★ Les derniers jours du maréchal LANNES...

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

equentric

Message par equentric »

n'oubliez pas non plus son caveau dans la crypte du panthéon.
en plus il y a plein d'autres types sympa a voir !

:lol:
:salut:
Dominique T.

Message par Dominique T. »

Je sollicite votre aide pour m'aider à recenser tous les souvenirs évoquant le maréchal Lannes : statues, bustes, tableaux, maisons, châteaux, gravures, armes, etc. en France ou à l'étranger.
Je ne peux que vous recommander de vérifier dans le Guide Napoléon (page 904): il y 28 références (monuments, souvenirs, etc.) concernant le maréchal Lannes.
Belle Poule

Lannes au cimetière Montmartre ????

Message par Belle Poule »

Cet article du Pèlerin en date du 5 avril 1908 est exposé dans la maison de Zola à Meulan. Il relate la protestation véhémente du descendant de Lannes, au moment où il est question de mettre Zola au Panthéon. (Zola était un des protagonistes de l’affaire Dreyfus) :
Le duc de Montebello avait adressé au Président du conseil la lettre suivante :

Le jour anniversaire de la bataille d’Essling où le maréchal Lannes, mon grand-père, trouva une mort glorieuse, son corps, déposé provisoirement à Strasbourg, fut transporté triomphalement au Panthéon pour y être enterré avec une pompe extraordinaire.
Le catafalque était surmonté du buste du héros, dont le front était ceint d’une couronne de lauriers ; aux quatre angles s’élevaient les statues de la Force, de la Justice, de la Tempérance et de la Prudence, vertus chrétiennes et guerrières, emblèmes des qualités essentielles de ce soldat français (…).
Aujourd’hui ce temple, au fronton ironique, va accueillir Zola, l’insulteur de l’armée française. Au nom de toute ma famille, de mes amis indignés, de tous ceux qui respectent la mémoire de mon illustre aïeul, je proteste et je requiers l’autorisation de transférer son corps au cimetière Montmartre, dans le tombeau de famille où repose déjà son cœur.
L’Etat qui n’a pas craint de spolier les morts, n’osera point, je veux le croire, disputer leur dépouille. Héritier du nom, gardien des traditions du maréchal Lannes, il m’appartient de revendiquer ses restes et de refuser désormais pour lui un honneur qui ne serait qu’une insulte à son passé.
C’est un devoir que je remplis et un droit que je réclame. (…).


M. Clemenceau a, dans sa réponse à M. le duc de Montebello déclaré que, seule une loi pourrait autoriser le transfert des restes du maréchal Lannes dans un cimetière et que le gouvernement ne croit pas devoir prendre l’initiative de proposer cette loi. Le duc de Montebello n’en ira pas moins jusqu’au bout de sa revendication.
Dominique T.

Re: Lannes au cimetière Montmartre ????

Message par Dominique T. »

En effet, mais il n'y eut pas de suites.

Cependant, son coeur repose bel et bien au cimetière Montmartre, dans le caveau de famille.

http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Lannes.htm


Image
Barclay

Message par Barclay »

Bonjour a tous !

C'est etait tres interessant !!! :vivelafrance:

Amicalement...
lukian54

Message par lukian54 »

:salut: :salut: :salut:
merci pour la photo
je ne connaissais pas ce monument
Christophe

La bataille d'Essling:le début de la fin du maréchal Lannes

Message par Christophe »

[aligner]Le 31 mai 1809, s'éteignait, le maréchal Lannes, après un long calvaire. Le passage qui suit est extrait des "Mémoires" de Cadet de Gassicourt.

Mais tout d'abord, quelques mots sur l’auteur. Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien et écrivain français est né à Paris le 2 janvier 1769. Officiellement, il est le fils du célèbre chimiste Louis-Claude Cadet de Gassicourt (1731-1789), et de Marie Thérèse Boisselet (1731-1800), selon toute probabilité, il est en réalité le produit des amours de celle-ci avec le Roi Louis XV. Cet état de fait est d’ailleurs rapporté par le général Baron Thiébault dans ses mémoires. Quoi qu’il en soit, son père pour l’état-civil souhaite lui faire suivre des études de pharmacie. Mais le jeune homme qui côtoie chez ses parents des talents littéraires tels que d’Alembert, Buffon ou Condorcet, veut d’abord se consacrer exclusivement à l’écriture et à la littérature. Il fait malgré tout des études de droits et devient avocat. Il possède un certain talent oratoire et plaide avec éloquence et un certain succès. Il se marie en janvier 1789 avec Madeleine Félicité Baudet. Lors de la Révolution française, Cadet de Gassicourt y adhère pleinement avec enthousiasme ; Il n’hésite pas cependant à en condamner les excès du Tribunal révolutionnaire. Il est accusé d’avoir participé au 13 vendémiaire (5 octobre 1795), proscrit, il se cache pendant trois ans dans le Berry. A son retour, il se remet à la pharmacie et acquiert dans cette pratique, une solide réputation. Celle-ci lui doit d’être nommé premier pharmacien par l’empereur Napoléon en 1809.

