Organisation du courrier

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Cyril Drouet
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Re: Organisation du courrier

Message par Cyril Drouet »

QUENNEVAT Jean-Claude a écrit :
04 févr. 2019, 14:40
Ce tarif, fixé par la loi du 27 frimaire an VIII
La suite :
« Art. 2. Les distances de bureau à bureau de poste aux lettres établi, seront calculées par kilomètres, et toute fraction abandonnée.
Art. 3. Il sera dressé un tableau des services de postes aux lettres actuellement existants; et les principes déterminés par l'article 1er y seront appliqués, sans aucune altération, pour l'avenir.
Art. 4. Ce tableau sera déposé dans les archives du Gouvernement ; une copie certifiée conforme par le ministre des finances, restera entre les mains du commissaire central près l'administration des postes.
Art. 5. A dater du 1er germinal prochain , les lettres seront taxées en francs et décimes, et il ne sera fait usage, dans tous les bureaux de postes, pour la taxe des lettres, que des poids républicains.
Art. 6. Les lettres au-dessous du poids de sept grammes seront taxées comme lettres simples.
Art. 7. La lettre du poids de sept et jusqu'à dix grammes exclusivement, paiera un décime en sus du port simple. La lettre ou paquet du poids de dix à quinze grammes exclusivement, paiera moitié en sus du port simple ; et ainsi de suite de cinq en cinq grammes, jusqu'au poids de cent grammes ;
De cent grammes à deux cents grammes, par chaque poids de dix grammes, la moitié du port simple en sus ;
A deux cents grammes, une fois le port en sus pour chaque trente grammes.
Toutes les fois que le poids des lettres ou paquets donnera lieu à une fraction de cinq centimes, il sera ajouté cinq centimes pour parvenir à la taxe en décimes, conformément à l'article 5.
Art. 8. La taxe des lettres de et pour la même commune, est réglée ainsi qu'il suit :
La lettre simple au-dessous du poids de quinze grammes sera d'un décime ;
La lettre ou paquet du poids de quinze grammes, et au-dessous du poids de trente grammes, paiera deux décimes; celle du poids de trente à soixante grammes paiera trois décimes; et ainsi de suite par chaque poids de trente grammes, un décime en sus.
Pour le service des environs ou arrondissements des grandes communes, il ne sera perçu que,
Pour la lettre simple, deux décimes ;
Pour celle du poids de sept grammes et au-dessous de quinze, trois décimes ;
Pour celle du poids de quinze grammes , et au-dessous du poids de trente grammes, quatre décimes ;
Et pour chaque poids de quinze grammes en sus, un décime.
L'administration des postes sera autorisée à faire servir par ses courriers les bureaux de distribution des arrondissements des grandes communes, lorsqu'ils se trouveront sur leur passage.
Art. 9. Il ne sera rien innové à la taxe et affranchissement des lettres de et pour l'étranger, dont les proportions sont applicables aux départements réunis, jusqu'au renouvellement des traités avec les offices étrangers concernant la taxe des lettres. Et lorsque cette taxe donnera lieu à une fraction de cinq centimes, on ajoutera encore cinq centimes pour arriver à la taxe en décimes.
Art. 10. Quant à la taxe des lettres de l'étranger, entrant en France par des communes frontières de départements faisant nouvellement partie de la République, pour ces mêmes départements, elle sera du prix fixé par le présent tarif; plus, du remboursement fait aux postes étrangères.
Art. 11. L'autorité exécutive pourra entrer en négociation avec les offices étrangers, pour le changement ou le renouvellement des différents traités qui existent avec eux
relativement aux lettres.
Art. 12. La lettre envoyée des départements du Golo et de Liamone pour les autres départements, et réciproquement, paiera deux décimes pour voie de mer, en sus de la taxe fixée par le présent tarif pour la distance parcourue tant dans les deux départements ci-dessus que dans ceux de l'intérieur de la République.
Art. 13. Les lois actuelles concernant le transport des ouvrages périodiques ou objets de librairie, les articles d'argent, le chargement des lettres et paquets, leur affranchissement, ainsi que toutes les dispositions relatives à l'affranchissement des lettres pour les militaires, sont maintenues.
Art. 14. Il en est de même des taxes relatives aux lettres venant des colonies, ou qui y sont adressées : ces taxes auront lieu, comme par le passé, à raison d'un décime en sus pour la lettre. Quant aux paquets pesant, ils seront taxés d'un décime de plus par chaque poids de trente grammes. »
QUENNEVAT Jean-Claude a écrit :
04 févr. 2019, 14:40
modifié par la loi du 14 floréal an X
« Art. 2. Les lettres au-dessous du poids de six grammes, seront taxées du port fixé par l'article 1er de la loi du 27 frimaire an VIII.
Art. 3. La lettre du poids de six grammes, et jusqu'au poids de huit grammes exclusivement, paiera un décime en sus du port simple.
La lettre du poids de huit grammes, et jusqu'à dix grammes inclusivement, paiera une fois et demie le port.
La lettre ou paquet au-dessus du poids de dix grammes, et jusqu'à quinze grammes exclusivement, paiera deux fois le port de la lettre simple.
La lettre ou paquet du poids de quinze à vingt grammes exclusivement, paiera, deux fois et demie le port; et ainsi de suite, la moitié du port en sus par chaque poids de cinq grammes.
Toutes les fois que le poids des lettres ou paquets donnera lieu à une fraction de cinq centimes, il sera ajouté cinq centimes pour parvenir à la taxe en décimes, conformément à l'article 5 de la loi du 27 frimaire an VIII.
En conséquence les articles 6 et 7 de la loi du 27 frimaire an VIII, concernant la taxe des lettres et paquets, sont abrogés en ce qu'ils ont de contraire aux dispositions ci-dessus.
Art. 4. A mesure qu'il sera conclu de nouvelles conventions avec les offices étrangers, la taxe des lettres de et pour l'étranger sera perçue, savoir, sur les lettres partant de l'intérieur de la République, selon les progressions de la présente loi et celles non abrogées de la loi du 27 frimaire an VIII; et sur les lettres arrivant de l'étranger, selon les précédentes lois, et proportionnellement aux prix perçus chez l'étranger sur les lettres de la République.
Le Gouvernement pourra déterminer plus particulièrement, dans la forme établie pour les règlements d'administration publique, les taxes de départ et celles d'arrivée, selon les circonstances et la nature des conventions.
Art. 5. L'article 12 de la loi du 27 frimaire an VIII est applicable aux lettres destinées pour l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande, pour le passage de mer de Calais à Douvres, et réciproquement. »
QUENNEVAT Jean-Claude a écrit :
04 févr. 2019, 14:40
Enfin la loi du 24 avril 1806 établit onze zones de taxation au lieu de huit précédemment.
Jusqu'à 50 km : 2 décimes
De 50 à 100 km : 3
De 100 à 200 km : 4
De 200 à 300 km : 5
De 300 à 400 km : 6
De 400 à 500 km: 7
De 500 à 600 km : 8
De 600 à 800 km : 9
De 800 à 1000 km : 10
De 1000 à 1200 km : 11
Au delà de 1200 km : 12

