 départements, septembre 1792, y sert sous le prénom de Marius avec son père et quatre frères ; congédiée comme fille, mars 1794.
Antoinette Vitaux, née à Charolles (Saône-et-Loire), le 2 décembre 1773, volontaire au Ier bataillon de Saône-et-Loire du 28 septembre 1791, se retire seulement le 19 juin 1793.

Marie-Rose Bouillon, de Pont-Levoy, née le 14 février 1764, volontaire au 6e bataillon de la Haute-Saône avec son mari, Jean-Baptiste-Julien Harry (et non Henri, comme l'ont écrit tous les biographes), se distingue le 13 août 1793 au combat où son mari perdit la vie, méritant d'être citée dans le rapport du général en chef, puis mentionnée au Recueil des actions héroïques et enfin pensionnée à titre de récompense nationale. Remariée en 1794 à Louis-César Lécheneau ; veuve en 1807, elle mourut le 16 février 1819.

Marie-Anne Bara, de Lyon, s'était engagée au 5e bis bataillon de Rhône-et-Loire. "Son organe clair et flexible, sa taille fine et élancée avaient déjà fait naître quelques soupçons", lorsqu'un accident à l'affaire de Tripstadt les confirma. Cet évènement et la conduite tenue jusqu'alors frappèrent d'admiration son sergent-major au point qu'il lui demanda sa main sur-le-champ. Les affaires allaient vite alors ; quatre jours après, le mariage était effectué. Le fait fut mis au théâtre. Desfontaines composa sous le titre de la Fille soldat, fait historique, un acte qui fut représenté pour la première fois le 13 décembre 1794 au théâtre du Vaudeville. Le sergent-major qui devint le mari de Marie-Anne Bara était Blanc (Jean-Philippe-Roche), inscrit sur les contrôles sous le nom de Rocheblanc. C'est un personnage curieux ; on le voit sans conteste servant dans les armées de la République sans interruption, blessé, réformé, placé dans les vétérans, admis aux Invalides et enfin retraité. A la Restauration, Blanc devient un émigré de mai 1792, cadet au régiment d'infanterie, puis dans les hussards de Rohan de 1792 à 1797 ; blessé, retiré seulement au licenciement de l'armée de Condé en 1801. Aussi sur la proposition de la Commission des Emigrés, un brevet de capitaine et la croix de Saint-Louis lui furent accordés ; mais pour toucher sa pension consulaire de 1801, il devait faire libeller son certificat de vie comme sous-officier, alors qu'il était capitaine et chevalier de Saint-Louis ; c'était chose bien embarrassante, avouait-il lui-même, en demandant naïvement que son titre de capitaine fût porté sur le brevet de pension de 1801.
Marie-Henriette Heinikein, connue sous le nom de Mme Xaintrailles, née à Berlin, adjointe à l'adjudant général Xaintrailles, puis aide de camp du général, 1792-1796 ; se distingue en plusieurs circonstances et donne les premiers secours aux blessés. Nommée chef d'escadron, aide de camp du général en chef Menou et chargée d'une mission secrète en Egypte, elle parut en uniforme à la parade du Premier Consul du 6 mars 1801 ; embarquée sur l'escadre Ganteaume, sur l'Indivisible, elle se trouva avec Jérôme Bonaparte, fut au combat contre le Swiftsure, rentra en France avec l'escadre et reçut sa part de prise. Pensionnée par l'Empereur. Vivait à Paris en 1818.
Rose-Félicité-Françoise d'Anselme, née le 19 novembre 1754, à Gargas en Vaucluse, la Fernig de l'armée des Alpes, commanda en 1792 un corps de 1.500 hommes à l'armée du Var, dont son frère était général en chef, corps à la tête duquel elle se distingua et entra à Nice : Craignez Anselme et Lazare - D'Anselme craignez la soeur ...
Marguerite Fourneron, femme Lerissel, du Chambon (Loire), remplaça son frère malade au bataillon levé pour le siège de Lyon. Toujours la première à travailler aux redoutes et à combattre, quoique blessée, elle entra dans Lyon le sabre d'une main et le pistolet de l'autre ; retirée peu après la prise de la ville.

