Maréchaux : AUGEREAU

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Cyril Drouet
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Maréchaux : AUGEREAU

Message par Cyril Drouet » 13 juin 2018, 19:12

Cyril Drouet a écrit :
12 juin 2018, 20:54
Bernard a écrit :
12 juin 2018, 20:26
- En 1814, Marmont et Augereau ont trahi : Oui, ils ont trahi.
Pouvez-vous nous expliquer en quoi Augereau a trahi, s'il vous plait ?
Bernard a écrit :
13 juin 2018, 08:34
Cyril Drouet a écrit :
12 juin 2018, 20:54
Pouvez-vous nous expliquer en quoi Augereau a trahi, s'il vous plait ?
Bonjour Cyril, la défense de Lyon n'est pas un modèle du genre !
Je vous livre quelques extraits du témoignage de Raymond Teulet, colonel du 67e de ligne, publié dans Raymond Teulet : Souvenirs d'un héros de Bailén (voir https://www.lelivrechezvous.fr/librairi ... ailen.html) :

1) Sur l'attitude générale d'Augereau durant la campagne de 1814 :
"Augereau s’était couvert de gloire pendant les premières campagnes de la Révolution. Général de division dans les armées de la République, il avait acquis sur les champs de bataille une brillante réputation. Il contribua particulièrement au gain de la bataille de Castiglione le 16 thermidor an IV ; il en reçut le titre de duc de Castiglione qui lui fut conféré par Napoléon lorsqu’il fut proclamé empereur des Français. Mais, en 1814, Augereau, comme plusieurs autres maréchaux gorgé de fortune, couvert de titres, n’était plus le même homme. Il nous fit combattre partiellement, par conséquent sans résultats avantageux tandis qu’avec un corps d’armée il aurait pu écarter l’ennemi qui lui était opposé. Il n’en fut rien, on ne le vit jamais ni à la tête de ses troupes ni même si le champ de bataille, on prétend même qu’il était de ceux qui vendirent et livrèrent notre chère patrie. L’inflexible histoire le jugera. J’eus fait six campagnes sous les ordres d’Augereau : celles de 1793 et 1794 en Espagne, les glorieuses campagnes des années IV, V et VI de la République en Italie ; à ces époques, il était beau sur le champ de bataille, on ne peut pas en dire autant dans la campagne de 1814."

2) Sur d'incompréhensibles comportements :
"Si, dans cet instant, l’ennemi avait débouché à notre poursuite avec une douzaine d’escadrons et avec quelques pièces d’artillerie légère, il y a peu de doute que le désordre n’eut été mis dans notre colonne car nous ne reçûmes pas plus d’ordre du général Augereau dans cette affaire que dans celle qui avait eu lieu le 11 devant Mâcon. Il se porta de sa personne sur Lyon où le grand quartier général ne tarda pas à le joindre. Officiers généraux, officiers, soldats, tous murmurèrent contre celui qui avait été si actif et si brave dans les campagnes précédentes."

3) Sur l'opinion de l'armée à son égard :
"Si le maréchal Augereau avait eu la curiosité de parcourir les bivouacs incognito, comme cela est arrivé plusieurs fois à des officiers généraux pour entendre les jugements des soldats sur le compte de leur chef, il n’eut pas été satisfait car le soldat, dans ses épanchements de bivouac, ne le ménageait pas. Le duc de Castiglione était à Lyon occupé je ne puis dire à quoi…"

