AUSTERLITZ : Illuminations d’Austerlitz

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Cyril Drouet
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Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par Cyril Drouet » 31 août 2017, 14:01

Joker a écrit :
31 août 2017, 13:43
Joli coup de crayon, mais l'illustration est plus que probablement allégorique.
Allégorique ? Ce dessin me semble beaucoup trop proche de la prose de Billon pour ne pas penser que Job n'ait voulu ici illustrer ce témoignage.
Joker a écrit :
31 août 2017, 13:43
Napoléon avait donné des ordres pour qu'on vienne en aide aux blessés russes.
L’Empereur s’attacha bien en effet à faire secourir les blessés du champ de bataille :
« L'empereur revint le soir tout le long de la ligne où les différents régiments de l'armée avaient combattu. Il était déjà nuit; il avait recommandé le silence à tout ce qui l'accompagnait, afin d'entendre les cris des blessés; il allait tout de suite de leur côté, mettait lui-même pied à terre, et leur faisait boire un verre d'eau-de-vie de la cantine qui le suivait toujours. Je fus avec lui toute cette nuit, pendant laquelle il resta fort tard sur le champ de bataille ; l'escadron de son escorte l'y passa tout entière à ramasser des capotes russes sur les morts, pour en couvrir les blessés. Il fit lui-même allumer de grands feux auprès desquels il les fit réunir, envoya chercher partout un commissaire des guerres, et ne se retira point qu'il ne fût arrivé. Lui ayant laissé un piquet de sa propre escorte, il lui enjoignit de ne pas quitter ces blessés qu'ils ne fussent tous à l'hôpital.»
(Savary, Mémoires)

« Dès cet instant, l’Empereur ne s’occupa plus que de secourir les blessés. Il traversa lentement toute la ligne, donnant des ordres pour le transport de ceux qui étaient encore sur le champ de bataille, entrant dans les ambulances provisoires, faisant distribuer de l'eau-de-vie et même des vivres qu'il avait fait arriver en toute diligence, remettant de l’argent aux soldats comme aux officiers. »
(Thiard, Souvenirs)

De tels faits furent logiquement rapportés dans le 31e Bulletin du 5 décembre (là aurait été de toute évidence la place de la version de Billon si les actes qu’il rapporte avaient réellement eu lieu) :
« Le soir de la journée, et pendant plusieurs heures de la nuit, l'Empereur a parcouru le champ de bataille et fait enlever les blessés : spectacle horrible s'il en fut jamais ! L'Empereur, monté sur des chevaux très vites, passait avec la rapidité de l'éclair, et rien n'était plus touchant que de voir ces braves gens le reconnaître sur-le-champ. Les uns oubliaient leurs souffrances et disaient : « Au moins la victoire est-elle bien assurée ? » Les autres : « Je souffre depuis huit heures, et depuis le commencement de la bataille je suis abandonné; mais j'ai bien fait mon devoir. » D'autres : « Vous devez être content de vos soldats aujourd'hui. » A chaque soldat blessé l'Empereur laissait une garde qui le faisait transporter dans les ambulances. Il est horrible de le dire, quarante-huit heures après la bataille il y avait encore un grand nombre de Russes qu'on n'avait pu panser. Tous les Français le furent avant la nuit. »

La Relation de Tranchant de la Verne reprend textuellement ce passage.

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Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par Joker » 31 août 2017, 14:11

Ce dessin me semble beaucoup trop proche de la prose de Billon pour ne pas penser que Job n'ait voulu ici illustrer ce témoignage.
C'est en effet plus que probable.
Toutefois, il ressort de l'ensemble de ces témoignages que l'Empereur s'est borné à donner des ordres pour le secours aux blessés, il a fait distribuer des soins, de la nourriture et de l'eau de vie, il a fait allumer des feux,... mais qu'il n'a pas mis lui-même la main à la pâte ainsi que le suggère le dessin de Job.
Je n'ai rien voulu dire d'autre dans mon commentaire en utilisant le terme "allégorique". ;)
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Cyril Drouet
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Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par Cyril Drouet » 31 août 2017, 14:39

A ce sujet, Marbot, dans ses Mémoires, nous conte un sauvetage dans l’étang de Satschan sous les yeux de l’Empereur :