Marie-Marguerite et non Marie-Adélaïde Bertin, femme de Claude-Antoine Pain, du Plessis-Grohan (Eure), née le 19 mars 1774, servit sous le prénom d'Adrien Bertin avec son mari, grenadier au 8e régiment d'infanterie ; blessée d'un coup de biscaïen au pied et d'un coup de feu à la main droite. Elle se retire à la mort de Pain tué en Vendée en 1794.

Elisabeth Bourgé, de Reims, volontaire au bataillon de la Réunion, sous le nom de Nicolas Bourget (dit Sans-Soucy), en décembre 1792 ; reconnue femme et congédiée, avril 1793. Revient en Vendée et panse les blessés sur le champ de bataille.
Catherine-Adélaïde Garnejoux, volontaire, sous le nom de Reprehé, au 12e bataillon de la République, mars 1793 ; a quitté en 1794.
Madeleine Petitjean, née à Metz, le 6 mai 1746, canonnier à la 4e compagnie de la Sorbonne, 1793 ; faite prisonnière elle s'évade et est incorporée au 4e bataillon de l'Hérault ; blessée d'un coup de pique à la cuisse droite et d'un coup de biscaïen au pied droit à Château-du-Loir, 9 septembre 1793, et congédiée ; pensionnée en 1795. Veuve en troisièmes noces de Pierre Aufrère, tué à la prise de la Bastille (les deux premiers maris morts au service de la Marine) et mère de dix-sept enfants, se remarie en 1793 au sapeur Reversy, de la 4e compagnie de la Sorbonne.

Rose Barreau, dite Liberté, née à Semalens (Tarn) en mai 1773, mariée à François Layrac le 4 mars 1793, s'engage avec lui le lendemain au 2e bataillon du Tarn ; incorporée aux Grenadiers. Se distingue au combat de Biriatou 13 juillet 1793, sous la Tour d'Auvergne, qui demande pour elle une place d'officier. Retirée, septembre 1793, pensionnée, 1805 ; admise aux Invalides à Avignon, en 1832, elle y mourut, le 24 janvier 1842.
Jeanne-Marie Barrère avait 26 ans, étant née le 10 août 1766, à Cuzaguet (Hautes-Pyrénées), lorsqu'elle s'engagea le 4 octobre 1792, dans la 2e compagnie franche du Gers ; passée, avec la compagnie à la 5e demi-brigade légère, J.-M. Barrère prit part à tous les combats et pays de sa personne. Enveloppée, désarmée et faite prisonnière le 23 juillet 1793, emmenée par deux grenadiers espagnols, elle arrache le fusil de l'un, tue l'autre et met le premier en son pouvoir, et cela sous une grêle de balles. A la prise de Tolosa en 1794, surprise, alors qu'elle entrait des premiers dans la ville, Barrère est abattue d'un coup de sabre à l'épaule et foulée par le cheval du cavalier ; mais elle se relève et d'un coup de carabine abat son adversaire. L'année suivante, au combat de Biriatou, elle est frappée d'un coup de feu à la cuisse droite. Froidement, Jeanne-Marie arracha de sa plaie la balle, rechargea son fusil et retourna l'engin aux Espagnols. Retirée du service en 1796, avec certificats des plus élogieux. Ses blessures lui valurent quatre ans plus tard une pension dont elle jouissait à Montauban en 1817.
ETC ....... Sous réserve de confirmation
Pour les autres Voir le site
:salut:
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Re: Femmes combattantes

Message par L'âne »

M.-L. JACOTEY "Femmes aux armées 1792 - 1815" :
"Pendant les Cent Jours, raconte de Montigny, la cantinière Marie « Tête de Bois » avait à son actif dix-sept campagnes. Elle avait épousé un grenadier en 1805 ; leurs fils, tambour à dix ans, reçut un fusil d'honneur à quinze ans, et son brevet de sous-lieutenant à vingt ans. Il fut tué en 1814 sous les murs de Paris; sa mère fut blessée en allant chercher son cadavre, mais guérit. En 1815, cantinière de la garde, elle se trouva dans un des carrés à Waterloo : un biscaïen qui la prit en flanc troua son tonnelet et son corps ; elle tomba en criant : « Vive la France ! »"

Si elle fut tuée dans ces conditions, il y a peu de probabilité qu'elle eut le temps de crier cette apostrophe.
Il ne faut pas pousser...

