Napoléon et l'homosexualité

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Demi-solde
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Demi-solde »

Michel LARIVIERE, Historien a écrit : Sans argent, privés de femme, c’est probablement à ce moment-là que la très vive amitié entre les deux hommes s’est transformée, l’espace de quelques semaines, en véritable liaison homosexuelle.
Là, je dois avouer que l'enchainement logique de ces trois éléments me laisse songeur... "Sans argent", et donc "privés de femmes"... partant naissance d'une "liaison homosexuelle". :roll:


Cordialement[/justify]
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Cyril Drouet
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Cyril Drouet »

Demi-solde a écrit :
17 oct. 2019, 22:38
Michel LARIVIERE, Historien a écrit : « Voyez, me dit l’Empereur, les lettres d’amour que votre mari m’écrit (…), et dites-moi s’il vous en envoie de pareilles. » Mémoires de Laure Junot, duchesse d’Abrantès.
Dans quel tome des Mémoires de la duchesse, cette citation raccourcie ?
En ces termes, dans aucun.
Sources tronquées, déformées et sorties de leur contexte. Une belle bouillie.
Pour faire rapide : Larivière fait ici sa tambouille autour de la lettre où Junot se dit prêt à offrir sa démission s'il ne peut obtenir de rester servir l'Empereur à ses côtés. Son épouse obtient alors une entrevue pour adoucir les angles.
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Cyril Drouet
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Cyril Drouet »

Cyril Drouet a écrit :
17 oct. 2019, 23:36
Demi-solde a écrit :
17 oct. 2019, 22:38
Michel LARIVIERE, Historien a écrit : « Voyez, me dit l’Empereur, les lettres d’amour que votre mari m’écrit (…), et dites-moi s’il vous en envoie de pareilles. » Mémoires de Laure Junot, duchesse d’Abrantès.
Dans quel tome des Mémoires de la duchesse, cette citation raccourcie ?
En ces termes, dans aucun.
Voici les mots rapportés par la duchesse (tome 11) :
"Tenez, dit-il en me présentant la lettre de Junot... lisez cela, et dites-moi si votre mari vous écrit des lettres comme celle-ci."

Le passage que Larivière affirme faussement être tiré des Mémoires de la duchesse d'Abrantès semble être largement inspiré de la prose de la femme de lettres Suzanne de Callias qui fit paraître en 1926 et 1927 dans le Mercure de France un récit intitulé "L'étrange passion de Junot, duc d'Abrantès".
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Cyril Drouet
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Cyril Drouet »

Je laisse de côté l’article du Têtu donné par le Blog retranscrit plus haut, n’ayant aucune assurance qu’il ait été bien repris et m’attacherai à commenter l’article (ayant de toute évidence servi de base pour l'article du magazine) "Junot" écrit par Larivière dans son ouvrage « Dictionnaire historique (sic) des homosexuel.le.s célèbres » :

Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Junot, aide de camp d’un général sans solde, lui offre l’hospitalité dans sa mansarde quai Conti. Les deux jeunes amis vivent plusieurs mois dans un état de dénuement extrême. Sans argent, privé de femme, c’est probablement à ce moment-là que la très vie amitié entre les deux hommes s’est transformée, l’espace de quelques semaines, en véritable liaison homosexuelle. »

L’histoire du quai Conti qui ne correspond pas à cette période et l’état de « dénuement extrême » qui ne reflète pas la situation dans laquelle vivait Bonaparte laissent déjà apparaître quelques doutes sur le sérieux de ce passage, mais Larivière va bien plus loin ici en inventant de toute pièce sans le moindre début de sources cette soi disant liaison homosexuelle entre Bonaparte et Junot. Larivière se contrefoutant bien de l’histoire veut nous faire passer Junot pour un homosexuel, il se charge donc de lui inventer sa première expérience avec Bonaparte, et peu importe qu’il n’ait rien pour la démontrer.
Larivière, tout attaché parfois aux Mémoires de la duchesse d’Abrantès (qu’il déforme parfois à dessein), tait ici un passage relatif à cette période :
« Junot était amoureux, comme un fou, de Paulette Bonaparte; son âme toute jeune et toute brûlante n'avait pu résister à la vue d'une créature enchanteresse comme l'était Paulette. Il l'aimait avec passion, il l'aimait avec délire »


Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Les officiers jasent sur le « le nouvel Antinoüs du nouvel Hadrien ! », la liaison étroite entre es deux hommes était donc de notoriété publique. »
Ainsi, on comparait Junot à l’amant de l’empereur Hadrien ? Cette révélation est tout simplement tirée du récit de Suzanne de Callias, cité plus haut :
« Moi, malgré tout le respect que j'ai pour les sentiments d'amitié, je continuais à trouver ces attendrissements, ces mignardises un peu exagérées; et je n'étais point seul de mon avis. Seulement, je n'en disais rien; tandis que d'autres, dont un certain capitaine Napier, qui écrivit même là-dessus, étant général, des choses singulièrement méchantes, pouffaient de rire à la dérobée, en parlant du favori de Napoléon. Au camp de la Ceva, un officier fit, à ce sujet, devant moi, une allusion au bel Antinoüs, le favori si dévoué de l'empereur Hadrien; allusion que je ne saisis pas alors, mais qui m'agaça, car elle fit ricaner tous les assistants. Je n'osai point prévenir Junot de la manière dont on le tournait en ridicule, sachant l'emportement de son caractère »

J’ignore où Suzanne de Callias a pu trouver ce quolibet. Dans le doute, je placerai cela sur le compte de sa fertile imagination, guère gênante dans le cadre de son récit, nettement plus quand c’est Larivière qui reprend le propos, l’enjolive et lui met des guillemets…


Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Saisi de fièvre, il délire toute la nuit : « Il ne m’aime plus, il a complètement oublié notre jeunesse ! « Madame Junot, atterrée, ose déranger Napoléon. Celui-ci accourt auprès de son ami, l’embrasse, le console et voilà Junot rétabli ! »
Larivière paraphrase encore Suzanne de Callias : « Il ne m’aime plus, il a complètement oublié Toulon ! ». Il reprend également l’histoire de la visite de Bonaparte dont je n’ai aucun souvenir.
De son côté la duchesse d’Abrantès écrit seulement : « Il ne m’aime plus » ; ne parle des embrassades avec Bonaparte et retranscrit plutôt ces doux échanges avec son mari :
« Tu sais bien que je n'ai aimé personne au monde comme je t'ai aimée, ma Laure ; tu sais que je n'aime personne comme je t'aime... et que je n'aimerai jamais maintenant comme je t'aimerai... Car, en vérité, je crois que c'est comme le jour où je t'ai demandée à ta mère !... où je t'ai demandé à toi-même si tu voulais de moi pour mari... Te rappelles-tu ces moments-là ?... N'est-ce pas qu'ils sont de ceux qui jamais ne s'oublient ? »



Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Il se produit alors ce qu’un psychanalyste appellerait un « transfert » : Junot devient l’amant de Caroline Murat, la sœur… de Napoléon »
Je passe sur la psychanalyse de comptoir, pour m’étonner que Larivière n’ait pas évoqué un premier « transfert » avec Pauline. Mais il est vrai que cette passion n’est pas abordée par Suzanne de Callias. En bon copieur, Larivière est donc passé à côté de Paulette…

Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Disgracié, il essaie de retrouver la faveur de Napoléon en évoquant leurs anciennes amours. Mais ces souvenirs importunent désormais l’Empereur qui n’hésite pas à en faire le reproche à la duchesse : « Voyez donc, Madame, me dit l’Empereur, les lettres d’amour que votre mari m’écrit ! Lisez cela, et dites-moi s’il vous en envoie de pareilles. Si vous avez quelque pouvoir sur lui, dites-lui de ne plus avoir de telles manières avec moi. Il est sentimental comme une jeune fille, je n’ai plus le temps d’être sentimental, moi ! »

Sous la plume de Suzanne de Callias, cela donnait ceci :
« Si vous voyiez les lettres qu'il m'écrit regardez cela, et dites-moi si vous en recevez de pareilles.
[…]
En tous cas, si vous avez tant de pouvoir que cela sur lui, dites-lui donc de ne plus affecter de manières pareilles avec moi. Que diable! il est sentimental comme une jeune fille allemande et je n'ai pas le temps d'être sentimental, moi. »


Et sous celle de la duchesse d’Abrantès qui est sensée être reprise textuellement par les deux :
«Tenez, dit-il en me présentant la lettre de Junot... lisez cela, et dites-moi si votre mari vous écrit dès lettres comme celle-ci.
[…]
Pourquoi Junot est-il sentimental comme une jeune fille allemande ? Que diable ! on a de la raison... Je ne veux pas qu’il soit triste... »


Larivière se garde bien d’écrire le commentaire de la duchesse sur la lettre de son mari :
« Junot écrivait bien, et je puis même dire remarquablement bien; on en pourra juger, au reste, par ce que je ferai connaître plus tard de sa correspondance... mais l’empereur avait raison. Il y avait dans cette lettre qu’il venait de me donner un talent qui ne venait pas de l’esprit, mais bien de l’âme, et d'une âme brûlante. Chaque mot peignait une sensation. On ne pouvait repousser la plainte exhalée dans chaque ligne, parce que Î'bh sentait qu’elle était vraie... Quel cœur !... quels trésors d’honneur, de bonté, de loyauté, étaient renfermés dans cet homme !... Que de noblesse dans sa plainte ! Comme il était digne, et cependant comme il disait bien sa blessure ! »


