LE GENERAL MARCHAND (1765-1851)

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Route Napoleon

LE GENERAL MARCHAND (1765-1851)

Message par Route Napoleon » 24 août 2006, 13:45

Jean-Gavriel MARCHAND est né en décembre 1765 à l'ALBENC.
Ce gros village se situe en Isère près de Vinay sur la route qui mène à Saint-Antoine l' Abbaye.
Il appartient à une famille nombreuse, aisée et bien connu en Dauphiné.
Brillantes études à Grenoble, il entre au Parlement comme avocat quand se produit en 1788, la fameuse Journées des Tuiles où se fera remarquer le sergent Bellejambe, futur général Bernadotte puis roi Charles XIV...

Marchand est ami de Barnave dont il épousera la cousine germaine, et assiste à l'Assemblée de Vizille. Partisan des idées nouvelles, comme Mounier il veut des réformes non pour renverser la royauté mais pour donner à la France des institutions en rapport avec ses nouveaux besoins.

En 1792, invasion des troupes étrangères, notre avocat s'engage dans le Bataillon des Volontaires de l' Isère. Bientôt il est élu capitaine d'une compagnie d'éclaireurs, lors de l' annexion de la Savoie.
Son bataillon est ensuite envoyé au Camp de Tournous, défendre la frontière des Basses-Alpes, attaquée par les Sardes. Marchand apprend son nouveau métier.
Le bataillon de l'Isère est au Siège de Toulon où débute le jeune Bonaparte, puis à l'armée d'Italie...

Route Napoleon

HALTE AU FEU !

Message par Route Napoleon » 24 août 2006, 22:11

En 1795, pendant l'hiver qui précéda les exploits de Bonaparte, quelques compagnies de volontaires, chargées d'une reconnaissance de nuit, s'engagèrent au-delà des lignes ennemies, près de redoutes de campagne occupées par les Autrichiens.
La reconnaissance terminée, il fallut repasser devant ces redoutes pour rejoindre les lignes Françaises : nos troupes aperçues par les sentinelles Autrichiennes essuyèrent un feu nourri.
Les 2 officiers qui commandaient marchaient à l'arrière-garde. Ils firent placer leurs troupes hors du feu et se tenant tous les deux à courte distance des redoutes, il semblaient dans une immobilité parfaite, braver la fusillade Autrichienne...
L'ennemi excité par cette bravade redoublait ses tirs et à chaque décharge, on pouvait croire que cette audace inouïe allait être chèrement expiée. Il n'en fut rein !
Les feux cessèrent, l'ennemi ne voulant pas épuiser les munitions en pure perte. Alors nos deux officiers portèrent tranquillement la main au chapeau, saluèrent l'ennemi lentement et vinrent reprendre la têe de leur compagnie...
L'un de ces officiers était le chef de bataillon JOUBERT, l'autre le capitaine MARCHAND...

J.M.J. BOUILLAT - in LES CONTEMPORAINS

Route Napoleon

CANON

Message par Route Napoleon » 25 août 2006, 10:29

Le Capitaine Jean-Gabriel MARCHAND est appelé à l'état-major de l'armée et prend part à la bataille de Loano en novembre 1795. A la tête de 200 grenadiers il sert sous les ordres du Colonel Lannes, le futur maréchal...
Avec ses 200 hommes, Marchand enfonce les rangs ennemis et vient assièger unne redoute gardée par 1.200 Hongrois et 6 pièces de canon. Enlever la redoute c'est gagner la bataille.
L'épée à la main le Colonel Lannes et le Capitaine Marchand, escaladent les retranchements sous le feu, marchent aux pièces, dispersent les servants et retournent ses propres canons contre l'ennemi qui est pris entre deux feux.
L'ennemi est en déroute et, le soir même, Marchand gagne ses galons de Chef de bataillon octroyés par le général en chef SCHERER


J.M.J. BOUILLAT - in LES CONTEMPORAINS

lukian54

Message par lukian54 » 25 août 2006, 11:11

:salut: :salut: :salut:
Cher Jacques s'agit-il du général Marchand qui était en Russie avec Ney ? et qui plus tard fut accusé d'avoir livré Grenoble à Napoléon ?
Merci
:Ane: :fou: :Ane:

Route Napoleon

MARCHAND

Message par Route Napoleon » 25 août 2006, 11:32

Eh oui mon cher Luc, c'est lui-même né à l'Albenc dans l'Isère, le pays de la noix.

J'y suis passé il y a quelques jours, pas de mirabelles, maix les noix viennent bien au pied du Vercors...

Ce général Marchand va aussi rencontrer ce jeune colonel La Bédoyère anquerons pas d'en parler dimanche à LAFFREY, car Jean-Gabriel Marchand est l'oncle du jeune capitaine Randon qui faillit tirer un coup de pistolet sur Napoléon à cette Prairie de La Rencontre...

Jacques Randon deviendra ensuite maréchal sous Napoléon III, Gouverneur de l'Algérie et Minstre...avant de mourir à Genève en 1871

Route Napoleon

14 JANVIER RIVOLI

Message par Route Napoleon » 25 août 2006, 18:54

Bonaparte remplace Schérer au commandement de l'armée d'Italie et les choses changent vite : Montenotte, Millesimo, Mondovi, Cherasco.
Le Piémont demande la paix.
Le chef de bataillon Marchand est de tous ces combats, il sera encore à Lodi...

