★ Les derniers jours du maréchal LANNES...

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Modérateur : Général Colbert

Soldat d'Empire

Message par Soldat d'Empire »

Effectivement j'ai bien vérifié dans l'ouvrage de Ronald ZINS, la source est la même, à savoir Cadet de GASSICOURT. Ceci étant, je me permets de rajouter deux lignes de plus à son témoignages qui vont à la suite de ce que Christophe a mis en ligne sur son blog.
Lannes aurait ensuite dit à Napoléon : "hâte-toi de terminer cette guerre: c'est le voeu de tes généraux; c'est sans doute celui de ton peuple. Tu ne seras jamais plus puissant, tu peux être plus aimé ! Pardonne à un mourrant ces vérités, ce mourant te chérit.
Le maréchal, en achevant, lui a tendu la main, et l'Empereur l'a embrassé en pleurant, mais sans lui répondre. Je tiens cette scène de plusieurs témoins auriculaires, qui me l'ont rapportée dans les mêmes termes, ou au moins dans le même sens".
in ZINS Ronald, Le Maréchal Lannes, éditions Horace Cardon, Reyrieux, 2009, p.447.
L'auteur a titré ce passage, ainsi que d'autres lignes que je ne retranscris pas ici, "Les calomnies de Gassicourt" dans la deuxième partie de l'ouvrage "Un caractère de feu et un coeur d'or", chapitre XVII "Lannes, favori de Napoléon".
Amicalement, à bientôt. :salut:
Le Vengeur

Message par Le Vengeur »

Pour la petite histoire, on nomma, en hommage à Lannes, un vaisseau de premier rang, de type 118 canons, le Montebello. Ce navire, commencé à Toulon en octobre 1810, fut lancé le 6 décembre 1812.
L'âne

Message par L'âne »

Cher Sylla,

j'avais compris qu'il n'y avait pas d'animosité et par conséquent était aequo animo (d'une âme sereine).

Vive l’Épopée ! Et le latin...
Jean-Louis

Maréchaux : Lannes

Message par Jean-Louis »

Bonsoir à toutes et à tous,

Je ne sais pas si je suis dans la bonne rubrique mais je fais appel à la sagacité des abonnés de ce forum. J'ai acquis récemment la miniature proposée ci-après en photo et qui semble représenter un officier général, de l'Empire :

Image

Qu'en pensez-vous ?
D'avance merci pour votre aide
Peyrusse

Maréchaux : Lannes

Message par Peyrusse »

Il s'agit très certainement du maréchal Lannes.
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Cyril
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Identification miniature du maréchal LANNES

Message par Cyril »

cela ressemble effectivement beaucoup à ce portrait très connu
alannes.jpg
"Servir est mon devoir"
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Demi-solde
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Identification miniature du maréchal LANNES

Message par Demi-solde »

Jean-Louis a écrit :
19 nov. 2017, 17:27
Image
Qu'en pensez-vous ?
cyril a écrit :
19 nov. 2017, 23:02
cela ressemble effectivement beaucoup à ce portrait très connu
Image
Par le baron François Gérard :
Image

Cordialement
Peyrusse

Les derniers jours du maréchal Lannes racontés par Cadet de Gassicout.

Message par Peyrusse »

Image

Le passage qui suit est extrait de son ouvrage intitulé « Voyage en Autriche, en Moravie et en Bavière fait à la suite de l’armée française pendant la campagne de 1809 », et qui fut publié en 1818 à Paris, chez L’Huillier. On n’oubliera pas que ce récit, comme bien de ceux publiés sous les deux restaurations, est favorable au pouvoir royal. Aussi l’auteur n’hésite pas à mettre dans la bouche du malheureux Lannes des mots de reproches à l’égard de Napoléon. Il est peu probable que compte-tenu de son état le duc de Montebello ait tenu de pareils propos…

