Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

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Modérateur : Général Colbert

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RODOLPHE ex
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Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

Message par RODOLPHE ex »

Bonjour à tous,

Urgent :salut: :salut: :salut:

Mr Peter de Wit voir (site si connu de cet historien néerlandais) va publier sa colossale étude sur la campagne de 1815 !!!!!!!

Toutefois, il lui manque encore quelques-unes des sources authentiques et premières qu'il veut d'abord contrôler :

- Bustelli Giuseppe, la copie en Français (ou anglais) de son livre en italien L'Enigma e di Waterloo (15-18 Giugno 1815) ou traduite par un des membres du forum (livre en italien dans Internet Archives) ... Ce livre entend démontrer la trahison de Soult et de bon nombre de maréchaux (Ney et Grouchy en particulier) et des lieutenants-généraux (d'Erlon, Reille, etc.) avant et pendant la campagne de 1815 ...

- Les papiers de la famille Lobau que posséderaient les archives départementales de la Moselle à Metz, série AP, fonds Pange mais la cote précise n'a pu lui être donnée par Mr Waresquiel ni même un agent documentaliste (fonds anciens) ; Mr Waresquiel a laissé entendre que Lobau aurait laissé un récit familial sur la bataille de Waterloo .... Mr Peter de Wit recherche surtout la(s) lettre(s) de Lobau à Craan de 1816.

- les papiers du baron Du Casse (l’éditeur de la correspondance de Napoléon) parce qu’il possédait des originaux dans sa collection.

- Aussi les notes rassemblées par Hippolyte de Mauduit sur les noms et les témoignages écrits de ses témoins ...

Où et comment dénicher tout cela ?????

Merci à tous pour votre contribution à cette recherche (notamment si vous possédiez ces documents) :salut:

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RODOLPHE ex
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Re: Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

Message par RODOLPHE ex »

Waterloo et la campagne de 1815 …. Une armée française héroïque sacrifiée par Napoléon !!!

Bonjour à tous,

Voici un tableau récapitulatif de Piérart sur les mensonges ou falsifications de Napoléon :

Extraits du livre (1868) de Piérart « Le drame de Waterloo …….»

On ne peut retenir des larmes de tristesse en voyant que, dans les quatre journées qui signalèrent cette mémorable campagne, la fortune de la France mit cinq fois les plus heureuses circonstances aux mains de l'homme qui s'était fait l'arbitre absolu de sa destinée, et qu'à chaque fois il n'en sut rien faire. La première fois, notre fortune inspire aux alliés l'audace de venir se concentrer sur un terrain dont une irruption rapide et inattendue nous a rendus les maîtres ; la chance s'augmente par la lenteur que l'une des armées alliées met à venir joindre l'autre : des retards, des hésitations fatales dans la direction suprême nous enlèvent le fruit principal d'une aussi bonne fortune. Le courage irrésistible de nos soldats rétablit toutefois les chances en rompant la première armée, et les fautes commises seront réparées si cette armée est immédiatement poursuivie et surveillée : elle ne l'est pas. Dans la troisième journée, le généralissime anglais, entretenu dans une trompeuse sécurité faute d'avoir été averti du désastre de Ligny, peut être surpris et enveloppé dans ses bivacs si on répond à la juste impatience des soldats, qui veulent de nouveau joindre l'ennemi à la pointe du jour. Mais cette ardeur si légitime, si conforme aux exigences de la situation, n'est point écoutée. Neuf heures du temps le plus précieux sont consommées en immobilité et en promenades sur le champ de bataille. Dans la dernière journée, la fortune répare encore les fautes commises. Le général anglais tient, bien loin sur sa droite, un tiers de ses forces, et des torrents de pluie, en détrempant les chemins, rendent difficultueuse l'arrivée de ces forces ainsi que l'approche de l'armée [prussienne] auxiliaire dont l'intervention doit tout décider.Si le général anglais est attaqué énergiquement et judicieusement par son endroit le plus faible, après une canonnade de quelques heures, commencée dès que le jour paraît, elle sera accablée, perdue. Elle ne l'est pas : on laisse le temps à l'ennemi de se reconnaître, d'attendre ses renforts, et bien plus, on néglige de faire occuper en force les défilés de la Lasne, une barrière suffisamment défensive par où doivent arriver ces renforts ; on attaque d'une manière aveugle, étourdie, décousue ; on s'épuise en efforts isolés, et l'on donne ainsi aux destins fatigués l'occasion de passer enfin dans le parti contraire, et au lieu d'une grande victoire, on ne recueille plus qu'une effroyable catastrophe !
…..
On doit dire qu'à Waterloo on combattit longtemps et qu'il y eut plusieurs moments décisifs ; mais IL n'y eut pas ce jour-là d'étincelle morale dans la direction de l'armée française. Jamais on ne vit un homme aussi en dessous de lui-même que celui à qui fut alors donné le pouvoir de l'envoyer à la mort Il n'y eut de prononcé que son imprévoyance, son incurie, une irrésolution constante. Telles furent les causes de son désastre. Napoléon fut vaincu par ces uniques causes et nullement par toutes celles qu'il s'est plu à imaginer. Il fut vaincu aussi pour avoir trop méprisé son ennemi, pour n'avoir pas cru à la ténacité, à l'habileté, à la prudence bien reconnues de Wellington, à l'excellence, à la fermeté et au patriotisme bien constatés de ses troupes (1) ; pour avoir cru aveuglément au découragement, à la lassitude, à l'éloignement, à la mollesse des Prussiens ……..

