Quand Jérôme Bonaparte était capitaine de vaisseau...

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Modérateur : Général Colbert

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

Jérôme est arrivé à Paris le 3 novembre 1809, après une suite de querelles avec l’ Empereur, mais le divorce alors que seul des Bonaparte il était plutôt favorable à Joséphine, il va caresser son frère dans le sens du poil pour rétablir sa situation.
Jérôme fait bien sentir que son royaume est morcelé et contre-amiral il lui manque une façade sur la mer.

Profitant du séjour à Trianon, il prêche pour avoir le Hanovre et la restitution de Magdebourg. Jérôme va l’obtenir en compensation de l’entretien de 12.000 soldats en plus de ce qu’il entretient déjà avec surtout de la cavalerie dans ces pays de landes.
Jérôme ne formule aucune objection désirant avoir une armée plus nombreuse même que celle demandée.

De même que Joseph et Louis, Jérôme rêve d’instituer un Ordre.
Or depuis le mois d’août 1808, où il en a décrété solennellement la création, l’Ordre de la Couronne de Westphalie est en sommeil car il n’a pas reçu l’approbation de l’Empereur.
Depuis le mois d’août 1809 il a en réserve des pièces de rubans gros bleu moiré et on travaille sur des modèles de médailles.
Jérôme ne peut plus attendre, profitant des bonnes dispositions de Napoléon il arrache le décret et suprême satisfaction, l’ Empereur s’en décore le 31 décembre, ce qu’ont jamais obtenu ni Joseph pour son Ordre Royal d’Espagne, ni Murat pour son Ordre des Deux-Siciles, ni Louis pour son Ordre de l’Union…

Le 2 janvier 181 Jérôme et Catherine repartent pour leurs États emportant pour plus d’un milliard d’achats de toutes sorte : drap de Louviers, 80 douzaines de boutons d’argent, aiguillettes, pièces de cachemire brodées à Lyon, robe de tulle 55 schalls, meubles de Jacob, montres de Leroy, un troupeau de mérinos de la Bergerie Impériale de Rambouillet, des marbres, 54 bustes du roi, 26 des membres de la famille et 34 statues d’après l’antique.
Pour le mariage impérial et le couronnement, rien ne sera trop beau, Jérôme commande une voiture la plus belle qu’ait faite Goettling : caisse toute en glaces, frise du pourtour en bronze doré, panneaux peints de 8 médaillons symbolisant les principales villes du royaume , le train doré en entier sur fond rouge et intérieur tendu de velours de soie blanc brodé d’or à bordure de sois céleste.

Jollivet, ministre des Finances voit ses caisse fondre à vue d’œil.


Un autre ministre aux relations extérieures est Pierre-Alexandre Le Camus un ancien compagnon de Jérôme comme Maubreuil et qui a fait sa pelote en Westphalie.
Il devient comte de Furstenstein et épousera la comtesse Adélaîde de Hardenberg . Il tombera avec Jérôme mais son fils verra son titre de comte de Furstenstein confirmé par le roi de Prusse.
C’est lui qui tient les rênes pendant les absences du roi, c’est lui donc qui signe avec Champagny la cession d’une partie du Hanovre : duché de Brême et de Lunebourg, les principautés de Werden et de Calemberg, les comtés de Hoya et de Diepholz de sorte que le royaume de Westphalie est porté à une population de 2.500.000 habitants et prend rang dans la confédération du Rhin comme la Bavière et la Saxe avec des côtes maritimes entre l’Elbe et le Wesser.

