Napoléon était-il Français ? Suite...

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L'âne
 
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Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par L'âne » 17 févr. 2018, 14:02

Nous avons posé la question de savoir si Napoléon était Français. Je vous invite à lire cet article, paru dans Corse Matin le 4 février 2018, qui apporte quelques éléments de réponse.

Histoire. Napoléon fuit la Corse en 1793 : les causes du désamour paoliste

Freud y aurait vu un complexe oedipien, une volonté de tuer un père chéri, adulé. Le psychiatre aurait eu parfaitement raison.
La fuite ajaccienne des Bonaparte pourchassés par les paolistes, ce soir du 31 mai 1793, est certes le résultat d'une impossible entente politique, stratégique et générationnelle entre Napoléon et Pascal Paoli.
Elle est aussi le résultat d'un amour déçu, d'un rendez-vous manqué entre deux géants. Un tournant de l'histoire qui a définitivement séparé les deux hommes avec ce coup de pouce vicieux du destin provoqué par le fougueux Lucien Bonaparte. Récit.
1790. Au lendemain de la Révolution française, Paoli effectue un retour triomphal en France où il est accueilli à l'Assemblée nationale en tant que père de la liberté.
L'exil anglais après l'annexion militaire de son pays par la France est terminé. Et c'est donc chez lui que le héros de Ponte Novo est élu président du département de la Corse.
L'ancien régime monarchiste qui avait asservi son peuple n'est plus et il embrasse alors l'idéal révolutionnaire français dont il fut l'un des précurseurs.
L'événement se déroule au couvent d'Orezza avec tout ce que la Corse compte de forces vives et d'ambitions. Les Bonaparte sont là autour de Napoléon et de Joseph, ainsi que le patriarche Jacques-Pierre Abbatucci.
Nous connaissons leurs destins illustres mais les Bonaparte et le fils Abbatucci, Jean-Charles, n'ont qu'une vingtaine d'années à l'époque.
Pour eux, Paoli est bien plus qu'un héros, il est leur idéal. "Au-delà de leur admiration sans bornes pour l'homme qu'ils considèrent comme leur idole, tous ces jeunes gens, au premier rang desquels les Bonaparte, savent que c'est à ses côtés qu'ils pourront rêver d'un destin brillant. Ils veulent percer", souligne Philippe Perfettini, animateur du patrimoine de la ville d'Ajaccio.
Pourtant, lors de la rencontre entre Napoléon et Paoli, un fossé générationnel se fait jour. L'un a 20 ans, bourré de qualités et d'ambitions, l'autre, du haut de ses 65 ans, est un homme déjà bien âgé pour l'époque. Fatigué, il ne souhaite pas, après une vie consacrée à la cause de son peuple, ouvrir de nouveaux fronts inutiles au sein d'une France qui semble enfin reconnaître sa cause.
"Dans le même temps, les frères Bonaparte sont intenables, raconte Philippe Perfettini. Le chef de la citadelle d'Ajaccio dit de Napoléon à l'époque "il est insupportable, il fomente sans cesse"".
Une fougue qui se retrouve dans ses écrits de jeunesse où il évoque ses rêves d'une Corse indépendante, dont la lettre d'Auxonne à Paoli, en juin 1789, évoquant les "40 000 Français vomis sur (les) côtes" de l'île est le plus célèbre héritage.
"Napoléon l'a écrit : "Un jour je serai Paoli"", ajoute Philippe Perfettini. En 1791, lorsque le député Buttafocco crache sur l'héritage de Paoli à l'Assemblée nationale, Napoléon prononce son premier discours politique devant le confidentiel club patriotique de celle qui allait devenir la rue Fesch à Ajaccio.
Et brûle en place publique l'homme qui avait osé s'attaquer au Babbu. Ce dernier qui se méfie du tempérament du jeune Bonaparte lui assure qu'il sera "un homme de Plutarque".
Mais sous-entend également qu'il doit rester à sa place. La rencontre d'un fils avec son père spirituel tourne progressivement au conflit oedipien.