(1) « L'armée anglaise s'est montrée à la bataille de Waterloo la même qu'en Portugal et en Espagne. Groupée sur un terrain bien adapté à la défense, répartie avec une prévoyance habile et de manière à ce que tous ses corps puissent au besoin se prêter un secours prompt, elle a partout opposé une résistance efficace. L'armée anglaise, sous le rapport de la discipline, de l'unité du commandement, du sang-froid, de l'instruction individuelle, a eu sur nos troupes une véritable supériorité.» (Général baron Delort)

D'ailleurs, comme autrefois Pyrrhus et Annibal devant les Romains, comme Charles XII devant Pierre le Grand, Napoléon avait fini par apprendre à ses ennemis à le vaincre. Le secret de sa stratégie avait été deviné, et les généraux coalisés, après l'avoir attentivement étudiée, n'avaient plus été embarrassés pour le combattre par ses propres armes. Napoléon avait pour habitude de se présenter au point de jonction des forces ennemies, afin de les séparer et de les écraser isolément avant que cette jonction soit faite. A cette méthode, qui lui avait pendant si longtemps réussi, les alliés avaient fini par en opposer une autre non moins bonne. Ainsi, quand l'Empereur opérait sa manoeuvre d'attaque sur un corps d'armée isolé, ce corps, sans trop s'engager, se retirait après avoir essayé d'arrêter le plus longtemps et le mieux possible les forces qui le poursuivaient ; et tandis que Napoléon croyait anéantir ce qu'il avait devant lui, une autre armée, par une marche de flanc, se présentait à son côté et le mettait ainsi entre deux feux. A l'éventail qu'il déployait, les alliés opposaient une grande tenaille qui le broyait. Les Russes avaient suivi ce plan dans la campagne de
1812 ; la bataille de Leipzig en 1813 n'en avait été au fond que la conséquence. En 1815, Wellington et Blücher, s'appuyant sur ces données, étaient convenus de renouveler la tactique qui avait valu à la coalition ses précédents succès. Ils avaient arrêté que le premier d'entre eux qui serait attaqué concentrerait ses forces à la hâte et irait occuper une forte position pour accepter la bataille ;
que cette bataille se bornerait à une énergique mais prudente défensive, afin de donner à l'autre général le temps d'opérer sur le flanc des assaillants une diversion décisive. Ainsi fut la bataille de Ligny, qui serait devenue un triomphe sans la lenteur non prévue de Wellington et quelques fautes de Blücher. Blücher, attaqué et non efficacement secouru, devait lui-même profiter de la première circonstance favorable pour se mettre en retraite, non sur sa base d'opérations, mais sur celle de l'armée coagissante. Si celle-ci était au contraire attaquée en second lieu, ou même si elle l'était en premier lieu, les Prussiens devaient opérer les mêmes manœuvres de flanc sur l'armée de Napoléon diminuée et harassée. Telle fut la bataillé de Waterloo, que les fautes de Napoléon et l'activité infatigable des Prussiens convertirent en une effroyable déroute. L'arrivée du général prussien au Mont-Saint-Jean, qu'on a cru un effet du hasard, ou du moins la suite d'une inspiration soudaine, était, comme on le voit, en germe dans les plans des deux généraux coalisés, et c'est bien plus, Ligny d'une part et Waterloo de l'autre, parcourus et étudiés à l'avance par Blücher et Wellington, avaient été désignés à Bruxelles quinze jours auparavant comme devant être dans les deux cas le champ de résistance de l'une ou de l'autre des deux armées, si Napoléon franchissait la Sambre dans la direction de Charleroi. Voilà ce que, d'après les documents les plus authentiques, l'historien impartial doit dire.

