20 mars 1815

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Barclay

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par Barclay »

Bonjour Nicolas ! :salut:

" Le Tzar semblait prêt à accepter n'importe quel régime suite à la chute de l'Empereur. "

***Non. Le Tzar a etait pour Bernadotte et non pour Bourbons.

Amicalement
Igor

la remonte

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par la remonte »

tous marionnettes de Londres .
les Américains ne sont pas mieux aujourd'hui ; il faut lire ceci d'Henry Kissinger en ce moment ;
" “Les États-Unis appâtent la Chine et la Russie, et le dernier clou pour fermer le cercueil sera l’Iran, qui est, bien sûr, la principale cible d’Israël.
Nous avons permis à la Chine d’accroître sa force militaire et à la Russie de se remettre de la soviétisation, pour leur donner un faux sentiment de bravade, cela va créer une mort conjointe plus rapide pour eux. Nous sommes comme le tireur d’élite provoquant l’amateur à ramasser le pistolet, et quand ils essaient, c’est sa fin.
La guerre à venir sera si grave qu’une seule superpuissance pourra gagner, et ce sera nous autres. C’est pourquoi les européens ont une telle hâte de former un super état : ils savent ce qui se prépare, et pour survivre, l’Europe devra être un Etat fort et soudé. Leur empressement me prouve qu’ils savent très bien que la grande épreuve de force est à nos portes. O combien j’ai rêvé de ce moment délicieux.”
même c'est un vieux gâteux , il fait partie des grands influents de ce monde .

fanacyr

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par fanacyr »

Je crois que Napoléon a pensé à jouer ce rôle du seul général sans pouvoir politique pendant quelques heures à La Malmaison fin juin 1815 et y a finalement renoncé (devant le général Becker je crois)

cyr-phuong jacobin94

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par cyr-phuong jacobin94 »

Mathieu Dampierre a écrit :
Ma question est la suivante : Napoléon aurait-il pu préserver la France, en abdiquant après avoir renversé les bourbons, tout en restant le commandant en chef des armées ( pour continuer à faire peur à nos ennemis qui redoutaient réellement, et avec raison, de se trouver face à l'Empereur sur un champ de bataille).
Bonjour! C'est un cas d'histoire-fiction bien peu probable: Napoléon ne se serait point contenté d'être un simple "commandant en chef des armées" à son âge et avec son passé.

:salut:
C'est pourtant ce que l'Empereur déchu laissa clairement entendre, le 29 juin 1815, alors qu'il attend ses passeports, pour partir de Rochefort en direction des Etats-Unis :
"la France ne doit pas être soumise pour une poignée de Prussiens. je puis encore arrêter l'ennemi et donner au gouvernement le temps de négocier avec les puissances. après, je partirai pour les Etats-Unis afin d'y accomplir ma destinée."
Consultant les cartes, il juge d'un seul coup d'œil la faiblesse de la position prussienne, trop étirée et dont les avant-gardes, à une portée de fusil de paris, peuvent être détruites au prix d'une vigoureuse contre-attaque. Il se voit déjà venger Waterloo, restauré dans sa gloire et maître de son destin, s'assurant une sortie par le haut, si loin de cette fuite misérable qu'on lui propose, sans garantie d'avenir, indigne de sa personne comme de son histoire. Aussi, après avoir revêtu son uniforme, propose-t-il à un Beker abasourdi d'aller à la commission transmettre sa requête :
" Dites au gouvernement provisoire qu'il ne faut pas que paris soit pris comme une misérable bicoque. je réunirai l'armée, je l'électriserai, je repousserai les Prussiens, j'obtiendrai de meilleures conditions et je partirai cependant. Mon abdication est faite, je la tiendrai, j'en donne ma parole d'honneur de soldat".
Cité de de Villepin : "les Cent-Jours".