Impossible réconciliation
Les Bonaparte se détachent progressivement de Paoli qui est un frein à leurs ambitions.
Au même moment, la France sombre progressivement dans la Terreur et les grandes monarchies voisines, craignant une contagion, attaquent le pays.
En tant que président du département de la Corse, Paoli reçoit l'ordre de monter une armée pour mener une expédition en Sardaigne, autour de laquelle naviguent les Anglais.
En désaccord avec la politique de répression de la Convention, Paoli voit d'un mauvais oeil d'attaquer les Sardes, cousins des Corses et les Anglais, chez lesquels il a été accueilli en exil.
Il monte tout de même un bataillon dans lequel figure Napoléon, dont les convictions républicaines françaises se sont renforcées.
Le tout premier combat du jeune soldat est une déroute totale. Furieux, il peste contre Paoli qu'il accuse, sans doute à raison, d'avoir volontairement mal préparé l'expédition.
"Pour la petite histoire, c'est après le revers de Sardaigne que Napoléon a décidé de ne plus obéir aux ordres de son état-major qu'il jugeait mauvais. C'est ce qu'il fit plus tard en Italie où il fut victorieux et en Égypte", glisse Philippe Perfettini.
Napoléon se confie à ses frères sur les "trahisons" de Paoli. Et du haut de ses 18 ans, Lucien le crie sur tous les toits, au sein du club patriotique de Toulon. Il appelle à l'arrestation de Paoli. La machine infernale est en marche.
La convention promulgue un décret d'arrestation du Babbu qui arrive en Corse et soulève un tollé général. Napoléon, qui ne voulait pas en arriver là, est dépassé.
Au printemps 1793, les paolistes fondent sur Ajaccio. Napoléon cache sa mère et ses trois plus jeunes frères et soeurs aux Milelli, quitte la maison familiale et se réfugie chez le maire d'Ajaccio, Jean-Jérôme Lévie, au deuxième étage de l'actuel 28 rue Fesch.
"Tous se cachent comme des bêtes traquées", ajoute l'animateur du patrimoine ajaccien. Napoléon n'a pas perdu espoir de sauver la situation avec Pascal Paoli.
Il fuit par la voûte de l'actuel passage Poggiolo, embarque sur un bateau où sont situés aujourd'hui les quais napoléoniens et rejoint la zone de Campo dell'Oro.
De là, il entame un périple à cheval jusqu'à Corte. Il veut rencontrer le Babbu. Mais il est arrêté par les parents de sa mère, à Bocognano, qui le dissuadent d'aller plus loin.
Les paolistes approchent pour s'en prendre aux "traîtres". Dans la nuit du 23 mai 1793, la maison Bonaparte à Ajaccio est saccagée. La nuit suivante, n'étant pas plus en sécurité avec ses enfants aux Milelli, Letizia Bonaparte rejoint la tour de Capitello, dont les terres appartiennent à sa famille, à travers une dizaine de kilomètres de maquis.
Ce n'est que le 31 mai que Napoléon parvient à les exfiltrer vers Calvi, sur un frêle esquif, où il les rejoindra quelques jours plus tard, chez son parrain Laurent Giubega.
"Le 3 juin, ils quitteront tous la Corse pour Toulon où les attend leur grand rendez-vous avec l'Histoire", conclut Philippe Perfettini.
Mais à l'image d'un réfugié affamé et fatigué, Napoléon est encore loin de l'imaginer.
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barthelemy

Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par barthelemy » 18 févr. 2018, 10:52

Merci L'âne pour cet excellent article (il me semble l'avoir vu passer sur le Net) :salut:

L'auteur, Philippe Perfettini, chargé des collections napoléoniennes au musée Fesch d'Ajaccio, a d'ailleurs donné une brillante conférence en décembre dernier à la Fondation Napoléon, consacrée aux relations entre Napoléon et les Corses (et donc notamment avec Paoli)

Napoléon se ressentait-il déjà français ? à en lire l'article, il était surtout ambitieux ;)
Modifié en dernier par barthelemy le 18 févr. 2018, 12:12, modifié 1 fois.