A noter que la taxe des lettres portées à l'intérieur de Paris et de ses faubourgs était portée de 10 à 15 centimes.
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Re: Organisation du courrier

Message par Cyril Drouet »

Cyril Drouet a écrit :
04 févr. 2019, 17:59
QUENNEVAT Jean-Claude a écrit :
04 févr. 2019, 14:40
Enfin la loi du 24 avril 1806 établit onze zones de taxation au lieu de huit précédemment.
Jusqu'à 50 km : 2 décimes
De 50 à 100 km : 3
De 100 à 200 km : 4
De 200 à 300 km : 5
De 300 à 400 km : 6
De 400 à 500 km: 7
De 500 à 600 km : 8
De 600 à 800 km : 9
De 800 à 1000 km : 10
De 1000 à 1200 km : 11
Au delà de 1200 km : 12

A noter que la taxe des lettres portées à l'intérieur de Paris et de ses faubourgs était portée de 10 à 15 centimes.[/justify]
A noter que la loi du 24 avril 1806 a été modifiée par celle du 20 avril 1810 :

« Art. 15. Le maximum de la taxe des lettres , fixé par l'article 10 [20] du titre 5 de la loi du 24 avril 1806, à douze décimes pour toute distance au-delà de douze cents kilomètres indéfiniment, dans l'intérieur de l'empire, est supprimé.
Art. 16. A dater du jour de la publication de la présente loi, il sera perçu pour le port des lettres, au-delà de douze cents jusqu'à quatorze cents kilomètres : 12 décimes.
Au - delà de quatorze cents kilomètres jusqu'à seize cents : 13
Au - delà de seize cents kilomètres jusqu'à dix-huit cents : 14
Et ainsi successivement, un décime de plus pour chaque nouvelle distance de deux cents kilomètres. »
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par Cyril Drouet »

