Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

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Modérateur : Général Colbert

Peyrusse

Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par Peyrusse » 28 janv. 2018, 16:07

Je viens de terminer la lecture d’un témoignage qui n’a rien à voir avec l’Empire, je veux parler des mémoires du colonel GUEGUEN, et qui couvrent la Seconde guerre mondiale, celles d’Indochine et d’Algérie. L’auteur en 1957, est capitaine en Algérie dans les rangs du 9ème régiment de parachutistes et raconte qu’il a notamment sous ses ordres messieurs MARBOT et BARRES (petit-fils de l’écrivain Maurice Barrès), tous les deux descendants des célèbres personnages et fameux mémorialistes !

Connaissez-vous des cas similaires : d’autres descendants, portant le même nom que leur ancêtre des guerres de l’Empire et ayant combattu lors de périodes postérieures ?

Je crois que l’un des descendants de Ney est mort, sans postérité, durant la guerre de 1914 et qu’un Murat, descendant du Roi de Naples, a été tué par les Allemands au cours d’un combat qui s’est déroulé en 1944.
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Emile-René Gueguen (1925-2003), fit partie de l’équipe dirigeante de la Société Napoléonienne Internationale, créée par Ben Weider.

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Cyril Drouet
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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par Cyril Drouet » 28 janv. 2018, 17:17

Peyrusse a écrit :
28 janv. 2018, 16:07
un Murat, descendant du Roi de Naples, a été tué par les Allemands au cours d’un combat qui s’est déroulé en 1944.
Le lieutenant Joachim-Louis-Napoléon Murat est tombé au champ d'honneur le 20 juillet 1944.
Ce jour là, le prince accompagné de son chauffeur Olivier Paquin accomplissait une mission de liaison pour le 17e BCP. Ils se heurtèrent à une colonne allemande vers midi, au lieu-dit Gabriau Gabrière. Joachim n'avait que 24 ans.

Peu de temps avant sa mort, le prince avait déclaré :
"Je suis venu au maquis avec l'approbation de mon cousin. Si je meurs, ce sera en le servant, lui et ma patrie."

Il repose depuis le 12 décembre 1961 au Père Lachaise.




Etats de services du prince Napoléon durant la seconde guerre mondiale.

Louis-Napoléon, âgé de 25 ans, rencontra à Genève, en ce funeste début d'année 1939, le colonel Barthe, un ami de Daladier, et lui remit le 15 février un lettre destinée au président du Conseil où il demandait l’autorisation de faire son service militaire en France. Né en Belgique, le prince n'oubliait en rien que son illustre nom était envers et contre tout attaché aux destinées de la France.
Devant l’absence de réponse, Louis-Napoléon reprit la plume au mois d'août suivant afin d’obtenir le droit de s’engager dans le Corps de Troupe Combattant métropolitain ou dans la Légion étrangère. La même demande fut formulée quelques jours plus tard au président de la République, puis de nouveau au président du Conseil.
Daladier lui répondit finalement le 28 septembre précisant que la loi d'exil frappant sa famille ne permettait pas de répondre favorablement à ses vœux.

Ecœuré, il décida de prendre les devants et franchit la frontière franco-suisse le 16 mars 1940. Deux jours plus tard, il se présentait à l’Intendance militaire de Vancia, dans l’Ain, et souscrivait un engagement militaire à la Légion étrangère, sous le nom de Blanchard. Son identité véritable ne tarda pourtant pas à être révélée. Daladier fut prévenu mais laissa faire.

Blanchard partit pour Marseille ; ville qu’il quitta pour Oran, le 29 mars. Il atteignit ainsi Sidi-Bel-Abbès le 3 avril pour être affecté à la compagnie de passage n°2 puis à la n°1 du 1er régiment etranger. Ce fut à Saïda, en pleine instruction, que notre légionnaire apprit la signature de l’armistice.
Le 5 septembre, à sa demande, il était rayé des contrôles et se retirait à Lausanne.

Ses prises de contacts avec les services de renseignements français en 39 lui permirent cependant de servir à nouveau la France.
Ainsi, de 1941 à décembre 1942, Louis-Napoléon accomplit des missions en métropole et à l’étranger et travailla pour le compte du BCRA de la France Libre.

