En France, faut-il commémorer Napoléon ?

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L'âne
 
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En France, faut-il commémorer Napoléon ?

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Le Devoir – 7 avril 2021

En France, faut-il commémorer Napoléon ?


Pas moyen de circuler à Paris sans croiser Napoléon. Bien sûr, il y a les Invalides, où sa dépouille repose depuis 1840. Mais sait-on que, si les immeubles de Paris sont numérotés et alignés, c’est à cause de lui ? Des adductions d’eau de la capitale à l’obligation d’enterrer un mort six pieds sous terre, du droit des successions au Code civil, du mariage civil aux lycées, du Conseil d’État à la Cour des comptes, en passant par le baccalauréat, les grandes écoles et les premières caisses de retraite, rares sont les institutions françaises qui ne portent pas sa signature. À l’heure où la France manque cruellement de vaccins pour affronter l’épidémie de COVID-19, on pourrait même se rappeler que c’est Napoléon qui organisa la première campagne de vaccination contre la variole. Il donna d’ailleurs l’exemple en faisant vacciner son fils.

« Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les Français “font du Napoléon” sans le savoir », explique l’historien Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon et auteur d’une quarantaine de livres sur l’empereur et son époque. Alors, comment expliquer qu’en cette année du bicentenaire de sa mort, le monde politique se fasse si discret ? « N’en faisons pas trop », s’est exclamé l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré. Emmanuel Macron a bien confirmé qu’il participerait à une commémoration, mais en évitant soigneusement d’en dire plus. « Il y a un peu de lâcheté dans tout ça, dit Lentz. En réalité, nos hommes politiques s’intéressent tous à Napoléon, mais ils le lisent sous la couette avec une lampe de poche. »

« Ne rien cacher ! »

La polémique a même gagné les États-Unis, où le New York Times s’est fendu d’une lettre qualifiant l’empereur de « suprémaciste blanc », d’« architecte du génocide moderne » et même d’avoir créé… « les chambres à gaz » ! Il y a longtemps que ces accusations farfelues ont été réfutées, explique Thierry Lentz. « Cette histoire de génocide est ridicule. On ne peut pas vouloir développer la canne à sucre et exterminer ceux qui sont à la source de cette richesse. » Quant aux chambres à gaz, « l’événement ne figure pas dans les archives. Seuls un historien haïtien et le député de la Martinique du XIXe siècle Victor Schœlcher évoquent des prisonniers enfumés dans la cale d’un bateau. Il s’agit probablement d’un événement isolé. Les hommes préhistoriques qui enfumaient leurs adversaires dans des grottes n’ont pas pour autant inventé les chambres à gaz ».

Selon l’historien, s’il faut commémorer Napoléon, il ne faut rien cacher non plus. D’ailleurs, les polémiques actuelles sont loin d’être nouvelles, dit-il. Depuis toujours, Napoléon fait l’objet de controverses. À d’autres époques, on lui reprocha son gouvernement autoritaire. Pendant la collaboration, on l’accusa même d’être à l’origine d’un complot judéo-maçonnique pour avoir donné la citoyenneté aux juifs et rétabli la franc-maçonnerie.

Autres temps, autres mœurs. C’est aujourd’hui le rétablissement de l’esclavage (1802), aboli par la Convention (1794), et le peu de cas qu’il fit du droit des femmes dans le Code civil qui sont les principaux griefs contre lui. « Ces questions sont étudiées depuis 60 ans au moins, note Thierry Lentz. Elles font partie intégrante de l’histoire napoléonienne. J’ai moi-même écrit dès les années 1990 sur ce sujet. Personne n’a jamais essayé de le cacher ni de dire que c’était bien. Et j’espère que personne ne le pense. Simplement, aujourd’hui, la question est de savoir si Napoléon peut être réduit à ça. Il faut savoir que Napoléon ne s’est occupé de l’esclavage que trois semaines dans sa vie. Et il n’y est jamais revenu. »