« Le 3, au matin, l'Empereur monta à cheval et parcourut les diverses positions témoins des combats de la veille. Arrivé sur les bords de l’étang de Satschan, Napoléon, ayant mis pied à terre, causait avec plusieurs maréchaux autour d'un feu de bivouac, lorsqu'il aperçut flottant, à cent pas de la digue, un assez fort glaçon isolé, sur lequel était étendu un pauvre sous-officier russe décoré, qui ne pouvait s'aider, parce qu'il avait la cuisse traversée d'une balle... Le sang de ce malheureux avait coloré le glaçon qui le supportait : c'était horrible ! Cet homme, voyant un très nombreux état-major entouré de gardes, pensa que Napoléon devait être là : il se souleva donc comme il put, et s'écria que les guerriers de tous les pays devenant frères après le combat, il demandait la vie au puissant empereur des Français. L'interprète de Napoléon lui ayant traduit cette prière, celui-ci en fut touché, et ordonna au général Bertrand, son aide de camp, de faire tout ce qu'il pourrait pour sauver ce malheureux.
Aussitôt plusieurs hommes de l'escorte et même deux officiers d’état-major, apercevant sur le rivage deux gros troncs d’arbres, les poussèrent dans l'étang, et puis, se plaçant tout habillés à califourchon dessus, ils espéraient, en remuant les jambes d’un commun accord, faire avancer ces pièces de bois. Mais à peine furent-elles à une toise de la berge, qu’elles roulèrent sur elles-mêmes, ce qui jeta dans l’eau les hommes qui les chevauchaient. En un instant leurs vêtements furent imbibés d’eau, et comme il gelait très fort, le drap des manches et des pantalons des nageurs devint raide, et leurs membres, pris comme dans des étuis, ne pouvaient se mouvoir; aussi plusieurs faillirent-ils se noyer, et ils ne parvinrent à remonter qu'à grand-peine à l'aide des cordes qu'on leur lança.
Je m'avisai alors de dire que les nageurs auraient dû se mettre tout nus, d'abord pour conserver la liberté de leurs mouvements, et en second lieu afin de n'être pas exposés à passer la nuit dans des vêtements mouillés. Le général Bertrand, ayant entendu cela, le répéta à l'Empereur, qui déclara que j'avais raison, et que les autres avaient fait preuve de zèle sans discernement. Je ne veux pas me faire meilleur que je ne suis; j'avouerai donc que venant d'assister à une bataille où j'avais vu des milliers de morts et de mourants, ma sensibilité s'en étant émoussée, je ne me trouvais plus assez de philanthropie pour risquer de gagner une fluxion de poitrine, en allant disputer aux glaçons la vie d'un ennemi dont je me bornais à déplorer le triste sort; mais la réponse de l'Empereur me piquant au jeu, il me parut qu'il serait ridicule à moi d'avoir donné un avis que je n'oserais mettre à exécution. Je saute donc à bas de mon cheval, me mets tout nu, et me lance dans l'étang... J'avais beaucoup couru dans la journée et avais eu chaud; le froid me saisit donc fortement... Mais jeune, vigoureux, très bon nageur et encouragé par la présence de l'Empereur, je me dirigeai vers le sous-officier russe, lorsque mon exemple, et probablement les éloges que l'Empereur me donnait, déterminèrent un lieutenant d'artillerie, nommé Roumestain, à m'imiter.
Pendant qu'il se déshabillait, j'avançais toujours, mais j'éprouvais beaucoup plus de difficultés que je ne l'avais prévu, car, par suite de la catastrophe qui s'était produite la veille sur l'étang, l'ancienne et forte glace avait presque entièrement disparu, mais il s'en était formé une nouvelle de l'épaisseur de quelques lignes, dont les aspérités fort pointues m'égratignaient la peau des bras, de la poitrine et du cou, d'une façon très désagréable. L'officier d'artillerie, qui m'avait rejoint au milieu du trajet, ne s'en était point aperçu, parce qu'il avait profité de l'espèce de sentier que j'avais tracé dans la nouvelle glace. Il eut la loyauté de me le faire observer en demandant à passer à son tour le premier, ce que j'acceptai, car j'étais déchiré cruellement. Nous atteignîmes enfin l'ancien et énorme glaçon sur lequel gisait le malheureux sous-officier russe, et nous crûmes avoir accompli la plus pénible partie de notre entreprise. Nous étions dans une bien grande erreur; car dès qu'en poussant le glaçon nous le fîmes avancer, la couche de nouvelle glace qui couvrait la superficie de l'eau, étant brisée par son contact, s'amoncelait devant le gros glaçon, de sorte qu'il se forma bientôt une masse qui non seulement résistait à nos efforts, mais brisait les parois du gros glaçon dont le volume diminuait à chaque instant et nous faisait craindre de voir engloutir le malheureux que nous voulions sauver. Les bords de ce gros glaçon étaient d'ailleurs fort tranchants, ce qui nous forçait à choisir les parties sur lesquelles nous appuyions nos mains et nos poitrines en le poussant; nous étions exténués !
Enfin, pour comble de malheur, en approchant du rivage, la glace se fendit sur plusieurs points, et la partie sur laquelle était le Russe ne présentait plus qu'une table de quelques pieds de large, incapable de soutenir ce pauvre diable qui allait couler, lorsque mon camarade et moi, sentant enfin que nous avions pied sur le fond de l'étang, passâmes nos épaules sous la table de glace et la portâmes au rivage, d'où on nous lança des cordes que nous attachâmes autour du Russe, et on le hissa enfin sur la berge. Nous sortîmes aussi de l'eau par le même moyen, car nous pouvions à peine nous soutenir, tant nous étions harassés, déchirés, meurtris, ensanglantés... Mon bon camarade Massy, qui m'avait suivi des yeux avec la plus grande anxiété pendant toute la traversée, avait eu la pensée de faire placer devant le feu du bivouac la couverture de son cheval, dont il m'enveloppa dès que je fus sur le rivage.
Après m'être bien essuyé, je m'habillai et voulus m'étendre devant le feu; mais le docteur Larrey s'y opposa et m'ordonna de marcher, ce que je ne pouvais faire qu'avec l'aide de deux chasseurs. L'Empereur vint féliciter le lieutenant d'artillerie et moi, sur le courage avec lequel nous avions entrepris et exécuté le sauvetage du blessé russe, et, appelant son mameluk Roustan dont le cheval portait toujours des provisions de bouche, il nous fit verser d'excellent rhum, et nous demanda en riant comment nous avions trouvé le bain...
Quant au sous-officier russe, l'Empereur, après l'avoir fait panser par le docteur Larrey, lui fit donner plusieurs pièces d'or. On le fit manger, on le couvrit de vêtements secs, et, après l'avoir enveloppé de couvertures bien chaudes, on le déposa dans une des maisons de Telnitz qui servait d'ambulance; puis, le lendemain, il fut transporté à l'hôpital de Brünn. Ce pauvre garçon bénissait l'Empereur, ainsi que M. Roumestain et moi, dont il voulait baiser la main. Il était Lithuanien, c'est-à-dire né dans une province de l'ancienne Pologne réunie à la Russie; aussi, dès qu'il fut rétabli, il déclara qu'il ne voulait plus servir que l'empereur Napoléon. Il se joignit donc à nos blessés lorsqu'ils rentrèrent en France, et fut incorporé dans la légion polonaise; enfin il devint sous-officier aux lanciers de la garde, et chaque fois que je le rencontrais, il me témoignait sa reconnaissance dans un jargon fort expressif. »