C-J de Beauvau a écrit :
04 févr. 2019, 14:07
Auriez vous des informations sur son vrai nom
Esprit Chazals.
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par Cyril Drouet »

Sa tombe au Père Lachaise, mais sans le S au nom et comme prénom : Joseph-Yves :
moustache2.jpg
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par C-J de Beauvau »

Voyez vous , moi "C-J de Beauvau" ! Je vous remercie "Cyril Drouet" pour cette information destinée à tout le monde parcourant ce forum , surtout si il s’agit bien de "Moustache" et non d'un autre courrier ! :)
:salut:
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par Cyril Drouet »

C-J de Beauvau a écrit :
04 févr. 2019, 14:07
des anecdotes ?

A ce sujet, on peut citer les Mémoires de Constant :
« Dès que la bataille d'Austerlitz avait été gagnée, l'Empereur s'était empressé d'envoyer en France le courrier Moustache, pour en annoncer la nouvelle à l'impératrice. Sa Majesté était au château de Saint-Cloud. Il était neuf heures du soir, lorsqu'on entendit tout à coup pousser de grands cris de joie, et le bruit d'un cheval qui arrivait au galop. Le son des grelots et les coups répétés du fouet annonçaient un courrier. L'impératrice, qui attendait avec une vive impatience des nouvelles de l'armée, s'élance vers la fenêtre et l'ouvre précipitamment. Les mots de victoire et d'Austerlitz frappent son oreille. Impatiente de savoir les détails, elle descend sur le perron, suivie de ses dames. Moustache lui apprend de vive voix la grande nouvelle, et remet à Sa Majesté la lettre de l'empereur. Joséphine, après l'avoir lue, tira un superbe diamant qu'elle avait au doigt, et le donna au courrier. Le pauvre Moustache avait fait au galop plus de cinquante lieues dans la journée, et il était tellement harassé qu'on fut obligé de l'enlever de dessus son cheval. Il fallut quatre personnes pour procéder à cette opération, et le transporter dans un lit. Son dernier cheval, qu'il avait sans doute encore moins ménagé que les autres, tomba mort dans la cour du château. »




En bon repompeur, Emile Marco de Saint-Hilaire (encore lui... :lol: ), s'est bien gardé de ne pas reprendre la prose de Constant, mais en y ajoutant sa sauce (Histoire populaire de Napoléon et de la Grande Armée) :

« Le soir même de la bataille d'Austerlitz, Napoléon avait expédié à l'Impératrice le courrier de son cabinet, Moustache, pour lui annoncer la nouvelle. Joséphine était alors aux Tuileries. Tout à coup, à onze heures du soir, on entend au loin un bruit de grelots mêlé aux claquements d'un fouet de poste.
-C'est un courrier que m'envoie Bonaparte ! s'écrie Joséphine en s'élançant vers une fenêtre qu'elle ouvre avec précipitation.
En même temps, les mots de victoire, d'Empereur, d'Austerlitz, répétés par une foule de serviteurs du palais, retentissent à son oreille. Impatiente, elle s'élance et arrive presque seule sur le perron du grand vestibule.
Là, Moustache couvert de givre, le visage crispé par le froid, lui remet un billet de Napoléon et lui apprend la grande nouvelle. Ivre de joie, Joséphine la lui fait répéter.
-Oui, Madame, reprend Moustache avec emphase, c'est fini. S. M. l'Empereur et Roi a vaincu et enfoncé tous les empereurs du monde, toutes les forteresses, tous les drapeaux possibles, leurs canons avec armes et bagages et n'importe quoi ! .
L'Impératrice souriait ; elle tira de son doigt un magnifique brillant qu'elle donna à Moustache, en lui disant d'une voix pleine d'émotion :
-Tenez, voilà pour vous. La France va être bien heureuse . Allez vous reposer, vous devez en avoir grand besoin.
-Impossible ! Madame ; S. M. l'Empereur et Roi m'a ordonné de venir le rejoindre à Vienne, en me disant : « Moustache, cours sans t'arrêter jusqu'aux Tuileries et reviens ici de même, parce que j'ai quelque chose à te faire porter à Constantinople après : va ! te dis-je, tu embrasseras ta femme une autre fois. »
Joséphine sourit encore, et faisant au scrupuleux messager un signe de tête bienveillant :
-Adieu donc, reprit-elle, car il faut avant tout que les ordres de l'Empereur soient exécutés.
Le brave Moustache, ancien brigadier des guides d'Italie et d'Égypte, avait fait trois cent soixante lieues d'une seule traite depuis Austerlitz, il n'avait pas quitté les étriers. Lorsqu'il changeait de monture, quatre hommes l'enlevaient avec sa selle et le portaient ainsi, comme Sancho Pança à son entrée dans l'île de Barataria, sur un autre cheval qui repartait au galop. Il n'y avait qu'un instant qu'il avait pris congé de l'Impératrice, lorsqu'on l'entendit se plaindre et proférer des imprécations.
-S'il faut que je me repose un quart d'heure à Paris, s'écria-t-il, je suis un homme déshonoré, je me brûle la cervelle !
Et, de désespoir, il s'arrachait les cheveux. Joséphine, inquiète du bruit qu'elle entend, envoie savoir ce qui se passe. On revint bientôt la tranquilliser. C'était Moustache : il venait d'enfourcher le cheval confié à la garde du factionnaire du pavillon de l'Horloge, et comme il avait sans doute moins ménagé celui-là que les autres, l'animal était tombé raide mort dès les premiers pas, dans la cour des Tuileries. »



