Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Espace dédié aux discussions relatives au Consulat et au 1er Empire.

Modérateur : Général Colbert

la remonte

Re: Massacre de prisonniers Hongrois à Aspern

Message par la remonte »

je reviens sur cette histoire de prisonniers massacrés , Ouvrard me précise que dans ses mémoires , Lejeune parle bien d'Essling et non d'Aspern , qu'aucun autre contemporain en fait mention , qu'il n'y a aucune plaque commémorative ce qui n'aurait pas manqué d'être si ça avait été le cas , enfin va faire des recherches concernant la présence de régiments Hongrois à cet endroit . :salut:

la guerre de 14-18 est celle des poilus , en face ce ne sont que de méchants agresseurs :roll: et pourtant !

Belle Poule

Re: Massacre de prisonniers Hongrois à Aspern

Message par Belle Poule »

Dans le dictionnaire des batailles de Napoléon, à la bataille d'Essling, il est noté à la rubrique "témoignage" :

"(...) le général Dorsenne prit 700 Hongrois dans le cimetière d'Essling et fut obligé de les passer au fil de l'épée" (Chevalier, p. 107).

Avatar du membre
Joker
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 2139
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:53
Localisation : Grimbergen - Belgique

Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Message par Joker »

Les 21-22 mai 1809 se produit la bataille d’Aspern – Essling.
On vous raconte un peu : https://www.napoleon.org/…/la-bataille- ... ssling-21-…/

📷 La mort du maréchal Lannes par Paul-Émile Boutigny - DR.

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées

Avatar du membre
la remonte
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 549
Enregistré le : 06 sept. 2019, 11:46
Localisation : Paris

Re: Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Message par la remonte »

Image

un des derniers à quitter le champ de bataille .
je n'ai jamais relu le livre de Rambaud ,
par un hasard incroyable je l'avais rencontré sur le trottoir la veille de partir pour Essling , lui ayant raconté mon pèlerinage de reconstitueur via Ratisbonne et Eckmhul , il n'avait pas eu un mot agréable me disant tout simplement n'y avoir jamais mis les pieds
même dégoûté quand je l'ai salué d'un Vive l'Empereur ...

Avatar du membre
la remonte
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 549
Enregistré le : 06 sept. 2019, 11:46
Localisation : Paris

Re: Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Message par la remonte »

une rare photo de notre bivouac de cuirassiers à Aspern , une ancienne prison , c'est au milieu de la ligne de front à quelques mètres de l'endroit présumé où Lannes a été touché ( d'après R Ouvrard , présent )
rare photo car en 2009 on ne mitraille pas avec son téléphone
des moments privilégiés hors du temps , il faisait très chaud déja .

Image

Avatar du membre
Bernard
Scribe
Scribe
Messages : 1593
Enregistré le : 15 juil. 2017, 18:29
Localisation : Alsace

Re: Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Message par Bernard »

Joker a écrit :
21 mai 2020, 19:55
Les 21-22 mai 1809 se produit la bataille d’Aspern – Essling.
Une autre version de cette bataille est racontée par Sébastien Joseph baron de Comeau de Charry (chef d’état-major de la Bavière au grand quartier général de Napoléon). Elle mérite que l'on s'y arrête. Voilà ce qu'il écrit sur les 21 et 22 mai :

