L'homosexualité de Cambacérès ?

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Avatar du membre
Royal Scot's Guard
- Officier Scot -
- Officier Scot -
Messages : 811
Enregistré le : 17 juil. 2017, 10:31
Localisation : Alsace

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Royal Scot's Guard »

Encore un excellent récit.
On ne s'en lasse pas !
Mille mercis Mon Cher Joker.
:salut:
Devise des Royals Scot's Dragoons Guards : "Nemo me impune lacessit"
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Le récit est sans doute "excellent", mais il convient quand même de se pencher quelque peu sur ce qu'on y lit.
Ce passage est tiré de l'ouvrage rédigé en 1818 par Defauconpret, intitulé "Anecdotes sur la cour et l'intérieur de la famille de Napoléon Bonaparte" :
"[Cambacérès] ne manquait jamais de s'endormir à l'Opéra ; mais aux Variétés, Mlle. Cuisot, jeune et jolie actrice de ce théâtre, venait le trouver dans sa loge et se chargeait de le tenir éveillé. Il l'avait prise pour maîtresse par décence, pour faire taire les mauvais bruits qui couraient sur lui, et dont nous nous abstiendrons de parler, aussi par décence. Elle accoucha peu de mois après que le public fut informé qu'elle était entretenue par Cambacérès. On lui attribua cet enfant, mais il s'en défendit toujours, et en rejeta l'honneur sur M. de B. qui avait été amant en pied de Mlle. Cuisot avant son altesse. "Je ne l'ai connue que postérieurement," disait-il avec un sang froid comique."


Cet ouvrage était censé retranscrire les informations données par la veuve Durand.
Or voici ce que cette dernière écrivit à ce propos quand elle rédigea l'année suivante "Mes souvenirs sur Napoléon, sa famille et sa cour" :
"Je dois au Public quelques détails sur la publication d'une Brochure, où beaucoup de personnes vivantes figurent d'une manière peu honorable.
[...]
Un ami de ma famille, retiré depuis quelque temps à Londres [...]me priait de lui communiquer les notes qu'il savait que j'avais recueillies. Soit pressentiment, ou prudence, je refusai d'abord, lui objectant les chagrins qui avaient tourmenté ma vie, et la crainte de les voir renaître par cette publicité. Il me rassura en me jurant de garder le secret. Vaincue par de nouvelles instances, je lui fis parvenir le cahier qu'il demandait.
Mais quel fut mon étonnement lorsqu'on me parla d'une brochure venue de Londres, dans laquelle on déchirait plusieurs personnes de la cour de Napoléon. Quoique défendue, je parvins à m'en procurer un exemplaire : j'y trouvai une partie des notes et des portraits que j'avais envoyés, mais totalement tronqués ou défigurés par des réflexions aussi déplacées qu'inconvenantes.
[...]
Ces portraits sont joints à des anecdotes controuvées, que je dois à la vérité de démentir"

L'anecdote contée par Defauconpret (et colportée depuis ici et là...) ne se retrouve pas dans l'ouvrage de Mme Durand.[/justify]
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Joker a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
Après plusieurs scandales Napoléon, exaspéré, comprend qu'il faut désormais agir et mettre un terme aux épanchements et aux quolibets.

Dans les salons imposants de son hôtel, il convoque son archichancelier, il fait les cent pas, fulmine et s'exprime sans détour : « Vous allez prendre une maîtresse et vous montrer avec elle, je vous prie ! Vous êtes ridicule, mon ami. A moins que vous ne soyez fou ! »

Ce passage est toute évidence inspiré (avec pour le moins de légèreté si c’est le cas) des Mémoires de la duchesse d’Abrantès :
« Le premier consul avait quelquefois de l'humeur de ce qui lui revenait à l'égard de Cambacérès. Je l'ai vu même une fois en colère en écoutant la traduction d'un passage des journaux anglais. On ridiculisait le second consul, et du second au premier la distance n'étant pas longue, le journaliste ennemi ne l'avait pas regardée comme obstacle. Le premier consul frappa du pied, et dit à Joséphine :
« Il faut te mêler de cela, entends-tu ? Il n'y a qu'une femme qui puisse dire à un homme qu'il n est ridicule. Si je m'en mêle, je lui dirai, moi, qu'il est fou. »
Je ne sais si madame Bonaparte a réussi à bien dire au consul Cambacérés qu'il était ridicule. Mais ce que je sais, c'est que, tout en étant toujours un homme fort distingué par son savoir, sa politesse et ses dîners, il est toujours demeuré ce qui fâchait si fort le premier consul. »


