L'ESPAGNE : Talavera de la Reyna (juillet 1809)

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Modérateur : Général Colbert

lutzen 1813

Re: L'ESPAGNE

Message par lutzen 1813 »

Le contexte était tout différent Friedrichs. je crois même que Français et Espagnols étaient alliés. La bataille de Villaviciosa n'était pas contre les Espagnols mais contre les "impériaux" , Autrichiens, Hollandais et les Britanniques , qui ne voulaient pas d'un Bourbon, donc d'un allié potentiel de la France à Madrid :salut:
Modifié en dernier par lutzen 1813 le 15 mars 2016, 18:38, modifié 1 fois.

FRIEDERICHS

Re: L'ESPAGNE

Message par FRIEDERICHS »

Cependant , il reste tout de même un fait . C'est que l'on a mis sur le trône espagnol un prince français , sans que cela , apparemment , ne pose problème ?? ( est-ce que cela au moins est exact ? ) :salut:

lutzen 1813

Re: L'ESPAGNE

Message par lutzen 1813 »

Oui Friederichs, pour le gouvernement espagnols le petit-fils de Louis XIX était légitime. Ce sont les Britanniques, entre autres, qui s'y sont opposés (refus d'un rapprochement France - Espagne) C'est d'ailleurs au-cours de cette guerre qu'ils ont mis la main sur Gibraltar qu'ils n'ont toujours pas rendu à l'Espagne et ils ne veulent pas le faire (ce sont des têtus). :salut:

Peyrusse

L'ESPAGNE

Message par Peyrusse »

« Vitoria. Lettre du général Buquet, 10 juillet 1812. Le 29 juin la malle de France à Madrid a été enlevée par la bande de Longa (environ 3000 hommes), entre Miranda et Pancorbo ; le courrier, le postillon, 60 hommes, dont 2 officiers, de l’escorte qui n’était que de 134 hommes, ont été tués. Le 2 juillet, un convoi de 62 prisonniers allant de Santander à Bilbao avec une escorte de 160 hommes a été surpris par une embuscade près de Villa-Real ; 80 hommes dont l’officier ont été tués par la première décharge ; des prisonniers ont été atteints, presque tous se sont enfuis. Le 4 juillet, Mina a paru devant Vitoria avec 2500 hommes et 500 cavaliers ; la garnison les a mis en fuite ; les habitants sont restés tranquilles. Le 6 juillet, les anglais ont canonné la place de Castro ; les bandes de Longa et de Campillo ont soutenu l’attaque par terre, le général Duvernet s’étant porté au secours de Laredo à Castro, y est retourné ; le 8, les bandes, rappelées par les anglais, ont de nouveau attaqué la place ; la garnison d’une centaine d’hommes a capitulé et la place a été remise aux Anglais. Ils ont détruit tous les ouvrages de Lequeitio, Bermeo et autres places de la côte ; ils ont débarqué quelques hommes à Sarauz ; il y a eu un feu très vif entre le fort de Guetaria et l’ennemi ; le général Soulier s’est porté vers cette place. On porte à plus de 25 000 hommes le nombre d’insurgés dans le nord de l’Espagne. »

Bulletin du samedi 25 juillet 1812 adressé par le général Savary, duc de Rovigo à l’Empereur. (Nicole GOTTERI, « La Police secrète du Premier Empire. Tome V », Honoré Champion, 2001, p.82)
-------------
« Vitoria. Lettre du général Buquet, 21 juillet 1812. Le général gouverneur de Pampelune a adressé une circulaire aux communes voisines sur l’approvisionnement de la ville ; à Huarte, l’alcade et le curé ayant publié à nouveau les défenses de Mina, ont été fusillés ; 211 habitants de cette commune ont été arrêtés et conduits à Pampelune ; 165 habitants ont été retenus en otages, les autres renvoyés. Le résultat a été qu’au 1er marché de juillet, 100 paysans environ ont apporté divers objets. Après la prise de Castro, les Anglais ont laissé 1 frégate et 2 bricks devant la ville et se sont portés à Guetaria. La bande de Pastor s’est approchée de la ville avec de l’artillerie ; le 16, ily a eu un feu très vif, de terre et de mer ; le général Aussenac est intervenu avec une forte colonne, aidé par la garnison de Guetaria ; la bande a pris la fuite, abandonnant 5 canons ; parmi les prisonniers se trouvent « 5 Anglais dont 3 officiers ; le commandant de l’escadre a proposé un échange que le gouverneur a refusé. L’escadre anglaise a aussi attaqué Portugalete avec les bandes de Longa et Campillo ; le général Soulier les a mises en fuite ; ils ont laissé 400 fusils anglais neufs. On apprend que Madrid est tranquille. L’armée du centre semblait faire un mouvement vers celle du Portugal qui se trouvait sur le Duero en présence des anglais ; le général Binet était arrivé. On s’attendait à une bataille. »

