Une bien étonnante rencontre

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Cyril Drouet
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Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

« Nous fîmes force de voiles [début septembre 1819], nous nous trouvâmes par le travers du cap Palme [Cap des Palmes, au sud de l’actuel Libéria]. Nous serrâmes la côte, nous vîmes aussitôt les canots se charger, se détacher, accourir à nous. La circonstance était heureuse ; nous n'avions pu faire que de légères provisions; notre capitaine s'était pourvu de claret, de volaille; mais il les destinait au marché de Sainte-Hélène, il n'avait rien pour nous. Nous étions retombés dans notre première détresse; la faim nous consumait. Nous suivions d'un oeil d'autant plus inquiet la marche des esquifs. Ils étaient légers, rapides, étroits et bas, manoeuvrés par des hommes accroupis qui frappaient la mer de leurs deux mains et glissaient à sa surface. Un mouvement, un rien, les faisait chavirer; mais, alertes comme des poissons, ils retournaient aussitôt leurs pirogues et poursuivaient leur course. Nous avions mis en panne, ils furent bientôt sur nous. Ils étaient forts, vigoureux, bien faits. Ils nous apportaient des provisions, nous les reçûmes avec toute l'aménité dont nous étions capables.
« Où allez-vous ? demanda l'un d'entre eux.
-A Sainte-Hélène.»
Ce nom le frappa, il resta stupéfait.
« A Sainte-Hélène ! reprit-il d'un ton pénétré, est-il vrai qu'il y soit ?
-Qui ? repartit le capitaine.»
L'Africain lui jeta un regard dédaigneux, vint à nous et répéta la question ; nous répondîmes qu'il y était. Il nous fixa, secoua la tête, et laissa enfin échapper le mot d'impossible. Nous nous regardions les uns les autres; nous ne savions quel était ce sauvage qui parlait anglais, français, qui avait une si haute idée de Napoléon.
« Vous le connaissez ?
-Depuis longtemps.
-Vous l'avez vu ?
-Dans toute sa gloire.
-Souvent ?
-Dans la Bien Gardée [le Caire], au désert, sur le champ de bataille.
- Vous avez servi ?
-Dans la 21e ; j'étais à Bir-am-bar, à Samanhout, à Cosseir, à Cophtos, partout où s'est trouvée cette vaillante demi-brigade.
-Vous vous rappelez le général Desaix ?
-Aucun de ceux qui ont fait l'expédition de la haute Égypte ne l'oubliera jamais. Il était brave, ardent, généreux ; je l'ai servi longtemps.
-Comme soldat ?
-Je ne le fus pas d'abord ; j'étais esclave, j'appartenais à un des fils du roi de Darfour. Je fus conduit en Égypte, maltraité, vendu. Je tombai dans les mains d'un aide de camp du Juste. On m'habilla à l'européenne, on me chargea de quelques soins domestiques, je m'en acquittais bien ; le sultan fut content de mon zèle, m'attacha à sa personne. Soldat, grenadier, j'eusse épuisé mon sang pour Napoléon. Un mot nous payait nos fatigues. Nos vœux étaient satisfaits, nous ne craignions rien dès que nous l'apercevions.
-Avez-vous combattu sous lui ?
-J'avais été blessé à Cophtos, je fus évacué sur la basse Égypte; j'étais au Caire quand Moustapha parut. L'armée s'ébranla, je suivis le mouvement, je me trouvai à Aboukir. Quelle précision, quel coup d'oeil, quelles charges ! Il est impossible que Napoléon ait été vaincu, qu'il soit à Sainte-Hélène. »
Nous n'insistâmes pas. Notre incrédule était obstiné, son illusion lui était chère, nous n'eûmes garde de la dissiper. Nous lui donnâmes du tabac, de la poudre, quelques vêtements, toutes les bagatelles enfin qui avaient du prix dans sa tribu. Il s'en retourna satisfait, parlant toujours de la 21e, de ses chefs, de ses généraux, de l'impossibilité qu'un homme aussi grand que Napoléon fût à Sainte-Hélène. »
(Antommarchi, Les derniers moments de Napoléon)




Si l’histoire est vraie (l’armée d’Orient acheta bien des esclaves lors de la campagne d’Egypte ; on pourra revenir sur ce point plus tard), il est bien dommage qu’Antommarchi n’est pas eu la bonne idée d’en savoir plus sur la vie de cet ancien esclave acheté par l’armée d’Orient et vivant près de vingt ans plus tard, à des milliers de kilomètres des sables de l’Egypte, sur la côte du Poivre.
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Cyril Drouet
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

