AUSTERLITZ : Illuminations d’Austerlitz

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

d'hautpoul

Message par d'hautpoul »

"Ou alors, cela voudra dire que le monde aussi est mort"(Joséphine)

Non plutôt l'univers !!
Victor Hugo n'a t il pas dit :
"d'un coup de chapeau il fit rentrer le soleil dans l'histoire "
:salut:

Joséphine

Message par Joséphine »

Vous avez raison, Colonel d'Hautpoul, il s'agit bien plutôt de l'UNIVERS ! :)



:salut:

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

N'est-ce point le début de l'éternité ?
Comment voulez-vous donc que je le sache ??? :fou:

Joséphine

Message par Joséphine »

La réponse est implicite, Cyril !



:salut:

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

J'me disais aussi... :lol:

Christophe

"JE ME SOUVIENS DU 2 DECEMBRE 1805..."

Message par Christophe »

L'auteur du passage qui suit est Jean-Stanislas Vivien (1777-1850) s’engage dès 1792 en pleine tourmente révolutionnaire. Il participe à la défense de Lille en 1792 ; il est engagé dans les batailles de Hondschoote et de Wattignies. Il campagne à l’Armée de Sambre-et-Meuse. Nommé sergent-major, puis adjudant, on le retrouve sous-lieutenant début 1796. Il participe à la campagne d’Italie. Son régiment, le 55ème de ligne, rejoint le camp de Boulogne puis Vivien part pour la campagne de 1805. Il est présent à Iéna, à Eylau, à Heilsberg. Puis il participera à la campagne d’Espagne .

Le 2 décembre 1834, dans sa retraite paisible, Vivien se remémore la grande journée d’Austerlitz.

« Je me rappelai l’Empereur passant, écrit-t-il, la veille de la bataille, à dix heures du soir, dans les bivouacs de ses divisions d’infanterie, massée autour du Santon, position qu’il avait fait fortifier la veille et armer de dix-huit pièces de gros calibre ; et les soldats brandissant au-dessus de sa tête des torches de paille allumée ; c’était ainsi qu’ils célébraient leur général, aux cris mille fois répétés de « Vive l’Empereur ! ».

Je me rappelai l’armée rangée en bataille, le lendemain, à sept heures d matin, s’ébranlant simultanément : l’infanterie l’arme au bras, marchant en colonnes échelonnées par régiment, contre des lignes doubles d’une étendue incommensurable ; se déployant et, après quelques bons feux à courte distance, les enlevant au pas de charge, les baïonnettes croisées ; et la cavalerie chargeant à fond les nombreux escadrons russes, dispersant ou sabrant des colonnes d’infanterie moscovites, noire de profondeur, ou leur faisant poser les armes.

Je me rappelai le corps d’armée du maréchal Soult, dont j’avais l’honneur de faire partie, partant du ravin de Kobelnitz, enlevant le vaste plateau de Praztzen, centre d’opérations de l’armée austro-russe, où commandaient le feld-maréchal Kutusoff et l’empereur Alexandre, rejetant le centre de l’armée ennemie sur Wisschau en lui enlevant ses canons ; et de ce point, par une savante demi-conversion à droite, combinant ses mouvements avec ceux des divisions Bourcier et Friand, du corps du maréchal Davout, et prenant à revers l’aile gauche de l’armée ennemie commandée par les généraux Buxhowden et Langeron, l’acculant aux lacs de Telnitz et de Sokolnitz, où tout son matériel et beaucoup de Russes furent engloutis.

Je me rappelai que, de compte fait, il y eut, ce jour-là, dans l’armée austro-russe, huit généraux, dix colonels et quarante-cinq mille hommes tués, blessés ou faits prisonniers ; que deux cents pièces d’artillerie et quarante-sept drapeaux tombèrent en notre pouvoir.

Je me rappelai aussi et je n’oublierai jamais la générosité du grand homme envers deux Empereurs vaincus qui, le lendemain de la bataille, imploraient sa clémence, et qui, dix ans plus tard, après l’avoir cité au ban de l’Europe, ne lui laissaient pas même où poser sa tête !