Retiré sur le rocher de l'exil, au lieu d'attribuer ses revers à ses fautes, à son vertige, à son apathie, à l'habileté et à la ténacité inébranlable de ses ennemis, Napoléon préféra les rejeter sur ses lieutenants, sur la trahison, la fatalité. Mais, comme nous l'avons dit plus haut, ses Mémoires de Sainte-Hélène sont pleins de laits controuvés, d'inexactitudes ! Quand Napoléon, après avoir placé la défection de Bourmont un jour plus tôt qu'elle n'eut lieu, y dit que sans la trahison de ce général il dispersait et anéantissait les bandes ennemies, il dénature en l'exagérant la véritable portée d'un fait .
Quand il affirme que le 15 juin il surprit les Prussiens du corps de Ziethen dans leurs cantonnements et les dispersa, il avance un fait également faux. Quand, pour s'excuser de sa négligence à se porter ce jour-là même aux points de concentration et de jonction de Blücher et de Wellington, il dit que ce fut la faute de Ney, à qui il avait ordonné ce jour-là d'occuper les Quatre-Bras, il formule une allégation aussi peu véridique que la précédente (2).


(2) Nous croyons devoir répéter ici ce que nous avons déjà dit à diverses reprises. Pour établir les inexactitudes, les fausses assertions de Napoléon relativement à la campagne des Cent Jours, nous nous sommes servi de tout ce qu'il a dit, écrit ou dicté sur ces événements. Voir, non-seulement les différentes éditions des Mémoires pour servir à l'histoire de France en 1815 (Paris, 1818 et 1820), dictés aux généraux Gourgaud et Montholon, mais encore le Mémorial de Sainte-Hélène, par Las Cases et O'Meara. En lisant attentivement ces ouvrages, surtout les premiers, dans leurs éditions primitives, on trouvera non seulement la preuve des assertions controuvées que nous relevons ici, mais encore d'une foule d'autres que la nécessité de nous restreindre nous fait passer sous silence.