A propos du « ridicule » dont parle la duchesse, voici ce que cette dernière écrivait juste avant ; on y parle des hommes l’accompagnant dans ses promenades mais avant tout de sa manière de s’habiller :
« Cambacérés, le second consul, ayant l'habit brodé, la manchette, la culotte courte, les bas de soie, le soulier ciré au vernis anglais, fermé de la boucle d'or, le chef couvert d'une perruque à queue et recouvert d'un chapeau à trois cornes, bien planté, bien établi, et narguant de là les titus et les petits chapeaux des incroyables.
C'était d'Aigrefeuille portant son habit bleu de ciel en velours ras, aux boutons de strass , avec sa grosse et ronde figure toujours luisante comme s'il sortait de l'eau, regardant sous le nez les demoiselles de joie qui riaient au sien, avec ses gros yeux ronds et brillants comme ceux d'un chat.
C'était Monvel habillé de noir de la tête aux pieds, et à qui il ne manquait qu'une pleureuse à chaque manche pour lui faire demander lequel était mort de sa mère ou de son grand-père, d'autant que ce costume lugubre encadrait une figure qui n'était pas gaie, comme on sait.
C'était Lavollée aussi avec sa jeune figure au milieu d'un habit habillé.
Enfin tout cela formait, avec Cambacérés, un tout qui ne se divisait jamais : voilà pourquoi j'en ai parlé en continuant son portrait comme j'aurais décrit un accessoire à son habit ou à sa coiffure. Il est possible aujourd'hui d'entendre dire sérieusement qu'on est allé se promener au Palais-Royal, qu'on a traversé les Tuileries en habit habillé, en costume quelconque, sans être pris pour un mardi-gras. Mais au temps non seulement du Consulat, mais même de l'Empire, rien ne peut donner une juste idée des mœurs de l'époque relativement à ce que je viens de raconter de Cambacérés; car je ne plaisante pas, ainsi que peuvent se le rappeler tous ceux qui vivaient alors, en disant que presque tous les soirs le second consul allait soit aux Tuileries, soit au Palais-Égalité, et cela en sortant du théâtre des Variétés ou Montansier, comme on l'appelait, ou bien encore de l'Opéra : car il ne manquait pas un soir d'aller au spectacle. Je demande en même temps à ceux qui l'ont vu comme moi, quelle immense et choquante disparate cela faisait avec tout ce qui entourait cette étrange troupe de cinq ou six hommes, marchant gravement à la suite de leur chef, devisant avec un parler aussi lent, aussi retenu que s'ils eussent été des disciples de Platon, le suivant à Sunium. A cette époque, le costume des hommes était surtout en opposition entière avec l'habit habillé. Il y avait toute la jeune génération par exemple qui ne connaissait ce costume que pour l'avoir vu au théâtre »
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Joker a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
Napoléon, lui-même, ne s'y trompe pas. Alors que Cambacérès se présente essoufflé et en retard à un rendez-vous, il invente une excuse : « J'ai été retenu par des dames. »
Mais le petit Corse, furieux d'avoir attendu, ne le rate pas : « Quand on a rendez-vous avec l'empereur, on dit à ces dames de prendre leur canne et leur chapeau et de foutre le camp ! »
Je passe sur l’expression « petit Corse » qui donne un indice sur l’approche de Besson vis à vis de l’histoire napoléonienne...
La réplique citée plus haut a fait florès et a été de très nombreuses fois reprises avec diverses variantes en fonction de l’imagination plus ou moins développée de ceux qui l’ont reprise. Cependant, un point m’interroge. Si je ne m’abuse, cette anecdote est apparue pour la première fois en 1835 dans le recueil (à lire avec des pincettes) intitulé « Napoléon. Journal anecdotique et biographique de l'Empire et de la Grande Armée » ; et ici (si l’anecdote est véridique, et l’ouvrage en question prête fortement au doute) ce n’est pas Napoléon qui sermonne Cambacérés, mais Cambacérès lui-même vis à vis d’un conseiller d’état :
« Cambacérès, que son titre et la faveur dont il jouissait auprès de Napoléon plaçait dans une position sociale d'exception, était d'un naturel peu patient; peut-être aussi sa haute fortune politique n'avait-elle contribué qu'à rendre encore plus irascibles ses impatiences. Il arriva donc qu'un jour, un conseil, où il devait être prononcé sur une affaire grave, avait été convoqué chez le prince. La présence d'un des honorables membres, dont l'opinion devait entraîner le rejet de la question, ou la faire passer en force de loi, était vivement désirée; l'archichancelier, après avoir vainement attendu une demi-heure l'arrivée de cet homme d'état, l'envoya chercher. Quelques minutes après le départ du message, ce conseiller se présente devant le prince, qui l'apostrophe assez vivement; et plus le retardataire cherche à s'excuser aux yeux de l'archichancelier, moins celui-ci trouve bonnes et valables les raisons présentées. Sa colère même ne connaît plus de borne, et dans un de ces moments où l'homme ne réfléchit plus à la portée des paroles qu'il prononce, l'archi-chancelier fait entendre ces mots foudroyants :
« Vous dites, monsieur, que vous avez été retenu chez vous par des dames, eh bien ! monsieur, quand on est attendu au conseil, et que l'on reçoit chez soi des dames, on les prie très poliment de prendre leurs cannes et leurs chapeaux , et l'on s'en va. »
Un témoin oculaire rapporte que l'archi-chancelier après avoir lâché cette boutade se prit à rire, et tendit les mains au pauvre retardataire. »