Bonaparte envoie Masséna dans le Tyrol et l'adjudant-général Joubert est en avant-garde. Il a Marchand sous ses ordres.
le 5 juillet 1796, à la Madona de la Cororna, il surprend avec 300 hommes, 10.000 Autrichiens retranchés dans un camp et ramène 400 prisonniers en se repliant. Masséna sur une hauteur a vu et accourt féliciter Marchand.

Trois semaines plus tard toujours à La Corona, il est atteint d'une balle en pleine poitrine. Transporté à l' ambulance de Lodi où est soigné, il reprendra sa place l'année suivante en janvier 1797 à Rivoli.
Joubert a son cheval tué sous lui. Marchand l'oblige à prendre le sien pour se sauver tandis que lui même est fait prisonnier.

Le général Bonaparte obtient son échange au bout de 15 jours et le nomme colonel.

lukian54

Message par lukian54 » 25 août 2006, 20:44

:salut: :salut:
C'est un personnage interessant
:Ane: :fou: :Ane:

Route Napoleon

LES NOIX

Message par Route Napoleon » 29 août 2006, 12:23

Oui mon Général , ce général Marchand se révèle intéressant et méconnu comme j'ai pu le remarquer ce dimanche à Laffrey.
Moi-même le tenait que pour le responsable de l'entrée à Grenoble le 7 mars 1815...
Si en allant par deux fois à l'Abbaye de Saint-Antoine je n'étais passé par ce village de L'ALBENC et aperçu une rue Général Marchand assez triste, je n'aurais pas percuté.
L'ALBENC est proche de VINAY, capitale mondiale de la NOIX, pays de vergers donc, tranquille puisque vivant sous la coupe de notre Gendarme Hub73 qui y patrouille quand il ne joue pas à la Playstation à la Brigade de Moirans...

Le colonel Marchand sera nommé général de brigade à NOVI où tombe celui qui est devenu son ami après lui avoir sauvé la vie de général JOUBERT.

On sait que Joubert, notre voisin de Pont-de-Vaux dans l'Ain, sera tué à Novi. Il avait été pressenti par l'abbé Sieyès pour faire le coup d'état que Bonaparte accomplira en Brumaire.
C'est le futrur maréchal Macdonald qui épousera la veuve de Joubert, Zéphirine de Montholon...
Gouvion Saint-Cyr participait à cette bataille de Novi où il joua un rôle important contre les Austro-Russes.

James Saint-Angel

Message par James Saint-Angel » 29 août 2006, 13:11

Si vous connaissez Grenoble, vous vous êtes peut-être déjà rendu dans ce quartier qui s'appelle "L'île verte".
Une grande avenue la traverse de part en part… Elle accueille la ligne B de Tramway qui mène au CHU

Que vient faire cette avenue, là dedans ?

Elle porte le nom du Maréchal Randon, qui lorsqu'il fut jeune capitaine d’à peine 30 ans voulut faire tirer sur Napoléon sur le plateau de Laffrey lors de cet épisode bien connu, mais son ordre ne fut pas exécuté.

Furieux de n’avoir pas été obéi, le capitaine Randon descendit jusqu’à Grenoble pour avertir le Général Marchand et organiser la « résistance ». Echec…

Si j’évoque la figure de ce jeune capitaine, futur maréchal de France, c’est qu’il fut le principal garant de l’attitude du Général Marchand, le frère de sa mère… en un mot, c'était son Tonton à qui il devait tout.

Grande famille que ces Randon attachés non seulement au nom de Marchand, mais aussi de Barnave et en cherchant un peu au nom de Henri Beyle, écrivain grenoblois plus connu sous le nom de Stendhal…

James Saint-Angel

Route Napoleon

RENDONS A RANDON...

Message par Route Napoleon » 29 août 2006, 18:48

En effet, j'ai la biographie du Maréchal Jacques-César Randon par A. Rastoul, éditée par Firmin-Didot en 1890.
Neveu de Marchand et de Barnave, à 16 ans il s'engage en 1812 et ganane sa première épaulette à La Moskowa. Lieutenant, en 1813, il fera campagne en Allemagne, à Lutzen et Bautzen et sera capitaine le 14 novembre 1813 et passe du 93° de ligne aux Chasserus de la Meuse.
En 1814 il accompagne son oncle le général Marchand comme aide de camp, détache en Savoie pour opérer avec le général Dessaix de Thonon.
Ils allaient délivrer Genève quand la défaite du maréchal Augereau à Limonest les obligea à retraiter et prendre position pour défendre le Dauphiné.
En 1815, le jeune Randon faillit devenir célèbre en tuant Napoléon d'un coup de pistolet à la Prairie de La Rencotre où nous étions, dimanche dernier, pour la conférence de M° Anthelme Troussier.

La Route, sergent recruteur du
Vol de l'Aigle
Tour Vercors
11, boulevard Maréchal Leclerc
38000 - GRENOBLE
04.76.42.73.24

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