Larivière ne reprend pas également les derniers mots de l’Empereur :
« Ecrivez le-lui de ma part, en lui expliquant bien ce que je vous ai dit. Vous ne l'avez pas oublié ? »

Et qu’avait précisé Napoléon à la duchesse ? Ceci :
« Je vous ai bien expliqué mes motifs pour avoir fait écrire à Junot ce que Duroc lui a dit de ma part. Je suis reconnaissant comme ami qu’il ait choisi et gardé sa place d’aide-de-camp : cela ne m'étonne pas... Mais moi, comme ami et comme' souverain, je dois veiller sur lui et sur son sort. Je ne fais donc aucune attention à ce qu’il m’a écrit ce matin, et il demeure toujours gouverneur de Paris. C’est inamovible une place comme celle là... Oui, quand on est gouverneur de Paris c’est pour toujours... »

On est loin ici de la version que tente de nous faire avaler Larivière…



Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Junot écrit à l’Empereur : « Moi qui vous aime avec l’adoration d’un sauvage pour le soleil, moi qui me suis donné tout à vous, je vous supplie de me laisser revenir en France, parmi mes enfants… Assez d’honneurs et de massacres : Assez, je ne veux plus faire la guerre ! »
Là encore, l’influence de Suzanne de Callias semble grande :
« Moi qui vous aime avec l'adoration du sauvage pour le soleil… Moi qui me suis donné tout à vous et qui vous a souvent offert ma vie avec joie. Je vous supplie de me laisser revenir en France me reposer au milieu de mes enfants, qui sont des étrangers pour moi. Assez d'horreurs et de massacres. Je ne veux plus faire la guerre. Je ne veux plus. »

Le mieux reste cependant d’aller voir du côté des Mémoires de la duchesse d’Abrantès :
« Moi qui vous aime avec l'adoration du sauvage pour le soleil... moi qui suis tout à vous... eh bien! cette guerre éternelle qu'il faut faire pour vous, je n’en veux plus !... Je veux la paix ! ... Je veux reposer enfin ma tête fatiguée, mes membres endoloris, dans ma maison, au milieu de ma famille, de mes enfants, avoir leurs soins... ne leur être plus étranger... Je veux, enfin, jouir de ce que j'ai acheté avec un trésor plus précieux que les trésors de l'Inde... avec mon sang !... le sang d'un honnête homme, d'un bon Français... d'un vrai patriote... Eh bien ! je demande, enfin, la tranquillité, acquise par vingt-deux années de services effectifs et dix-sept blessures par où mon sang s'est échappé, pour ma patrie d'abord, et puis pour votre gloire... »



Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Il montre à ses compagnons la lettre que Bonaparte lui avait envoyée en Egypte et qu’il porte toujours sur lui : « Sois sûr, Junot, que dans n’importe quelle circonstance je te donnerai toujours les preuves de la tendre amitié que je t’ai vouée. »
Larivière reprend ici encore une fois un passage du récit de Suzanne de Callias :
« Il me montra cette lettre maudite, épinglée à une copie qu'il avait faite de la lettre du Bonaparte d'Egypte; celle qui se terminait par « Sois sûr que dans n'importe quelles circonstances où je me trouve, je te donnerai toujours des preuves positives de la tendre amitié que je t'ai vouée. »

Suzanne de Callias invente ici (invention vite reprise à dessein par Larivière) le fait que Junot ait pu garder sur lui la copie de cette missive donnée en ces termes par la duchesse d’Abrantès :
« Enfin, dans quelque lieu, dans quelque position que je me trouve, sois sûr que je te donnerai des preuves positives de la tendre amitié que je t'ai vouée. »

Cette lettre est donnée dans la Correspondance générale (22 août 1799). Elle se termine en fait ainsi :
« Enfin, dans quelque lieu et dans quelque circonstance que nous nous trouvions, crois à la continuation de la tendre amitié que je t’ai vouée. »

Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Avant de partir, le duc d’Abrantès fait jurer à sa femme que, s’il meurt, elle brûlera sans les lire les « cent cinquante deux lettres manuscrites de Napoléon enfermées dans un coffre fort secret »
Cette nouvelle invention de Suzanne de Callias ne se retrouve pas dans les Mémoires de la duchesse d’Abrantès. Junot était seulement parti en lui donnant, comme à son habitude, le code d’ouverture ; rien de plus…


Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Junot devient fou. Il crie : « La bataille fait rage, il faut sauver l’Empereur, sauvez mon amour ! »

Larivière s’attache là aussi au récit de Suzanne de Callias, mais va plus loin. Elle écrit seulement :
« Junot, très agité, criait que l'Empereur était tout seul au milieu de la mitraille, et qu'il fallait absolument aller le secourir. »

Je n’ai pas le souvenir de ce délire survenu juste avant la mort. Quoi qu’il en soit, là encore, Larivière brode lamentablement.