"L’archiduc avait placé son champ de bataille sur ce véritable Champ de Mars de Vienne ; c’est là qu’il développa sa grande ligne d’une belle armée dans ce vieil ordre mince si souvent funeste aux armées autrichiennes ; mais là, cet ordre mince n’était qu’une ruse pour attirer Napoléon, qui y porta effectivement sa tactique habituelle du coin ou de la tête de cochon, comme on disait dans cette armée. Ces troupes légères, que j’avais remarquées, prirent la fuite. On donna tête baissée sur une ligne d’infanterie qui était venue couronner les coteaux ; elle résista peu ; mais, étant arrivés sur ces hauteurs, nous vîmes une armée superbe ; plus de deux mille canons bien placés nous firent un feu bien nourri ; une belle cavalerie nous menaça. Il y eut des troupes maltraitées, surtout des chasseurs. La nuit arriva : on se replia sur le Danube, on occupa l’île, on y traça des ouvrages et, au point du jour, on reprit l’offensive.
Le corps de Masséna s’empara de vive force de la petite ville d’Essling. Le corps de Montebello fit l’attaque du centre, vers une tuilerie, la Garde faisait réserve. Les douze régiments de cuirassiers de Nansouty composaient une masse. Quatorze régiments de chasseurs et de hussards, commandés par Lasalle, en formaient une autre. Notre artillerie se divisait en trois grandes batteries. Les feux de canon et d’infanterie étaient continuels. Les morts, les blessés de part et d’autre tombaient en nombre incroyable, mais le centre autrichien restait inébranlable ; rien ne put le faire céder.
A chaque attaque des troupes françaises, la ligne autrichienne s’ouvrait, mais ne se fractionnait pas. Les troupes cédaient avec une précision étonnante et renforçaient les lèvres de la partie ouverte. Le canon, réparti d’abord en ordre mince, se concentrait en batterie forte et formidable ; et la masse française, portée avec trop de vitesse sur ce point, enfoncé en apparence, présentait les flancs à ces carrés autrichiens, formés avec tant d’art et de précision. Ce fut ainsi que le maréchal Lannes, Saint-Hilaire et bien d’autres généraux furent tués. Cela se renouvela trois fois : à Essling par Masséna ; à la tuilerie par Lannes, qui y fut blessé à mort, et encore à la tuilerie par Saint-Hilaire, qui y éprouva le même sort. Il ne fut pas possible de continuer l’offensive, et l’artillerie française, nombreuse, belle et bien servie, sauva le reste de l’armée. Sous ses redoutables batteries, celle-ci reprit son premier front et se retira la nuit en bon ordre dans l’île de Lobau.
Il y avait, entre Vienne et l’archiduc Charles, commandant la grande armée autrichienne, une correspondance d’espionnage qu’on aurait pu éviter avec plus de finesse et moins de présomption. Les Autrichiens avaient su faire la part de ce qu’ils croyaient pouvoir combattre et anéantir et, quand cette part eut franchi le fleuve, ils attaquèrent les ponts et communications par des moyens irrésistibles.
La ville d’Essling, quoiqu’en feu, était prise et reprise à chaque instant. Tous les corps de Davout, environ cinquante mille hommes, n’arrivaient pas.
Je fus le premier officier envoyé au-devant de cette armée de Davout et je vis les désastres et leur cause : des bateaux de moulins, accolés deux à deux, chargés de pierres et tirant beaucoup d’eau, étaient mis au fil de l’eau ; des gouvernails doubles, attachés ensemble, leur conservaient cette direction. Abandonnés à eux-mêmes, ils arrivaient sur le milieu de notre pont avec une force qui emportait tout. Rien ne put couler ces masses ! Rien ne put changer leur direction ! Pas un ne manqua son effet ; pas un seul ne fut lancé mal à propos ! Il fallait un travail infini pour retirer les matériaux et refaire le pont ; et à peine était-il réparé que l’ennemi envoyait une autre embarcation de pierres !
D’ailleurs, le Danube s’enflait de plus en plus ; son lit s’étendait ; le désastre allait toujours croissant. Je retournai bien vite vers le champ de bataille et je cherchai l’Empereur. La première chose qui frappa mes yeux fut cet aide de camp, le jeune d’Albuquerque, tué, un de ces chevaux gris que j’avais réclamés, tué aussi ; et, plus loin, le duc de Montebello blessé à mort et un autre des chevaux gris tués près de lui ; le général de Saint-Hilaire, blessé à mort, un carnage horrible sur ce point central.
L’Empereur y vient ; je cours à lui ; je lui rends compte des désastres du pont, rendant impossible au corps de Davout de venir au combat. Le sang-froid de l’Empereur fut imperturbable ; il ne me dit rien d’abord ; il appela un officier d’état-major, M. de Mongardé, et lui dit :
— Allez sur la gauche ; dites à Masséna d’abandonner Essling et de faire une retraite sans désordre jusqu’à la tuilerie ; là, de réunir son corps à celui de Montebello et de tenir cette tuilerie à outrance.
Puis à moi :
— Ne dites mot de la situation des ponts ; faites tous les efforts possibles pour passer et parler à Davout. Vous lui direz de tenir son corps d’armée et le reste de ma Garde dans le meilleur état possible, hors de Vienne, où, cependant, il maintiendra calme et respect.
J’arrivai avec beaucoup de peine. Les blessés encombraient les approches du pont, et les ouvriers, dans leur hâte, écrasaient et foulaient sous leurs pieds ces malheureux en apportant les matériaux qu’ils avaient pu rassembler à la dérive. J’aperçus heureusement de mon côté du fleuve le maréchal Davout, avec le colonel des pontonniers. Je lui transmis l’ordre ; je lui dis succinctement la situation du combat et, rappelant le colonel Dessalles, je lui dis à l’oreille :
— Parmi les débris, gardez deux ou trois bateaux prêts ; l’Empereur en aura besoin, je vous en réponds.
Je prends le galop et retourne à la mêlée ; je trouve tout bien changé de face ; le corps d’armée de Masséna opérait avec beaucoup d’ordre son mouvement de flanc. Le cimetière d’Essling opposait une forte résistance ; l’armée autrichienne avançait par cette aile et couronnait le coteau. Leur artillerie faisait ce feu qui indique le manque de munitions. Je pus apercevoir, derrière leurs lignes, ce mouvement de soins à donner aux blessés qui emploie toujours tant de combattants et empêche si souvent de profiter des succès.
J’aperçus l’Empereur ; j’allai lui dire que j’avais transmis ses ordres à Davout ; j’ajoutai qu’il n’y avait plus de pont possible, que le colonel Dessalles lui tenait trois barques en réserve, et les avait mises sous la direction des marins de la Garde ; le maréchal y avait placé un fort piquet pour empêcher les blessés de s’en emparer, mais la crue d’eau augmentait tellement qu’il n’y avait plus de temps à perdre. Il fit de la tête un mouvement d’impatience et de désapprobation. Je lui répondis avec vivacité et impatience à mon tour :
— Sire, je connais ce fleuve ; quand il s’enfle par fonte de neige, c’est toujours à l’entrée de la nuit que ses affluents lui donnent sa plus haute élévation. Si Votre Majesté n’est pas dans une heure sur la rive haute, il faudra attendre deux ou trois jours le retrait des eaux.
Il alla à Masséna, lui parla bas, et, revenant à moi :
— Pouvez-vous me conduire jusqu’à ce bateau ?
— Oui, Sire, encore dans ce moment, mais en petit nombre : l’inondation est déjà dans l’île.
J’avais, en cassant des branches, marqué un tertre tortueux qui était formé par les terres d’un canal profond. Ce tertre conduisait à une petite place où le bois était coupé et où il y avait une baraque, des râteliers ; puis on redescendait le long du fleuve, de l’autre côté de l’île, là où se trouvait cette anse où Dessalles avait mis les bateaux réservés. Il ne s’en retrouva que deux, l’autre ayant transporté des généraux morts ou blessés.
L’inondation croissait toujours ; je comptais bien être un de ceux qui passeraient sur ces barques en sacrifiant mes chevaux. Mais Napoléon, en y entrant avec le prince de Neuchâtel, me dit :
— Vous avez été là un homme spécial ; vous y êtes encore nécessaire…
Et au prince de Neuchâtel :
— Voilà les hommes de la vieille école. Croyez-vous qu’ils ne valent pas autant que vos savantasses ?