Le comte Siméon, ancien avocat à Aix et ancien du Tribunat, est chargé par Napoléon de l’organisation du royaume de Westphalie. Il est ministre de l’Intérieur et de la Justice et président du Conseil d’état.
" Grâce à Siméon et aux bons ouvriers qu’il a amenés à sa suite " comme l’écrit Frédéric Masson, les principes de la Révolution
sont appliqués dans le royaume et cetTE agrégation d’états parmi les plus arriérés, durement traités par leurs maîtres comme au Moyen-Age, et en deux ans le Code Napoléon sera introduit, les droits féodaux abolis, l’administration complètement rénovée.
Cette oeuvre capitale accomplie par les légistes vaudra à Jérôme l’indulgence de l’Histoire alors qu’elle est le cadet de ses soucis.
Il distribue ses médailles. Le Camus Furstenstein sera Grand Chancelier avec 18.000 francs.

Le 1er janvier 1810 , le maréchal Davout est nommé commandant en chef de l’armée d’Allemagne. Il prend Hambourg comme quartier-général. Lui qui a été Gouverneur général du Grand Duché de Varsovie, le 1er décembre 1810, sera nommé Gouverneur des Villes Hanséatiques, qui vont former trois nouveaux départements français.

Il y découvre les malversations de Bourrienne qui se vengera sous la restauration.
La contrebande sévit en Allemagne et Davout fait venir son beau-frère Friant, tous deux ont épousé les sœurs du général Emmanuel Leclerc, le premier mari de Pauline.
Il aura les plus grandes difficultés avec son voisin Jérôme 1er roi de Westphalie, cousin du tsar par son mariage avec Catherine, Princesse de Wurtemberg…
On se souvient de son duel, en 1800, avec un jeune frère du maréchal au cours duquel une balle s’est aplatie sur le sternum et qu’il porte comme en souvenir, car Davout sera toujours son ennemi implacable, lui l’intègre à la discipline sévère, à la réputation de tenace qui fait qu’il sera encore à Hambourg le 28 mais 1814 tandis que Napoléon est déjà aux Mulini, à l’île d’Elbe…

Davout à Waterloo à la place de Soult ?

La tension entre Davout et Jérôme devient telle qu’un jour le roi menace d‘abdiquer. La réponse de Napoléon est sèche :
" Si le roi veut descendre de son trône, il en est le maitre"...

Joséphine

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Joséphine »

Profitant du séjour à Trianon, il prêche pour avoir le Hanovre et la restitution de Magdebourg. Jérôme va l’obtenir en compensation de l’entretien de 12.000 soldats en plus de ce qu’il entretient déjà avec surtout de la cavalerie dans ces pays de landes. (Route) ...

Malgré sa colère, due aux erreurs militaires de son frère, qui n'a pas exécuté ses ordres durant la campagne d'Autriche,
Napoléon, en effet, ayant toujours eu "un faible" pour Jérôme, lui offrit cette province du Hanovre, mais en prenant soin de lui laisser également les soixante millions de dettes ...
Le roi de Westphalie avait tout prévu ... sauf cela.

Après un nouveau retour à Cassel, et de nouvelles fêtes, Jérôme regagne Paris, lors de la cérémonie du mariage de son frère Napoléon avec Marie-Louise.
Avec lui, une suite nombreuse traînant des fourgons entiers de costumes, de meubles et de vaisselle !
Durant toutes ces cérémonies, la Cour de Wesphalie brillera d'un luxe tapageur, faisant pâlir d'envie les Chambellans de l'Empereur ...

De retour au Hanovre pour en prendre possession de manière solennelle, Jérôme se voit acclamé.

C'est là que la nouvelle éclate comme une bombe : Napoléon vient de proposer à la Westphalie un traité par lequel le Hanovre est restitué à l'Empereur des Français, en échange de quelques compensations.

Jérôme, brutalement devenu la risée de l'Europe, tente de résister, s'écriant, tout en espérant que ses paroles seront répétées à son frère :

"Ici, c'est moi l'Empereur !" ... Mais il devra s'incliner.

La défaite de Leipzig entraînera l'abandon définitif de Cassel, en même temps que cessera d'exister le royaume de Westphalie créé par Napoléon au profit de son frère, en 1807, et ne sera plus qu'une simple province prussienne.