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Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par Joker » 31 août 2017, 19:07

Une bien émouvante anecdote que je ne connaissais pas et que j'ai découverte avec plaisir.
Elle témoigne non seulement des sentiments humains dont étaient capables les combattants une fois la bataille terminée mais aussi du fait que la présence de Napoléon galvanisait les énergies et sublimait le courage de ceux qui étaient sous ses yeux. .
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chicacyr

Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par chicacyr » 01 oct. 2017, 09:38

Bonjour,

Vu le nombre de canons et de chevaux retrouvés lorsque les étangs ont été vidés, la faible profondeur de l'étang, on peut cependant imaginer que beaucoup de soldats sont tombés dans l'eau , ont réussi à en sortir mais sont ensuite morts d'hypothermie un peu plus loin dans la soirée. Cela expliquerait l'origine de la légende malgré l'absence de corps.

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Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par L'âne » 01 oct. 2017, 09:46

chicacyr a écrit :
01 oct. 2017, 09:38
...sont ensuite morts d'hypothermie un peu plus loin dans la soirée.
C'est une bonne remarque. Je le pense aussi.
Aurea mediocritas

Cyril Drouet
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Re: Le mythe des étangs d'Austerlitz

Message par Cyril Drouet » 01 oct. 2017, 10:10

chicacyr a écrit :
01 oct. 2017, 09:38
on peut cependant imaginer que beaucoup de soldats sont tombés dans l'eau , ont réussi à en sortir mais sont ensuite morts d'hypothermie un peu plus loin dans la soirée.
On peut en effet l'envisager. Je n'ai malheureusement pas de chiffres sur ce point.
chicacyr a écrit :
01 oct. 2017, 09:38
Cela expliquerait l'origine de la légende malgré l'absence de corps.
Le pilier fondateur de la légende est le 30e Bulletin et ses fameux 20 000 noyés.
Menteur comme un bulletin, et ce n'est pas le seul qui existe sur Austerlitz...