Le débarquement allié en Afrique du nord le décida finalement à quitter l’Europe. Saulcet, Toulouse, Foix, Saint-Girons. Vint le passage des Pyrénées où le prince et trois camarades furent finalement cueillis par les Allemands. Transféré au fort du Hâ puis à Fresnes, Louis-Napoléon prétendit mener seulement une excursion de haute montagne. Les Nazis tombèrent dans le panneau et le libérèrent au début de l'année 1943. Il venait de passer quatre mois dans les prisons de l'ennemi.

Bien que surveillé par la Gestapo, le prince reprit contact avec la Résistance. Sous les noms de Renault ou Muller, il servit en province pour le compte de l’Organisation de Résistance Armée avant de rejoindre le maquis sous le commandement du commandant Carol. Là, il devint 2e classe puis sergent au sein de la 1ère compagnie du 17e BCP reconstitué dans la région de Châteauroux (brigade Charles-Martel).

Le 28 août 1944, alors que le maquis de la Brenne s'était résolument lancé dans la lute à outrance depuis le 15 juillet dernier, le prince Napoléon, alias Louis Monnier, échappa de peu à la mort. Sur la route de Châteauroux, accompagné de quatre artificiers FFI et de leur chef d'équipe, l’adjudant d’artillerie Léopold Linarès, il tomba dans une embuscade au sommet de la butte de Montbel (un monument commémore aujourd'hui l'affaire). Sous le feu nourri d'armes automatiques et d’un canon de 47, blessé à la jambe par un éclat d’obus, il parvint à s’échapper et à regagner le PC du bataillon. Ses cinq compagnons d’armes avaient péri.


Sorti de l’hôpital de Châteauroux, le 17 septembre, Napoléon gagna Paris où il obtint le grade de lieutenant FFI sous le nom de Louis de Montfort et fut cité à l’ordre de la division pour l’affaire du 28 août.
Le 29 octobre, il rencontra De Gaulle qui le félicita pour ses services rendus à la France.

Envoyé sur le front de Saint-Nazaire, il y reçut la croix de guerre, le 27 novembre avant de rejoindre, après un passage à l’état-major de Koenig, son affectation définitive à la 27e division alpine le 1er janvier 1945, malgré son souhait de rejoindre les rangs de la 2ème DB. Ce fut au sein de ce corps que Louis-Napoléon fêta le 8 mai.

Quatre jours plus tard, il était affecté à l’Ecole de haute montagne. Le 30 septembre 1946, le lieutenant de Montfort, décoré de la Légion le 4 février, était finalement démobilisé.

Restait la loi d'exil. Elle fut supprimée, malgré l'opposition des communistes, le 24 juin 1950.
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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par C-J de Beauvau » 28 janv. 2018, 17:58

Peyrusse a écrit :
28 janv. 2018, 16:07
Je viens de terminer la lecture d’un témoignage qui n’a rien à voir avec l’Empire, je veux parler des mémoires du colonel GUEGUEN, et qui couvrent la Seconde guerre mondiale, celles d’Indochine et d’Algérie. L’auteur en 1957, est capitaine en Algérie dans les rangs du 9ème régiment de parachutiste et raconte qu’il a notamment sous ses ordres messieurs MARBOT et BARRES (petit-fils de l’écrivain Maurice Barrès), tous les deux descendants des célèbres personnages et fameux mémorialistes !
Connaissez-vous des cas similaires : d’autres descendants, portant le même nom que leur ancêtre des guerres de l’Empire et ayant combattu lors de périodes postérieures ?
J'ai un exemple , il vaut ce qu'il vaut. il n'est pas français il est britanique il s'appelle James Hillier Blount alias le chanteur James Blunt selon le journal The Telegraph , et autre sources avant sa carrière de chanteur et de démissionner il était capitaine dans un régiment cavalerie des Life Guards, et a combatu au Kosovo il est sorti de la Royal Military Academy, de Sandhurst, Son père était colonel des 13th/18th Royal Hussars son grand père était militaire également and so on ........ la différence c'est que c'est lui qui est plus connu que ses ancêtres .
Cette ligné militaire daterait de l'époque du roi Gorm of Denmark et de ses ancêtres danois qui ont émigré en Angleterre au 10eme siecle . Il y en a certainement un qui a combattu durant l'empire
Pour conclure ,Le 6 septembre 2014,J Blunt a épousé Alexandrina "Sofia" Wellesley, fille de Lord et Lady John Henry Wellesley, et petite-fille du 8e duc de Wellington. la boucle est bouclée lol