Voici la retranscription des derniers instants de Marie "Tête de bois" récupérée sur le site "Hussardises" : https://les-apn-belgique.webnode.fr/

"En 1815, elle fait partie de l'aventure belge mais cette fois comme cantinière dans la prestigieuse Garde. Ce sera sa dernière campagne et mourra avec l'Empire qu'elle a si bien servi. En pleine bataille, un biscaïen trouera son fameux tonnelet et lui transpercera le corps. Se reposant sur le cadavre d'un soldat, une balle perdue la frappera au visage et la défigurera. Un grenadier, expirant à côté d'elle lui dit:
-Marie, vous n'êtes pas belle comme ça.
Et dans un sourire de sang, elle répondit :
-C'est possible, mais je peux me vanter d'être fille, femme, mère et veuve de troupier.
Puis elle alla rejoindre son mari et son fils.
"
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Re: Femmes combattantes

Message par L'âne »

Celles et ceux qui voudraient approfondir le sujet ré évoqué depuis peu, "Femmes combattantes", peuvent se procurer à l'ouvrage de M.-L. JACOTEY "Femmes aux armées 1792 - 1815".

Un ouvrage, comme beaucoup en ce qui concerne l'Histoire napoléonienne et la période Révolution - Consulat - Empire, à prendre avec des "pincettes"... Lire les interventions de Rigodon d'honneur et Cyril Drouet :
SUJETS FUSIONNÉS CE JOUR 04/09


Voici la liste proposée, intitulée "Femmes guerrières" :

Chevalier ADAMS (Marie Pétronille ADAMS, épouse LAINÉ)
Louise ANTONINI
Liberté BARREAU
Louise BELLET
Mme de BONCHAMP
Rose BOUILLON, épouse HENRY
Céleste BULKELEY, née TALOUR DE LA CARTRIE
Citoyenne BOURGÈS
BRETON-DOUBLE (Mme PONCET)
Comtesse de BRUC
Veuve BRULON, née Marie Angélique DUCHEMIN
Reine CHAPUY
Mlles COUËTUS
Mme DULIÈRE
Mme D'ELBÉE
Mlles de FERNIG
Chevalier de HOUSSAY
Sophie HUBERT, épouse CHASTELUS
Corsaire JACQUOT (Julienne DAVID)
LANGEVIN (Renée BORDEREAU)
Madeleine et Marie LE GRAND
Mme de LESCURE
MATHURINE
Rose MARCHAND
Marie-Barbe PARENT
Madeleine PETITJEAN
Catherine POCHELAT
Geneviève PROTHAIS
Anne QUATRE-SOUS
Mlle de REGNEVILLE
Jeanne ROBIN
Claudine ROUGET
Françoise ROUELLE
Comtesse de LA ROCHEFOUCAULD
Mlle de LA ROCHETIE
SANS-GÊNE (Thérèse Figueur)
Mme de SCEPEAUX
Marie SCHELLINCK
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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

L'âne a écrit :
04 sept. 2018, 10:51
Celles et ceux qui voudraient approfondir le sujet ré évoqué depuis peu, "Femmes combattantes", peuvent se référer à l'ouvrage de M.-L. JACOTEY "Femmes aux armées 1792 - 1815".