Que ce soit avec Constant, et encore plus avec son copieur à l'imagination fertile, il faut se montrer prudent avec ce genre de récit.
On peut se souvenir à ce sujet que la lettre du 3 décembre 1805 où Napoléon annonce à son épouse sa victoire de la veille commence par ces mots :
« Je t’ai expédié Lebrun du champ de bataille. « 

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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par Cyril Drouet »

Une gravure tirée d'un des ouvrages du très vilain copieur :lol: :
pompeur.jpg
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par C-J de Beauvau »

Cyril Drouet a écrit :
06 févr. 2019, 21:16
Une gravure tirée d'un des ouvrages du très vilain copieur :lol: :
Malgré tout une représentation intéressante!
Avez d'autres images provenant d'un "non vilain copieur"?
:salut:
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par Cyril »

le pauvre Marco de saint HILAIRE, le voilà bien habillé!!! :lol:
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Re: Moustache le courrier personnel de L'Empereur

Message par Cyril Drouet »

Si on peut être en droit de douter de l’annonce faite par Moustache à Joséphine de la victoire d’Austerlitz comme présentée par Constant, il y a moins de doute concernant l’annonce de Friedland :
« Mon amie, je t’ai expédié hier Moustache avec la nouvelle de la bataille de Friedland. »
(Napoléon à Joséphine, 16 juin 1807)

La missive en question portée par Moustache était celle-ci :
«Mon amie, je ne t'écris qu'un mot, car je suis bien fatigué; voilà bien des jours que je bivouaque. Mes enfants ont dignement célébré l'anniversaire de la bataille de Marengo.
La bataille de Friedland sera aussi célèbre et est aussi glorieuse pour mon peuple. Toute l'armée russe mise en déroute, quatre-vingts pièces de canon, 3otrente mille hommes pris ou tués; vingt-cinq généraux russes tués, blessés ou pris; la garde russe écrasée. C’est une digne sœur de Marengo, Austerlitz, Iéna. Le bulletin te dira le reste. Ma perte n'est pas considérable; j'ai manœuvré l'ennemi avec succès.
Sois sans inquiétude et contente.
Adieu, mon amie; je monte à cheval.
L'on peut donner ces nouvelles comme une notice, si elles arrivent avant le bulletin ; l’on peut aussi tirer le canon. Cambacérès fera la notice. »


En fait si Moustache partit bien avec en poche la nouvelle de la victoire de Friedland, Borghèse partit avec la même annonce douze heures plus tôt (se passa-t-il après Austerlitz avec Lebrun ?) comme le précise l’Empereur dans sa lettre du 22 juin à Joséphine.
Ainsi, si l’on en croit la correspondance de Cambacérès, c’est bien Borghèse qui arriva en premier pour transmettre la nouvelle de Friedland à l’Impératrice :
« Le prince Borghèse est arrivé hier à cinq heures du soir, à Saint-Cloud et à annoncé à S.M. l’Impératrice, la nouvelle de la brillante journée du 14. S.M. a eu la bonté de me dépêcher de suite un page. Au moment où je partais, le courrier Moustache qui venait de porter à l’Impératrice la lettre de V.M. m’a remis celle que M. Maret m’a écrite d’après vos ordre. »
(Cambacérès à Napoléon, 25 juin 1807)
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