Chevaux

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

GENERAL COLBERT

Message par GENERAL COLBERT » 16 nov. 2015, 20:01

Il y a dans la Somme à Chipilly, un monument de marbre représentant un soldat britannique embrassant son cheval blessé.

Turos M. J.

Message par Turos M. J. » 17 nov. 2015, 17:10

A Londres, en l'église Saint Jude - on - the - Hill est une belle plaque en l'honneur aux chevaux qui sont morts dans la Première Guerre Mondiale.
:salut:

GENERAL COLBERT

Monument de Chipilly

Message par GENERAL COLBERT » 18 nov. 2015, 00:00

Image

Christophe

Chevau-légers bavarois…

Message par Christophe » 13 déc. 2015, 16:35

[aligner]La scène suivante se situe le 26 novembre 1812, sur les bords de la Bérézina.
---------------------
« Ils étaient encore légers, mais depuis longtemps ils n’avaient plus de chevaux, et tout leur armement consistait en d’énormes gourdins. Il suffisait d’écouter un seul instant les récits de ces braves troupiers, pour se convaincre du chagrin que leur avait causé la perte de leurs montures ».

(Colonel de Suckow, «D’Iéna à Moscou. Fragments de ma vie militaire, 1800-1812 », A la Librairie des Deux Empires, 2001» p.248). L'auteur faisait partie à cette époque de la 25ème division wutembergoise rattachée au IIIème corps (maréchal Ney). )
[/aligner]

LeBarde

Des chevaux et encore des chevaux !

Message par LeBarde » 15 déc. 2015, 17:00

-Les shakos,les baudriers,les ceinturons,les cuirasses,les pelisses,les plastrons,les sabretaches,les turbans,les mirlitons,les épaulettes,les contre-épaulettes,les plumets,les colbacks,les fourrures,les chausses, les soutaches,les tresses,les glands,les franges,les schabraques,les patelettes,les galons,les jugulaires,les boutons,les gilets,les czapskas,les chenilles,les criniéres,les retroussis,les aiguillettes,les fourreaux,les gibernes,les cravates,les cordeliéres,les parements..."Il me fallait des millions de chevaux tirant des milliers de canons,portant des milliers de carabiniers,dragons,chasseurs,hussards,ulhans,lanciers,grenadiers,etc,etc...
Vive LUI.

Bonavita

Message par Bonavita » 04 mai 2016, 19:37

et pendant la Commune les parisiens ont même vidé les zoos pour se nourrir d'éléphant tigre et j'en passe ahah

Christophe

Nos amis les bêtes.

Message par Christophe » 04 mai 2016, 22:08

Ce sont les animaux du Jardin d'acclimation et ceux du Jardin des Plantes qui ont été dévorés. Le zoo de Vincennes ne sera créé qu'en 1934.
Durant le Siège de paris, on a mangé du chat, du chien et même du rat ! A table !

:roll:

Bonavita

Message par Bonavita » 05 mai 2016, 02:03

Nuls reproches de ma part, nécessite fait force de loi mais l'idée des enclos vandalisés me fait beaucoup rire :) pendant la guerre, ma grand-mère, elle, élevait des cochons d'inde... :fou:

plus sérieusement sur les chevaux,

Suite à la révolution Française, les haras sont fermés ou vidés, il n'y a donc presque plus d'élevages pour fournir des montures de qualités, Napoléon va tenter d'assurer la remonte Il va rouvrir et créer des haras, assurer le contrôle des races, organiser les vétérinaires, etc, mais les besoins et les pertes vont s'avérer démesurés...

Faute de ressources nationales suffisantes en Normandie etc, on prélève à l'étranger.

Les pertes s'estiment en centaines de milliers pendant les guerres napoléoniennes, et les pertes au combat sont loin d'être les plus importantes, les chevaux manquent de fers (2 par montures voire aucun), de fourrage de qualité, de soins, sont malmenés, certains cavaliers sabotent leurs montures pour éviter le combat, les races ne sont pas toujours adaptées, les écuries dans de sales états, les maladies et l'épuisement font des ravages...

On avait certes la meilleure cavalerie du monde, mais à quel prix :roll:

Peyrusse

Malheureux chevaux !

