ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

Eric LM

ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Message par Eric LM »

Bonjour à tous,

Que peut-on dire sur le développement de l'industrie française durant la période Consulat/Premier Empire :?:

Merci,
Eric LM
stephane

Re: ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Message par stephane »

:salut: Bonjour

Ce sujet est assez mitigé car nous avons d'un côté des industries qui ont fleuri à cause des besoins de la guerre (armements, fournitures, ...) puis à cause du blocus continental (pour remplacer les produits anglais) comme le textile ou la culture de betterave. Mais d'un autre côté, nous avons eu des industries liées au commerce maritime qui ont coulé à pic lors de ce même blocus.

D'une manière générale, j'ai entendu dire que la révolution, les guerres de l'empire ont retardé de manière conséquente la révolution industrielle française (par rapport à celle qui a eu lieu en Angleterre par exemple).

Stéphane
olioli

Re: ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Message par olioli »

Il parait que les historien ne sont pas d'accord là dessus ! :roll: Certains disent que les entrprises ont eu une poussé ( grace au remplacement des marchandises anglaise , comme le dit stéphane ...)
D'autre disent que la guerre a faity partir la main d'oeuvre ( oui même si celà faisait des entreprise pour les armements , les ouvriers venait à manquer ) .
Pourma part je ne sais pas trop , en effet les deux sont vrai ... :?
Joker

Re: ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Message par Joker »

Si l'on considère que le développement de l'industrie est tributaire de celui des sciences, on peut affirmer haut et fort que le Premier Empire fut un catalyseur de première importance pour l'une et les autres.
Napoléon, élevé à l'école des encyclopédistes et de l'idéal révolutionnaire, est un civilisateur qui stimule et récompense les meilleurs artistes, les plus grands savants, les plus habiles techniciens (Ampère, Berthollet, Bichat, Chaptal, Cuvier, Jacquart, Monge, Volta, etc...) afin que tous les peuples de l'Empire bénéficient de leurs talents et de leur créativité.
Enseignement, finances, oeuvres sociales, routes, canaux, ports, tunnels, hôpitaux, administration publique apportent prospérité, progrès et plein emploi : fondements de la théorie atomique, découverte du stéthoscope, progrès de la médecine, création de la conservation des aliments, de la pile électrique, du sucre de betterave, de la chicorée, des fondements de l'agriculture moderne, du gaz d'éclairage, de la sécurité sociale...
Bref, les exemples foisonnent pour prouver que cette période fut faste pour l'économie française en général. ;-)
lukian54

Re: ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Message par lukian54 »

:salut:
Je suis tout à fait d'accord avec Joker.
L'oeuvre civile de Napoléon nous montre que dans tout les domaines, un essor considérable a propulsé l'Empire au sommet des réalisations.
Jonathan

Re: ÉCONOMIE : L'Industrie Française 1799/1815

Message par Jonathan »

Bonjour Eric : :salut:
Ces questions des sciences économiques sous l'empire sont très difficile en tout de ses éléments. La difficulté primaire est qu'il n'y avait aucun concept de la "macro-économie" comme département scolaire : ainsi les données n'ont pas été rassemblées d'une manière dont nous permettrait d'utiliser les outils scolaires qui sont généralement utilisés a nos jours. Les meilleures études sont ainsi très locales, couvrant une certaine ville ou région
basée sur l'interprétation des archives locales.
En général, l'économie de l'empire était 90% ou plus agraire. Ainsi la quantité de fabrication était tout à fait petite, particulièrement en dehors de des industries concernant la production militaire et navale.
Les requiremnts militaires ont eu exactement l'effet sur le développement industriel que vous pourriez prévoir : plus grands volumes de fabrication des armes, des uniformes, etc... L'économie d'échelle et les méthodes croissantes se sont adaptées à la production de volume. Utilisation croissante des machines. C'est exactement pareil, dans ces domaines techniques, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.
La différence principale, celle que la France empêchée de commencer une vraie "révolution
industrielle" est concernée le manque de développement du financement et de la formation de capital privés. La technologie pour commencer "une révolution industrielle" a existé, mais il y avait une absence de crédit ou de bourses des valeurs mobilières privés et des petites dénominations. Les transactions de dette et de capitaux propres se sont produites par arrangement individuel, dans de grandes dénominations, parmi relativement peu de participants, typiquement par arrangement idiocyncratique.
Le manque d'intermédiation sur les bourses des valeurs mobilières de dette et d'equity était un résultat direct de la politique de l'Empire de garder l'utilisation de gouvernement du crédit à un minimum. Manquant des techniques modernes de communication, il aurait été trop cher
d'organiser un marché liquide et petite pour la dette personnelle et des issues de capitaux sans une bonne majeure partie de dette de gouvernement pour augmenter les volumes commercés.
Il était, naturellement, impossible, pour les capitaines des finances de l'Empire pour voir ces effets, puisque - comme a été noté ci-dessus - ce genre d'analyse économique n'a pas existé dans cette époque.