Bulletin du jeudi 30 juillet 1812 adressé par le général Savary, duc de Rovigo à l’Empereur. (Nicole GOTTERI, « La Police secrète du Premier Empire. Tome V », Honoré Champion, 2001, p.96)


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L'âne
 
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Re: En Espagne…

Message par L'âne »

Un curé fusillé en Espagne...dur !
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Re: L'ESPAGNE : Le siège de Tarragone (mai-juin 1811)

Message par L'âne »

Édouard GUILLON « Les guerres d’Espagne sous Napoléon » :
"Ancienne capitale de l'Espagne citérieure, Tarragone avait compté, diton, près d'un million d'habitants au beau temps de la domination romaine. La décadence fut rapide. Il ne lui reste, de sa splendeur d'autrefois, que de vieilles murailles qui font la joie des archéologues, un admirable aqueduc, les souvenirs historiques de 1811 et un grand commerce de vins. Peu de villes laissent une impression plus profonde de majesté déchue et de mélancolie. Elle est bâtie sur un rocher isolé et escarpé de tous les côtés, sauf vers le sud-ouest, où débouche un ruisseau nommé le Francoli. Elle est partagée en ville basse, où se trouvent le port et les entrepôts, et ville haute, étagée au pied de la cathédrale.
La ville basse était défendue par une enceinte bastionnée. La ville haute, séparée de l'autre par le boulevard de la Rambla, était entourée de ses vieilles murailles romaines et d'ouvrages nouveaux. Enfin, au-dessus de l'amphithéâtre formé par les deux villes, sur un rocher dominant tous les environs, se trouvait le fort de l'Olivo, pourvu de 50 bouches à feu, avec une garnison de 1.200 hommes. Ainsi, trois étages de défenses, armées de 400 pièces de canon ; une garnison de 18.000 hommes, sous le commandement du brigadier général Contreras ; une population énergique et la flotte anglaise mouillée dans la rade, tels étaient les obstacles que présentait le siège de Tarragone.
"

"Écoutons Suchet lui-même : « Les divisions Harispe, Habert, Frère, Palombini, montrèrent un dévouement, une constance, une valeur admirables. Nous avions, pour ainsi dire, fait cinq sièges successifs, ou du moins on avait donné cinq fois l'assaut et assailli neuf brèches. L'infanterie avait eu 3.750 hommes hors de combat ; 142 officiers, dont 13 d'état-major, furent tués ou blessés. Nous avions tiré 42.000 coups de canon, dont 30.000 avec des boulets, bombes et obus de la place, renvoyés après avoir été payés à nos soldats ». Tarragone fut le dernier des grands sièges que nous avons conduits dans la Péninsule. Il est convenu de célébrer l'énergie et la constance des Espagnols. Mais que dire de nos soldats, qui, sans fanatisme et, en dépit de Contreras*, sans cruauté, se battaient simplement pour le drapeau ? En outre, les Espagnols n'ont pas été les seuls à défendre des places. Nous y avons été réduits nous-mêmes. D'assiégeants, il nous est arrivé de devenir assiégés. Or, des sièges comme ceux que nous avons soutenus dans Badajoz et dans le château de Burgos en 1812, et dans Saint-Sébastien en 1813, méritent de prendre place auprès des exploits que l'on propose communément à l'admiration de l'histoire.
* Le rapport de Contreras sur le siège de Tarragone, qu'on peut lire dans plusieurs endroits, et notamment dans l'ouvraze de Bel mas. est plein d'inexactitudes et de partialité.
"

