Quand Napoléon se montrait admiratif de la Vendée

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Drouet Cyril

Quand Napoléon se montrait admiratif de la Vendée

Message par Drouet Cyril » 06 oct. 2004, 11:18

-Charette :
« Charette me laisse l’impression d’un grand caractère, je lui vois faire des choses d’une énergie, d’une audace peu communes ; il laisse percer du génie. »

-Les guerres de Vendée :
« Cet épisode marquant de notre Révolution ; lequel, s’il présente de grands malheurs, n’immole pas du moins notre gloire. »
« Je sais que beaucoup de braves ont répandu leur sang généreux et que, de part et d’autre, on s’est battu avec courage. »

-Les Vendéens :
« Mes ingénieurs sont des hommes habiles, mais à Saint Florent, les Vendéens furent des sylphes. »
« Un peuple de géants »
« Je serais fier d’être Vendéen »


Salutations respectueuses.

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 25 sept. 2005, 18:08

Sur Bonchamps :

"il avait reconnu tant de noblesse, de talent, de magnanimité dans la conduite et dans le caractère du comte de Bonchamps, que jamais il n’en parlait qu’avec les plus honorables expressions." (Bausset, Mémoires anecdotiques sur l'intérieur du palais)


Salutations respectueuses.

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 02 juil. 2006, 23:08

"Laroche-Jacquelein (sic), au moment de se mettre en mouvement, dit à ses soldats : "Si je recule, tuez-moi ; si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi." C'était parler en héros."

"Laroche-Jacquelein n'avait que ving et un ans ; qui sait ce qu'il fût devenu ?"

Dominique T.

Message par Dominique T. » 03 juil. 2006, 11:31

Napoléon s'y connaissait en courage, et son admiration était tout à fait sincère.

"Un peuple de Géants" : tout est dans ce compliment admiratif !

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 03 juil. 2006, 18:25

Je viens de reparcourir des écrits de Napoléon relativement aux guerres corses et vendéennes, et, dans l'un comme dans l'autre, aucune référence n'est faite au pays des Géants ou à l'île de beauté.

son admiration était tout à fait sincère.
Il ne faut cependant pas oublier que Napoléon oeuvrait dans un but de reconciliation nationale. Flatter l'orgueil vendéen allait aussi dans le sens de ses desseins politiques.
On peut se souvenir notamment de quelle manière il utilisa l'affaire des canonnières de Noirmoutier. Le 30 juin 1800, une vingtaine de canonnières britanniques échouées sur les sables du Gois, furent prises d'assaut par la compagnie franche et les artilleurs du commandant Solin-Latour, ainsi qu’une poignée d’habitants de Beauvoir menés par le lieutenant de gendarmerie Mourain.
Bonaparte ne cacha pas son enthousiasme à la nouvelle de ce dernier fait et écrivit de suite au préfet de la Vendée : « On en m’a pas laissé ignorer que c’étaient ceux-là mêmes que la guerre civile avait le plus égarés qui ont montré le plus de courage et d’attachement au Gouvernement. Je veux voir ces braves et bons Français ; je veux que le peuple de Paris les voie. »

De plus, n'oublions pas que de 93 à Sainte-Hélène, Napoléon eut aussi des mots très durs vis à vis de la Vendée (encore bien plus pour la chouannerie).
Mais c'est vrai, que dans l'ensemble, au vu des témoignages, c'est un sentiment d'admiration qui ressort.

L'abbé Bernier rapporte :
"Le Premier consul est un homme extraordinaire qui sent parfaitement que tous les sacrifices faits par les Vendéens ne peuvent être condamnés à la stérilité. Quand je lui raconte la piété et les traits de courage dont plus d'une fois j'ai été le témoin, sa figure s'anime, on croirait qu'il est jaloux de ces soldats qu'il n'a pas commandés."


Salutations respectueuses.

Route Napoleon

Message par Route Napoleon » 03 juil. 2006, 23:00

je dirai que mon Chouan de grand -père (maternel), qui n' était pas napoléonien (loin s'en faut),
parlait très mal de la Vendée disant ce " Pays de Chiants "
Il était pourtant Royaliste étant officier dans la " Royale "...

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 05 juil. 2006, 11:54

Ce petit quelque chose confié à Montholon:

"L'Empire éteignit les derniers restes de la Vendée [Dans sa grande satisfaction d'avoir pacifié l'Ouest, Napoléon en oublie l'année 1815]; et l'on vit en 1814, six mille paysans de ces contrées [un peu moins quand même], entourés à la Fère-Champenoise par des forces décuples, se battre en héros pour la cause de Napoléon, et préférer la mort à rendre leurs armes aux alliés de ces mêmes princes pour lesquels ils avaient pendant six ans résisté à tous les efforts de la république. L'héroïsme de ces braves prouve que la grande réconciliation des Français avait été opérée par Napoléon, et que la France de 1814 n'était plus la France de 1793."

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 05 juil. 2006, 13:51

Même l'Impératrice y est allée d'un petit mot. C'était durant cet été historique de l'année 1808, au milieu des ruines de Saint-Georges de Montaigu :

"Je vous le disais bien, sire, que c'était un bon peuple."

Dans mes bras, Rose ! :lol:

Route Napoleon

FORZA CORSICA

Message par Route Napoleon » 05 juil. 2006, 19:53

Mon Chouan, Croix-de-Feu du Breton Colonel La Roque, souhaitait la victoire des Lys et fustigeait l’indiscipline des Brigands, et surtout, du haut de ses 5 panachés, l’irresponsabilité des Chefs Vendéens, toujours jaloux, se chamaillant ou s’entretuant...

Pour le parallèle avec la Corse, je vous conseille ce bon livre du Médecin-Général R. Brice sur ce qu’il appelle la Corsitude de Bonaparte, Le Secret de Napoléon, chez Payot en 1936, livre important pour ce sujet.
J’en ai retenu que notre Empereur se souciait plus de sa famille que du Peuple Corse, mais je n’ai pas de sympathie particulière pour cette famille...
Je peux simplement rappeler qu’en avril 1814 Napoléon accepte volontiers d‘aller à Elbe, présumant y recevoir un meilleur accueil qu’en Corse.

Pour votre question un parallèle entre les troupes du Roi de France et les Milices Corses et les Armées de la République face aux Vendéens insurgés, je ne sais pas si Napoléon Bonaparte a pu comparer.
Je pense que si la forme demeure, le fond diffère, ayant à faire dans le 1er cas à des troupes Royales professionnelles et dans le second à la première armée Nationale issue de la conscription avec des chefs improvisés...

Il reste qu'il nous manque un Corse sur ce maudit Forum pour nous expliquer l'âme Corse,
à condition qu'il puisse être objectif

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril » 13 juil. 2006, 19:20

Plus sérieusement...

Lettre à Fouché (10 septembre 1804) :

"Il ne faut cependant vexer aucunement mesdames Lescure et Larochejaquelein. Le mari de l'une et le frère de l'autre ont fait la guerre avec un tel talent militaire qu'ils auront une page dans l'histoire, et ils conserveront quelque attachement dans le pays."

Salutations respectueuses.

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