;)
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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par Général Colbert » 28 janv. 2018, 18:42

Il y a un autre prince Murat, qui est mort au combat en 1914 et enterré à Lihons (Somme) , un beau monument avec une aigle en bronze a été érigé là où il est tombé et inhumé, cet (te) aigle (masculin comme oiseau, féminin en héraldique) a été momentanément retiré et abrité il y a quelques années lorsque sévissaient des pilleurs de métaux, et a du être remis(e) en place, soit an naturel, soit en moulage de résine, à vérifier. J'ai eu l'honneur de donner sous chapiteau avec le prince Murat actuel lors d'une commémoration à Lihons.

D'autre part, j'ai vu passer en vente chez un antiquaire spécialisé un bicorne du général Ney d'Elchingen, des années 1900.

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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par C-J de Beauvau » 28 janv. 2018, 19:21

Voici un article du Point sur quelques descendants de maréchaux d'empire" moins prestigieux de nos jours "et même certains déconnectés du patrimoine historique de ce que(" leur nom ")peut symboliser
Quelques passages ......Joachim Murat est d'abord un « fils posthume ». Il est né trois mois après la mort de son père, tué à 24 ans en 1944 dans le maquis par les SS de la division Das Reich. « Je n'ai pas connu mes parents », résume-t-il. C'est le prince Napoléon qui l'a éduqué dans le souvenir de l'Empereur et du rôle, pour lui capital, joué par Murat. « Commandant de l'aile gauche à Austerlitz, mais aussi roi de Naples. Là-bas les Italiens le vénèrent ! » Ils le fusilleront en 1815 dans le petit port calabrais du Pizzo quand il tente, à la mort de l'Empire, de reconquérir son royaume. Son corps sera jeté à la fosse commune, triste fin pour cet homme de 48 ans dont on se demande comment il a pu survivre aux multiples charges de cavalerie qu'il a dirigées..... « Je ne peux pas échapper à cette hérédité, dit son descendant. C'est impossible. Je reçois des lettres qui viennent du monde entier. » Mais on devine que cette charge est parfois pesante.
L a rencontre avec Charles Davout d'Auerstaedt a lieu dans un café qui fait face à la cour de la gare de l'Est, à Paris. 54 ans, eurasien - son père a épousé une Japonaise et lui-même s'est marié à une Marocaine -, Charles Davout est professeur de français dans un centre de formation et d'apprentissage d'une banlieue « difficile ». « Mon nom suscite de l'intérêt chez mes collègues qui sont professeurs d'histoire ou, parfois, quand je suis en rapport avec une administration et que je tombe sur un féru de l'Empire, dit-il doucement. Mais le tout premier souvenir que j'ai, c'est mon entrée au collège : le principal m'a tout de suite fait appeler et j'ai eu peur d'avoir fait une grosse bêtise. En fait, il voulait simplement savoir si j'étais lié à la famille du maréchal.....Son aïeul Louis Nicolas était l'un des rares maréchaux de Napoléon issu d'une famille noble, les d'Avout, mais ayant embrassé avec fougue les idées nouvelles. Guerres de la Révolution, campagnes d'Egypte et d'Italie, en 1804 il est, à 34 ans, le plus jeune des maréchaux de la première promotion.....La plupart des Davout ont donc continué dans la carrière militaire, fidèles au dicton bourguignon : « Quand naît un Davo, une espée sort du fourreau. » Comment enseigne-t-il cette histoire à son fils Sébastien ? « A 14 ans, il est plus passionné par l'école et par la techno, mais je vais lui faire rencontrer les membres de l'association [souvenirdavout@aol.com] qui perpétue la mémoire de mon aïeul. Après on verra. On peut ne pas aimer Napoléon mais, pour les jeunes, il demeure un certain halo de gloire autour de ses lieutenants. Après tout, ce n'est pas si loin. Six générations seulement. »
Jean-François Reille-Soult : « Je dors dans le lit du maréchal »
F ace à la porte de l'ascenseur qui s'ouvre dans le bel appartement de la rive gauche, il y a le portrait du maréchal Jean de Dieu-Soult. Son descendant, Jean-François Reille Soult, duc de Dalmatie, 41 ans, accueille le visiteur en souriant. Ce jeune banquier reconnaît d'emblée que sa situation est particulière : « J'ai toujours eu un lien physique avec cette période. Mon frère et moi, nous possédons encore la demeure que mon aïeul fit bâtir dans son village natal du Tarn en 1827 et où il est enterré aujourd'hui. Je dors donc dans le lit du maréchal, entouré de ses portraits. Je vis dans ses meubles. » Aux murs du salon, il y a des tableaux espagnols ramenés par le maréchal de sa campagne d'Andalousie. Les accusations de pillage ? Jean-François Reille-Soult les balaie d'un revers de main. « Prises de guerre, c'était l'usage. » Mais la fortune du maréchal est aussi liée à la formidable carrière qu'il mena après l'Empire........
....Benoît Lannes : « Mon institutrice m'a fait prendre conscience de mon nom »
Benoît Lannes de Montebello est un jeune homme timide de 32 ans. Dans le fracas d'une brasserie parisienne, il tend tout d'abord l'épaisse thèse qu'a rédigée sa soeur Emmanuella sur leur aïeul le maréchal Jean Lannes, le « Roland de l'armée ». Petite cravate rouge et veste noire, Benoît entretient lui aussi la mémoire de celui qui mena l'infanterie de l'aile gauche à Austerlitz et fut le premier des maréchaux à mourir au combat. « Avec mon père [le duc de Montebello], nous avons créé un musée à la mémoire du maréchal dans le Lot. C'est vrai, je suis fier d'être le descendant d'un grand militaire aimé de ses soldats. » Destin tragique que celui de Jean Lannes, l'un des rares maréchaux de Napoléon issu d'un milieu modeste. Il est même le seul à venir du monde paysan....Tous les Français se sont battus à cette période et pas seulement des maréchaux, c'est pourquoi je ne comprends pas pourquoi on ne veut pas célébrer Austerlitz, dit Benoît Lannes. Cela fait partie de notre patrimoine. » Il a pris conscience pour la première fois du nom qu'il portait en classe de CM2. « Mon institutrice m'a apporté des documents et m'a fait comprendre que mon nom était lié à l'histoire. Pour certains la descendance est difficile car non entretenu par la famille , soit charismatique , et pour d'autres sans importance