Jean-Joël BRÉGEON « Napoléon et la guerre d’Espagne » :
"À Tarragone, qui ne compte pas moins de 18 000 défenseurs, l'affaire est conclue par des assauts furieux menés d'abord contre les deux forts qui la protègent puis contre la ville elle-même, encore ceinturée de murailles romaines. La férocité des combats est exceptionnelle, elle coûte 3 000 tués et blessés aux Français (dont le général Salme), le double pour les Espagnols qui laissent 10 000 prisonniers et 300 canons."
Aurea mediocritas

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Cyril Drouet
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Re: L'ESPAGNE : Le siège de Tarragone (mai-juin 1811)

Message par Cyril Drouet »

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Demi-solde
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Re: L'ESPAGNE : Le siège de Tarragone (mai-juin 1811)

Message par Demi-solde »

Cyril Drouet a écrit :
18 août 2018, 08:58
Sans titre 4.jpg
Superbe illustration où apparaît un défenseur brandissant une archaïque morgenstern, arme déjà évoquée par ailleurs sur ce forum.

Ici, aux mains d'un sapeur du 2ème régiment d’infanterie de ligne polonaise :
Image


Cordialement

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Joker
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L'ESPAGNE : Le siège de Gérone (1809)

Message par Joker »

Le saviez-vous ?

Des Belges combattaient contre Napoléon notamment lors du terrible siège de Gérone qui s'est terminé, il y a 210 ans.
L'armée impériale française, aidée de contingents germaniques et italiens, envoya sur la ville 20.000 bombes et 60.000 boulets en 7 mois pour briser la résistance des Espagnols soutenus depuis la mer par la marine britannique.
Dans cette véritable "auberge espagnole" qui étaient ces belges luttant si loin de leur berceau ?
C'étaient les soldats des gardes wallonnes !
Cette unité fut constituée sous l'empire espagnol et sa domination dans l'actuelle Belgique entre 1556 et 1713 pour assurer la sécurité en Espagne.
Par la suite, l'enrôlement de mercenaires wallons se perpétua jusqu'en 1820.
C'est ainsi que lors du siège de Gérone en 1809, des Wallons firent le coup de feu contre l'armée de Napoléon dans laquelle figuraient aussi des Wallons !

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Bataille de La Corogne, 15 au 17 Janvier 1809

Message par Joker »

PREAMBULE
La bataille de la Corogne marque le dernier combat d'arrière-garde des Britanniques en Espagne avant leur réembarquement vers l'Angleterre.
Fin 1808, après la prise de Madrid, de Salamanque, Napoléon confie à Soult et son 2e corps, le soin de se lancer à la poursuite des Britanniques commandés par le général Moore. Ces derniers mal soutenus par leurs alliés espagnols et portugais se replient au nord-ouest, vers la Galice, livrant ca et là des combats éparses.
Selon la description de Soult, "La Corogne est située sur une presqu'ile qui s'avance en mer, et ne tient à la terre que par une étroite langue de sable". La route vers Madrid se dirige vers le sud-est et passe par deux chaines surélevées, le Monte Nero (alt.100m), et plus au sud les hauteurs de Penasquedo et Palavea (150m ). Deux villages Elvina et Piedralonga au pied du Monte Nero seront l'objet de combats féroces. Le terrain très accidenté ne permet pas d'engager la cavalerie.
Moore dispose alors de 15 000 fantassins, et de 12 pièces d'artillerie, le reste étant embarqué ou détruit. Il organise sa ligne de défense autour du Monte Nero, et du village d'Elvina. Les troupes détachées de Fraser et Paget, plus au nord protègent le sud de la ville d'un éventuel contournement (voir carte).
Dans la journée du 15 janvier les avants-postes britanniques chassés du Penasquedo se replient vers le Monte Nero.
Soult arrivé le même jour, déploie ses troupes sur la chaine de hauteurs de Penasquedo et Palavea.
Il dispose de 11000 fantassins, 2 500 cavaliers, et 800 hommes du train et de l'artillerie.
Son parc d'artillerie ( 12 pièces)disposé sur une hauteur plus élevée lui confère un léger avantage.