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AUSTERLITZ - Lundi 2 décembre 1805

Message par L'âne » 02 déc. 2017, 04:44

Austerlitz, un nom qui tonne et qui raisonne, pour les Français, comme une...victoire !
Permettez que je partage avec vous le tableau que j'avais commandé à Eugène LELIÈPVRE.
Le Général Rapp présente les drapeaux pris aux ennemis au Stare Vinorady.
Le sol était quelque peu enneigé...
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AUSTERLITZ EL.jpg
Aurea mediocritas

Peyrusse

Re: AUSTERLITZ - Lundi 2 décembre 1805

Message par Peyrusse » 02 déc. 2017, 10:43

Merci, cher Bernard, pour cette oeuvre superbe !
-------------------
Jean-Stanislas Vivien (1777-1850) s’engage dès 1792 en pleine tourmente révolutionnaire. Il participe à la défense de Lille en 1792 ; il est engagé dans les batailles de Hondschoote et de Wattignies. Il fait campagne à l’Armée de Sambre-et-Meuse. Nommé sergent-major, puis adjudant, on le retrouve sous-lieutenant début 1796. Il participe à la campagne d’Italie. Son régiment, le 55ème de ligne, rejoint le camp de Boulogne puis Vivien part pour la campagne de 1805. Il est présent à Iéna, à Eylau, à Heilsberg. Il participera à la campagne d’Espagne. Le passage qui suit est extrait de ses « Souvenirs ».

Le 2 décembre 1834, dans sa retraite paisible, Vivien se remémore la grande journée d’Austerlitz.

_________________
« Je me rappelai l’Empereur passant, écrit-t-il, la veille de la bataille, à dix heures du soir, dans les bivouacs de ses divisions d’infanterie, massée autour du Santon, position qu’il avait fait fortifier la veille et armer de dix-huit pièces de gros calibre ; et les soldats brandissant au-dessus de sa tête des torches de paille allumée ; c’était ainsi qu’ils célébraient leur général, aux cris mille fois répétés de « Vive l’Empereur ! ». Je me rappelai l’armée rangée en bataille, le lendemain, à sept heures du matin, s’ébranlant simultanément : l’infanterie l’arme au bras, marchant en colonnes échelonnées par régiment, contre des lignes doubles d’une étendue incommensurable ; se déployant et, après quelques bons feux à courte distance, les enlevant au pas de charge, les baïonnettes croisées ; et la cavalerie chargeant à fond les nombreux escadrons russes, dispersant ou sabrant des colonnes d’infanterie moscovites, noire de profondeur, ou leur faisant poser les armes. Je me rappelai le corps d’armée du maréchal Soult, dont j’avais l’honneur de faire partie, partant du ravin de Kobelnitz, enlevant le vaste plateau de Praztzen, centre d’opérations de l’armée austro-russe, où commandaient le feld-maréchal Kutusoff et l’empereur Alexandre, rejetant le centre de l’armée ennemie sur Wisschau en lui enlevant ses canons ; et de ce point, par une savante demi-conversion à droite, combinant ses mouvements avec ceux des divisions Bourcier et Friant, du corps du maréchal Davout, et prenant à revers l’aile gauche de l’armée ennemie commandée par les généraux Buxhowden et Langeron, l’acculant aux lacs de Telnitz et de Sokolnitz, où tout son matériel et beaucoup de Russes furent engloutis. Je me rappelai que, de compte fait, il y eut, ce jour-là, dans l’armée austro-russe, huit généraux, dix colonels et quarante-cinq mille hommes tués, blessés ou faits prisonniers ; que deux cents pièces d’artillerie et quarante-sept drapeaux tombèrent en notre pouvoir. Je me rappelai aussi et je n’oublierai jamais la générosité du grand homme envers deux Empereurs vaincus qui, le lendemain de la bataille, imploraient sa clémence, et qui, dix ans plus tard, après l’avoir cité au ban de l’Europe, ne lui laissaient pas même où poser sa tête ! Je fus blessé, à neuf heures du matin, d’un coup de mitraille à l’épaule qui ne me mit pourtant pas hors de combat. Quelques mois plus tard, je reçois la décoration de la Légion d’honneur et le commandement d’une compagnie de grenadiers ; j’avais alors vingt-huit ans.

En ce temps-là, le chef de l’armée, qui était aussi celui de l’Etat, était entouré des respects et de l’amour de la nation française… »

(Commandant VIVIEN : « Souvenirs de ma vie militaire, 1792-1822 », A la Librairie des Deux Empires, 2003.)


Peyrusse

Re: AUSTERLITZ - Lundi 2 décembre 1805

Message par Peyrusse » 02 déc. 2017, 10:50

Un épisode de la légendaire série des "Grandes batailles du Passé" , d'Henri de Turenne et de Daniel Costelle. Première diffusion à la télévision française: 12 décembre 1974.
-------------

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