Cyril Drouet a écrit : 29 août 2018, 13:53 (l’armée d’Orient acheta bien des esclaves lors de la campagne d’Egypte ; on pourra revenir sur ce point plus tard),
Concernant les esclaves achetés par l'armée d'orient, on a par exemple la trace de 47 chasseurs incorporés dans la 21 demi-brigade. En marge du registre, on peut lire : "Tous les nègres incorporés dans la 21e légère sont vêtus à l'uniforme de ce corps. Une partie fait déjà le service. L'instruction de l'autre se pousse avec vigueur".
Si une lettre de Desaix (23 octobre 1799) à Kléber met en doute la valeur militaire de ce type de recrues, François (Journal) ne note pas de difficultés particulières : "Ces nègres idolâtres s'habituèrent cependant facilement à nos moeurs et devinrent de bons soldats."
D'autres ex-esclaves entrèrent à l'armée comme tambours ou fifres.
Dans son ouvrage, "Les officiers de couleur dans les armées de la République et de l'Empire", Gainot écrit ceci :
"Il est déjà assez insolite que l'abolition de l'esclavage ayant été solennellement réaffirmée dans la Constitution de l'an III, des généraux recommandent très officiellement cette pratique et que des officiers, voire de simples soldats de l'armée d'Orient, eurent massivement recours aux marchés d'esclaves pour se procurer des domestiques, des compagnes, mais aussi des gardes du corps. Certes, il y a la pression des nécessités ; il y a encore l'éloignement du territoire métropolitain, qui autorise une émancipation des contraintes morales, une levée des tabous. Mais, inversement, cette mesure pourrait être légitimée par une sorte de réactivation des voies de l'affranchissement militaire. acheter un esclave pour en faire un soldat, c'est aussi lui assurer à terme sa liberté."

Image

Bulletin de l'armée de Réserve du 18 juin 1800 :
"Le général Desaix avait amené d'Egypte deux petits nègres que lui avait donnés le roi de Darfour. Ces enfants ont porté le deuil de la mort de leur maître, à la mode de leur pays et d'une manière extrêmement touchante."



A noter que les Français ne furent pas seulement acheteurs mais aussi vendeurs :

« 20 avril – Le 1er floréal. Le général Davoust poursuivant les mamelouks a été attaqué près de Béni-Adin ; cette ville a été détruite.
La caravane du Darfour, qui venait d’arriver, a été pillée pour avoir porté les armes contre nous. Elle était très riche ; on a amené à Syout avec les blessés français quantité de nègres et de négresses, des chameaux et des effets précieux, dont on sait que cette caravane est ordinairement chargée. Chaque soldat a sa petite part d’argent monnayé ; quelques-uns ont deux à trois mille francs ; l’un a 24 000 francs. Nous avons perdu dans cette affaire le chef de brigade de cavalerie Pinon. Le lendemain les soldats vendaient pour 20, 30 et 40 paras les esclaves noirs des deux sexes qu’ils avaient ramenés. »
(Villiers du Terrage, Journal et souvenirs sur l'expédition d'Égypte)


Pour information, 20, 30 et 40 paras correspondent à 7,14 ; 10,71 francs et 14,28 francs.
Peu de chose finalement à côté des 1800 livres déboursées par Eugène de Beauharnais pour s’offrir une esclave noire ou les 3600 payées par le directeur des ingénieurs des Ponts et Chaussée, Le Père, pour une Caucasienne.





De retour en France, suite à la capitulation de l'armée d'Orient, les anciens esclaves furent dispersés. On en retrouva dans les compagnies auxiliaires d'Hyères, d'Oléron et d'Aix, ainsi que dans le bataillon des chasseurs noirs de Brest ; unités qui servirent à la formation, à Mantoue, du bataillon des pionniers noirs.
Cette unité se distingua lors du siège de Gaëte. A cette occasion, les Anglais leur lancèrent cette proclamation qui dut paraître étrangère aux hommes du Darfour incorporés dans cette unité :

« Aux soldats du corps noir,
Avis fraternel et salutaire.
Les Français vous ont toujours traité comme des chiens, et ils ne vous ont amenés ici que pour vous faire tous massacrer. Sauvez-vous, il en est encore temps; laissez les Français vos tyrans avant qu'ils ne vous en ôtent les moyens; souvenez-vous du malheureux sort de vos compatriotes, qu'ils ont égorgé dans les Indes occidentales.
Rappelez à votre mémoire le brave général Toussaint Louverture, qu'ils ont conduit en France par trahison et fait mourir en prison, pour prix de les avoir bien servis pendant plusieurs années.
Venez à Gaëte, vous y aurez en abondance de quoi boire et manger sans rien faire. A la paix, vous serez libres de retourner dans vos foyers, revoir vos frères et vos amis, et jouir dans le sein de vos familles des douceurs du gouvernement de votre grand empereur Dessalines, qui a su vaincre et tailler en pièces tous les Français à Haïti; il est l'ami du roi de Naples et des Anglais, et l'ennemi juré de Bonaparte. »