En parallèle, il mène une carrière d’écrivain. Il écrit de nombreux ouvrages sur les sciences, se moqua ouvertement de Madame de Staël et de Chateaubriand. Il compose un ouvrage souvent cité sur les Templiers. Sous la Restauration, il s’oppose à la notion de droit divin. On lui doit : Le Tombeau de Jacques de Molay, ou histoire secrète des initiés anciens et modernes, Templiers, Francs-maçons, illuminés, Paris 1797. Le Souper de Molière (1798), La Visite de Racan (1798), Mon voyage ou lettres sur la Normandie (1799), Esprits des sots (1801), Le Poète et le savant, dialogues (1799), Saint-Géran ou la nouvelle langue française (1807), suite du précédent (1811), De l’étude simultanée des sciences (1812), Voyage en Autriche, en Moravie et en Bavière (1818).

Charles Louis Cadet de Gassicourt est décédé le 21 novembre 1821. Il repose dans la 39ème division du cimetière du Père-Lachaise à Paris.

(Notice extraite du site des Amis et Passionnés du Père-Lachaise : http://www.appl-lachaise.net/ )
Le passage qui suit est extrait de son ouvrage intitulé « Voyage en Autriche, en Moravie et en Bavière fait à la suite de l’armée française pendant la campagne de 1809 », et qui fut publié en 1818 à Paris, chez L’Huillier. On n’oubliera pas que ce récit, comme bien de ceux publiés sous les deux restaurations, est favorable au pouvoir royal. Aussi l’auteur n’hésite pas à mettre dans la bouche du malheureux Lannes des mots de reproches à l’égard de Napoléon. Il est peu probable que compte-tenu de son état le duc de Montebello ait tenu de pareils propos…

C.B.
Le duc de Montebello avait sans doute des pressentiments sinistres, lorsqu’il monta à cheval pour se rendre à l’île Lobau. J’étais avec le docteur Lanne franque, lorsque nous le rencontrâmes sur le pont de la Vienne. Le maréchal aimait beaucoup mon collègue. Il s’arrêta, lui prit la main, et lui dit : « Vous ne tarderez pas sans doute ç venir nous retrouver, nous aurons probablement besoin de vous ; Messieurs, si j’en crois les apparences, la journée sera chaude- Monsieur le duc, lui fit le docteur, elle ajoutera à votre gloire, et nous nous en féliciterons avec toute l’armée.-La gloire ! reprit vivement Montebello, fumée bien chère ! J’aimerais mieux cent fois… Tenez, voulez-vous que je vous parle franchement, on s’est trop pressé… Je n’ai pas une bonne idée de cette affaire ; mais qu’elle qu’en soit l’issue, ce sera pour moi la dernière bataille… Comment l’entendez-vous Général ? –Adieu, adieu, Messieurs… Et il partit au galop. Ce dernier mot m’afflige, me dit M. Lannefranque, voilà plusieurs fois que le maréchal me montre ce découragement et ce mécontentement. D’il n’avait pas pour l’Empereur un attachement aussi sincère, il aurait soupçonné de faiblesse un aussi brave militaire ; il est comme bien d’autres, las du métier, et il est persuadé que cette campagne lui sera funeste…