---------------------
"Le duc de Montebello avait sans doute des pressentiments sinistres, lorsqu’il monta à cheval pour se rendre à l’île Lobau. J’étais avec le docteur Lannefranque, lorsque nous le rencontrâmes sur le pont de la Vienne. Le maréchal aimait beaucoup mon collègue. Il s’arrêta, lui prit la main, et lui dit : « Vous ne tarderez pas sans doute à venir nous retrouver, nous aurons probablement besoin de vous ; Messieurs, si j’en crois les apparences, la journée sera chaude- Monsieur le duc, lui fit le docteur, elle ajoutera à votre gloire, et nous nous en féliciterons avec toute l’armée.-La gloire ! reprit vivement Montebello, fumée bien chère ! J’aimerais mieux cent fois… Tenez, voulez-vous que je vous parle franchement, on s’est trop pressé… Je n’ai pas une bonne idée de cette affaire ; mais qu’elle qu’en soit l’issue, ce sera pour moi la dernière bataille… Comment l’entendez-vous Général ? –Adieu, adieu, Messieurs… Et il partit au galop. Ce dernier mot m’afflige, me dit M. Lannefranque, voilà plusieurs fois que le maréchal me montre ce découragement et ce mécontentement. S’il n’avait pas pour l’Empereur un attachement aussi sincère, il aurait soupçonné de faiblesse un aussi brave militaire ; il est comme bien d’autres, las du métier, et il est persuadé que cette campagne lui sera funeste…

22 mai 1809. La postérité ne saura pas toute la vérité sur la malheureuse bataille d’Essling. Les ordres de l’Empereur m’ont obligé de rester à Schoenbrünn, et je n’étais pas à cette affaire ; mais aussitôt que la canonnade se fit entendre, je montai au sommet de la Gloriette, d’où l’on pouvait découvrir les deux armées ; je n’ai pu distinguer au travers d’un nuage gros comme Paris, que les éclairs de quatre cents pièces de canon et la flamme de quelques maisons incendiées. On vient de nous amener le général Mouton, blessé par une balle qui lui a traversé la main. On nous annonce que le maréchal Lannes vient d’avoir une jambe emportée par un boulet en faisant une reconnaissance. Si les Autrichiens avaient su que les ponts étaient coupés, derrière notre armée, s’ils avaient su qu’une division entière était de l’autre côté du Danube, spectatrice inutile de notre désastre ; si par le plus habile manœuvre, on ne les avait pas trompés sur la quantité de nos forces, aucun Français ne serait revenu de cette bataille. Notre perte est énorme, mais on ne peut pas dire que nous ayons été vaincus, puisque nous sommes restés maîtres du champ de bataille, que les autrichiens n’ont pas osé sortir de leurs lignes, et qu’en nous retirant dans l’île de Lobau, nous n’avons pas laissé un seul de nos blessés sur la rive. Gloire à Masséna ! C’est lui qui a sauvé l’armée. J’ai couru à Vienne au-devant de nos blessés. L’esprit des Viennois est détestable : ils insultent nos militaires qu’ils voient se traîner sanglants à l’hôpital. Les Capucins, répandus dans les rues, excitent les femmes à maudire les Français. J’étais tenté de tomber à coups de canne sur quelques uns de ces misérables barbus ; la crainte d’exciter une sédition, a pu seule me retenir…Que de traits d’héroïsme la journée d’Essling à produit !

L’Empereur s’est constamment exposé comme un sous-lieutenant. Les boulets ont tué plusieurs personnes derrière lui. Enfin, on dit que le général Walther effrayé du danger qu’il courait, s’écria : " Sire, si votre Majesté ne se retira pas, je la fais enlever par mes grenadiers ». J’ai vu un cuirassier qui venait de perdre un bras, porter avec l’autre jusqu’à l’hôpital un de ses camarades qu’un boulet avait frappé au pied. Un canonnier français eut les deux jambes emportées par un boulet. Deux soldats le ramassent, et le chargent sur deux branches d’arbres pour le porter à l’ambulance établie dans l’une des îles du Danube. Il souffrait horriblement, et ne jetait pas un cri : « J’ai bien soif », disait-il souvent à ses porteurs. Arrivés sur un des ponts sur radeaux, il les supplie d’arrêter un moment, de le poser sur le plancher, et d’aller lui chercher de l’eau pour étancher sa soif ; ou un peu d’eau-de-vie pour ranimer ses forces. Ses camarades lui obéissent et le quittent. A peine ont-ils fait quelques pas, il leur crie : "Mes amis, allez doucement, je n’ai pas de jambes, et j’arriverai plus tôt que vous. Vive la France ! "