Rentré à Paris, l'Empereur, s'apprêtant à livrer bataille, dira aux Sénateurs :

"Le Grand Empire n'existe plus, c'est la France qu'il faut défendre".

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

En 1812 : Campagne de Russie :
La campagne éclair de FIFI


Fifi est le doux surnom, que lui donne la reine Catherine follement amoureuse du mari que lui a donné la diplomatie.
Entourée des ses petits chiens et de ses broderies, elle ferme les yeux sur les écarts de son mari tout en redoutant la comtesse de Lowenstein qui prend de plus de place dans le lit.

Mais la campagne de Russie va tout balayer en cette année 1812.
Jacques Garnier nous le connaissons et vous pourrez le rencontrer au salon Empire de Rueil. Je trouve que c’est lui qui nous donne le plan le plus simple de cette affreuse campagne :
Plan de Napoléon : Les armées russes sont sur deux fronts d’opérations distincts, séparés par les marais du Pripet. Napoléon choisit celui du nord sous Barclay de Tolly derrière lequel il dispose du duché de Varsovie comme d’une annexe de la France et d’où il pourra menacer les deux capitales politique Saint Petersbourg et religieuse Moscou ; Trois hypothèses
Ou les Russes restent immobiles attendant son attaque et il pourra les séparer et les battre en détail
Ou ils se concentrent sur Grodno et il manœuvre sur leur gauche pour les pousser sur les marais de Pripet
Ou ils prennent l’offensive sur Varsovie pour envelopper l’armée française.

Jérôme est chargé avec son corps d’armée d’ attirer les Russes à lui vers Varsovie pendant que l’armée principale gagnera Kowno passera le Niémen et marchera sur Vilna, flanquée à droite par l’armée du prince Eugène.

Le célèbre Montmartrois, commandant Henry Lachouque :

"Probablement poussé par un esprit familial qui lui a causé tant de déboires et de difficultés, L’Empereur met à la tête des trois corps du sud son frère Jérôme qui, âgé de 28 ans n’ a jamais rien commandé et confie les deux autres corps du centre au prince Eugène, 31 ans, médiocre stratège. Ils ont respectivement comme chef d’état-major, le général Marchand totalement dépourvu de l’autorité capable d’en imposer à Jérôme et le général Dessole, ami de Moreau, ne comprenant ni Napoléon, ni sa conception de la guerre «

Le 23 juin Napoléon donne l’ordre de franchir le Niémen à la masse de gauche bien que Jérôme et Eugène aient pris du retard. Eugène ne peut atteindre le Niémen que le 28 et Jérôme le 30 juin…

" C’est de ce retard que vient l’avortement de la manœuvre de Vilna : les corps de Bagration n’ayant à portée aucun adversaire à accrocher peuvent se retirer librement et opérer leur jonction plus à l’Est "
( Jacques Garnier )

Murat et ses deux corps de cavalerie appuyés par Oudinot et Ney, s’élancent sur les traces de Barclay. Davout, soutenu par une partie des troupes d’Eugène est dirigé par Osmania sur Minsk pour couper à Bagration la retraite sur Borissov pendant que Jérôme l’attaquera en queue.
Posté à son défilé, Davout attend et ne voit rien venir. Jérôme a franchi le Niémen, le 4 juillet seulement, de sorte que Bagration s’est échappé.

Napoléon se fend d’un communiqué cinglant, le 5 juillet, écrivant à Berthier :
« Vous direz au roi de Westphalie Il est impossible de manœuvrer plus mal qu’il ne l’a fait...Il fait que Bagration aura tout le temps de faire sa retraite et il l’a faite à son aise
Vous lui direz que tout le fruit de mes manœuvres et la plus belle occasion qui se soit présentée ont échappé par suite de son singulier oubli des premières notions de la guerre »

Jacques Garnier ajoute
" Il met Jérôme sous les ordres de Davout. Mortifié, le roi de Westpahlie quitte alors l’armée sans prévenir personne, ce qui cause encore de nombreux retards dans les corps d’armée de la droite "