4) Sur ce qu'on peut appeler une trahison passive !
"Mon régiment étant réuni, je fus prendre position derrière les maisons isolées. Là, je rencontrais le maréchal Augereau assez embarrassé de sa personne. Je puis affirmer que, tout maréchal qu’il était à l’époque, il ne ressemblait en rien au général de division Augereau parcourant le front de la 4e demi-brigade de bataille où j’étais capitaine de grenadiers à la bataille de Castiglione le 16 thermidor an 4 de la République française. Lorsque, sous une grêle de mitrailles de boulets et de balles, il engageait par son exemple notre demi-brigade à redoubler d’efforts et d’audace pour enlever la ville de Castiglione fortement occupée par l’armée ennemie, il eut lieu d’être content de nous. S’il eut été le même homme devant Lyon, les Autrichiens n’y seraient jamais entrés."
Bernard a écrit :
13 juin 2018, 08:41
J'allais oublier le jugement final, sans appel même si Raymond Teulet se garde d'aller trop loin :
"Parmi les nombreux griefs qu’on peut compter au maréchal duc de Castiglione, je me bornerais à citer les marquants :
– d’avoir empêché l’organisation de corps francs ;
– d’avoir refusé l’autorisation pour la levée en masse des habitants de plusieurs départements, le Jura, l’Ain, le Rhône et la Loire ;
– d’avoir refusé d’armer 20 000 Lyonnais déterminés à défendre le sol de la patrie.
C’est à l’histoire de juger le duc de Castiglione et de décider si ce sont là des fautes ou bien une odieuse trahison."
Une lecture intéressante sur la question : « 1814, l’Armée de Lyon, ultime espoir de Napoléon » de Ronald Zins.
Voici sa conclusion vis-à-vis de la « trahison » supposée d’Augereau :
« L’échec de l’armée de Lyon est avant tout l’échec d’un ministère déficient. Jamais la position d’Augereau n’a été appréhendée par Clarke à son degré de gravité. Dans sa tour d’ivoire le ministre de la Guerre ordonnait au maréchal des actions qu’il était incapable de réaliser dans les délais impartis, faute de moyens. Au mois de mars encore, Clarke doutait de l’importance des troupes alliées opposées au maréchal ! L’Empereur, informé par le canal du ministre de la Guerre, ne pouvait se faire une idée juste de l’action de son vieux compagnon d’Italie. L’armée de Lyon fut opérationnelle trop tardivement pour qu’Augereau puisse accomplir la mission que lui avait attribuée Napoléon.
Le malheur pour le maréchal est que l’Empereur fondait de grands espoirs sur l’armée de Lyon, qui n’était pas destinée à évoluer sur un théâtre d’opérations secondaires, mais à étendre le champ d(‘action du théâtre principal de la guerre. Si Napoléon est plus dur avec Augereau qu’avec les autres maréchaux, c’est parce qu’il en attendait plus que tout autre. Les réprimandes sont à la hauteur des espoirs déçus. Mais il est abusif et erroné de qualifier Augereau de « défectionnaire de Lyon ».
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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Bernard » 13 juin 2018, 20:02

Cyril Drouet a écrit :
13 juin 2018, 19:12
Une lecture intéressante sur la question : « 1814, l’Armée de Lyon, ultime espoir de Napoléon » de Ronald Zins.
Voici sa conclusion vis-à-vis de la « trahison » supposée d’Augereau :
« L’échec de l’armée de Lyon est avant tout l’échec d’un ministère déficient. Jamais la position d’Augereau n’a été appréhendée par Clarke à son degré de gravité. Dans sa tour d’ivoire le ministre de la Guerre ordonnait au maréchal des actions qu’il était incapable de réaliser dans les délais impartis, faute de moyens. Au mois de mars encore, Clarke doutait de l’importance des troupes alliées opposées au maréchal ! L’Empereur, informé par le canal du ministre de la Guerre, ne pouvait se faire une idée juste de l’action de son vieux compagnon d’Italie. L’armée de Lyon fut opérationnelle trop tardivement pour qu’Augereau puisse accomplir la mission que lui avait attribuée Napoléon.
Le malheur pour le maréchal est que l’Empereur fondait de grands espoirs sur l’armée de Lyon, qui n’était pas destinée à évoluer sur un théâtre d’opérations secondaires, mais à étendre le champ d'action du théâtre principal de la guerre. Si Napoléon est plus dur avec Augereau qu’avec les autres maréchaux, c’est parce qu’il en attendait plus que tout autre. Les réprimandes sont à la hauteur des espoirs déçus. Mais il est abusif et erroné de qualifier Augereau de « défectionnaire de Lyon ».
Il me semble que Ronald Zins est complaisant envers le maréchal Augereau. Le maréchal disposait de moyens loin d'être dérisoires et aurait pu, s'il l'avait voulu, retenir les troupes autrichiennes. Il disposait de 28 000 hommes, dont une bonne moitié d'excellentes troupes venant d'Espagne. Bien sûr, ce n'est jamais assez et il n'y a jamais assez d'argent, de ravitaillement et de renforts... Mais c'était suffisant pour fixer les positions ; on ne lui demandait pas de vaincre ! Ce que dit Raymond Teulet, c'est qu'Augereau n'était plus que l'ombre de lui-même, qu'il avait perdu la foi... Le pire étant sa fuite finale, dans la nuit du 21 au 22 mars, en abandonnant les forces encore engagées avec l'ennemi et, très vite après, son ralliement à Louis XVIII avec des mots qui n'étaient pas nécessaires : le joug tyrannique de Napoléon, son despotisme, etc.