Je crus bien que je serais ou noyé par l’inondation, ou prisonnier des Autrichiens. J’enviais, en vérité, le sort des morts qui couvraient partout la terre. Je retrouvai mon sentier et je rejoignis le groupe de l’état-major. Personne encore n’y savait le parti pris par l’Empereur.
Masséna se retirait dans l’île et, tout en se retirant, faisait face à l’ennemi. Il me parut là être un autre homme de guerre même que Napoléon. C’était en même temps l’homme d’ensemble et l’homme de détail. Retirer les canons, faire revenir la cavalerie, donner un coup de boutoir avec une réserve lorsqu’on le serrait de trop près… De six heures du soir à plus de minuit, Masséna me fit voir la guerre savante ; mais, dans cette guerre, l’état-major n’est que machine : on n’a ni le temps de juger, ni celui de se concerter ; tous sont en action en même temps.
J’avais une envie démesurée de converser avec Guilleminot de ce que je venais de faire et de ce qui devait nous arriver, mais, impossible !
— Monsieur Guilleminot, faites appuyer cette colonne à gauche. Monsieur de Comeau, faites tendre des câbles, pour passer l’artillerie et les prolonges. Monsieur de Mongardé, faites faire une charge au général de Lasalle. Monsieur de Noailles, faites passer Nansouty, à gué ou à la nage, et qu’il se forme dans l’île.
C’était un feu roulant d’ordres de ce genre !
En dix heures de ce travail, environ quarante mille hommes, ce qui nous restait, traversèrent le petit bras de ce fleuve débordé et se portèrent dans l’île submergée, où le plus grand nombre avait de l’eau jusqu’à mi-jambe. Enfin quand le maréchal eut passé le dernier en attirant à lui les matériaux de ses ponts, je parvins à m’aboucher avec Guilleminot, à lui dire ce qui existait au-delà de ce grand fleuve, comment l’Empereur y était parvenu. Il alla aussitôt le dire à Masséna, qui m’appela, non pas pour me demander de rien raconter, non pas pour me parler des choses faites ou des choses à faire, mais :
— Qu’est-ce que ce tertre, cette cabane, ces râteliers ?
— Cette île est dans les chasses de l’empereur ; il est probable que c’est un parc de cerfs ; que ces râteliers, cette cabane doivent retirer le gibier pendant les inondations.
— Quels en sont les tenants et aboutissants ?
— Des sentiers étroits dans les broussailles, faits par la terre retirée du creusement des canaux.
— Qui vous a montré cela ? Comment le savez-vous ?
— Par des reconnaissances locales que je faisais pour mon plaisir avant l’événement.
— Conduisez-moi.
L’eau était si haute que j’eus de la peine ; les sommités du taillis guidaient seules pour trouver les tertres formés par le terrain tiré des canaux, et donner idée de la profondeur de l’eau ; j’y arrivai cependant et ce tertre devint un quartier général. Il est difficile de se figurer une position pareille. Il y avait quarante-huit heures de combats, une bataille perdue, un reste de quarante mille hommes dans l’île inondée, sans vivres, sans feu possible, sans moyens d’en sortir ! Des blessés se noyaient ; des intacts restaient dans l’eau jusqu’aux cuisses ; des chevaux sans cavaliers, mais, moins malheureux que les hommes, ils broutaient les feuilles… Les rossignols, sur des tons lugubres, paraissaient chanter notre destruction. Nous aurions regardé comme un bienfait des secours autrichiens qui nous auraient faits prisonniers. Il en fut autrement : espèce de miracle ! La rupture même des ponts devint un avantage ; les restes de l’armée ne purent se débander.
Ainsi finit la bataille d’Essling. Le carnage y avait été affreux ! Le maréchal Lannes, le général de Saint-Hilaire et tant d’autres y trouvèrent la mort : mort glorieuse, sans doute, mais, enfin, la mort. De notre côté, cinquante à soixante mille hommes luttèrent pendant deux fois vingt-quatre heures contre plus de cent mille Autrichiens placés sur le champ de leurs exercices et évolutions militaires. Les plans de cette bataille étaient étudiés, imprimés depuis plusieurs années ; je les ai eus entre les mains et les ai conservés longtemps comme un précieux monument."