Il n'est pas plus sincère quand, pour s'excuser de n'avoir pas fait dès trois heures de l'après-midi attaquer Ziethen à Gilly, il dit que c'est parce qu'il voulait auparavant apprendre la prise de Gosselies par Reille et s'assurer de la sécurité de Charleroi, ville que personne ne menaçait ni ne pouvait menacer. Il en est de même quand il prétend que s'il n'alla point prendre son quartier-général à Fleurus le 15 au soir, ce fut à cause des retards de ses généraux dans leur attaque de Gilly et de l'arrivée de la nuit. A ces fautes il faut ajouter le tort que le chef de l'armée française eut d’arrêter le 15 ses troupes victorieuses autour de Charleroi, au lieu de les porter à Fleurus et à Sombref, point de concentration et d'arrivée de l'armée prussienne. [autre observation de Piérart : «II faut ajouter encore l'incurie dont il fit preuve en revenant à Charleroi dans cette même journée du 15 dés six heures du soir, en n'en partant le lendemain qu'à onze heures et en n'envoyant qu'à neuf heures et demie seulement ses ordres de mouvements ses lieutenants. Ces fautes permirent à l'armée prussienne de se concentrer, de se rapprocher de l'armée anglaise ] … [Il n'est pas plus sincère] quand il affirme que Ney reçut, dans la nuit du 15 au 16, par le comte Flahaut, l'ordre de se porter à la pointe du jour en avant des Quatre-Bras ; quand il dit qu'après avoir chassé les Prussiens de Fleurus le 16, il reconnut leur armée et forma la sienne en bataille à dix heures, il avance deux faits également faux, car à dix heures du matin il était encore à Charleroi, et c'est de là que sont datés, à neuf heures et demie, les ordres de marche en avant portés aux maréchaux Ney et Grouchy. Il est aussi peu sincère quand, partant de ces assertions, il prétend qu'il envoya, étant à Fleurus, une lettre de reproches à Ney pour avoir perdu huit heures dans l'attaque des Quatre-Bras, l'engageant en même temps à détacher une colonne sur Bry aussitôt qu'il serait maître de la position et que le maréchal reçut cette nouvelle instruction à onze heures et demie. Il est aussi de mauvaise foi quand il donne à entendre que d'Erlon, qui avait été laissé en réserve à Gosselies comme formant la seconde ligne indispensable du maréchal Ney, était accouru de son propre mouvement vers Saint-Amand, tandis qu'il est authentiquement prouvé que c'est Napoléon lui-même qui le détourna de sa route, pour l'oublier ensuite en le laissant abandonné à sa propre impulsion, sans lui prescrire d'ordres ultérieurs. Napoléon est encore de mauvaise foi lorsque, pour s'excuser de s'être couché le 16 à onze heures du soir, de s'être levé le lendemain à huit et de s'être promené inutilement toute une matinée sur le champ de bataille, donnant ainsi à Wellington le temps de s'échapper des Quatre-Bras et à Blücher celui de rallier ses colonnes, il en attribue la cause au silence et à l'inaction de Ney dans son bivac de Frasne. Il manque également de sincérité : 1° quand il dit que le soir de la bataille de Ligny, en rentrant à Fleurus, il expédia sur-le-champ au maréchal Ney l'ordre d'avoir ses troupes sous les armes à la pointe du jour et de poursuivre vivement l'armée anglaise ; 2° quand il assure que le lendemain il reprocha à Ney de n'avoir pas exécuté ses ordres. Napoléon altère la vérité quand il dit que Pajol poursuivit les Prussiens à la pointe du jour dans la direction de Wavre par les routes de Tilly et de Gembloux, tandis que ce général ne fut envoyé que sur la route de Namur. Il ment : 1° quand il donne à croire qu'il envoya à Grouchy l'ordre de marcher aussi à la pointe du jour pour poursuivre Blücher ; 2° quand il assure avoir dit à son lieutenant, en le congédiant, que les Prussiens se retiraient sur Wavre et lui avoir ordonné tout d'abord de déborder, leur aile droite de manière à être toujours en communication avec le reste de l'armée par les rives de la Dyle et d'aller coucher à Wavre. Des documents officiels [ses ordres formels en autres] sont là pour répondre à de telles assertions. [autre observation de Piérart : « et, lorsqu'elle fut vaincue (l’armée prussienne), Napoléon, qui avait négligé de la pousser par sa droite, afin de la séparer de l'armée coagissante et de la rejeter sur la Meuse, en ne la faisant poursuivre que dix-sept heures après son mouvement rétrograde, lui permit de se retirer dans une direction parallèle à l'armée anglaise, à la distance de trois à quatre lieues seulement de celle-ci, en communication non interrompue avec celle-ci ; de telle sorte que Napoléon, qui avait passé inopinément et rapidement la Sambre pour empêcher la réunion des armées anglaise et prussienne, qui avait vaincu pour cela le 16, se trouvait avoir manqué totalement son but le 17 ...]
Il n'est pas plus sincère quand il affirme un fait contredit par tous les genres de vraisemblance aussi bien que par des témoins oculaires, c'est-à-dire d'avoir reproché à Ney ses-prétendues lenteurs aux Quatre-Bras. Il altère impudemment la vérité, d'abord, quand il prétend que dans la nuit qui précéda la bataille de Waterloo, il envoya à Grouchy deux courriers pour lui prescrire de détacher une partie de ses forces sur Saint-Lambert; en second lieu, quand il dit avoir fait éclairer sa droite en maintenant ses communications directes avec Gembloux dans la journée du 17 et la nuit du 18; en troisième lieu, enfin, quand il soutient que Grouchy, dans sa deuxième dépêche en date du 18, à deux heures du matin,lui annonça que depuis six heures il savait que la plus grande partie de l'armée prussienne s'était dirigée sur Wavre, et qu'à la pointe du jour il partirait pour la suivre dans cette direction. Il avance un fait inexact quand il assure s'être fait éclairer sur sa droite, le 18 juin notamment, par de la cavalerie qui aurait battu l'estrade entre Wavre et Plancenoit, tandis que cette cavalerie ne circula tout au plus qu'entre ce village et le bois de Paris et qu'il n'y eut pendant très-peu de temps qu'une pointe de coureurs faite dans la direction de Moustiers. Il n'est pas plus fondé dans son assertion quand il dit que ce fut d'abord son intention d'attaquer la gauche de l'armée anglaise et qu'il ne changea de résolution que par suite de l'approche des Prussiens, que, ajoutet-il, il aurait aperçu à onze heures, tandis qu'il ressort d'une foule de témoignages et de la dernière dépêche envoyée à Grouchy que ce ne fut que vers une heure qu'on aperçut l'avant-garde de Bulow. Il dénature encore la vérité au sujet de l'attaque qu'il dirigea sur le point d'intersection de la gauche et du centre ennemi, quand il veut expliquer la malencontreuse idée qu'on eut d'y laisser employer les divisions de d'Erlon échelonnées en masses profondes, quand il prétend que cette idée lui fut inspirée parle danger de la présence de Bulow sur sa droite, tandis qu'il ne connut l'approche de ce général qu'une heure après et ne le vit s'avancer que vers quatre heures après-midi. Il est de nouveau inexact : 1° quand il assure que ses troupes s'emparèrent d'Hogoumont ; 2° quand il dit que le soir de la bataille ilfit indiquer au chef de son aile droite la direction dans laquelle il devait battre en retraite ; 3° quand, dénaturant la discussion qui eut lieu entre ce maréchal et Gérard, il prétend que celui-ci dit à Grouchy que le maréchal avait reçu le 17 l'ordre d'aller coucher à Wavre. Non-seulement il altère la vérité par la plupart de ses assertions, par de prétendus ordres forgés après coup, des indications d'heures déplacées à dessein, mais encore par ses réticences, par le soin qu'il prend de passer sous silence sa conduite, ses lenteurs, ses méprises, les mesures fâcheuses qu'on lui vit prescrire, les réponses qu'il fit à Soult, à Grouchy et à d'autres généraux qui voulaient le prémunir contre le mouvement de retraite que Blücher semblait avoir effectué le long de la Dyle. Il ment partout, en un mot, où la triste réalité des faits lui a montré une faute à couvrir, une négligence ou une imprudence à cacher, et ne recule pas devant l'odieux système de tout laisser peser sur la mémoire de deux illustres et malheureux lieutenants !

