[VILNIUS] Les soldats morts

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

dups

Message par dups » 13 nov. 2004, 22:03

Encore eut-il fallut que la Garde soit décisive et l'armée russe détruite. Les Armées de Wittgenstein, et de Tchigatchoff existaient toujours; Elles seront à la Bérézina. Et u coeur de sont territoire immense, le tsar avait la pâte pour en remettre une sur pied au plus vite. L'hiver fut quand même venu et l'Empereur eut tout autant rentrer en France. Qu'en eut-il été sans ce cercle de fidèles qui le raccompagnèrent aux portes de la Russie. Combien de fois la Garde n'a-t-elle pas sauvé l'Armée désorganisée lors de cette retraite !! (Krasnoïe par exemple) Il ne faut pas oublier que le soir de Borodino, Koutouzoff a mis en ligne la Garde russe pour couvrir la retraite. La Garde française aurait du faire sauter ce verrou pour ensuite réellement abattre l'armée russe. Elle y aurait laissée "des plumes".
Certe, cette campagne semble empreinte d'erreur du maître, mais aussi de ses subordonnés (Junot en retard à Valoutina) qui en maints endroits ont laissé échapper leur chance.
Difficile de reprocher ce seul choix de préserver sa Garde à l'Empereur comme cause du désastre. L'erreur ne semble pas certaine à ce moment là. Mais c'est l'histoire et avec des si...

Brumaire

Message par Brumaire » 13 nov. 2004, 22:25

Vous avez raison dups, on ne peut incomber à l'Empereur l'entière responsabilité du desastre de Russie. Il est bien facile pour nous à présent, avec le recul de l'Histoire, de porter un jujement sur des faits aussi éloignés dans le temps! L'Histoire ne se prévoit pas, elle est l'Histoire car elle se produit malgré les hommes malgré les volontés, avec des circonstances parfois exceptionnelles et imprévisibles.
Ainsi il était précisé dans le reportage sur Vilnius que les troupes françaises avaient essuyé le troisième hiver le plus rigoureux de toute l'histoire de la Russie, avec des températures frôlant les moins 40°!! :cry:

Ainsi pour conclure, on pourrait dire que les événements et...les éléments n'étaient décidément pas avec nous cette année là! Et il n'est donc pas sûr qu'une intervention de la Garde eut pu définitivement faire pencher la balance en notre faveur, le froid arrivant à grands pas...
Mais comme vous le dites si bien avec des "Si"...! :)

Brumaire

fourrier 96 demi-brigade

Message par fourrier 96 demi-brigade » 13 nov. 2004, 23:06

Encore eut-il fallut que la Garde soit décisive et l'armée russe détruite. Les Armées de Wittgenstein, et de Tchigatchoff existaient toujours;
Sur le thème du si : n'est-ce pas Koutouzoff qui était un partisan de la terre brulée ?
Avec son armée au tapis, pas sûr qu'il fût resté décideur, et que sa position fût maintenue par ses collègues ...

Brumaire

Message par Brumaire » 14 nov. 2004, 13:33

Et c'est notamment la raison pour laquelle après la défaite de Borodino celui-ci revint auprès du tsar pour l'avertir de la victoire des russes sur les français! Si ma mémoire est bonne il désirait par dessus tout le titre supreme de Feldmaréchal, distinction qu'il recut après avoir menti à toute la cour! Le temps qu'ils se rendent compte de la supercherie l'Empereur était à Moscou et demandait une entrevue avec Alexandre. Mais les événements donnèrent par la suite raison à Koutouzov, qui ne souhaitait surtout pas une démobilisation de son armée et de l'opinion russe juste après la bataille...Et d'une pierre il fit donc deux coups!
:salut:

fourrier 96 demi-brigade

Message par fourrier 96 demi-brigade » 14 nov. 2004, 14:30

:salut: :salut:
Ce qui met un peu d'eau à ce moulin des si : Borodino semble bien avoir été l'ACTE MANQUE de la période 1812-1815, et c'est donc avec raison que les russes considèrent cette bataille comme une victoire !!

Un point qui me surprend par contre dans votre post : Alexandre n'avait pas placé de taupe auprès de Koutouzoff ?
Là, je suis un peu sceptique...
Modifié en dernier par fourrier 96 demi-brigade le 14 nov. 2004, 14:57, modifié 1 fois.

Brumaire

Message par Brumaire » 14 nov. 2004, 14:38

Et c'est ainsi que l'on se rend compte effectivement que tous les événements sont étroitement liés entre eux et font de l'Histoire cette Matière à discussion si particulière qui nous fait tous ici vibrer!!

dups

Message par dups » 14 nov. 2004, 22:46

n'est-ce pas Koutouzoff qui était un partisan de la terre brulée ?
Avec son armée au tapis, pas sûr qu'il fût resté décideur, et que sa position fût maintenue par ses collègues ...
A ce stade de la campagne la politique de la terre brûlée avait fait son oeuvre...c'est vrai qu'il restait encore Moscou !

Le choix de l'itinéraire de retour peut aussi être discuté. L'itinéraire préconisé par Davout semblait aussi plus évident, n'ayant pas subi les affres de la première partie de la campagne. Il eut fallu un peu plus de volonté pour passer à Malo-Jaroslawetz .
On a le sentiment que l'Empereur rechignait à se ranger à l'avis de ses lieutenants et ce d'autant plus qu'ils étaient brillants, comme l'était le prince d'Eckmühl. Une sorte de jalousie pour un talent militaire qu'il ne voulait pas partager. Il le rabaissera même en lui reprochant trop de mollesse dans la conduite de la retraite.
Effectivement belle formule que celle de l'ACTE MANQUE.

fourrier 96 demi-brigade

Message par fourrier 96 demi-brigade » 14 nov. 2004, 23:38

:salut:
Je ne connais pas du tout cette période, mais vous confirmez ce que je pensais, avec le peu que je connais sur Davout et ses capacités, ainsi que sur les réactions de Mister N. concernant certains de ses "subordonnés"...

Enfin, chacun a ses petits défauts :lol: :lol:

Comme vous dites, il restait encore Moscou, et (source : Mémoires du Sgt Bourgogne, que je suis en train de lire) la grande Armée est restée au moins 2 ou 3 semaines, dans une ville qui partait pourtant en fumée...

dups

Message par dups » 15 nov. 2004, 21:20

Exact, et ces délais ont rapproché la date du départ de l'armée, de l'arrivée de l'hiver. Mais il est vrai que l'Empereur pensait, en ayant pris Moscou, pouvoir imposer la paix au Tsar.
Faux calcul.

fourrier 96 demi-brigade

Message par fourrier 96 demi-brigade » 16 nov. 2004, 10:45

:salut:
Il va falloir que je lise sur la campagne de 1812....
C'est une campagne quand même un peu surprenante :
l'armée ne franchit le Niemen qu'en juin, ce qui est déjà assez tard.
Jusqu'en septembre, l'armée découvre un pays dévasté.
puis s'attarde encore 2 à 3 semaines à Moscou, dans une ville en feu, à 2000 km de ses bases.
Il ne fallait pas être grand clerc pour lire le plan des russes...

On peut penser qu'un repli dès sept. aurait signifié aux "alliés" de la France une défaite, et donc le réveil des loups, mais la Russie dévastée jusqu'à Moscou n'aurait peut-être pas résisté à une 2é invasion un an plus tard, même avec des moyens plus réduits....

Mister N. a vraiment pris des risques incroyables dans cette année 1812.

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