Henry Lachouque :
" Destitué mis sous les ordres de Davout, irrité Jérôme quitte l’armée sans prévenir de sorte que comptant sur son intervention pour arrêter à Mohilev le corps de Bagration qui devait être détruit entre la Bérézina et le Dniepr par son armée et le 1er corps, Davout, réduit à ses seules forces, culbute l’arrière-garde russe sacrifiée, mais le gros s’échappe vers Smolensk où l’appelle Barclay de Tolly "

Rentré à Cassel, pour éviter un scandale, Napoléon fera dire que le roi était malade…

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

1813 :

La comtesse de Lowenstein-Wertheim, née comtesse de Pückler et Limburg, est une femme d’une trentaine d’année, de race de dynastes par elle-même et son mari, mais fort pauvre étant de branche cadette qui , déjà mère trois fois est venue en 1808 du Wurtemberg lorsqu’on a formé la cour westphalienne.
Distinguée par Jérôme, puis délaissée et revenue en faveur par un travail souterrain où elle a déployé des qualités manœuvrières de premier ordre. Elle sort de l’ombre avec une soif de pouvoir et une ardeur d’ambition. Son pouvoir est devenu tel qu’elle a exigé d’être princesse et Jérôme est parvenu à obtenir le titre de la part de son beau-père le roi du Wurtemberg.
A présent elle est enceinte d’un enfant dont tout Cassel connaît le père.
Jérôme va faire partir Catherine à Paris contre le souhait de Napoléon, un peu pour cacher la grossesse de la comtesse, mais aussi pour protéger la reine car les Alliés de plus en plus nombreux depuis la retraite de Russie, sont au portes de l’Allemagne.

Catherine arrive à Paris en mars 1813, avec toute sa garde-robe et sa suite, d’abord au Château de Compiègne, car Napoléon n’a pas voulu alerter l’opinion avec ce qu’on pourrait considérer comme une fuite, puis au Château de Meudon. Le prétexte est le prochain couronnement de l’Impératrice et de l’Aiglon, "dès que les soins de la guerre nous en laisseront le loisir."
Il lui faut bien sûr une pension pour son entretien et celui de sa suite à Meudon, et comme Jérôme ne peut fournir Napoléon paiera. Ce ne peut être moins que l‘apanage du roi d’Espagne qui a quitté définitivement Madrid, pour Mortefontaine : un million par an…

On comprend qu’avec des boulets de cet acabit, Napoléon se sente mieux au bivouac. C’est donc en avril qu’on le voit en Allemagne, le 16 à Mayence, quittant Saint-Cloud et passant par Sainte-Menehould où il a dîné, puis Metz… Un voyage de 40 heures…

Dès qu’il a connu les désastres de Russie, Jérôme s’est appliqué comme pour se faire pardonner. Des steppes de Russie son armée westphalienne est revenue sans un cheval sans un caisson, sans un canon et ne compte plus que 280 officiers et 2.000 soldats.
Dès décembre 1812, il a reformé les fusiliers de la reine et la reine partie il les intègre à l’armée, portant bientôt l’effectif à cinq régiments de ligne. En 1813, il fait sortir 4.000 fusils de la manufacture de Mutzig.
Le général Allix trouve des moyens pour fondre des canons, les forer et fournir quarante pièces attelées.

Jérôme peut écrire à son frère :
" Je fais des efforts inouïs afin de pouvoir dans quelques mois présenter à Votre Majesté une belle armée de 18.000 hommes et 2.000 chevaux. Je vends le reste de mes domaines, enfin je porte à l’exécution de toutes ces mesures un zèle dont un frère et un prince français sont seuls capables "

L’empereur veut surtout que la Wetsphalie serve de magasin à toute l’armée française dépourvue depuis la perte des entrepôts de Pologne et d’Allemagne.
Ces magasins sont à établir au plus près de la frontière et Napoléon n’entend pas débourser un sou pour les remplir.