Voilà ce que l'histoire a trop longtemps caché ou obscurci, voilà ce qu'elle doit enfin déclarer, hautement, courageusement, en termes propres. Elle doit dire aussi que telle ne fut point la conduite de la plupart des grands capitaines dans le récit de leurs revers. Le grand Condé, lui, après le désastre de Mariendal, montra plus de sincérité et de grandeur d'âme. II ne fit point peser sur la trahison, la fatalité, ses lieutenants, les causes de sa défaite. A ceux qui lui demandaient comment il avait pu être vaincu, il répondit simplement : « Par ma faute ». Une magnanimité d'âme semblable eut lieu de la part du grand Frédéric, cet homme si extraordinaire qui réunit tous les genres de talents et sut, contrairement à Napoléon, léguer à son successeur un royaume considérablement agrandi, une patrie intacte. Au lieu de dissimuler ses fautes, il les avoue dans toute leur réalité, et pousse, dans ses Mémoires, la modestie jusqu'à attribuer ses succès aux fautes de ses ennemis plutôt qu'à son génie, à son infatigable activité, exemple mémorable et digne des louanges de la postérité, mais que Napoléon se garda bien d'imiter.
Ainsi, non content d'avoir fait tout ce qu'il fallait pour succomber à Waterloo, d'y avoir par son imprudence, son incurie et son aveugle obstination sacrifié la plus vaillante et la plus belle des armées, Napoléon s'est appliqué à travestir, embrouiller de mensonges, de faits controuvés, l'histoire de cette journée néfaste ; si bien qu'on peut dire de la campagne des Cent Jours et de la relation qu'il en a faite, qu'elles sont le couronnement et comme le chef-d’œuvre du caractère imprévoyant, aventureux et souvent aveugle de cet homme. et de l'esprit d'imposture et d'injustice qu'on lui vit si fréquemment déployer dans les différentes phases de sa vie …… Nous avons déjà cité les paroles de généraux, de soldats français qui, présents à Waterloo, avaient été loin de ratifier les récits de Napoléon. Citons de nouveau celles d'un de ses plus fidèles serviteurs, le colonel d'état-major Janin. Répondant en 1820 aux assertions mensongères des Mémoires de Sainte-Hélène, ce brave officier s'écrie avec une légitime indignation : « Un général doit accepter franchement la responsabilité des événements qu'il dirige. II y a de la noblesse, de la véritable grandeur, à s'avouer coupable des revers et des succès qui résultent de mauvaises combinaisons : que doit-on dire d’une conduite opposée ?...»