Le rêve américain

Pourquoi Napoléon s’est-il renié, lui qui avait libéré les esclaves à Malte et en Égypte et refusé de rétablir l’esclavage au début de son gouvernement ? « Napoléon rétablit l’esclavage pour deux raisons, dit Thierry Lentz. La première est purement économique. Les Antilles produisent du sucre. Or, le sucre est l’équivalent du pétrole d’aujourd’hui. Napoléon veut relancer les îles des Antilles, que les Anglais vont lui rendre. Ceux-ci n’ont jamais aboli l’esclavage. Craignant que les révoltes noires ne débordent chez eux, ils font même savoir aux Français qu’ils devraient remettre un peu d’ordre dans leurs colonies. »

L’autre raison, ajoute Thierry Lentz, c’est le « rêve américain » de Napoléon. « Comme il va récupérer la Martinique, qu’il a déjà la Guadeloupe et Saint-Domingue, et que l’Espagne est son alliée, il veut bloquer la concurrence dans le golfe du Mexique, qu’il décrit lui-même comme un “lac français”. Il rêve en grand. Pour reprendre en main Saint-Domingue et pousser ensuite jusqu’à La Nouvelle-Orléans, il crée donc l’expédition Leclerc qui fera des massacres abominables. Cela, personne ne l’a jamais nié. »

Encore faut-il savoir qu’à l’époque, le chef de la révolution haïtienne, Toussaint Louverture, avait remplacé l’esclavage par le « travail forcé ». « La vraie question n’en était pas une de racisme, dit Lentz. Le mot n’existait même pas. L’immense majorité des Français n’avaient jamais vu de Noirs. En 1800, il n’y en avait que 2000 en France, presque tous dans la région de Bordeaux, où ils étaient libres. Car la tradition française a toujours été que le sol de France affranchit. Dès qu’un Noir mettait le pied sur son sol, il était affranchi. »

Bien sûr, dans la société coloniale, la couleur était un statut. « Mais c’était beaucoup plus compliqué qu’on le croit, dit Lentz. Il n’y avait pas que des maîtres blancs et des esclaves noirs. Il y avait les esclaves, les métis, mais aussi les “libres de couleur”. Toussaint Louverture massacrera toute une armée de métis, celle du général Rigaud. Quand Dessalines se fait proclamer empereur d’Haïti, il ordonne le massacre des Blancs. Entre février et mai 1804, ils seront tous massacrés, sauf les médecins. Napoléon conserveradeux ou trois bataillons noirs qui s’étaient battus à Saint-Domingue, qui intégreront la Grande Armée. »

Napoléon eut beau se renier, le rétablissement de l’esclavage n’aura guère d’effet à long terme, affirme Thierry Lentz, puisque la France perdra presque toutes ses colonies en quelques années dans sa guerre contre l’Angleterre. Celle-ci n’abolira d’ailleurs l’esclavage qu’en 1833.
Pour Lentz, il n’est pas question de « mettre un genou à terre » car, malgré les zones d’ombre, les mérites de Napoléon l’emportent largement sur ce qu’on lui reproche aujourd’hui. « Il arrive au pouvoir en pleine guerre civile. La France est en guerre avec une dizaine de pays. C’est lui qui sauve les principes de la Révolution de 1789. “Ni talon rouge [l’aristocratie] ni bonnet rouge [les révolutionnaires], disait-il, je suis national.” »

L’historien est convaincu que, dans 200 ans, il sera perçu comme Charlemagne, l’empereur européen par excellence. Napoléon est l’homme de l’égalité civile, de la non-confessionnalité de l’État et de la défense de la propriété, dit-il. « Il y a chez lui une certaine idée du self-made man et de la gloire fondée sur le mérite, et non plus sur la naissance. En préservant les acquis de la Révolution, il crée une véritable administration efficace. Tout cela en quinze ans à peine, dont cinq passés hors de France. »

Les femmes et l’obéissance

Sur la question des femmes, Thierry Lentz considère que, si Napoléon a évidemment fauté, c’est pour avoir correspondu aux mentalités de son époque en consacrant dans le Code civil l’obligation des femmes d’obéir à leur mari.
« C’était il y a 200 ans. Aujourd’hui, on trouve ça scandaleux. Et moi le premier. Mais, contrairement à ce que l’on a tendance à croire, la Révolution française est loin d’avoir libéré les femmes. Les leaders, comme Olympe de Gouge, qui rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ont toutes été guillotinées. Elles avaient de toute façon très peu d’influence. Certaines femmes, comme Madame de Stael, ont alors un véritable statut. Les femmes seules et les veuves ont les mêmes droits civils que les hommes. Mais pas les femmes mariées. »