On sait comment fut reçue pareille proposition, notamment par l'infâme Fouché, qui avait trop à craindre d'un retour de puissance de Napoléon, et qui, en la circonstance, agit à peu près comme il l'avait fait, 21 ans plus tôt, à l'égard de Robespierre : il sacrifia l'Empereur déchu sur l'autel de ses intérêts particuliers.
Je pense, et je suis même persuadé qu'on ne doit pas croire, en cette circonstance, en un double-jeu de Napoléon, mais admettre sa totale sincérité. il fut chef militaire avant d'être chef d'Etat, et cette gloire militaire, entachée par Waterloo, pouvait se redorer au feu des combats autour de Paris.
:salut:

cyr-phuong jacobin94

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par cyr-phuong jacobin94 »

fanacyr a écrit :Je crois que Napoléon a pensé à jouer ce rôle du seul général sans pouvoir politique pendant quelques heures à La Malmaison fin juin 1815 et y a finalement renoncé (devant le général Becker je crois)
Exact, fanacyr, c'est exactement le sens de mon message ci-dessus, posté avant de lire le vôtre. :salut:

Yves Martin

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par Yves Martin »

L'abdication de Napoléon était l'absolue condition minimale pour envisager l'issue la moins catastrophique pour la France. Cela est clairement compréhensible à la fois à la lecture des textes français de l'époque, mais aussi des correspondances militaires alliées.

L'Empereur avait le soutien "des faubourgs", et il envisagea bien de se proposer pour commander les armées - Davout lui-même rejeta cette hypothèse compte tenu du risque que cela représentait vis à vis des alliés.

Il est tout aussi évident que les chambres étaient loin d'être acquises aux royalistes et aux Bourbons. On trouve au SHD des compte-rendus de visites des représentants sur les fortifications de Paris vers la fin juin 1815 qui ne laissent aucune ambiguïté sur leur non-royalisme. Il y avait un réel rejet des Bourbons suite aux excès de la 1ère restauration, le duc d'Orléans représentant probablement une solution plus envisageable.

Alors pourquoi cela ne s'est-il pas fait ?

D'abord et avant tout parce que Wellington, grand vainqueur s'était personnellement décidé en faveur de Louis XVIII, parce qu'il le connaissait et parce qu'il savait qu'ainsi, il serait ne position de force par rapport au nouveau régime ainsi instauré.

Du côté français, on peut certes débattre des différentes girouettes et trahisons, mais force est de constater que les Bourbons furent finalement acceptés:

- Lassitude face aux sacrifices qui avaient été exigés - certes...

- Mais on oublie aussi cette phase interlope de la fin juin à la fin juillet 1815, où les alliés s'installent pour occuper la France, et cette 2nde invasion est en plusieurs endroits loin d'être voulue par les royalistes aussi. Clairement, on trouve des témoignages où les différences politiques s'effacent devant un ennemi commun et agressif (prussiens dans le nord, autrichiens dans le centre, espagnols dans le sud-ouest).

- de tous les alliés, seuls les anglais jouent un jeu intelligent qui consiste à ménager (autant que possible) les biens et personnes françaises. En ce sens la déclaration de Wellington à ses troupes lors de l'entrée en France est un chef d'oeuvre d'habileté politique. Il leur rappelle qu'ils pénètrent dans un pays ami, dont le souverain est un allié du royaume d'Angleterre...

On peut certes parler de perfide Albion etc. mais le fait est que la combinaison de ces deux facteurs a permis à Louis XVIII de reprendre le pouvoir. À cela, il faut ajouter ce coup politique magistral que fut la dissolution de l'armée. Ce faisant, en 6 mois, toute velléité d'opposition fut annihilée.