Voici la liste proposée, intitulée "Femmes guerrières" :
Mme de BONCHAMP
Mme D'ELBÉE
Mme de LESCURE
Voilà qui est aller bien vite en besogne...
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Rigodon d'honneur
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Re: Femmes combattantes

Message par Rigodon d'honneur »

L'âne a écrit :
04 sept. 2018, 10:32
M.-L. JACOTEY "Femmes aux armées 1792 - 1815" :
"Pendant les Cent Jours, raconte de Montigny, la cantinière Marie « Tête de Bois » avait à son actif dix-sept campagnes. Elle avait épousé un grenadier en 1805 ; leurs fils, tambour à dix ans, reçut un fusil d'honneur à quinze ans, et son brevet de sous-lieutenant à vingt ans. Il fut tué en 1814 sous les murs de Paris; sa mère fut blessée en allant chercher son cadavre, mais guérit. En 1815, cantinière de la garde, elle se trouva dans un des carrés à Waterloo : un biscaïen qui la prit en flanc troua son tonnelet et son corps ; elle tomba en criant : « Vive la France ! »"
que vaut ce récit :?: ... pas grand chose... on est dans le grand n'importe quoi :!:

la source primaire à laquelle Marie Louise Jacotey se réfère semble être les Souvenirs anecdotiques d'un officier de la Grande Armée, par Louis Gabriel Montigny.
:arrow: https://books.google.fr/books?id=U1Q2AA ... 22&f=false

Montigny parle bien d'une union en 1805... le fruit de cette union est dit né au bivouac de Marengo (1800)... il l'évoque tambour, fusil d'honneur à 15 ans (1815) et sous-lieutenant à 20 ans (1820)... tout ça en se faisant tuer à la barrière de Clichy en 1814 :!: ...

il faut donc ouvrir un nouveau post : [FANTOMES COMBATTANTS] :D ... et on découvre une nouvelle unité dans les armées impériales : le régiment des morts-vivants :!: :mrgreen: ...

soit dit en passant, il faut m'expliquer également comment on peut être fusil d'honneur en 1815 quand cette récompense a été attribuée au plus tard sous le Consulat...

ML Jacotey semble avoir peu de référence historique, aucune notion de dates, ou alors aucun recul sur ce qu'elle écrit...
:salut:
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Cyril Drouet
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Re: Femmes combattantes

Message par Cyril Drouet »

Rigodon d'honneur a écrit :
04 sept. 2018, 13:53
ML Jacotey semble avoir peu de référence historique, aucune notion de dates, ou alors aucun recul sur ce qu'elle écrit...
:salut:
:arrow: SUJETS FUSIONNÉS CE JOUR 04/09/2018
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Re: Femmes combattantes

Message par L'âne »

Rigodon d'honneur a écrit :
04 sept. 2018, 13:53
que vaut ce récit :?: ... pas grand chose... on est dans le grand n'importe quoi :!:
C'est l'impression que m'a fait ce livre sans aller jusqu'à un jugement aussi tranché.
Cet ouvrage fait pourtant partie de bon nombre de biographies.
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C-J de Beauvau
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Re: Femmes combattantes

Message par C-J de Beauvau »

Pour ce qui est de la liste que j'ai soumise plus avant , elle est issue de Léon Hennet dans "La Nouvelle Revue"
41e année - 4e série
tome 40 - Mars-Avril 1919 "Pétition pour l’armement des citoyennes de la section de l’Hôtel-de-Ville (31 juillet 1792)"
La Nouvelle revue -- 1917-09 -- periodiques. ... Nous devons à l'aimable obligeance de M. Léon Hennet, le distingué chef du bureau des archives
L’Assemblée législative passa à l’ordre du jour motivé sur ce qu’aucune loi n’interdisait aux femmes de porter les armes. (pp. 159-160)
Par la réponse de l’Assemblée législative à la pétition qui lui avait été présentée le 31 juillet 1792, l’entrée de la carrière était ouverte. C’est ainsi que plusieurs femmes purent courir aux drapeaux sans avoir à cacher leur sexe, et que à quelques-unes des grades d’officier même furent conférés. (p. 162)

Image

:salut:
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