La France de l’époque est bien ce qu’on peut alors appeler une société patriarcale, dit l’historien. « À la Révolution, les femmes ne sont jamais devenues citoyennes. Elles n’ont eu le droit de vote qu’en 1945. S’il y avait eu un grand mouvement de libération des femmes et que Napoléon l’eut écrasé, on n’aurait pas attendu 1965 pour changer tout ça. » Seule exception, Napoléon conserve le divorce. La France est alors le seul pays où il existe, car, pour cela, il faut un état civil qui n’est pas religieux.

Selon Lentz, on a aussi exagéré le nombre de morts des guerres napoléoniennes. « Regardez les chiffres, dit-il. Pour la France, c’est un peu moins d’un million de morts sur 15 ans. Pour l’Europe, ça fait 2,5 millions. La guerre de Trente Ans (1618-1648) a fait 11 millions de morts en Europe. La guerre de Sept Ans (1756-1763), deux millions. À la fin de l’Empire, la France comptait 1,5 million d’habitants de plus. »

L’irruption des sensibilités contemporaines dans le débat public ne devrait surtout pas nous amener à tronquer les faits, affirme Thierry Lentz. « Il faut distinguer la mémoire de l’histoire, qu’on ne pourra pas changer quoi qu’on fasse. Ce n’est pas parce qu’on se sent offensé qu’on a le droit de tordre les faits. Et encore moins de s’en prendre à la liberté d’expression d’autrui. »
Le président de la Fondation Napoléon en sait quelque chose, lui dont une conférence a été annulée à Nantes cet automne parce que le sujet avait soudain été jugé trop délicat.

CHACUN SON NAPOLÉON

Chaque pays a son Napoléon. Les Russes vénèrent l’adversaire le plus éminent qu’ils aient jamais eu. Les Italiens le considèrent comme un membre de la famille, au point de créer un comité pour la commémoration du bicentenaire de sa mort. Certains Espagnols se demandent s’ils n’ont pas raté une occasion de moderniser le pays lors de la campagne d’Espagne (1808). Le Royaume-Uni compte quelques-uns des meilleurs spécialistes de son oeuvre.

Même les Québécois ont leur Napoléon. C’est ce qu’avait indiqué Serge Joyal dans Le mythe de Napoléon au Canada français (Del Busso). Le sénateur y montrait comment celui-ci avait récupéré le personnage sulfureux de la Révolution, alors détesté par l’Église, pour en faire un symbole de résistance, de lutte opiniâtre et un chef providentiel. C’est pourquoi, au début du XXe siècle, un grand nombre de Canadiens français porteront son prénom.

En 1805, un certain Jean-Baptiste Noreau avait même gagné Bordeaux pour lui remettre une pétition l’implorant de reconquérir le Canada. L’année précédente, le grand rêve américain de l’empereur s’était malheureusement fracassé à Saint-Domingue. Abandonnant toute ambition en Amérique, il avait même vendu la Louisiane aux Américains. « À un très bon prix », affirme d’ailleurs Thierry Lentz.

Christian RIOUX
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Cyril Drouet
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par Cyril Drouet »