Anecdote amusante donc, mais fort douteuse - même dans sa forme première- et qui a été depuis bien transformée...
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Joker a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
Talleyrand, jamais avare d'un coup bas pourvu qu'on le colporte, apercevant les trois consuls, Bonaparte, Cambacérès et Lebrun, glisse à son voisin, en bon latiniste : « Voici Hic (celui-ci), Haec (celle-là) et Hunc (ça). » On ne peut être plus explicite.
Là encore un bon mot fort célèbre, mais que Besson aurait du connaître et retranscrire sous la forme « hic, haec, hoc ».
Au delà de l’erreur, on peut s’interroger sur l’origine de la formule de Talleyrand. En 1842, un ouvrage en parle en ces termes :
« Lorsque le Consulat fut formé et son personnel nommé, M. de Talleyrand proposait à ceux qui trouvaient la formule de citoyen premier consul, citoyen second et troisième consul, trop longue, de l'abréger par ces trois mots latins, hic, hæc, hoc. M. de Montron achevait sa pensée, en ajoutant hic pour le masculin, hæc pour le féminin, hoc pour le neutre, faisant allusion au rôle que chacun des personnages, Napoléon, Cambacérés et Lebrun pouvaient jouer dans cette trinité du pouvoir. »
(Encyclopédiana – Recueil d’anecdotes anciennes, modernes et contemporaines - tiré de tous les recueils de ce genre publiés jusqu'à ce jour, de tous les livres rares et curieux touchant les mœurs et les usages des peuples ou de la vie des hommes illustres, des relations de voyages et des mémoires historiques, des ouvrages des grands écrivains, etc, de manuscrits inédits - pensées, maximes, sentences, adages, préceptes, jugements, etc. anecdotes, traits de courage, de bonté, d'esprit, de sottise, de naïveté, etc. saillies, reparties, épigrammes, bons mots, etc. traits caractéristiques, portraits, etc.)