Message par Peyrusse » 10 déc. 2017, 11:54

« Le cheval fut, durant la campagne, le principal aliment. Déjà, en marchant sur Moscou, les Français avaient fait des grillades avec les chevaux tués en choisissant les plus jeunes dont la chair était plus tendre. Au soir de La Moskowa, ils mangèrent du cheval rôti, car, dit un des combattants, la denrée ne manquait pas et jamais boucherie ne fut si bien approvisionnée. Daru, proposant au mois d’octobre à Napoléon de passer l’hiver à Moscou et de faire de cette ville un grand camp retranché, disait qu’on salerait les chevaux qu’on ne pourrait nourrir. Pendant la retraite, le cheval a, comme dit Castellane dans son «Journal », un grand débit. Les soldats mangent tous ceux qui peuvent être saignés. Ils les volent même pour les manger. Un officier qui se croit suivi de sa monture sent tout à coup que les rênes qu’il a passées autour de son bras viennent d’être coupées ; il se retourne ; il voit son cheval tué, dépecé, partagé. Mais le froid devint si intense qu’on ne pouvait plus tuer et dépecer les chevaux.

On leur coupait donc une tranche dans la culotte pendant qu’ils marchaient et le froid les avait tellement engourdis et rendus insensibles qu’ils ne donnaient aucun signe de douleur. Plusieurs cheminèrent ainsi durant quelques jours avec de fortes parties de chair enlevées aux cuisses : le froid avait gelé le sang qui sortait et arrêté tout écoulement. Tout le mois de novembre, le soldat fut hippophage. « Le cheval, remarque Castellane, continue à très recherché, et les soldats n’en laissent pas. » Mais le 4 décembre 1812, Castellane note qu’on ne mange plus le cheval, qu’on a des bestiaux autant qu’on veut et qu’on fait des distributions. La viande de cheval plaisait donc à l’armée, le général hollandais Van Dedem de Gelder raconte que son cuisinier, qui avait vécu à Drontheim en Norvège, savait la préparer à merveille ; ses invités, lorsqu’il en servait, croyaient qu’il leur servait du bœuf. Mais, sous l’empire de la faim, les hippophages commirent des horreurs. Des « hébétés », raconte le général Vionnet de Maringoné, ouvraient le ventre à de chevaux encore vivants et leur arrachaient les rognons, le foie, le cœur qu’ils mangeaient avec voracité pendant que l’animal palpitait encore devant eux. D’autres qui n’avaient ni sabre, ni couteau, déchiraient la chair de leurs dents et suçaient le sang de la bête qui gisait sur le sol sans être encore morte. »

Arthur CHUQUET
---------

« Dans le jour, je pus acheter quelquefois une entrecôte de bœuf ou de cheval que je rôtissais à la pointe de mon épée. »

« En arrivant à Orcha, toute l’armée fut surprise de la complaisance des Russes. Ils nous y avaient lassé le passage libre, et c’est là que, le 19 et 20 novembre, nous franchîmes le Dniepr sur deux ponts construits à la hâte. En ne nous attaquant point, le maréchal Koutousov nous laissa la perspective flatteuse de voir arriver les corps d’armée des maréchaux Victor et Oudinot, qui en effet nous sauvèrent à la Bérézina ; Koutousov avait agi en général peu accoutumé à vaincre, ou en politique rusé. Sa maxime fut de nous laisser aller : « Cette leçon leur servira, disait-il, ils n’y reviendront pas ; il faut les chasser de chez nous, mais il ne faut pas détruire l’armée française ; ce serait travailler pour leurs ennemis et els nôtres. » Koutousov tenait au système d’alliance entre la France et la Russie. A Doubrowna et à Orcha nous avions trouvé des vivres, mais le désordre qui régnait dans l’armée avait rendu les distributions régulières impossibles, et le résultat avait été le même qu’à Smolensk ; les uns avaient pris au-delà de leurs besoins, les autres n’avaient rien obtenu et succombaient d’inanition. Personnellement j’ai été très heureux, après la perte de mes équipages. Le [grand-] maréchal Duroc m’invita souvent à déjeuner à la halte que l’Empereur faisait en plein air. Le maréchal Lefebvre, le duc d’Abrantès [général Junot], et surtout le comte Daru, partagèrent avec moi leur souper ; le général Piré conserva son fourgon jusqu’à la Bérézina, grâce à mes soins et à ceux de ses aides-de-camp. Je m’étais mis en subsistance chez lui à la condition de bien défendre notre palladium ; aussi, pour faire passer ce fourgon si précieux et celui du comte Daru, ai-je tiré plus d’une fois l’épée contre ceux qui voulaient arrêter leur passage, mon chapeau galonné ne suffisant plus à en imposer aux soldats. J’ai beaucoup souffert à cause de ma blessure et du froid, mais je ne me suis jamais couché sans souper et sans boire une bouteille de vin. Dans le jour, je pus acheter quelquefois une entrecôte de bœuf ou de cheval que je rôtissais à la pointe de mon épée auprès des bivouacs, quand du moins les soldats consentaient à me laisser approcher. Les Polonais étaient bien plus complaisants, en cela, que les Français, et souvent ils m’ont échangé ma viande contre des côtelettes de mouton et de la soupe de kacha. Avant Smolensk, je fus soigné pendant trois jours par un jeune comte de Seckendorff, officier des cuirassiers saxons, qui était bien monté en tout et à qui j’ai eu pour cela grande obligation. Tous ces détails sont minutieux, mais ils dépeignent la triste situation de l’armée. A quoi en effet n’est pas réduit le sous-lieutenant lorsque les généraux sont à la merci du soldat et n’ont ce qu’ils obtiennent que par un reste de considération ou par amitié ?