Le bataillon des pionniers noirs, au service du royaume de Naples, devint le régiment Royal-Africain, puis le 7e régiment de ligne.
Etonnant destin qui a peut-être vu des anciens esclaves du Darfour batailler dans les neiges de Russie...
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

Une grosse bêtise sur le sujet formulée par Guenifey lors d'une petite conférence consacrée à Jaffa :
« Les pertes sont compensées par l’achat d’esclaves au Soudan qui viennent renforcer ; et d’ailleurs le corps expéditionnaire qui part en Syrie est à moitié soudanais en réalité ; ce qui peut aussi contribuer à la violence. »

:shock:
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

Bonaparte a bien évoqué l’achat d’esclaves pour compléter ses troupes, mais la Correspondance ne parle pas de ce genre d’initiative avant la campagne de Syrie.

Voici trois lettres :
« Je vous prie, citoyen, de me procurer 200 esclaves noirs d’un âge au-dessus de 16 ans pour en faire des soldats, et de me faire connaître à quel prix on les pourrait avoir. »
(Bonaparte à Poussielgue, 22 juin 1799)

« Je désirerais, Citoyen Général, acheter 2 ou 3 000 nègres ayant plus de seize ans, pour pouvoir en mettre une centaine par bataillon. Voyez s'il n'y aurait pas moyen de commencer ce recrutement en commençant les achats. Je n'ai pas besoin de vous faire sentir l'importance de cette mesure. »
(Bonaparte à Desaix, 22 juin 1799)

« Je vous prie de renvoyer, par la première caravane, 2 000 esclaves noirs ayant plus de seize ans, forts et vigoureux ; je les achèterai tous pour mon compte. »
(Bonaparte à Abd-El-Rahmân, sultan du Darfour, 30 juin 1799)
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par L'âne »

"Dans son testament politique, Bonaparte préconisait la conscription. On n'en est pas là, mais le manque de soldats amène Kléber à engager dans son armée un nombre croissant d'autochtones ou à acheter des esclaves noirs du Soudan qui, selon leur âge, deviennent fusiliers, fifres ou tambours. De nouvelles unités locales sont créées après l’insurrection du Caire : une compagnie de janissaires à cheval, une Légion grecque et une Légion copte."
*Jacques Vernet, « La politique des effectifs », in Actes du colloque « La campagne d'Égypte 1798-1801. Mythes et réalités », Paris, 16-17 juin 1998, hôtel national des Invalides, Paris, Editions In Forma/Maisonneuve et Larose, 1999.

Henry LAURENS « L’expédition d’Egypte » :
"La reconquête impose de prévoir une installation en Égypte de longue durée. Or le problème fondamental, faute de l’envoi de renforts, est celui des effectifs. Kléber va lever des troupes locales. Il ne se fait pas d'illusions sur leur valeur militaire comparée à celle des troupes européennes. Leur utilité peut être grande, pour maintenir l’ordre intérieur et ainsi permettre l'envoi de l'essentiel des forces françaises sur les frontières de l'Egypte, en cas d’une offensive anglo-ottomane. Il forme une légion grecque à partir des compagnies déjà existantes, et en confie le commandement à Papas Oglou, l'ancien homme de confiance de Mourad Bey. Les Palestiniens de Galilée qui s’étaient soulevés pour soutenir la cause des Zaydanis et, qui avaient suivi l'armée française, forment le noyau des corps de janissaires à cheval. On y adjoint des Mamlouks passés au service des Français. L'ensemble deviendra sous Menou, le régiment des Mamlouks, commandé par le Grec Barthélemy Serra. Des janissaires, qui servaient dans des fonctions de police passent, dans des unités plus combattantes. Des esclaves noirs du Soudan, achetés pour devenir des soldats, sont intégrés dans une demi-brigade française et servent de fusiliers, tambours, et fifres. Enfin Kléber fait former une légion copte.
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

A noter que les marchés d'esclaves d'Egypte ne servirent pas seulement à combler les pertes de l'armée d'Orient.