Cher Eric - how good is your English ? I can go into some real detail on this topic, but it is very hard for me to do so in French. Desolé pour ma imbicilité.


================

En outre ....
Une maison napoleonienne , environs de EPINAY-SUR-ORGE

Image

Merlin, Eugène-François-Antoine

Born: 27th December 1778, Arleux (Nord)
1798 - 1800+ : aide de camp après de Bonaparte
Chevalier of the Empire: 20th July 1808.
Colonel 1st Hussars: 1st September 1810
General de Brigade: 14th July 1813
Colonel-en-Second: 15 December 1813 4e Regiment de Gardes d’Honneur
Colonel-Major: 25 May 1815 2e Regiment de Chasseurs a Cheval de la Garde Imperiale (formed 15 mai from the Regiment d’Eclaireurs Lanciers) - camgne chez g'al Rapp
Purchased the siegneurie de Sillery at Epinay-sur-Orge : ~ 1825
Lieutenant-général :1830
Commandant de la 9ème division militaire Montpellier : ~1830
Elected Chambre des députés : 1834-1839
Sold la maison Sillery Epinay-sur-Orge : 20 juillet 1838
Pair de France :1839 et comte a la mort de son pere (1838)
Died: 31st August 1854, Paris et inhumée à Eaubonne (Seine&Oise)
Légion d'Honneur : Cote L1839065 - grand officier de la Légion d'Honneur

EPINAY-SUR-ORGE : CENTRE DE RÉADAPTATION PROFESSIONNELL DE SILLERY
NOBLET premier et dernier seigneur de Sillery (située à 17 km au sud de Paris, au nord du département de l'Essonne) le conserva jusqu'en 1804. Il vendit à VEYRET; celui-ci, en 1810, à l'intendant militaire LE BEGUE ; neuf ans plus tard, Sillery devint la propriété de M. VACELIN DUTERTRE de MAISON-NEUVE. Il vendit, en 1824 à une société qui devait y établir une blanchisserie modèle; le projet échoua, et le Lieutenant-Général Comte MERLIN, fils de MERLIN DOUAI, en devint acquéreur. Il ne la conserva pas jusqu'à sa mort, arrivée en 1854. Sa vieillesse fut affligée par la.perte de la vue. Il avait épousé Melle GOHIER, fille unique du Membre du Directoire, et n'en eu pas d'enfants. Cette dame descendait par sa mère du Ministre protestant P. DUMOULIN. Mme la Comtesse MERLIN a fait ses preuves en littérature. On a d'elle des « Mémoires ». C'était aussi une grande Musicienne. Les paisibles ombrages de Sillery ont connu ses douces rêveries. Un volume ayant pour titre : « Les belles Femmes de Paris », (1829-in 8°) parle ainsi de cette dame (p 174) : Beauté, musique, esprit, Mme la Comtesse MERLIN porte sur son front trois couronnes dont une seule suffirait à consacrer pour toujours une tête de femme. Elle est morte à Paris le 15 février 1853, à l'âge de 65 ans et a été inhumée à Eaubonne (Seine&Oise) près de son mari. Ils avaient vendu Sillery, le 20 juillet 1838, au Vicomte de SEGUR dont le nom a été donné à une des rues du village d'Epinay.