On est bien loin de la source primaire et je m’interroge s’il en existe une. On a beaucoup prêté à Talleyrand et je serais curieux de savoir quel contemporain a pu rapporter un tel trait. Si quelqu’un a cela sous le coude, je suis preneur...
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Joker a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
Dans les salons imposants de son hôtel, il convoque son archichancelier, il fait les cent pas, fulmine et s'exprime sans détour : « Vous allez prendre une maîtresse et vous montrer avec elle, je vous prie ! Vous êtes ridicule, mon ami. A moins que vous ne soyez fou ! »
Cambacérès, bien obligé, obtempère et opte peu de temps après pour Mlle Guizot, une comédienne du théâtre des Variétés…
Comme dit plus haut, la première partie du récit est inspirée des Mémoires de la duchesse d’Abrantès qui évoquent l’agacement de Bonaparte (et non de l’Empereur) vis à vis du cortège chamarré et carnavalesque de Cambacérès et du ridicule qui s’en dégageait, et de son souhait de voir Joséphine en parler directement à l’intéressé.
Pas une seule fois, il est dit que le Premier Consul s’adressa directement à ce sujet à Cambacérès et encore moins (il ne s’agissait d’ailleurs pas là du problème) qu’il ne lui ordonna de prendre maîtresse.
La suite : l’obéissance de Cambacérès ; est tout aussi imaginaire que l’ordre impérial. Cependant, Cambacérès semble bien avoir lié quelque relation avec Mlle Cuisot (et non Guizot) et d’autres femmes.
Ainsi, certains bulletins de police s’en firent l’écho :

« On dit que M. l'archichancelier conduit de front trois intrigues. A l'Opéra, une demoiselle Athalie, danseuse ; aux Français, Mlle Rose Dupuis ; aux Variétés, la demoiselle Cuisot. L'archichancelier, prenant trois femmes pour prouver qu'on l'accuse à tort de ne pas les aimer, ne ressemble pas mal à ces aristocrates de 93 dont les portefeuilles étaient pleins de cartes de sûreté et de certificats de civisme. »
(24 mai 1808)

« On remarque que M. l’archichancelier va souvent au spectacle Montansier. On regrette qu'un dignitaire, homme d'esprit et de talent, ait dans sa conduite privée un abandon qui nuise à sa considération. Il reçoit trop publiquement Mlles Cuisot et Victoire Saulnier ; il leur donne à dîner lundi, 29, à Vitry, chez Mlle Rosalie, aujourd'hui femme de M. Dubois, préfet de police. »
(26 août 1808)

« Les habitués du théâtre Montansier se plaignent de ce que la procession du prince archichancelier arrête le départ de toutes les voitures et les retient ainsi exposées au froid et à la pluie. Pour s'en dédommager, ils plaisantent sur les signes qu'ils prétendent voir passer entre la loge de S. A. et Mlle Cuisot sur le théâtre. Ils s'égayent de ce qui se fait ensuite dans la loge même. Enfin, on parle assez publiquement des dîners, en petit comité, que S. A. donne à cette demoiselle, ainsi qu'à Mlle Leverd du Français et à quelques autres actrices des petits théâtres. Ces détails de l'intérieur sont répandus dans la société par les bavardages de ces femmes et de quelques intrigants qui sont liés avec elles et que S. A. veut bien admettre à ces petites réunions.»
(6 décembre 1808)

« Les amours de M. l'archichancelier avec Mlles Cuisot, du théâtre Montansier, et Leverd, des Français, continuent d'amuser les oisifs des salons. »
(19 janvier 1809)

« Le prince archichancelier est constant dans ses amours pour Mlles Cuisot et Leverd. »
(17 mai 1809)
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Le post de Joker est, comme dit plus haut, inspiré d’un écrit du journaliste Philippe Besson. Il s’agit plus précisément de l’article « Les amants de l'Histoire : Cambacérès, le libertin », paru dans le Parisien le 29 juilllet 2013.
Curieusement, Joker n’a pas recopié toutes les parties de cet article relatives au sujet de son post « L'homosexualité de Cambacérès... ».
Voici l’article dans son intégralité :
http://www.leparisien.fr/week-end/les-a ... 016071.php