A l’entrée en campagne, pour obtenir ces aides Napoléon est bien obligé de donner un commandement à Jérôme.
Instruit par les expériences de 1807, 1809 et 1812, l’Empereur cherche à gagner du temps et la question du commandement restera en suspens...

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

Les Français ont commencé à faire les malles et à rentrer en France. Jérôme fait savoir qu’il entend rester et défendre Cassel.
On est déjà aux prises.
L’aile droite des Alliés est commandée par le général Wittgenstein avec son extrémité Czernitcheff qui manœuvre en partisan avec sous ses ordres le colonel Prussien Tettenborn et Dornberg l’ancien favori de Jérôme, quand il était colonel des chasseurs de la garde westphalienne et qui vient d’être promu général par le tsar.
Czernitcheff déborde Eugène et paraît aux abords d’Hambourg , qu’abandonne Carra Saint-Cyr qui rejoint à Brême Morand l’ancien commandant de la Corse…
Davout reprend Lunebourg, nettoie la rive droite de l’ Elbe et le 30 mai entre dans Hambourg.
Tout le nord de la Westphalie est en butte aux partisans . Dornberg qui tient sa revanche passe et repasse l’ Elbe lançant ses Cosaques et poussant lés étudiants à la révolte. A Napoleonshöhe et à Cassel, des piquets entiers de la garde désertent.
Jérôme défend sa capitale à défaut de défendre le royaume où Czernitcheff est de plus en plus présent.
L’Empereur prend la tête de l’armée à Erfurt le 25 avril il est à la tête de 200 .000 hommes dont beaucoup de conscrits de 1813 chers à Erckmann-Chatrian.
Victoires de Weissenfels où Bessières est tué, Lutzen, Bautzen, Würschen où Ney après avoir culbuté Barclay s’arrête au lieu de tomber sur Blücher. Duroc est tué. Caulaincourt est nommé Grand maréchal du palais à sa place.
Les Alliés sont en pleine déconfiture, on pourrait se croire au lendemain de Iéna si la cavalerie était plus forte…

Jérôme retrouve son royaume pendant que Davout reprend Hambourg puis Lübeck.
Ayant redressé ses affaires, Napoléon accorde un armistice tout en sachant qu’il faut s’attendre à voir l’Autriche entrer dans la Coalition.
Le mois de juin 1813 est le calme avant la tempête : le 4 juin est signée l’armistice à Pleiswitz valable jusqu’au 20 juillet.
Jean Massin écrit que Napoléon vient de commettre la plus grosse erreur de tout son règne. D’ailleurs il la regrette, il regrette d’avoir trop écouté Caulaincourt et Berthier.
Le 14 juin est signé le traité de Reichenbach entre la Prusse et L’Angleterre et la Russie adhère le lendemain.
Londres donne 1.333.3334 livres sterling à la Russie et 666.666 à la Prusse en s’engageant à ne pas signer la paix sans le consentement de l’Angleterre, qui est donc maîtresse du jeu, et le 27 juin l’ Autriche signe à son tour.
Le Congrès de Prague avant de commencer est déjà pipé.

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

...Le 1er juillet Napoléon apprend la défaite de Vittoria. L’Espagne est perdue.
Le 1er juillet il reçoit Jérôme, venu à Dresde où tous les rois sont une dernière fois réunis à l’abri de Napoléon qui lui vient d’avoir des entretiens avec Metternich où il ne se fait plus guère d’illusion. Napoléon est monté à cheval est a fait le tour de la ville comme si par la violence de l’excercice, il voulait s’empêcher de penser.

Napoléon préoccupé par Metternich n’a pas le temps de parler à Jérôme sauf à lui interdire de répudier la reine Catherine pour épouser sa comtesse de Löwenstein, qui mourra bien plus tard, en odeur de sainteté, sous le nom de Mère Marie de La Croix…

Jérôme s’en va pour Cassel avec une garde française imposée par Napoléon.