Le témoignage de Miot (Mémoires pour servir a l'histoire des expéditions en Egypte et en Syrie) :
« Animé du désir de m‘instruire, j’allai un jour avec quelques-uns de mes camarades, voir le bazar des femmes. Présentés comme des acheteurs, il fallut bien nous montrer la marchandise. On nous fit entrer dans des chambres sales et dégoûtantes, au fond desquelles était l’âtre d’un feu. Quelques petits pots rangés autour contenaient les modestes aliments des esclaves. Elles étaient toutes noires, les unes avec des cheveux crépus, les autres avec les cheveux bouclés, pendants ou lisses, suivant leur pays. A notre approche, elles se levèrent, et d’après l’ordre de leur maître, elles se dépouillèrent, sans hésiter, des misérables haillons qui les couvraient. Avec la même complaisance elles se tournèrent pour laisser examiner les différentes parties de leur corps. On pouvait même les toucher ; mais leur peau huilée, grasse et reluisante, m’inspira un tel dégoût que je n’osai porter ma main sur aucune d’elles. Je ne remarquai pas dans le nombre une seule figure intéressante. Ces femmes ressemblaient à de véritables animaux. Ni leurs regards, ni le son de leurs voix, n’avaient rien d’agréable. Que faire de pareilles compagnes, qui ne rachètent pas même par des formes gracieuses, ce que leur couleur a de repoussant ? Je n’ai pas besoin de dire que le marchand ne fit point d’affaires avec nous, et se retira tout aussi mécontent que nous pouvions l’être. J’ai cependant vu une négresse jolie ; il est vrai qu’elle n’était pas absolument noire comme celles dont je viens de parler. Aussi avait-elle des yeux d’une douceur remarquable, de la finesse dans les traits et un corps fait à peindre. Quant aux femmes blanches il ne s'en tenait point de bazars à l'époque où nous étions au Caire; mais, comme je l'ai déjà rapporté, toutes celles que les Mamelouks avaient abandonnées, étaient à notre disposition, à un prix fort modéré. »
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

Témoignage de Bonnefons (Journal) :
"Chaque année il arrive une caravane d'Abyssinie, qui apporte de mille à douze cents esclaves noirs des deux sexes. L'humanité est révoltée à l'aspect de ces victimes de la férocité humaine. J'ai frémi d'horreur, quand j'ai vu arriver ces pauvres presque nues, entassées les unes sur les autres, portant sur elles et sur leurs visages hâlés l'image de la mort ; réduites à être vendues à vil prix, comme une pièce de bétail ; dès que les marchands, ou pour mieux dire, leurs inhumains oppresseurs, les ont fait débarquer, ils les conduisent dans un okel ou maison de cet infâme commerce pour être distribuées dans des chambres et basse cour. C’est là que ces malheureuses créatures y attendent avec la plus vive impatience d’y être achetées, ressentant intérieurement dans le fond de leur cœur qu’elles sortiront de cet état de vil esclavage où elles étaient depuis leur départ de leur patrie ; aussi dès qu’elles voient approcher quelques Européen de leur habitation, elles témoignent par leurs gestes, leur manière et leurs expressions le désir bien prononcé d’être délivrées des mains de leurs barbares maîtres. Elles se présentent à vous avec des gémissements, des soupirs et des exclamations, et en vous désignant leurs maîtres, elles vous répètent à diverses reprises : Iaa bibi ichteri ant medni dissonarte, c'est-à-dire : Mon ami, achète moi ! donne de l’argent ! tout de suite !! Lorsqu’on veut les acheter, on se présente dans un petit pavillon qui est à l’entrée de la maison où le marchand d’esclave, assis sur un riche tapis, fumant sa pipe, envoie prendre l’esclave hommes ou femmes, qu’on lui présente, et ayant convenu du prix, elle vous est remise et vous l’emmenez. Le prix est de trois à cinq cents francs de notre monnaie, selon l’apparence, le sexe ou la jeunesse de l’esclave. J’ai fait ce triste récit pour donner une idée des mœurs de ce peuple et pour prouver comme ils sont éloignés de notre civilisation. »
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

" Eh! bien, M. Truguet, si vous étiez venu en Egypte nous prêcher la liberté des noirs ou des Arabes, nous vous eussions pendu au haut d'un mât."
(Bonaparte cité par Thibaudeau, Mémoires sur le Consulat)
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Cyril Drouet »

Dans son Dictionnaire amoureux de Napoléon, Tulard écrit : "Au moment de l'expédition d'Egypte, il annonce qu'il y abolira l'esclavage, mais il ne prendra finalement que des mesures limitées."

Tulard ne donne aucune source, et je m'interroge sur de telles informations qui ne concordent pas avec ce que j'ai pu lire sur la question.
Quelqu'un en saurait-il plus sur ce qu'affirme Tulard ?
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Bernard
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Re: Une bien étonnante rencontre

Message par Bernard »

Cyril Drouet a écrit : 30 mars 2021, 13:28 Dans son Dictionnaire amoureux de Napoléon, Tulard écrit : "Au moment de l'expédition d'Egypte, il annonce qu'il y abolira l'esclavage, mais il ne prendra finalement que des mesures limitées."
A titre d'anecdote, il ne cessera de répéter les mêmes mots à propos du servage en Russie mais ne prendra que des mesures limitées, notamment en en Lituanie.
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