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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par Bernard » 18 févr. 2018, 11:59

Napoléon se ressentait-il déjà français ? à en lire l'article, il était surtout ambitieux ;)
Effectivement, cet article est très intéressant. Merci L'âne de nous le donner à lire...
Qui douterait que le petit Napoléon ait déjà fait preuve d'ambition ? C'est une constante, et même après avoir obtenu l'impensable (le titre d'Empereur) ! Comment un jeune homme sans avenir qui parvient néanmoins au sommet pourrait-il douter de sa bonne étoile et ne pas se lâcher en toute confiance jusqu'à envahir la Russie ?

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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par L'âne » 18 févr. 2018, 13:02

Bernard a écrit :
18 févr. 2018, 11:59
Comment un jeune homme sans avenir qui parvient néanmoins au sommet pourrait-il douter de sa bonne étoile et ne pas se lâcher en toute confiance jusqu'à envahir la Russie ?
Et même tenter de revenir après une abdication...
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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par Cyril Drouet » 23 août 2018, 14:17

"De toutes les injures qui étaient répandues contre moi dans tant de libelles, celle qui m'était le plus sensible était de m'entendre appeler Corse. L'Ile de Corse, au fond, n'est pas la France, quoiqu'on y parle français."
(Gourgaud, Journal de Sainte-Hélène)

Bien loin de ses écrits de jeunesse :
"Français, non contents de nous avoir ravi tout ce que nous chérissions, vous avez encore corrompu nos mœurs! Le tableau actuel de ma patrie et l'impuissance de le changer sont une nouvelle raison de fuir une terre où je suis obligé par devoir de louer des hommes que je dois haïr par vertu. Quand j'arriverai dans ma patrie, quelle figure faire, quel langage tenir ? Quand la patrie n'est plus, un bon citoyen doit mourir. Si je n'avais qu'un homme à détruire pour délivrer mes compatriotes, je partirais, au moment même; j'enfoncerais dans le sein du tyran le glaive vengeur de la patrie et des lois violées"
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)

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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par L'âne » 27 août 2018, 04:41

Jean SAVANT, auteur à charge, écrit dans son ouvrage "Napoléon" :
"...il reniera ses origines, daignera formuler une pensée très officielle pour « ce » peuple français, qui, après l'avoir adopté, lui sacrifiera tant de millions de ses enfants, et il se prévaudra, à son lit d'agonie même, de sa qualité d'italien : « Je ne suis pas Corse ... Je suis Italien ... Je tiens des Italiens ... Ma qualité d'italien peut avoir beaucoup contribué à déterminer le pape à me couronner ... Je suis Italien ... »
Pendant la longue période de ses débats avec Rome, il aimera à répéter : « Je suis fin ... Ils sont Italiens, et moi aussi ... »
"

Steven ENGLUND dans son "Napoléon" écrit :
"À Sainte-Hélène, d'ailleurs, il déclara : "Je ne suis pas corse. J'ai été élevé en France, donc je suis français, comme mes frères."
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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par Cyril Drouet » 27 août 2018, 08:54