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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Cyril Drouet » 13 juin 2018, 21:20

Bernard a écrit :
13 juin 2018, 20:02
Il disposait de 28 000 hommes, dont une bonne moitié d'excellentes troupes venant d'Espagne. Bien sûr, ce n'est jamais assez et il n'y a jamais assez d'argent, de ravitaillement et de renforts... Mais c'était suffisant pour fixer les positions
Début mars, il ne s'agit pas pour Augereau de fixer l'ennemi mais de faire face à des troupes en nette supériorité numérique dont la constitution ordonnée en réponse à l'offensive des Français de la mi-février a pour but de prendre Lyon.
Bernard a écrit :
13 juin 2018, 20:02
Le pire étant sa fuite finale, dans la nuit du 21 au 22 mars, en abandonnant les forces encore engagées avec l'ennemi
Au soir du 20 mars, suite à la bataille de Limonest, 23 000 Français faisaient face à Lyon à 53 000 ennemis. Augereau décidé à défendre la ville se soumit cependant aux autorités civiles convaincues du fait que Lyon était perdue et qu'une attaque de vive force la condamnerait. La retraite fut alors ordonnée et s'effectua dans la nuit, Augereau installant son quartier général à Vienne dans la soirée du 21 mars.
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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Bernard » 14 juin 2018, 08:56

Cyril Drouet a écrit :
13 juin 2018, 21:20
Début mars, il ne s'agit pas pour Augereau de fixer l'ennemi mais de faire face à des troupes en nette supériorité numérique dont la constitution ordonnée en réponse à l'offensive des Français de la mi-février a pour but de prendre Lyon.
Début mars, les troupes du prince de Hesse-Hombourg sont encore peu nombreuses et elles avancent prudemment et au train normal des troupes autrichiennes, c'est-à-dire lentement.
Cyril Drouet a écrit :
13 juin 2018, 21:20
Au soir du 20 mars, suite à la bataille de Limonest, 23 000 Français faisaient face à Lyon à 53 000 ennemis. Augereau décidé à défendre la ville se soumit cependant aux autorités civiles convaincues du fait que Lyon était perdue et qu'une attaque de vive force la condamnerait. La retraite fut alors ordonnée et s'effectua dans la nuit, Augereau installant son quartier général à Vienne dans la soirée du 21 mars.
Le récit de Raymond Teulet apporte quelques nuances :
1) Sur les effectifs de l'armée de Lyon :
"La nuit mit fin à ce combat meurtrier et inutile. Des postes de sûreté et des grand-gardes furent placées par les deux armées. Les Autrichiens, qui occupaient les hauteurs, ne tirèrent pas sur la ville ; ils avaient la certitude d’y entrer le lendemain. Dès que le feu eut cessé, je fus informé qu’une division de nos troupes, venant en poste de l’armée d’Espagne, forte de 10 000 hommes, avait reçu l’ordre de s’arrêter à une journée de marche de Lyon et qu’elle faisait halte pendant que nous livrions bataille. Dès lors, je jugeai du sort qui était réservé à la ville de Lyon."

2) Sur la retraite :
"Enfin, à une heure, le général Ordonneau vint au faubourg de Vaise pour me prévenir qu’il fallait réunir mon régiment sans tambour ni trompette et me retirer à pas de loup sur le faubourg de Guillotière, que presque toute l’armée avait déjà évacué Lyon, à l’exception de la cavalerie. A une heure et demie, je fis faire l’appel ; il me manquait plus de 100 hommes. Pour ne pas exposer ces braves à rester au pouvoir de l’ennemi, je fis battre la marche de nuit, tous rentrèrent et j’exécutais mon mouvement."

3) Sur le repli qui ne s'est pas arrêté à Vienne :
"La retraite de l’armée s’opéra par journées d’étapes. Sachant que l’ennemi inquiéta notre arrière-garde, l’armée prit position derrière l’Isère. Augereau fit détruire le beau pont neuf sans nécessité. Enfin, le 22 mars, le gros de l’armée arriva à Valence. Je fus détaché à Crest avec mon régiment et parfaitement accueilli par les habitants de cette petite ville manufacturière et riche."

Je vous engage à lire aussi ce récit : http://www.assosehri.fr/bibliothequemil ... n-1814.pdf

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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par L'âne » 14 juin 2018, 13:39