20 Juillet, Congrès de Prague qui ne commence véritablement que le 10 août.
Napoléon cède le grand duché de Varsovie, l’Illyrie et fait des propositions pour les Villes Hanséatiques et la Hollande.

Le 12 août, l’Autriche déclare la guerre à la France. Bernadotte s’est joint à la coalition qui a profité de l’armistice pour se renforcer.

7 Août, Victoire de Dresde, mais le 6 septembre, Ney est battu à Dennewitz par Bulow, corps Prussien de Bernadotte.

9 septembre, Traité de Toeplitz , resserrant l’alliance austro-russo-prussienne où l’Autriche a carte blanche pour gagner les souverains de l’Allemagne du sud en leur confirmant la conservation de leurs trônes et le 17 la Bavière signe un traité avec les Alliés tandis que Castlereagh énonce pour la première fois la volonté britannique d’étendre aux dépens de la Belgique un royaume de Hollande restauré.

Jérôme est seul dans sa capitale, tuant le temps en fantaisie. La cavalerie de Bernadotte pousse ses pointes en direction de Cassel.
Avec ses Cosaques, Czernitcheff occupent Cassel le 30 septembre, d’où Jérôme s’est enfui.

Kellermann reprend la ville et Jérôme peut revenir dans sa capitale le 16 octobre...

SCHNAPS

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par SCHNAPS »

Cher "Route N...",

dans votre post de 9:12 le 3 octobre, vous écrivez que Jérôme fit sortir 4.000 fusils de la manufacture de MUTZIG (en Alsace), mais à ce que je sache cette manufacture aurait dû fournir PRINCIPALEMENT une armée française en reconstruction... :roll: non des unités rhénanes à la fidélité bien équivoque dès 1809 (cf. le raid de von Schill, et les déboires des westphaliens face à la "bande noire" du Duc de Brunswick).

Bref je ne comprend pas cette "priorité", Jérôme tout Roi de Westphalie qu'il fut aurait du se voir opposer un refus net de la part du responsable de la manufacture de Mutzig !

De plus quand on sait que les forteresses de Pologne et de Prusse occupées par les troupes Franco-alliées avaient des stocks parfois impressionnants d'armes etc... Je ne conçois pas comment ce "König Lustig" est parvenu à se faire livrer ces armes qui eussent sans nul doute été plus utiles en d'autres mains... :(

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

Mon cher Général SCHNAPS, je suis aussi tombé de ma chaise, ayant toujours cru que Mutzig est une grande marque de bière alsacienne...

J'ai donc bien vérifié : c'est page 48 du tome VIII ( 1812-1813) de Frédéric MASSON qui est bien plus grand que moi...

Vous le savez, Frédéric Masson a été chargé par le neveu Napoléon III de classer tous les papiers de famille et il en a écrit l' histoire de cette famille si prestigieuse en 12 tomes, il me semble car je ne les ai pas tous...

Napoléon et Sa Famille, édité par la Société d'Editions Littéraires et Artistiques de 1902 à 1910...

En tout cas, oeuvre magistrale, où l'on voit bien qu'il y a des coups de fouet, qui se sont perdus...

SCHNAPS

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par SCHNAPS »

Eh bien mon cher et estimé "Route N...",

dans cette histoire là y'a de quoi se fracturer le coccyx à répétition... :lol:

Bien à vous, :cambronne: :fusils:

Route Napoleon

Re: JÉRÔME BONAPARTE

Message par Route Napoleon »

Bien cher et talentueux Général Jérôme SCHNAPS,

Je dois vous avouer humblement, que, en égard au respect dû à votre royal prénom que vous portez si fièrement, j'ai longtemps hésité à me lancer dans ce sujet tendancieux...

Mais en deux mots "König Lustig", vous vous dévoilez et vous associez à cette délation...
Votre mot fera plus que les tomes de Frédéric Masson...

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