Bien amicalement,

-Jonathan
mouton la mascotte

ÉCONOMIE

Message par mouton la mascotte »

:salut:
Je me suis amusé à regarder les variations de la Bourse durant la période des 100 jours. :sommeil:
Dès que le débarquement de Golfe-Juan fut connu à Paris, ce fut la panique à la Bourse. La rente tomba de 78.75 à 71.25. Le 20 mars elle monta de 68 à 73 pts. Elle oscilla entre 71 et 69 à la fin mars, entre 68 et 67 jusqu'au 12 avril et tomba à 58 le 14 avril après la publication du rapport de Caulaincourt sur l'état des relations extérieures. Elle était à 54 le 10 juin. A l'annonce de Waterloo elle monte de 53 à 55 et atteint 59.60 le 22 juin , jour de l'abdication…
mouton la mascotte

Re: ÉCONOMIE

Message par mouton la mascotte »

J'avais noté ces indications au fur et à mesure que je lisais le 1814 et les trois 1815 d'Henry Houssaye. Je n'ai , malheureusement, rien trouvé sur la variation de la rente après la première abdication. Je ne serai point surpris si ele avait augmentée... :salut:
la remonte

ÉCONOMIE : Faudrait une bonne guerre !

Message par la remonte »

Expression qui revient à chaque débordement de rue , et que j'ai encore entendu ce matin .
D'où vient cette idée bien ancrée dans les petites têtes ( et souvent les plus vieilles ) qu'il faudrait une bonne guerre pour relancer l'activité et calmer au passage les " jeunes " ?

La France qui avec la Révolution et l'Empire a été la premiére à exporter la guerre nationale , alors que celle ci jusqu'ici n'était qu'affaire de professionnels et limitée dans l'espace !
La France donc , pendant ces 23 ans de guerre inintérrompue , at-elle réellement souffert économiquement ?
En d'autres termes , pour expliquer cette croyance populaire , y-a-t-il derriére ces grandes tragédies humaines des contre coups survenant plus tard qui prennent des allures positives ?

La logique de la " vitre cassée " ou comment créer de la richesse en détruisant ! logique qui veut que quand un gouvernement se met à dépenser pour acheter des canons , des jets , des frégates... il emploie un tas de gens et provoque des investissements massifs dans l'industrie militaire qui va aussi engager du personnel et investir...

Karl Marx croyait que les guerres étaient pour les Etats capitalistes une façon de contrer les crises économiques périodiques .
Keynes a popularisé l'idée que les dépenses militaires comme toute forme de dépenses des gouvernements permettait de "stimuler " l'économie et donc de sortir de la crise ( confirmé par la dépression de 1930 et résorbé par la 2°guerre ! )

L'effet richesse de la paix (P I B ) ne semble pas perceptible et la tentation peut être grande de casser des vitres !
la remonte

Re: ÉCONOMIE : Faudrait une bonne guerre !

Message par la remonte »

Sur ces 23 ans de guerre , la France n'a eu à supporter que l'année 1814 comme " théatre d'opérations " sur son territoire . et encore quelques mois . La guerre pendant toute cette période s'est nourrie d'elle même et hormis la saignée humaine , souvent perçue dans les mémoires comme un accélérateur des promotions , l'économie a plutôt été dopée ?
Ce qui passionne c'est le destin de celui que tout le monde appelle ; " le grand homme " mais en négligeant celui des Français sous l'Empire .
Comment ceux ci ressortent-ils de la période ?
Entre légende dorée et légende noire ?
Un régime qui hérite à la fois de la Révolution et de la France des rois - puisqu'il y a rétablissement de la monarchie héréditaire .
La Révolution ; un accélérateur d'ascension sociale et une noblesse d'ancien régime qui conserve nombre de ses positions .
Les régles du jeu social autour de la méritocratie sont fixées . La mise en place de la société des notables est arrêtée pour le XIX°siécle .
Y a t-il eu amélioration du monde du travail ? pas sûr .
On a vu des enrôlements volontaires dans l'armée qui ne sont pas que le fait des orphelins ou des enfants de prolétaires démunis de tout mais aussi et surtout des fils d'artisans et de boutiquiers .
Avec l'avénement des notables c'est aussi la montée du mépris pour le peuple , non propriétaire , partout exclu ..." les misérables " bien avant la révolution industrielle .
Pour le monde rural , mieux vaut lire le livre de Marie-Héléne , il ne semble pas ressortir gagnant non plus .
Waterloo et la culture de la " défaite glorieuse " ! c'est peut être ça qui donne en fin de compte ce sentiment qu'il ya toujours du positif à tirer d'une guerre ?
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