Jean TULARD "Dictionnaire amoureux de Napoléon" :
"Ce 24 avril, Napoléon est encore dans l’ignorance de la trahison d’Augereau avec lequel il n’échange, semble-t-il, que quelques propos aigres avant de l’embrasser. C’est le commissaire autrichien Koller qui l’alerte :
« Votre Majesté ignore donc sa conduite.
— Quelle est-elle ?
— Sire, depuis nombre de semaines, il était d’accord avec nous.
»
Napoléon reconnaît : « Celui-là même auquel j’avais confié la France, l’avait sacrifiée, perdue. » Et d’ajouter : « Depuis longtemps le maréchal n’était plus le soldat : son courage, ses vertus premières l’avaient élevé très haut hors de la foule, les honneurs, les dignités, la fortune l’y avaient replongé. »
Peut-être, comme l’ont montré ses historiens Laurence Couturaud et Ronald Zins, Augereau n’avait-il pas la possibilité de défendre Lyon, et les reproches de passivité que lui adressait l’Empereur l’ont-ils blessé. Mais cela n’excuse pas sa proclamation du 16 avril si injurieuse pour un homme qui l’avait comblé de bienfaits (bâton de maréchal, titre de duc, dotations…) et dans laquelle il oublie qu’il fut l’artisan, sous le Directoire, du coup d’Etat du 18 Fructidor contre les royalistes.
Mais il y a pire. Rallié à Louis XVIII, il accueille pourtant avec enthousiasme le retour de Napoléon, lançant, le 22 mars 1815, une proclamation aux soldats de la 14e division militaire qu’il commande : « Les droits de l’Empereur sont imprescriptibles : il les réclame aujourd’hui ; jamais ils ne furent plus sacrés pour nous. » Envolée la proclamation de l’année précédente. Napoléon refusa ses avances et, après Waterloo, Augereau rejoignit Louis XVIII qui le réintégra dans ses fonctions à la tête de la 14e division. Mais il était définitivement discrédité.
« Le vainqueur de Castiglione eût pu laisser un nom cher à la France, conclut Napoléon devant Las Cases, mais elle réprouvera la mémoire du défectionnaire de Lyon. »
"
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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Cyril Drouet » 14 juin 2018, 20:05

Bernard a écrit :
14 juin 2018, 08:56
Cyril Drouet a écrit :
13 juin 2018, 21:20
Début mars, il ne s'agit pas pour Augereau de fixer l'ennemi mais de faire face à des troupes en nette supériorité numérique dont la constitution ordonnée en réponse à l'offensive des Français de la mi-février a pour but de prendre Lyon.
Début mars, les troupes du prince de Hesse-Hombourg sont encore peu nombreuses et elles avancent prudemment et au train normal des troupes autrichiennes, c'est-à-dire lentement.
Cela ne change rien à ce que j'ai écrit plus haut.

Bernard a écrit :
14 juin 2018, 08:56
je fus informé qu’une division de nos troupes, venant en poste de l’armée d’Espagne, forte de 10 000 hommes, avait reçu l’ordre de s’arrêter à une journée de marche de Lyon et qu’elle faisait halte pendant que nous livrions bataille. Dès lors, je jugeai du sort qui était réservé à la ville de Lyon.
J'ai du mal à comprendre. Teulet nous dit que la division d'Espagne avait reçu l'ordre de s'arrêter à une journée de marche de Lyon pendant la bataille de Limonest ?
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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Bernard » 14 juin 2018, 20:44

Cyril Drouet a écrit :
14 juin 2018, 20:05
J'ai du mal à comprendre. Teulet nous dit que la division d'Espagne avait reçu l'ordre de s'arrêter à une journée de marche de Lyon pendant la bataille de Limonest ?
Oui, c'est ce qu'il dit ! Etrange, non ?

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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Cyril Drouet » 14 juin 2018, 20:49

Bernard a écrit :
14 juin 2018, 20:44
Cyril Drouet a écrit :
14 juin 2018, 20:05
J'ai du mal à comprendre. Teulet nous dit que la division d'Espagne avait reçu l'ordre de s'arrêter à une journée de marche de Lyon pendant la bataille de Limonest ?
Oui, c'est ce qu'il dit ! Etrange, non ?
Au delà de l'étrangeté, c'est surtout faux...
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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Bernard » 15 juin 2018, 08:14

Cyril Drouet a écrit :
14 juin 2018, 20:49
Au delà de l'étrangeté, c'est surtout faux...
Faux ? Cela reste à vérifier. Je n'ai pas trouvé trace de cette division mais, compte tenu de la manière dont a été constituée l'armée de Lyon, cela reste possible. On peut aussi imaginer que Teulet se soit laisser abuser par une rumeur mais un chef de corps engagé sur le terrain me semble être une source à ne pas laisser aussi aisément de côté.

Peut-être pourriez-vous nous dire pourquoi, selon vous, cette affirmation de Teulet est fausse...

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Re: Maréchaux : AUGEREAU

Message par Cyril Drouet » 15 juin 2018, 10:28

Parce que la division d'Espagne, arrivée peu de temps auparavant à Lyon, a participé à la bataille de Limonest. Une partie à l'aide gauche, et l'autre en soutien.
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