Il dit, et se roule dans le fleuve qui l’engloutit. L’Empereur, en voyant emporter le maréchal Lannes baigné dans son sang, a fait poser le brancard, s’est jeté à genoux, à pris le maréchal dans ses bras, et lui a dit en fondant en larmes : « Montebello, me reconnais-tu ? »- « Oui, Sire, vous perdez votre meilleur ami. »-« Non, non, tu vivras !, puis se tournant vers Larrey, n’est-il pas vrai que vous répondez de ses jours ? » Cette scène attendrissante et digne du pinceau de Gérard, a ranimé le courage des malheureux blessés qui, se soulevant sur le sable, ont crié : "Vive l’Empereur ! ". Quelques pages plus loin, Cadet de Gassicourt revient sur la situation très critique du duc de Montebello: « On désespère de pouvoir sauver le maréchal Lannes. Il a soutenu avec beaucoup de force et de courage l’amputation de la cuisse droite, mais le boulet a touché le genou gauche et brisé la rotule ; une seconde amputation deviendra peut-être nécessaire. Le duc éprouve un violent chagrin, une fièvre d’un mauvais caractère s’est déclarée. On a placé le maréchal chez un brasseur d’Ebersdorf, dans un entresol au-dessus d’une écurie. La maison est environnée de cadavres d’hommes et de chevaux. L’air qu’on y respire est infect, la chaleur y est étouffante. C’est cependant ce qu’on a trouvé de mieux. L’Empereur témoigne le plus tendre intérêt au malade. Par ses ordres, le célèbre Franck a été appelé avec MM. Larrey, Yvan, Paulet et Lannefranque qui soignent alternativement le maréchal. Napoléon lui a déjà fait deux visites. Dans la dernière entrevue le duc a demandé que tout le monde se retirât dans la pièce voisine, dont la porte est restée ouverte. Quand il s’est vu seul avec l’Empereur, il lui a rappelé tous les services qu’il lui a rendus, toutes les preuves d’attachement qu’il lui a données ; puis élevant la voix : "Ce n’est pas, a-t-il dit, pour t’intéresser à ma femme et à mes enfants que je te parle ainsi. Quand je meurs pour toi, je n’ai pas besoin de te les recommander, ta gloire te fait un devoir de les protéger, et je ne crains pas de changer tes dispositions à leur égard en t’adressant les derniers reproches de l’amitié. Tu viens de faire une grande faute, elle te prive de ton meilleur ami, mais elle ne te corrigera pas. Ton ambition insatiable te perdra ; tu sacrifies sans nécessité, sans ménagement, sans regrets, les hommes qui te servent le mieux. Ton ingratitude éloigne de toi ceux-mêmes qui t’admirent ; tu n’as plus autour de toi que des flatteurs ; je ne vois pas un ami qui ose te dire la vérité. On te trahira, on t’abandonnera ; hâte-toi de terminer cette guerre.

C’est le vœu de tes généraux ; c’est dans doute celui de ton peuple. Tu ne seras jamais plus puissant, tu peux être bien plus aimé ! Pardonne à un mourant ces vérités, ce mourant te chérit… Le maréchal, en achevant, lui a tendu la main, et l’Empereur l’a embrassé en pleurant, mais sans lui répondre. Je tiens cette scène de plusieurs témoins auriculaires, qui me l’ont rapportée dans les mêmes termes, ou au moins dans le même sens.