22 mai 1809. La postérité ne saura pas toute la vérité sur la malheureuse bataille d’Essling. Les ordres de l’Empereur m’ont obligé de rester à Schoenbrünn, et je n’étais pas à cette affaire ; mais aussitôt que la canonnade se fit entendre, je montai au sommet de la Gloriette, d’où l’on pouvait découvrir les deux armées ; je n’ai pu distinguer au travers d’un nuage gros comme Paris, que les éclairs de quatre cents pièces de canon et la flamme de quelques maisons incendiées. On vient de nous amener le général Mouton, blessé par une balle qui lui a traversé la main. On nous annonce que le maréchal Lannes vient d’avoir une jambe emportée par un boulet en faisant une reconnaissance. Si les Autrichiens avaient su que les ponts étaient coupés, derrière notre armée, d’ils avaient su qu’une division entière était de l’autre côté du Danube, spectatrice inutile de notre désastre ; si par le plus habile manœuvre, on ne les avait pas trompé sur la quantité de nos forces, aucun Français ne serait revenu de cette bataille. Notre perte est énorme, mais on ne peut pas dire que nous ayons été vaincus, puisque nous sommes restés maîtres du champ de bataille, que les autrichiens n’ont pas osé sortir de leurs lignes, et qu’en nous retirant dans l’île de Lobau, nous n’avons pas laissé un seul de nos blessés sur la rive. Gloire à Masséna ! C’est lui qui a sauvé l’armée. J’ai couru à Vienne au-devant de nos blessés. L’esprit des Viennois est détestable : ils insultent nos militaires qu’ils voient se traîner sanglants à l’hôpital. Les Capucins, répandus dans les rues, excitent les femmes à maudire les Français. J’étais tenté de tomber à coups de canne sur quelques uns de ces misérables barbus ; la crainte d’exciter une sédition, a pu seule me retenir…Que de traits d’héroïsme la journée d’Essling à produit !

L’Empereur s’est constamment exposé comme un sous-lieutenant. Les boulets ont tué plusieurs personnes derrière lui. Enfin, on dit que le général Walther effrayé du danger qu’il courait, s’écria : »Sire, si votre Majesté ne se retira pas, je la fais enlever par mes grenadiers ». J’ai vu un cuirassier qui venait de perdre un bras, porter avec l’autre jusqu’à l’hôpital un de ses camarades qu’un boulet avait frappé au pied. Un canonnier français eut les deux jambes emportées par un boulet. Deux soldats le ramassent, et le chargent sur deux branches d’arbres pour le porter à l’ambulance établie dans l’une des îles du Danube. Il souffrait horriblement, et ne jetait pas un cri : « J’ai bien soif », disait-il souvent à ses porteurs. Arrivés sur un des ponts sur radeaux, il les supplie d’arrêter un moment, de le poser sur le plancher, et d’aller lui chercher de l’eau pour étancher sa soif ; ou un peu d’eau-de-vie pour ranimer ses forces. Ses camarades lui obéissent et le quittent.

A peine ont-ils fait quelques pas, il leur crie : »Mes amis, allez doucement, je n’ai pas de jambes, et j’arriverai plus tôt que vous. Vive la France ! » Il dit, et se roule dans le fleuve qui l’engloutit. L’Empereur, en voyant emporter le maréchal Lannes baigné dans son sang, a fait poser le brancard, s’est jeté à genoux, à pris le maréchal dans ses bras, et lui a dit en fondant en larmes : « Montebello, me reconnais-tu ? »- « Oui, Sire, vous perdez votre meilleur ami. »-« Non, non, tu vivras !, puis se tournant vers Larrey, n’est-il pas vrai que vous répondez de ses jours ? » Cette scène attendrissante et digne du pinceau de Gérard, a ranimé le courage des malheureux blessés qui, se soulevant sur le sable, ont crié : »Vive l’Empereur ! ».

Quelques pages plus loin, Cadet de Gassicourt revient sur la situation très critique du duc de Montebello: « On désespère de pouvoir sauver le maréchal Lannes. Il a soutenu avec beaucoup de force et de courage l’amputation de la cuisse droite, mais le boulet a touché le genou gauche et brisé la rotule ; une seconde amputation deviendra peut-être nécessaire. Le duc éprouve un violent chagrin, une fièvre d’un mauvais caractère s’est déclarée. On a placé le maréchal chez un brasseur d’Ebersdorf, dans un entresol au-dessus d’une écurie. La maison est environnée de cadavres d’hommes et de chevaux. L’air qu’on y respire est infect, la chaleur y est étouffante. C’est cependant ce qu’on a trouvé de mieux. L’Empereur témoigne le plus tendre intérêt au malade. Par ses ordres, le célèbre Franck a été appelé avec MM. Larrey, Yvan, Paulet et Lannefranque qui soignent alternativement le maréchal. Napoléon lui a déjà fait deux visites. Dans la dernière entrevue le duc a demandé que tout le monde se retirât dans la pièce voisine, dont la porte est restée ouverte. Quand il s’est vu seul avec l’Empereur, il lui a rappelé tous les services qu’il lui a rendus, toutes les preuves d’attachement qu’il lui a données ; puis élevant la voix : »Ce n’est pas, a-t-il dit, pour t’intéresser à ma femme et à mes enfants que je te parle ainsi. Quand je meurs pour toi, je n’ai pas besoin de te les recommander, ta gloire te fait un devoir de les protéger, et je ne crains pas de changer tes dispositions à leur égard en t’adressant les derniers reproches de l’amitié. Tu viens de faire une grande faute, elle te prive de ton meilleur ami, mais elle ne te corrigera pas. Ton ambition insatiable te perdra ; tu sacrifies sans nécessité, sans ménagement, sans regrets, les hommes qui te servent le mieux. Ton ingratitude éloigne de toi ceux-mêmes qui t’admirent ; tu n’as plus autour de toi que des flatteurs ; je ne vois pas un ami qui ose te dire la vérité. On te trahira, on t’abandonnera ; hâte-toi de terminer cette guerre. C’est le vœu de tes généraux ; c’est dans doute celui de ton peuple. Tu ne seras jamais plus puissant, tu peux être bien plus aimé ! Pardonne à un mourant ces vérités, ce mourant te chérit… Le maréchal, en achevant, lui a tendu la main, et l’Empereur l’a embrassé en pleurant, mais sans lui répondre. Je tiens cette scène de plusieurs témoins auriculaires, qui me l’ont rapportée dans les mêmes termes, ou au moins dans le même sens.