J’ai perdu en Russie vingt-quatre chevaux de prix, sans compter les petits cognats qu’on achetait à un ou deux louis, et qu’on perdait deux jours après. Je n’ai sauvé que ma personne et mes papiers ; mes cartes, mon argent, tout est tombé au pouvoir de l’ennemi, et l’on ne m’a donné aucune indemnité à mon retour, grâce à la partialité du prince de Neuchâtel [Maréchal Berthier] ; à qui j’avais dit trop franchement, pour en être aimé ou favorisé, ma manière de voir sur le traitement qu’éprouvaient les étrangers. Comme j’avais été au Kremlin lui parler pour moi et pour quelques autres officiers, Son Altesse me dit : « Si vous n’êtes pas contents, vous pouvez vous en retourner. » Je lui répliquai : « Ce n’est ni le moment pour nous de le demander, ni à vous de nous le proposer, et je doute, prince, que l’Empereur vous ait chargé de ce message ; mais je ne vous cache pas que moi aussi bien que ceux dont je vous parle, nous sommes fâchés d’être venus. »
----------------------

(« Un général hollandais sous le Premier Empire. Mémoires du général baron de Dedem de Gelder (1774-1825) », Plon, 1900, pp.283-286). En 1812, cet officier commandait une brigade sous les ordres du maréchal Davout. Plus tard, lors de la retraite, il se trouve à l’avant-garde sous les ordres de Murat.

Avatar du membre
L'âne
 
Messages : 2740
Enregistré le : 14 juil. 2017, 07:03
Localisation : Corsicasie

Campagne de Russie - Trajet aller...

Message par L'âne » 10 déc. 2017, 12:07

André CASTELOT "La campagne de Russie de 1812" :
Montesquiou nous le rapporte : « Je comptai, pendant l'espace de cinq lieues, les corps de mille deux cent quarante chevaux morts, quoiqu'un grand nombre d'hommes aient déjà travaillé, pendant plus de vingt-quatre heures, à les enterrer. »
Une lieue terrestre vaut 4,445 km.
Soit, dans le cas qui nous intéresse un peu plus de 22 km.
Aurea mediocritas

  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • [CHEVAUX] Le destin des chevaux durant la campagne de Russie…
    par Peyrusse » 18 oct. 2017, 10:33 » dans Salon Ier Empire
    16 Réponses
    1693 Vues
    Dernier message par Peyrusse
    21 oct. 2017, 13:05
  • CHEVAUX : Chevaux de bataille de Napoléon 1er.
    par Peyrusse » 02 oct. 2017, 22:06 » dans Livres - Revues - Magazines
    98 Réponses
    8572 Vues
    Dernier message par la remonte
    30 oct. 2019, 15:39
  • [CHEVAUX] Cerbère
    par FRIEDERICHS » 24 oct. 2015, 23:20 » dans Salon Ier Empire
    14 Réponses
    2750 Vues
    Dernier message par la remonte
    03 nov. 2015, 11:14
  • [CHEVAUX] Mycotoxines
    par la remonte » 10 avr. 2017, 12:16 » dans Bivouac des reconstitueurs & militaria
    5 Réponses
    894 Vues
    Dernier message par la remonte
    24 avr. 2017, 09:58
  • [CHEVAUX] Le cheval de Waterloo
    par L'ARCHEONAUTE » 28 juin 2015, 09:44 » dans Salon Ier Empire
    13 Réponses
    3851 Vues
    Dernier message par L'âne
    01 juil. 2015, 01:14