6 juin 1809. Montebello est mort [le 31 mai après huit jours de souffrances…], j’ai embaumé son corps avec MM. Larrey et Varéliaud. Il nous a été envoyé le jour même de sa mort, avec ordre de la préparer comme l’avait été le colonel Morland, tué à la bataille d’Austerlitz, c’est-à-dire, de le plonger dans une forte dissolution de sublimé corrosif, selon la méthode du Dr. Chaussier. Mais le maréchal était en pleine putréfaction, et cette opération qui a duré trois jours a été pénible et dangereuse. Les lotions d’acide muriatique, les fumigations, guytonniennes, les cassolettes de benjoin, etc., ne pouvaient corriger l’odeur horrible de ce cadavre. J’ai été fortement indisposé par la poussière du sublimé corrosif, dont j’ai pilé trente livres dans un mortier découvert. Je me suis trouvé superpurgé pendant trois jours et j’ai eu un commencement de salivation. Lorsque nous avons plongé le corps du maréchal dans le bain mercuriel, l’ammoniaque et l’hydrogène sulfuré qui s’exhalaient du cadavre, décomposèrent la dissolution, et il fallut recommencer. Après huit jours d’immersion, nous avons mis le maréchal dans un tonneau fait exprès et nous avons achevé de le remplir avec une solution saturée de sublimé corrosif. Le corps, transporté en France, doit être séché et placé dans un cercueil. "
-----------
A propos de l'auteur de ce témoignage...

Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien et écrivain français est né à Paris le 2 janvier 1769. Officiellement, il est le fils du célèbre chimiste Louis-Claude Cadet de Gassicourt (1731-1789), et de Marie Thérèse Boisselet (1731-1800), selon toute probabilité, il est en réalité le produit des amours de celle-ci avec le Roi Louis XV. Cet état de fait est d’ailleurs rapporté par le général Baron Thiébault dans ses mémoires. Quoi qu’il en soit, son père pour l’état-civil souhaite lui faire suivre des études de pharmacie. Mais le jeune homme qui côtoie chez ses parents des talents littéraires tels que d’Alembert, Buffon ou Condorcet, veut d’abord se consacrer exclusivement à l’écriture et à la littérature. Il fait malgré tout des études de droits et devient avocat. Il possède un certain talent oratoire et plaide avec éloquence et un certain succès. Il se marie en janvier 1789 avec Madeleine Félicité Baudet. Lors de la Révolution française, Cadet de Gassicourt y adhère pleinement avec enthousiasme. Il n’hésite pas cependant à en condamner les excès du Tribunal révolutionnaire. Il est accusé d’avoir participé au 13 vendémiaire (5 octobre 1795), proscrit, il se cache pendant trois ans dans le Berry. A son retour, il se remet à la pharmacie et acquiert dans cette pratique, une solide réputation. Celle-ci lui doit d’être nommé premier pharmacien par l’empereur Napoléon en 1809.

En parallèle, il mène une carrière d’écrivain. Il écrit de nombreux ouvrages sur les sciences, se moqua ouvertement de Madame de Staël et de Chateaubriand. Il compose un ouvrage souvent cité sur les Templiers. Sous la Restauration, il s’oppose à la notion de droit divin. On lui doit : Le Tombeau de Jacques de Molay, ou histoire secrète des initiés anciens et modernes, Templiers, Francs-maçons, illuminés, Paris 1797. Le Souper de Molière (1798), La Visite de Racan (1798), Mon voyage ou lettres sur la Normandie (1799), Esprits des sots (1801), Le Poète et le savant, dialogues (1799), Saint-Géran ou la nouvelle langue française (1807), suite du précédent (1811), De l’étude simultanée des sciences (1812), Voyage en Autriche, en Moravie et en Bavière (1818).Charles Louis Cadet de Gassicourt est décédé le 21 novembre 1821. Il repose dans la 39ème division du cimetière du Père-Lachaise à Paris.

-Notice extraite du site des Amis et Passionnés du Père-Lachaise :
http://www.appl-lachaise.net/
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L'âne
 
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[MARÉCHAUX] LANNES

Message par L'âne »

Paul TRIAIRE "Dominique Larrey et les campagnes de la Révolution et de l'Empire, 1768-1842." :
"On raconta à cette époque, et on l'a écrit depuis, car l'esprit de parti n'épargna aucune arme de dénigrement vis-à-vis de Napoléon, que Lannes lui adressa à cette minute suprême des reproches sur son ambition et sur les fautes qu'elle lui avait fait commettre et le conjura de mettre fin à la guerre4."

"4 Cette légende a été propagée par Cadet de Gassicourt, pharmacien de la maison de l'Empereur (cf. Voyage en Autriche); mais il n’était pas présent, et le récit qu'il fait de la mort de Lannes n’offre aucun caractère d'authenticité. Il suffit, du reste, de faire remarquer que Lannes n’était guère en état de se livrer à de telles adjurations."

