La colonne de Rosbach

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Gouvy

Message par Gouvy »

Pourtant l'épée semble bien être toujours aux Invalides :

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Oui, Dominique T en a parlé plus haut (On dit qu'Eugénie aurait eu en sa possession l'épée en question).
D'où le mystère... Un de plus avec celui de la colonne de Rosbach...

Jean-Baptiste Muiron

Message par Jean-Baptiste Muiron »

C'est à se demander si certain de nos contemporains ne posséde pas, dans son grenier ou dans son coffre à la banque, cette épée transmise (par la main gauche) de génération en génération.

Nombre d'objets disparaissent ainsi de l'inventaire national, sans qu'on sache précisément où et quand, et se retrouvent "miraculeusement" un jour lors d'une vente. Combien de trésors cachés referont surface un jour à notre grand étonnement !!! :roll:

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

:sujet:

Concernant l'épée des Invalides, est-on bien sûr qu'il s'agit de l'épée de 1807 ? Connait-on son histoire postérieurement à l'année 1814 ?

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Welschinger, dans l’article retranscrit plus haut, termine par ces mots :
« Les assertions du baron Ducasse et de l’un des témoins, Guiard, relatées par M. Désiré Lacroix, semblent ne pas laisser de doutes sur la disparitions des trophées de Postdam. »

Welschinger fait ici référence à la lettre de Lacroix publiée dans un article de l’Eclair, rédigé par le journaliste Georges Montorgueil (de son vrai nom Octave Lebesgue), trois jours avant qu’il n’écrive en prolongement dans le Journal des Débats.
En voici quelques extraits :
« Ducasse, avec qui j’ai eu l’honneur d’être en relations pendant plus d’un quart de siècle m’a toujours dit que les témoins de l’incinération (entre autres un nommé Guiard) avaient toujours formellement affirmé que l’épée a bien été jetée au feu.
J’ai vu Guiard en 1857, chez le commandant Ducasse ; il nous a fait une répétition de la scène à laquelle il assista :
« J’étais placé comme ceci, disait-il ; je remuais un tas de drapeaux pour que ça brûlât plus vite. J’ai vu jeté l’épée dans un tas… Ah ! oui, ça brûlait bien… Et c’était pitié. »
J’ai tellement toujours entendu soutenir la même chose, dans ce milieu renseigné où j’ai vécu, que ma foi s’est fortement assise en cette version et que lorsque j’ai dû parler dans mes ouvrages de l’épée du Grand Frédéric, j’ai toujours soutenu que ce fut dans l’autodafé du 30 mars 1814 qu’elle disparut. »

Jean-Baptiste Muiron

Message par Jean-Baptiste Muiron »

Pour continuer sur l'épée de Frédéric (et de manière générale sur la destruction des trophées le 30 mars 1814), il semble que les débris ayant résisté au feu (et peut être l'épée de Frédéric) furent jetés à la Seine.

En juin 1815, un ingénieur du nom de Gaillard fit effectuer des recherches à l'endroit de l'immersion, et en retira 15 ornements de bronze et 68 insignes en cuivre (mais point d'épée apparemment), débris remis aux Invalides.

Piste à "creuser" (si je peux me permettre) ? :)

:salut:

Gouvy

Message par Gouvy »

Que de bonnes compagnies par ici ! :lol:

Pour l'épée, pour moi, il y a grande ressemblance entre le tableau de remise de l'épée au Sénat (1806) et l'épée mise en lien par Benito dans le fil, actuellement dans les collections du Musée de l'Armée. Et, au regard, des, visiblement nombreux, témoignages de la destruction de l'épée, ca ne colle pas du tout.

C'était l'apport constructif du jour.

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

En 1830, suite à certains bruits remettant en cause l'autodafé de 1814, une enquête fut menée. Cette dernière aboutit à ce procès verbal :

« Le colonel-major de l'Hôtel (baron Cazaux), les adjudants-majors et l'architecte (Bartholomé) attestent que les drapeaux et autres trophées de gloire étrangers, qui existaient audit Hôtel antérieurement au mois d'avril 1814 au nombre de quinze ou seize cents, qui en ornaient l'église, ont été détruits en leur présence, entièrement et sans en excepter un seul, le 30 murs 1814, dans l'Hôtel même, où ils ont élé brûlés au milieu de la cour Royale, vers les neuf heures du soir, la veille de l'entrée des troupes alliées dans Paris, et en présence aussi d'un grand nombre de militaires invalides qui paraissaient profondément affectés de ce lugubre spectacle, et que le lendemain, 31 mars, avant le jour, les cendres et les débris provenant de l'incendie de ces drapeaux furent portés dans une voiture et jetés dans la Seine sans laisser aucun vestige. »

Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

J'ai retranscrit plus haut les deux lettres de Sérurier qui précédèrent l'autodafé. Voici celles que lui écrivit Clarke peu de temps avant :

«Je ne doute pas que Votre Excellence n'ait déjà pris des mesures conservatrices des objets précieux qui sont à l’Hôtel, et surtout de l'épée de Frédéric et des drapeaux conquis. Ces derniers, s'il était impossible de les mettre en sûreté dans l'état où ils sont, devraient être détachés de leurs hampes pour être plus facilement emportés.»


«Votre Excellence peut se retirer où elle voudra ; la route de la Loire est libre ; votre choix est peut-être déjà fait pour Avignon.
Dans tous les cas, vous donnerez des ordres au général Darnaud pour le gouvernement de l’Hôtel et la conservation des trophées que Sa Majesté vous a confiés.»

Avatar du membre
Cyril Drouet
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 3848
Enregistré le : 16 juil. 2017, 23:36

Re: La colonne de Rosbach

Message par Cyril Drouet »

téléchargement.png

  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • La colonne Dupuy
    par Maria Kel » 31 mai 2016, 19:03 » dans Monuments Napoléoniens
    2 Réponses
    722 Vues
    Dernier message par Maria Kel
    01 juin 2016, 11:20
  • Une colonne en granit d'Algajola pour Napoléon
    par L'âne » 01 oct. 2018, 14:16 » dans L'actualité napoléonienne
    1 Réponses
    364 Vues
    Dernier message par Cyril Drouet
    01 oct. 2018, 19:21