YM

scandien

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par scandien »

Bonjour,

la proposition de Nopoléon après Waterloo et la seconde abdication, ne pouvait être retenue en état. Les coalisés, et en particuliers les anglais, ont en effet "retenu" leurs coups pour deux raisons principales:
  • 1-Tout d'abord Napoléon était hors course, ce qui était le but de guerre avoué,
    2- ensuite l'armée française avait encore ses griffres ( comme montré à Rocquencourt , et il était difficile de justifier une campagne peut être couteuse une fois napoléon abattu,
    3- De plus personne n'a réellement penser à l'époque, que Napoléon pouvait être sincère dans sa proposition. (
Le sujet de mon fil se porte en effet plutôt sur la période d'avant la défaite, où en effet Napoléon aurait ( en restaurant la République par exemple) désarmé les coalisés en leur retirant un but de guerre.
Que Napoléon ne veuille pas ( ou ne puisse pas ) le faire est une chose, mais je m'intéresse plus à la réactions des coalisés qui ne sont sont réunis ( j'en ai l'impression) par peur de Napoléon.

cordialement

Nicolas

Mathieu Dampierre

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par Mathieu Dampierre »

( en restaurant la République par exemple) désarmé les coalisés en leur retirant un but de guerre.
Restaurer la République n'aurait pas désarmé les monarchies coalisés, bien au contraire, car le but des guerres était précisément de lutter contre toute excroissance de la Révolution régicide et de ses conquêtes territoriales néfastes au commerce britannique. Après la chute de Napoléon, c'était les Bourbons ou rien.

:salut:

scandien

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par scandien »

pas tout à fait d'accord mon colonel, :salut:


J'ai cru comprendre d'après mes lectures que les coalisés n'avaient pas du tout les mêmes buts de guerre !

Seuls les anglais soutenaient réellement les bourbons ( ils le pensaient moins dangereux pour eux, et imaginaient utiliser la France pour contre balancer les autres puissances coalisées). Tandis que le Tzar avait tendance à supporter Bernadotte voire même une république ( il a affirmé ne pas vouloir se mêler du futur gouvernement français) mais affichait une certaine hostilité pour les Bourbons. Les Autrichiens se seraient probablement laissé tenter par un Empire français gouverné par l'Aiglon ( ce que refusaient bien sûr tous les autres) , et ont d'ailleurs trainé les pieds pour entrer dans une nouvelle guerre, tandis que les prussiens voulaient simplement mettre la France à genoux.

Tout plutôt que Napoléon semblaient être le leit-motiv commun. la seule chose qui semble avoir uni les puissances c'est la peur de Napoléon et rien d'autre...

C'est cette compréhension qui me fait penser qu'une proposition de restauration de la république ( ou même celle des Orléans qui semblaient faire plus l'unanimité) aurait peut être provoqué un séisme suffisamment grand pour casser la coalition.

cordialement

Nicolas

Mathieu Dampierre

Re: CENT JOURS : Les puissances Européennes face aux cents jours

Message par Mathieu Dampierre »

Bonjour, merci pour les précisions, mais comme ce furent majoritairement les Anglais qui finançèrent les coalitions, il revenait logiquement à Castlereagh d'avoir la primeur des décisions post-Empire concernant la France...Et puisque nous savons qu'il était entré en contact avec Talleyrand :)

Bien à vous,

:salut:

  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • Souvenir de la revue du 24 mars 1815, passée à Paris…
    par G.PEYRUSSE » 23 mars 2019, 15:08 » dans Espace visiteurs
    0 Réponses
    250 Vues
    Dernier message par G.PEYRUSSE
    23 mars 2019, 15:08
  • 19 mars 1815 La fuite piteuse de Louis XVIII
    par Joker » 10 févr. 2020, 19:11 » dans Salon Ier Empire
    6 Réponses
    109 Vues
    Dernier message par Cyril Drouet
    21 mars 2020, 14:50
  • Mlle Mars...
    par Christophe » 31 mai 2015, 00:46 » dans Monuments Napoléoniens
    0 Réponses
    481 Vues
    Dernier message par Christophe
    31 mai 2015, 00:46
  • Décret du 17 mars 1808
    par C-J de Beauvau » 18 mars 2018, 08:19 » dans L'actualité napoléonienne
    3 Réponses
    506 Vues
    Dernier message par Cyril Drouet
    15 sept. 2018, 13:48
  • Bataille de Paris (30 mars 1814)
    par C-J de Beauvau » 19 oct. 2017, 19:40 » dans Salon Ier Empire
    53 Réponses
    3347 Vues
    Dernier message par L'âne
    27 avr. 2019, 08:13