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C-J de Beauvau
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Re: Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

Message par C-J de Beauvau »

Ce livre est un pamphlet voire un réquisitoire contre Napoléon par Zéphyr-Joseph Piérart :

Capture d’écran (79).jpg

Biographie
Homme de lettres.
Instituteur, conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés.
Il fonde Le Concile de la libre pensée ; abolition des faux dogmes et des mensonges sacerdotaux, en 1870, et Le Bénédictin de St-Maur, journal de hautes questions archéologiques, historiques et préhistoriques, en 1878. :shock:
Il est propriétaire des vestiges de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, dont il collectionne les débris. :o

Une simple question, au vu de votre rapport avec Napoléon Bonaparte d’après votre choix de texte . Vous avez écrit dans votre précédent message du 04 févr. 2020, 09:38
Urgent :salut: :salut: :salut:
Mr Peter de Wit voir (site si connu de cet historien néerlandais) va publier sa colossale étude sur la campagne de 1815 !!!!!!!
Toutefois, il lui manque encore quelques-unes des sources authentiques et premières qu'il veut d'abord contrôler :
viewtopic.php?f=4&t=67665
Sollicitez vous des informations nécessaires pour un nouveau livre à charge de Mr Peter de Wit ?
Seriez vous Mr Peter de Wit ? Celui qui je vous cite :
("va publier sa colossale étude sur la campagne de 1815 !!!!!!!")
:o
Ps : quel est son (" site si connu ") ? Je n'ai trouvé qu'un auteur de bande dessinée néerlandais ! Est-ce lui ?
:salut:

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RODOLPHE ex
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Re: Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

Message par RODOLPHE ex »

Bonsoir,

Je ne suis ni Peter de Wit ni un pourfendeur de la réputation militaire de Napoléon 1er ...

Tous les posts écrits sur le pseudo (très ancien) de Rodolphe peuvent en témoigner ..... Mr Christophe Rollet et Mr Cristophe Bourachot pourraient vous le confirmer ....

citation : Sollicitez vous des informations nécessaires pour un nouveau livre à charge de Mr Peter de Wit ?

Le post sur Piérart (fervent républicain comme Charras, Quinet, etc. ) n'a rien à voir avec ma demande visant à apporter une aide sur les documents recherchés par Monsieur Peter de Wit dont l'étude colossale n'est ni à charge ni pro napoléonienne ... Elle présente tous les documents qu'il a trouvés dans plusieurs pays sur cette campagne de 1815 ( Voir son site www.waterloo-campaign.nl...) et son site est constamment mis à jour par de nouvelles informations .. . Je n'ai voulu que solliciter nos nombreux intervenants du forum dont les connaissances aboutissent souvent à des réponses utiles et chaleureuses ... J'espère ne pas avoir mis Mr de Wit en porte à faux par ce qui apparaîtrait une grave et impardonnable outrance de ma part (toute involontaire ) ...

J'ai lu, relu, et relu bien des centaines de livres, documents, etc. sur cette campagne de 1815 mais cette recherche se porte inévitablement sur tous les écrits de tous bords politiques et militaires, qu'ils soient français ou étrangers, publiés à toutes les époques (donc Piérart) dont les arguments ne manquent pas de sel ... Avant de porter un jugement mal placé, renseignez-vous d'une manière plus approfondie sur ceux que vous condamnez par avance ...

La lecture de cette campagne politico/militaire qui a bouleversé l'Europe (en son temps) a été donnée par tous les partis concernés et par les historiens ou écrivains/chercheurs ; elle ne me paraît pas devoir être vue que dans un seul sens uniquement partisan qui rejette toute critique et se préserve ainsi de l'échange (constructif) de débats ...

Cordialement, Rodolphe.

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C-J de Beauvau
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Re: Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

Message par C-J de Beauvau »

par RODOLPHE ex » 05 févr. 2020, 21:31
Je ne suis ni Peter de Wit ni un pourfendeur de la réputation militaire de Napoléon 1er ...
Monsieur
Je n'ai fait que vous demander si, alors que vous aviez posté trois messages au total depuis votre inscription le 28 janvier dernier sur ce forum , dont deux identiques , avec un texte à charge , tous sur Waterloo et 1815, si c'était votre postulat ? Rien de plus .

:salut:

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C-J de Beauvau
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Re: Recherche documents pour aider à compléter les "Études/Recherches" de Mr Peter de Wit

Message par C-J de Beauvau »

:?: :o

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