Je fus blessé, à neuf heures du matin, d’un coup de mitraille à l’épaule qui ne me mit pourtant pas hors de combat. Quelques mois plus tard, je reçois la décoration de la Légion d’honneur et le commandement d’une compagnie de grenadiers ; j’avais alors vingt-huit ans.

En ce temps-là, le chef de l’armée, qui était aussi celui de l’Etat, était entouré des respects et de l’amour de la nation française… »


(Commandant VIVIEN : « Souvenirs de ma vie militaire, 1792-1822 », A la Librairie des Deux Empires, 2003.)

:Vive-L-Empereur2 :vivelafrance:

Carla

Après AUSTERLITZ : lettre de Napoléon à Joséphine

Message par Carla »

Voyons donc ce que l’Empereur même, écrive à Joséphine après Austerlitz.
:fleur3:
Austerlitz, 14 frimaire an XIV
(4 décembre 1805)
J’ai conclu une trêve. Les Russes s’en vont.
La bataille d’Austerlitz est la plus belle de toutes celles que j’ai données :
Quarante-cinq drapeaux, plus de cent cinquante pièces de canon,
les étendards de la garde de Russie, vingt généraux, trente mille prisonniers,
plus de vingt mille tués ;
spectacle horrible !
L’empereur Alexandre est au désespoir et s’en va en Russie.
J’ai vu hier à mon bivouac l’empereur d’Allemagne ;
nous causâmes deux heures ; nous sommes convenus de faire vite la paix.
Le temps n’est pas encore très mauvais.
Voilà enfin le repos rendu au continent, il faut espérer
qu’il va l’être au monde : les Anglais ne sauraient nous faire front.
Je verrai avec bien du plaisir le moment qui me rapprochera de toi.
Il court un petit mal d’yeux qui dure deux jours,
je n’en ai pas encore été atteint.
Adieu, ma bonne amie, je me porte assez bien
et suis fort désireux de t’embrasser.
Napoléon.

:salut:
Amitié.
Carla

Sans-Souci

AUSTERLITZ : château de Slavkov

Message par Sans-Souci »

Il y a deux jours:

Image

cyr-phuong jacobin94

Les étangs d'Austerlitz

Message par cyr-phuong jacobin94 »

Bonsoir à tous, :salut:

Je me permets de réveiller ce post sur les étangs d'Austerlitz pour avoir votre opinion sur un point précis qui me tient à coeur. Je viens de finir un ouvrage de David Chanteranne et Renaud Faget, sur Austerlitz, abondamment illustré. Or une litographie de Jacques Onfroy de Bréville, datée de 1900, et intitulée : "Napoléon aide sa garde à sauver des Russes de la noyade", nous montre l'Empereur, tirant un grenadier, qui lui-même extrait de l'eau un soldat russe. On voit aussi de nombreux Russes "barbotant" dans l'étang, et les soldats français s'efforçant de les en retirer.
Ma question est la suivante : sachant les "exagérations" du 30° bulletin à ce sujet ( qui évoque 20000 morts !!), et compte-tenu que seuls 3 corps furent repêchés les jours suivants, cette scène de sauvetage, initiée par l'Empereur, et avec son concours actif, vous semble-t-elle plausible ? Cette litho me paraît, à l'évidence, inspirée par la "légende dorée", nécessaire en ce début de 20° siècle, dans le contexte politique européen.
Merci de vos réflexions sur ce sujet.
Cordiales salutations.

cyr-phuong jacobin94

Message par cyr-phuong jacobin94 »

:salut: à tous,

Simplement pour reformuler ma question concernant la litho précitée : y a-t-il un ouvrage qui fasse explicitement allusion à ces sauvetages, dont l'Empereur serait partie prenante ? Aucun des livres que j'ai lus n'en parle; c'est pourquoi j'imagine qu'il s'agit d'une "belle" légende :( . Mais dans le doute, je préfère poser la question.
Plus généralement, connaissez-vous des cas précis, où, à la suite d'une bataille, Napoléon aurait "mis la main à la pâte" , personnellement, pour secourir des blessés ?

:salut:

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