"Larrey, qui a laissé un récit très circonstancié de la blessure et de la mort du maréchal, et son aide de camp Marbot, qui ne le quitta pas un instant, ont contesté ces prétendus reproches. Lannes reçut au contraire avec une sorte de satisfaction douloureuse et reconnaissante les étreintes de son maître. « Dans deux heures, lui dit-il d'abord, vous aurez perdu votre meilleur ami1. » Mais peu à peu il se remonta, et sur les affectueuses paroles que l'Empereur lui adressa en le quittant : « Vous vivrez, mon ami, et je n'aurai pas la douleur d'être séparé de vous, » il répondit « qu'il serait heureux de servir encore longtemps la France et Sa Majesté2. » À ce moment, le maréchal avait repris la plénitude de ses sens. Il s'informa de la situation de l'armée, apprit avec satisfaction qu'elle rentrait sans être inquiétée dans l'ile de Lobau. Puis, se rappelant que Marbot avait été blessé et pansé très sommairement, il pria Larrey d'inspecter son appareil et d'examiner la plaie."

"1 Larrey, Note manuscrite et lettre à Ribes.
2 Marbot, op. cit.
"
Aurea mediocritas
Peyrusse

Infortuné Lannes !

Message par Peyrusse »

« Le maréchal Lannes vécut et souffrit quinze à vingt jours après l’amputation des deux jambes. Il vit chaque jour l’Empereur venir à son lit de mort, lui donner des marques de sa douleur et de sa véritable affection. Il mourut le 30 mai [31 mai 1809], mieux que tant d’autres, au milieu de sa gloire et sans l’avoir ternie. Je tiens du général Guéhéneuk [Guéhéneuc], beau-frère du maréchal et son aide de camp, que Lannes, harassé de fatigue vers la fin de la bataille, était descendu de cheval et s’était assis sur un petit tertre, quand un boulet d’un très faible calibre lui fracassa les deux jambes » . (Général Paulin, "Mémoires").
--------------------------
Le général Mathieu Dumas ("Souvenirs") évoque lui aussi le duc de Montebello : « Entre six et sept heures, j’eus la douleur de voir arriver à la tête du pont le brave maréchal Lannes, mortellement blessé, ayant les deux jambes emportées par un boulet : il était porté sur un brancard couvert de feuillages par un groupe de grenadiers ; il me tendit la main, et je l’accompagnai ainsi jusqu’à l’extrémité du pont. A quelques pas plus loin, ce héros fut déposé sur le rivage, où il reçut les embrassements de son ami l’Empereur. »
---------------------
« Les corps du maréchal Lannes et du brave général Saint-Hilaire sont dans un tonneau rempli d’oxygène pour être transportés à Paris. Je les ai vus : Grands Dieux, quel spectacle ! Et qu’est ce que c’est que de nous ! » (Guillaume Peyrusse, lettre à son frère André, datée Schoenbrünn,, 12 juin 1809). « Le maréchal duc de Montebello n’a pu être sauvé. Son corps a été embaumé et, pour être conservé, il a été plongé dans une dissolution de sublimé corrosif. A son arrivée en France, le corps sera séché, mis dans un cercueil et placé aux Invalides. » (G. Peyrusse, "Notes de voyage", passage daté de Vienne, 27 juin 1809).
-----------------
"Le corps du maréchal Lannes , que l’on n’a pu sauver, et celui du général Saint-Hilaire , ont été renfermés dans des tonneaux remplis d’une dissolution de sublimé corrosif, pour être transportés à Paris . Je les ai vus, et c’est un triste spectacle" (G. Peyrusse, "Avec Napoléon. Mémoires, 1809-1815")
----------------
Le général Le Blond de Saint-Hilaire (né en 1766). Durant la campagne d’Autriche, il commandait la 3ème division du 2ème corps sous les ordres du maréchal Lannes. A Essling, il a le pied gauche emporté par un boulet et meurt à Vienne le 5 juin 1809 des suites de ses blessures.
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