Malheureusement, le reste n’est pas meilleur…
P. Besson a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
Cambacérès, lui-même, aggrave son cas lorsqu'il rapporte ses souvenirs de jeunesse à un ancien de la Convention : « Figure-toi que j'allais voir les filles comme un autre, mais je n'y restais pas longtemps. Dès que mon affaire était faite, je leur disais : adieu messieurs et je m'en allais ! » Son interlocuteur s'affaisse aussitôt.
Ce que P. Besson rapporte ici et prend pour agent comptant est tiré d’un rapport anonyme d’un agent royaliste en date du 10 décembre 1802 (Remacle, Relations secrètes des agents de Louis XVIII à Paris sous le Consulat (1802-1803) : Bonaparte et les Bourbons):
« On s'égaye toujours aux dépens de Cambacérès. On prétend qu'en racontant les plaisirs de sa jeunesse il disait dernièrement : « J'allais voir les filles comme un autre, mais je n'y restais pas longtemps; dès que mon affaire était finie., je leur disais : adieu, Messieurs ! et je m'en allais. »

L’informateur est ici bien plus prudent que le journaliste et conclue son billet par ces mots :
« Nous donnons ces sottises pour ce qu'elles valent et nous en supprimons quelques autres qui sont encore d'un plus mauvais ton. »
Avatar du membre
Général Colbert
- Sous-lieutenant Lancier Gde -
- Sous-lieutenant Lancier Gde -
Messages : 1520
Enregistré le : 26 août 2017, 13:24

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Général Colbert »

Et la loi de 1881 sur la presse n'existait pas encore, mais il y avait déjà des hommes prudents.....
Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2395
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Joker »

Cyril Drouet a écrit :
26 janv. 2020, 11:47
Curieusement, Joker n’a pas recopié toutes les parties de cet article relatives au sujet de son post « L'homosexualité de Cambacérès... ».
Ce n'est pas curieux, c'est volontaire.
Des textes trop longs sont parfois fastidieux à lire et n'apportent que peu ou pas d'informations susceptibles de retenir l'intérêt.
C'est pourquoi j'ai estimé qu'un condensé des passages les plus intéressants suffirait à la compréhension générale et à un jugement quant au ton employé par l'auteur.
L'article intégral que vous avez publié ne fait par ailleurs que confirmer ce qui a été dit précédemment.
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3749
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: L'homosexualité de Cambacérès ?

Message par Cyril Drouet »

Je poursuis donc...

P. Besson a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
« Savez-vous comment on appelle le duc de Parme ? » dit l'un. « Mais non ! » répond l'autre, avec gourmandise. « Tante Turlurette ! Je ne vous fais pas un dessin. » Et les deux s'esclaffent.
De la même manière que Besson confond Guizot et Cuisot, il ne s’agit pas de « Tante Turlurette », mais de « Tante Urlurette » ; sobriquet provenant de la pièce « Ma tante Urlurette, ou le chant du coq », sortie en 1806.
En revanche, j’ignore si le surnom est né sous l’Empire ; celui-ci apparaissant sous la Restauration dans le cortège de caricatures anonymes relatives à Cambacérès :
Sans titre 1.jpg
Sans titre 2.jpg

P. Besson a écrit :
14 janv. 2020, 19:00
D'autres, ennemis invisibles ou homophobes patentés, le désignent comme l'Archifou.
Même remarque que précédemment : aucune assurance que le sobriquet soit né sous l’Empire.
Sans titre 3.jpg
  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • Napoléon et l'homosexualité
    par Cyril Drouet » 06 oct. 2019, 18:14 » dans Salon Ier Empire
    16 Réponses
    2202 Vues
    Dernier message par Cyril Drouet
    20 nov. 2019, 22:49
  • Cambacérès
    par Eric LM » 17 août 2018, 17:09 » dans BIBLIOTHÈQUE EMPIRE - L'actualité du livre napoléonien
    0 Réponses
    888 Vues
    Dernier message par Eric LM
    17 août 2018, 17:09