L'OUVERTURE
La matinée du 16 janvier se déroule dans le calme, laissant présager que Soult a renoncé à livrer bataille.
L'activité du port de la Corogne ne faiblit pas, soldats et bagages remplissent les quais prêts à embarquer. Lorsque vers 13h, les avants postes britanniques sont pris d'assaut par les tirailleurs francais. "à deux heures, la canonnade s'amplifia et fut très vite suivie d'une terrible fusillade; les hauteurs et les vallées adjacentes se couvrirent de nuages de fumée" - Auguste Schaumann, commissaire ordonnateur à la Corogne.


L'ENGAGEMENT
Sur son aile gauche, Soult lance trois colonnes (division Mermet) vers le village d'Elvina.
En face la position est alors occupée par la brigade Bentlinck (division Baird).
La réserve de Paget se porte en avant pour soutenir l'aile droite britannique, et fait refluer une partie des troupes françaises.
Le général Moore est mortellement blessé durant les combats d'Elvina. Le combat fait rage jusqu'en début de soirée, le village finit par tomber aux mains des Français au prix de pertes significatives.
Au centre, la division Merle passe à son tour à l'assaut des postes avancés britanniques, les Anglais cèdent un peu de terrain sur les pentes du Monte Nero. Le combat s'arrête à la tombée de la nuit.
En fin d'après midi, Soult lance un dernier assaut sur son aile droite cette fois, la division Laborde tente de prendre d'assaut le village de PiedraLonga. De multiples assauts ne viendront pas totalement à bout de la résistance des Britanniques qui conservent le nord du village.


LE DERNIER ACTE.
A partir de 21 heures, les brigades britanniques sur le Monte Nero quittent une à une leur position et se replient vers La Corogne afin de procéder à leur embarquement. Seuls quelques piquets sont laissés afin d'observer et tromper l'attention des Français.
Ce n'est que le matin du 17 janvier, que les Français s'approchent de la ville et établissent une batterie de 6 canons sur les hauteurs de Santa Lucia. Boulets et obus balaient la rade, où l'embarquement des troupes continue son va et vient.
Certains vaisseaux se voient obligés de couper les câbles, d'autres sont endommagés par les tirs d'artillerie ou la manoeuvre d'autres navires. Quelques vaisseaux abandonnés par leurs équipages, s'échouent sur le rivage.
L'embarquement ayant été effectué à la hâte, les unités à bord sont mélangées, La flotte gagne finalement le large.


UN BILAN MITIGE
Après une quinzaine de jours en mer, la flotte britannique arrive en vue de Portsmouth.
Beaucoup d'hommes malades sont dans un état pitoyable.
L'opinion publique anglaise se déchaîne alors contre feu Moore, malgré le soutien de ses défenseurs. Ce tumulte fait le jeu des partis politiques. Avec le temps, les passions s'apaiseront, et les véritables causes du désastre révélées permettront de réhabiliter le personnage.
Bien des années plus tard, Wellington reconnaîtra que cette guerre d'Espagne n'aurait jamais été gagnée sans lui.
De son coté, Soult tentera de minimiser le bilan de cette opération, s'en tenant à une reconnaissance forcée, par manque de moyens. Il essuiera plus tard, quelques critiques (Thiebault, Fantin des Odoards...) le jugeant trop "prudent".
Les moyens de Soult étaient plus faibles sans être disproportionnés non plus (7 contre 10).
Le terrain escarpé limitait le déploiement des fantassins en bataille, et empêchait aussi les mouvements de cavalerie.
Le combat sera principalement une suite d'escarmouches violentes en ordre lâche, de combats de rues dans les villages.
Seule l'artillerie française va s'avérer extrêmement efficace.


- Les pertes britanniques (tués, blessés, prisonniers) sont évaluées approximativement à 800 hommes (Napier), ou 900-1000 hommes selon d'autres sources.
- Les pertes françaises (tués, blessés, prisonniers) sont évaluées à un peu plus de 800-1000 hommes (Soult, Balagny), 1 500 selon l'historien britannique Oman.
- L'armée française récupèrera entre autres 44 canons (ou 170 selon une autre source),12 000 fusils, 150 caissons.

Sources : Revue GLOIRE ET EMPIRE N. 19 (N. de GRIFFON DE PLEINEVILLE)



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