6 juin 1809. Montebello est mort [le 30 mai après 8 jours de souffrances…], j’ai embaumé son corps avec MM. Larrey et Varéliaud. Il nous a été envoyé le jour même de sa mort, avec ordre de la préparer comme l’avait été le colonel Morland, tué à la bataille d’Austerlitz, c’est-à-dire, de le plonger dans une forte dissolution de sublimé corrosif, selon la méthode du Dr. Chaussier. Mais le maréchal était en pleine putréfaction, et cette opération qui a duré trois jpurs a été pénible et dangereuse. Les lotions d’acide muriatique, les fumigations, guytonniennes, les cassolettes de benjoin, etc., ne pouvaient corriger l’odeur horrible de ce cadavre. J’ai été fortement indisposé par la poussière du sublimé corrosif, dont j’ai pilé trente livres dans un mortier découvert. Je me suis trouvé superpurgé pendant trois jours et j’ai eux un commencement de salivation. Lorsque nous avons plongé le corps du maréchal dans le bain mercuriel, l’ammoniaque et l’hydrogène sulfuré qui s’exhalaient du cadavre, décomposèrent la dissolution, et il fallut recommencer. Après huit jours d’immersion, nous avons mis le maréchal dans un tonneau fait exprès et nous avons achevé de le remplir avec une solution saturée de sublimé corrosif. Le corps, transporté en France, doit être séché et placé dans un cercueil.[/aligner]
Christophe

★ Les derniers jours du maréchal LANNES...

Message par Christophe »

J'ai mis-en-ligne sur mon blog un extrait du témoignage de l'apothicaire Cadet de Gassicourt sur les derniers jours du maréchal Lannes:

http://lestafette.unblog.fr/2011/05/28/ ... assicourt/

:salut:
Soldat d'Empire

Message par Soldat d'Empire »

Bonjour Christophe,

Je viens de lire le témoignage que tu cites ci-dessus en objet ainsi que le préambule de présentation que tu en as fais. D'ores-et-déjà merci car c'est mon maréchal d'empire préféré pour son caractère, ses faits d'armes, non pour sa vie privée qui comporte quelques bémols...sur lesquels je ne m'étendrai pas.
Ceci étant je trouve ce témoignage réel, par contre les mots que tu présentes comme ne pouvant pas être du maréchal ont été mis dans sa bouche par de nombreux auteurs.
Je me souviens, de mémoire, que Ronald ZINS, dans la biographie sur le-dit homme, lui porte les mêmes propos, que j'ai également lu sur différents sites internet. Donc ma conclusion et cela n'engage que moi, c'est que soit la source est toujours la même :?: , soit c'est vraiment ce qui s'est déroulé :?:
Après tout, un militaire, même haut dans la hiérarchie, peut en avoir assez de faire la guerre, du moins il me semble humain que cela puisse arriver surtout lorsqu'on sait ce qu'était alors le fait de faire la guerre. Je le lis tous les soirs, dans ton dernier ouvrage, que ce n'était visiblement pas une joie, bien qu'il y en ait eu aussi lors des victoires ou des petits repas au bivouac, qui sont finalement, des petits moments de bonheur pour les hommes.
Amicalement, à bientôt. :salut:
Turos M. J.

Message par Turos M. J. »

...seulement un mot - MERCI :fleur3:
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