http://www.lepoint.fr/actualites-societ ... 20/0/24256
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Peyrusse

Merci .

Message par Peyrusse » 28 janv. 2018, 19:55

Merci à tous pour ces premières réponses fort intéressantes.
Modifié en dernier par Peyrusse le 29 janv. 2018, 16:26, modifié 1 fois.

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Espagne
 
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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par Espagne » 28 janv. 2018, 20:53

Bonsoir.
Du côté du général Jean-Louis Brigitte ESPAGNE, mort à Essling, qui eu un nombre important de militaires (dont le capitaine Georges GILBERT, descendant également du général DURUTTE par sa mère, et qui acheva l'oeuvre du général THOUMAS à son décès) et ingénieurs en armement dans sa descendance, notons (à ma connaissance) :
- Son premier fils, Emile, qui n'est pas mort au combat (il sera député), bien qu'ayant participé à Waterloo, en tant que lieutenant de Cuirassiers.
- L'arrière petit-fils d'un de ses autres fils, qui décéda en septembre 1918 de maladie, alors qu'il fut canonnier au 8è Rgt d'artillerie lourde. Reconnu Mort pour la France, par dépêche ministérielle du 06/12/1921.
D'autres s'illustrèrent du côté PAROISSIEN, épouse du général ESPAGNE, des descendants de ses frères, dont un eut la Croix de Guerre 14-18; il devînt marchand de laine en France puis en Australie, où il a toujours une nombreuse descendance.
I'll be back !
"Le grand art d'écrire, c'est de supprimer ce qui est inutile" Napoléon Bonaparte-1804