Avatar du membre
la remonte
**Maréchal d'Empire**
**Maréchal d'Empire**
Messages : 549
Enregistré le : 06 sept. 2019, 11:46
Localisation : Paris

Re: Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Message par la remonte »

merci
aujourd'hui , c'est très urbanisé , il est difficile de se faire une idée des lieux , le Danube est canalisé il est très large ( plus de 200m) avec un fort courant . il n'y a pas vraiment d'île Lobau , c'est une petite forêt séparée de la terre par d'anciens fossés plus ou moins humides , avec la chaleur c'est propice aux moustiques .
par contre c'est tout plat , il n'ya guère que du haut du clocher qu'on peut voir quelque chose

"On donna tête baissée sur une ligne d’infanterie qui était venue couronner les coteaux ; elle résista peu ; mais, étant arrivés sur ces hauteurs, nous vîmes une armée superbe ; plus de deux mille canons bien placés nous firent un feu bien nourri " ?

Avatar du membre
L'âne
 
Messages : 2903
Enregistré le : 14 juil. 2017, 07:03
Localisation : Corsicasie

Re: Bataille d'Aspern - Essling : 21-22 mai 1809

Message par L'âne »

la remonte a écrit :
22 mai 2020, 11:25
une rare photo...
....des moments privilégiés hors du temps...
Cette photo est superbe !
On s'y croirait...
Aurea mediocritas

  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message
  • Waterloo l'ultime bataille sur ARTE 6 mai 2017
    par Lacharge » 30 avr. 2017, 10:27 » dans Napoléon à travers les Arts
    10 Réponses
    1092 Vues
    Dernier message par Maria Kel
    22 mai 2017, 10:56
  • En décembre 1809
    par la remonte » 02 déc. 2019, 16:37 » dans L'actualité napoléonienne
    1 Réponses
    396 Vues
    Dernier message par Cyril Drouet
    08 déc. 2019, 10:02
  • Les Français à Vienne - 1809
    par Joker » 07 juin 2019, 20:17 » dans Livres - Revues - Magazines
    0 Réponses
    310 Vues
    Dernier message par Joker
    07 juin 2019, 20:17
  • Mort de Jean Boudet (1768-1809)
    par Sco Feu » 25 avr. 2020, 10:51 » dans Salon Ier Empire
    7 Réponses
    125 Vues
    Dernier message par Sco Feu
    03 mai 2020, 14:10
  • L'ESPAGNE : Talavera de la Reyna (juillet 1809)
    par Peyrusse » 09 oct. 2017, 22:26 » dans Salon Ier Empire
    289 Réponses
    12603 Vues
    Dernier message par Joker
    15 janv. 2020, 18:40