Larivière a écrit :
19 oct. 2019, 12:25
« Si Napoléon s’empresse de brûler ces lettres de jeunesse, c’est qu’elles étaient compromettantes pour lui : elles contenaient peut-être le témoignage de ses faiblesses quand ils habitaient ensemble la même mansarde. »
CQFD, ite missa est…
Au passage, j’aimerais bien savoir d’où Larivière tire cette histoire (pas donnée par Suzanne de Callias) d’ordre impérial visant à brûler la correspondance de Junot. Mais là encore, "l’historien avec un grand H" :lol: ne donne pas ses sources…


Au final, une bien vilaine soupe…
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Cyril Drouet
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Cyril Drouet »

Cyril Drouet a écrit :
16 oct. 2019, 16:44
Toujours dans son torchon télévisuel et toujours pour tenter de nous faire avaler que « Napoléon, de temps en temps, faisait ces expériences-là », Guillemin évoque Gourgaud :
« Gourgaud, qui va l’accompagner à Sainte-Hélène, Gourgaud était un homosexuel ; il était marié, mais enfin on peut être ambivalent. »
Plus explicite ; voici également ce que l’on peut trouver, toujours sous la plume de ce pauvre Guillemin, dans Parcours :
« On sait maintenant, grâce au « décryptage » par Fleuriot de Langle, du très précieux Journal tenu par Bertrand, à Sainte-Hélène, les services homosexuels que Gourgaud rendait volontiers à son maître »

Ainsi, on trouverait dans les Cahiers de Bertrand quelques révélations sur la liaison homosexuelle unissant Napoléon à Gourgaud ?
Fadaises… Guillemin, en bon manipulateur, fait ici référence à ce passage :
« Je suis trois, quatre fois, dix fois heureux depuis que Gourgaud est parti. Quelle fatigue ! Tous les jours, il voulait m'en... malgré moi. »
Dans sa grille de lecture tout particulière, Guillemin a oublié Lannes.
Ainsi, parlait Napoléon à Caulaincourt :
"Il m'aime comme une maîtresse"

Ainsi, pour paraphraser "le quêteur de vérité", grâce à ce précieux "décryptage" » des Mémoires de Caulaincourt, on sait maintenant les services homosexuels que Lannes rendait volontiers à son maître ». :lol:

Plus sérieusement, les Mémoires de Caulaincourt donnent ceci :
« Aucun homme, répéta-t-il, ne m’a été et ne m’est au fond plus attaché que Lannes. Il m’en a plus d’une fois donné des preuves en s’exposant dans des circonstances périlleuses, mais il m’aime comme une maîtresse et voudrait me gouverner, au moins m’influencer pour obtenir tout ce qui l’intéresse tant souvent refusé, parce qu’il demande pour des intrigants, il prend de l’humeur et passionné par caractère, il est capable de tout. Il a eu, dans ces moments, envers moi, plus d’un tort grave, qui eût pu compromettre gravement tout autre, s’il eût [eu] affaire à prince d’un autre caractère et qui eût eu plus d’estime pour l’espèce humaine. »


Même son de cloche du côté du Mémorial (mais pas dans le Manuscrit retrouvé) à propos de Monge :
"Ce forcené républicain, à ce qu'il croyait, avait pourtant une espèce de culte pour moi, c'était de l'adoration : il m'aimait comme on aime sa maîtresse"
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Cyril Drouet
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Cyril Drouet »

Bien avant les bêtises malhonnêtes de Guillemin, il y a eu Goldsmith (Histoire secrète du Cabinet de Napoléon Buonaparté et de la cour de Saint-Cloud)

« [Napoléon] a deux goûts qui se trouvent rarement réunis dans le même homme; il est dissolu avec les femmes, et il s'est montré adonné au vice dont on a faussement accusé Socrate. Son archichancelier Cambacérès le seconde merveilleusement dans ce penchant honteux ! Je ne serais pas étonné que pour imiter Néron en tout, il n'épousât un jour un de ses pages et un des ses Mameloucks. »
[…]
Le mamelouk Rustan, qui est aussi le cher ami de Sa Majesté Napoléon. Les railleurs de Paris disent que Rustan est l'Epouse de l'Empereur, et l'Epoux de l'Impératrice !!! »
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Re: Napoléon et l'homosexualité

Message par Cyril Drouet »

Des soupçons sans fondement circulèrent au sein même de la cour. Napoléon s'en est fait l'écho à Sainte Hélène face à Bertrand en donnant une référence précise.
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