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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par Demi-solde » 28 janv. 2018, 23:32

C-J de Beauvau a écrit :
28 janv. 2018, 19:21
Voici un article du Point sur quelques descendants de maréchaux d'empire" moins prestigieux de nos jours "et même certains déconnectés du patrimoine historique de ce que(" leur nom ")peut symboliser
Quelques passages......
(...) La rencontre avec Charles Davout d'Auerstaedt a lieu dans un café qui fait face à la cour de la gare de l'Est, à Paris. 54 ans, eurasien - son père a épousé une Japonaise et lui-même s'est marié à une Marocaine -, Charles Davout est professeur de français dans un centre de formation et d'apprentissage d'une banlieue « difficile ». « Mon nom suscite de l'intérêt chez mes collègues qui sont professeurs d'histoire ou, parfois, quand je suis en rapport avec une administration et que je tombe sur un féru de l'Empire, dit-il doucement. Mais le tout premier souvenir que j'ai, c'est mon entrée au collège : le principal m'a tout de suite fait appeler et j'ai eu peur d'avoir fait une grosse bêtise. En fait, il voulait simplement savoir si j'étais lié à la famille du maréchal.....Son aïeul Louis Nicolas était l'un des rares maréchaux de Napoléon issu d'une famille noble, les d'Avout, mais ayant embrassé avec fougue les idées nouvelles. Guerres de la Révolution, campagnes d'Egypte et d'Italie, en 1804 il est, à 34 ans, le plus jeune des maréchaux de la première promotion.....La plupart des Davout ont donc continué dans la carrière militaire, fidèles au dicton bourguignon : « Quand naît un Davo, une espée sort du fourreau. » Comment enseigne-t-il cette histoire à son fils Sébastien ? « A 14 ans, il est plus passionné par l'école et par la techno, mais je vais lui faire rencontrer les membres de l'association [souvenirdavout@aol.com] qui perpétue la mémoire de mon aïeul. Après on verra. On peut ne pas aimer Napoléon mais, pour les jeunes, il demeure un certain halo de gloire autour de ses lieutenants. Après tout, ce n'est pas si loin. Six générations seulement. » (...)


http://www.lepoint.fr/actualites-societ ... 20/0/24256
A noter que Charles Davout d'Auerstaedt dont il est question ici, 6ème duc d'Auerstaedt, décédé depuis l'article, en 2006, n'est pas un descendant direct du maréchal d'Empire, il s'agit de son arrière-arrière-petit-neveu ; son arrière-arrière-grand-père étant Charles-Isidore, le plus jeune frère de Louis-Nicolas.

Son père, Léopold, 5ème duc d'Auerstaedt, fut pilote de chasse durant de la deuxième guerre mondiale, lors de la campagne de France puis en Indochine jusqu'en 1942.

Est-ce lui qui est crédité au générique de l' "Austerlitz" d'Abel Gance, dans le rôle de... Davout ?

Image


Le grand-père de Charles, Louis, 4ème duc d'Auerstaedt, fut officier d’infanterie pendant la première guerre mondiale où il fut grièvement blessé à Crugny-sur-Ardre, en Champagne, en mai 1918.

Ce titre de duc d'Auerstaedt fut conféré à l'arrière-grand-père de Charles, Léopold, par Napoléon III, le 23 septembre 1864, relevant ainsi le titre de duc d'Auerstaedt qui s'était éteint à la mort de son cousin Napoléon-Louis Davout, pair de France, 2e duc d'Auerstaedt.
Léopold Davout d'Auerstaedt, neveu donc du maréchal, combattit ensuite en 1870 et durant la commune, puis fut nommé général en 1877 et grand chancelier de la Légion d'honneur en 1895.


Cordialement

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Re: Des guerres de l’Empire aux guerres modernes.

Message par C-J de Beauvau » 29 janv. 2018, 00:21

Merci Demi-solde pour ces précisions
La guerre c'est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas
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