L'âne a écrit :
27 août 2018, 04:41
Jean SAVANT, auteur à charge, écrit dans son ouvrage "Napoléon" :
"...il reniera ses origines, daignera formuler une pensée très officielle pour « ce » peuple français, qui, après l'avoir adopté, lui sacrifiera tant de millions de ses enfants, et il se prévaudra, à son lit d'agonie même, de sa qualité d'italien : « Je ne suis pas Corse ... Je suis Italien ... Je tiens des Italiens ... Ma qualité d'italien peut avoir beaucoup contribué à déterminer le pape à me couronner ... Je suis Italien ... »
Pendant la longue période de ses débats avec Rome, il aimera à répéter : « Je suis fin ... Ils sont Italiens, et moi aussi ... »
"
Attention avec Savant ! Certains lecteurs pourraient s’y faire prendre ; le citer sans le commenter est bien imprudent.
Savant a écrit :
27 août 2018, 04:41
« Je ne suis pas Corse ... Je suis Italien ...
Voilà un bien vilaine manière de manipuler les sources :
« Je ne suis pas Corse : j'ai été élevé en France, je suis donc Français, mes frères aussi. Je suis né en 1769, la Corse étant déjà réunie au royaume. Joseph est mon aîné, c'est pour cela que l'on a dit que je suis de 68. A Lyon, une fois, un maire, croyant me faire un compliment, me dit : C'est étonnant, Sire, que n étant pas Français, vous aimiez tant la France et fassiez autant pour elle ! Ce fut comme s'il m'avait donné un coup de bâton ! Je lui tournai les talons. Les libellistes disaient bien que je n'étais pas Français ! Je suis Italien ou Toscan plutôt que Corse. »
Savant a écrit :
27 août 2018, 04:41
Je tiens des Italiens ...
Là, c’est bien chez Gourgaud. Mais il s’agit là d’un passage pour évoquer ses origines et bien évidemment il faut le lire à la lumière des mots cités plus haut que Napoléon prononça juste après :
« J'ai un pied en Italie et un en France. Car je tiens des Italiens; ma famille était en Toscane, il y a deux cents ans. »
Savant a écrit :
27 août 2018, 04:41
Ma qualité d'italien peut avoir beaucoup contribué à déterminer le pape à me couronner ...
Sans doute est-ce une inspiration (bien libre) de ce que l’on peut lire dans le Mémorial de Sainte-Hélène :
« Il n'y a pas jusqu'à mon origine étrangère, contre laquelle on a essayé de crier en France, qui ne m'ait été bien précieuse. Elle m'a fait regarder comme un compatriote par tous les Italiens ; elle a grandement facilité mes succès, en Italie. Ces succès, une fois obtenus, ont fait rechercher partout, et partout les circonstances de notre famille, tombée depuis longtemps dans l'obscurité. Elle s'est trouvée, au su de tous les Italiens, avoir joué longtemps un grand rôle au milieu d'eux. Elle est devenue, à leurs yeux et à leurs sentiments, une famille italienne ; si bien que quand il a été question du mariage de ma sœur Pauline avec le prince Borghèse, il n'y a eu qu'une voix à Rome et en Toscane, dans cette famille et tous ses alliés : c'est bien, ont-ils tous dit, c'est entre nous, c'est une de nos familles. Plus tard, lorsqu'il a été question du couronnement par le Pape à Paris; cet acte, de la plus haute importance, ainsi que l'ont prouvé les événements, essuya de grandes difficultés : le parti autrichien, dans le conclave, y était violemment opposé; le parti italien l'emporta, en ajoutant aux considérations politiques, cette petite considération de l'amour-propre national : Après tout c'est une famille italienne que nous imposons aux barbares pour les gouverner, nous serons vengés des Gaulois. »
Savant a écrit :
27 août 2018, 04:41
Pendant la longue période de ses débats avec Rome, il aimera à répéter : « Je suis fin ... Ils sont Italiens, et moi aussi ... »
« L'empereur est tout ruse, mais ruse doublée de force. On croit le contraire, et l'on se trompe. Il attache beaucoup plus de prix à sa finesse qu'à sa force. Pour lui triompher n'est rien, c'est attraper qui est tout. Cela provient de l'amour-propre, qui lui fait sentir que sa finesse lui est plus personnelle que sa force. « Je suis fin, m'a-t-il dit cent fois dans ses débats avec Rome. Ils sont Italiens, et moi aussi. » Tous ses plans sont calculés sur un imbroglio; il jouit d'y égarer ses adversaires, d'en tenir seul le fil et le secret. »

