Avec le colonel Lepic à Eylau

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

SCHNAPS

Message par SCHNAPS »

Salut et Frraternité,
Ce d'ESPAGNE quel sabreur ! surtout contre les éditeurs-mercanti , on dirait du Lepic ! Haut les têtes, Jarnidiousss... (suite connue)
Bravo ami Espagne :) :salut:
Bien, à vous (et gare à vos coronaires, mais la colère est parfois salutaire...)
SCHNAPS (grenadier-lecteur, qui a planté ses choux...) :cambronne: :fusils:

bilou95

Message par bilou95 »

Lepic, un brave parmi les braves...

J'avais ouvert un post sur une éventuelle biographie de Walther, figure emblématique s'il en est du régiment des grenadiers à cheval de la Garde, mais pas grand chose malheureusement..

Je déplore la fait qu'une documentation importante existe sur les chasseurs à cheval mais sur les grenadiers c'est plus restreint.

Si vous connaissez de bonnes sources, je suis preneur!

voltigeur54

Lepic

Message par voltigeur54 »

:salut:Je viens de consulter l'Index des articles parus dans la Revue du S.N. depuis les origines et effectivement rien sur Lepic.... voltigeur :?:

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

"J'ai lu quelque part que notre Cambronne avait marqué son passage à Guérande, sous l'uniforme bleu, dans les années Révolutionnaires... "

C'était en avril 94. Cambronne fit condamner Mlle Dory à huit jours de prison pour la seule faute de ne pas porter la cocarde. Le bouillant lieutenant se vengeait par là du père de la jeune femme, fournisseur, connu dans la Légion nantaise pour la médiocrité qualitative et quantitative de ses rations.
Face aux hésitations du maire de la petite ville, Cambronne s'était emporté de bien vives et vilaines manières. Indignés, les conseillers municipaux portèrent plainte auprès du capitaine de la Légion. Ce ne fut qu'un feu de paille. Trois jours plus tard, les citoyens guérandais, considérant que Cambronne était ce jour là sous l'emprise de l'alcool, abandonnèrent la procédure.


Salutations respectueuses.

voltigeur54

Cambronne

Message par voltigeur54 »

:salut: :salut: Merci pour cette histoire qui ne manque pas de sel.
C'est à cette époque, de mémoire, où P.C. sut du côté de la Roche Bernard haranguer l'assistance et aussi se montrer généreux envers de jeunes nobles qu'il épargna ce qui lui servit, comme témoignage quand le roi infirme de la goutte lui fit demander des comptes, listé par Otrante. Mais cele est une autre histoire, dèjà évoquée ici . Si des Bretons savent où est la tombe de Lucas( Etienne) capitaine du Redoutable, (voir autre rubrique..)il n'est pas à l'emplacement du dernier Guide Napoléonien Merci, voltigeur

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Bonsoir,

"C'est à cette époque, de mémoire, où P.C. sut du côté de la Roche Bernard haranguer l'assistance et aussi se montrer généreux envers de jeunes nobles"

C'est effectivement à la Roche-Berrnard que l'on retrouve Cambronne. Encore une fois, il ne passa pas inaperçu. Il se frotta aux ultras de la Société populaire locale. Le président eut le droit à une paire de claques et l'affaire se termina dans la rue dans une joyeuse bagarre.


Pour faire le lien avec le présent fil, on raconte que Cambronne aurait, sous la Révolution, comme Lepic, recueilli la fille d'une femme condamnée à mort et l'aurait élevée clandestinement.
Histoire fort douteuse au demeurant.

Salutations respectueuses.

Route Napoleon

BON BLEU

Message par Route Napoleon »

Pour revenir au sujet qui pique, à conseiller la Biographie de A. HUARD Cambronne la fin d'une légende
et ce chapitre III " LE BON BLEU "

Mais Voltigeur a déjà tout dit en peu de mots

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Dans le même genre (et pour qu'Albert ne me tappe pas sur les doigts :) ) :
Le brave général Cambronne, de Hervé Le Boterf, aux éditions France-Empire, et ce chapitre V "LE BON SAMARITAIN DE LA TERREUR"

Mais Voltigeur a déjà tout dit en peu de mots.

Salutations respectueuses.

Tibule

Message par Tibule »

Napoleon avait d'ailleurs une confiance totale en Lepic.Pendant la célèbre charge d'Eylau, l'entourage de l'Empereur s'inquiétait du sort des grenadiers à cheval pris dans la mêlée.
L'Empereur affirma alors: "Lepic est avec eux, ils rentreront." :aigle: :croixhonneur:

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Joker
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Avec le colonel Lepic à Eylau

Message par Joker »

Dans le cimetière, près de l’Empereur, le colonel-major Lepic, avec les grenadiers à cheval de Garde impériale, voit se rapprocher une contre-attaque russe.

Ecoutons le vélite Billon : ”Les boulets russes qui se fraient sans difficulté un chemin au milieu des flocons, enlèvent hommes et bêtes. Soudain, une voix s'élève, dominant le fracas. C’est Lepic qui hurle : "Haut les têtes, la mitraille c'est pas de la merde !”.

Lepic et ses grenadiers montés sur de grands chevaux noirs chargent l'infanterie russe et s'emparent d'une batterie d'artillerie. Mais perdus dans la tourmente, ils se retrouvent vite cernés. Un officier russe intime alors à Lepic l’ordre de se rendre.

Lepic répond : “Regardez ces gueules, et dites-moi si elles ont l'air de vouloir se rendre”. Et à ses grenadiers : “Amis, il faut vaincre ou mourir aujourd'hui, nous avons trois lignes d'infanterie à renverser. Beaucoup d'entre nous y resteront sans doute ; mais dût-il n'en retourner qu'un seul pour porter la nouvelle, l'honneur du corps et celui de notre étendard seront saufs”. Les grenadiers répondent : “la charge ! La charge ! Et nous passerons !”

Lepic ordonne alors la charge. Au prix de la perte de six hommes dont un officier, les trois lignes russes sont franchies. Lepic lui-même est blessé de deux coups de baïonnette et d’un coup de crosse sur un genou. Enfin il arrive sur les lignes françaises qui, croyant voir surgir une cavalerie ennemie, les prennent pour cible et tuent deux grenadiers.

L’Empereur, qui, depuis plusieurs heures, ne savait ce qu'étaient devenus ses grenadiers de la garde, voit surgir devant lui, presque dépouillé de ses vêtements, chaussé d’une seule botte, couvert de son sang ruisselant par de multiples blessures, le colonel-major Lepic. Napoléon l'accueille ainsi: “Je vous croyais pris, général, et j'en avais une peine très vive.” Lepic lui répond : “Sire, vous n'apprendrez jamais que ma mort !”

Le soir d’Eylau, le nouveau général reçoit de l’Empereur cinquante mille francs qu’impérialement, il distribue à ses grenadiers survivants.

Sources • le Souvenir napoléonien

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées

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