Il s’agit d’un passage de l’« Histoire de l'ambassade dans le Grand-Duché de Varsovie en 1812 » de Pradt.
Savant aurait sans doute eu la bonne idée de nous dire ce que Napoléon annota sur cette citation :
« Faux. Controuvé. Jamais propos de cette espèce n’a été tenu. »
(Mémoires pour servir à l'histoire de France sous le règne de Napoléon, écrits à Sainte-Hélène, par les généraux qui ont partagé sa captivité)
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)

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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par L'âne » 29 août 2018, 11:16

Puisque il a été question de Jean SAVANT, quelqu'un connaît-il cet ouvrage ?

IMAG0001.JPG

Quid de cette prétendue fille de Joséphine ?
Je ne me souviens pas d'avoir lu quelque chose à ce sujet...

Jean SAVANT qui dénombre les amants "connus" de Joséphine dans son ouvrage "NAPOLÉON" :

"M. de Lorge ; M. de Crenay ; M. du Roure ; M. de Coigny ; M. de Beauvernet ; M. de Viel-Castel ; Van Acker ; Hoche ; M. de Caulaincourt ; Barras ; Hippolyte Charles ; Junot ; Rapp ; Avy ; Beurnonville ; Turpin-Crissé ; Lahorie ; Carrat ; Lagrange ; Murat ; Botot ; Rouget de l’Isle ; Berkheim ; duc de Mecklembourg ; Le Marois et quelques autres aides de camp de Napoléon.
D'après Mathieu Molé, ministre de la Justice, et grand favori de Napoléon, Joséphine « se plaignait hautement » des « infidélités » de son mari, infidélités « dont elle tirait, d'ailleurs, de complètes vengeances avec quelques-uns de ses aides de camp ».
"

Entre Jean SAVANT et Pierre BRANDA, n'y a t-il pas un juste milieu dans cette affaire ?
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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par Bernard » 29 août 2018, 12:01

L'âne a écrit :
29 août 2018, 11:16
Jean SAVANT qui dénombre les amants "connus" de Joséphine dans son ouvrage "NAPOLÉON" :
M. de Lorge ; M. de Crenay ; M. du Roure ; M. de Coigny ; M. de Beauvernet ; M. de Viel-Castel ; Van Acker ; Hoche ; M. de Caulaincourt ; Barras ; Hippolyte Charles ; Junot ; Rapp ; Avy ; Beurnonville ; Turpin-Crissé ; Lahorie ; Carrat ; Lagrange ; Murat ; Botot ; Rouget de l’Isle ; Berkheim ; duc de Mecklembourg ; Le Marois et quelques autres aides de camp de Napoléon.
Cette liste est plus que discutable. Pour le duc de Vicence, c'est une imposture. Pour Jean Rapp, cela me semble tellement peu probable que j'en doute. Pour Hoche lui-même, les discussions sont permises (voir Joséphine infidèle d'Hector Fleischmann). Quant aux autres, je ne saurais dire...

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Re: Napoléon était-il Français ? Suite...

Message par L'âne » 29 août 2018, 12:47

Bernard a écrit :
29 août 2018, 12:01
Cette liste est plus que discutable. Pour le duc de Vicence, c'est une imposture. Pour Jean Rapp, cela me semble tellement peu probable que j'en doute. Pour Hoche lui-même, les discussions sont permises (voir Joséphine infidèle d'Hector Fleischmann). Quant aux autres, je ne saurais dire...
Oui, je vous rejoins.
Il serait bon qu'un forum comme le nôtre se donne pour objectif, entre autre, de vérifier les assertions de ces pseudo historiens qui, au nom de je ne sais quel idéal, désservent l'Histoire de France.
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