Christian Rioux a écrit : 08 avr. 2021, 12:34 Pourquoi Napoléon s’est-il renié, lui qui avait libéré les esclaves à Malte et en Égypte et refusé de rétablir l’esclavage au début de son gouvernement ?
Rappelons que si Bonaparte a bien aboli l'esclavage à Malte, pour des raisons qui apparaissent de prime abord largement influencées par des impératifs diplomatiques ; il l'a bien maintenu quelques semaines seulement plus tard une fois en Egypte, et là, pour des raisons politiques.
Je vois donc mal ici, en 1802, une quelconque renonciation à une conviction, à des valeurs qui auraient pu être les siennes par le passé sur la question de l'esclavage ; puisque dès 1798 (si Bonaparte s’est renié, il faudrait alors en revenir là et non quatre ans plus tard), il a su, sur cette même question, adapter ses décisions en fonction des situations ; la politique adoptée à Malte pouvant apparaître, à y regarder trop vite, comme contradictoire vis à vis de celle appliquée immédiatement après en Egypte, alors qu'en fait les situations respectives de par leurs différentes impliquaient pour le général en chef du corps expéditionnaire, en dehors (ou presque) de toute idéologie, des politiques elles-mêmes très différentes.
De la même manière, sa politique vis à vis de l'esclavage dans les colonies a évolué en fonction de l'évolution de la politique coloniale française et de celle de son appréciation de la situation locale. Ainsi, les proclamations aux habitants de Saint-Domingue et les mots tenus face aux députés en 1799 et 1801 s’inscrivant dans un contexte particulier (« les principes sacrés de la liberté et de l'égalité des Noirs n'éprouveront jamais parmi vous d'atteinte ou de modification », « Quelles que soient votre origine ou votre couleur, vous êtes français et tous égaux devant Dieu et devant la République », « A Saint-Domingue et à la Guadeloupe, il n’est plus d’esclaves, tout y est libre et tout y restera libre ») furent balayés à l’heure des grands choix de 1802 concernant la politique coloniale .
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par Cyril Drouet »

Thierry Lentz a écrit : 08 avr. 2021, 12:34 « Cette histoire de génocide est ridicule. On ne peut pas vouloir développer la canne à sucre et exterminer ceux qui sont à la source de cette richesse. »

Laissons en effet cette farfelue thèse du génocide aux partisans du torchon de Ribbe. Néanmoins, il ne faut pas occulter certaines lettres envisageant des mesures d'une dureté peu commune (et c'est peu de le dire) :
« Voici mon opinion sur ce pays. Il faut détruire tous les nègres de la montagne, hommes et femmes, ne garder que les enfants au-dessous de douze ans, détruire la moitié de ceux de la plaine et ne plus laisser dans la colonie un seul homme de couleur qui ait porté l’épaulette. Sans cela jamais la colonie ne sera tranquille et au commencement de chaque année, surtout après les saisons meurtrières comme celle-ci, vous aurez une guerre civile qui compromettra la possession du pays. »
(Leclerc à Bonaparte le 7 octobre 1802)
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par L'âne »

Cyril Drouet a écrit : 10 avr. 2021, 11:16 "Sans cela jamais la colonie ne sera tranquille..."
L'objectif est clair : la tranquillité de la colonie.
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par Cyril Drouet »

Instructions de Bonaparte à Leclerc (1er novembre 1801) : "Assurer pour jamais la colonie à la France".
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par L'âne »

Cyril Drouet a écrit : 10 avr. 2021, 11:34 "Assurer pour jamais la colonie à la France".
Et pour cela, à l'époque, la fin justifiait les moyens.
C'est bien triste, mais c'est ainsi.
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par Cyril Drouet »

L'âne a écrit : 10 avr. 2021, 11:41
Cyril Drouet a écrit : 10 avr. 2021, 11:34 "Assurer pour jamais la colonie à la France".
Et pour cela, à l'époque, la fin justifiait les moyens.
C'est bien triste, mais c'est ainsi.
Et à l'heure des bilans :
« L’affaire de Saint-Domingue a été une grande sottise de ma part.
[…]
C’est la plus grande faute que j’aie commise en administration. J’aurais dû traiter avec les chefs noirs comme avec les autorités d’une province, nommer des officiers nègres dans des régiments de leur race, laisser comme vice-roi Toussaient Louverture, ne point y envoyer de troupes, laisser tout aux noirs, si ce n’est quelques conseillers blancs, un trésorier par exemple ; encore j’aurais dû vouloir qu’ils épousassent des femmes noires. »
(Gourgaud, Journal de Sainte-Hélène)
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par L'âne »

Cyril Drouet a écrit : 10 avr. 2021, 11:52 ... laisser tout aux noirs
D'ailleurs cela à bien fonctionné par la suite...

dqf.jpg
Caricature de Charivari : "L’empereur Soulouque se promenant dans ses états, suivi de deux aides-de-camp attachés à sa personne."
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par Espagne »

Bonjour.
Et oui, pendant longtemps, des musulmans vendaient des noirs africains, pour aller vers le coton des Amériques, et cela sur des bateaux européens, très souvent britanniques (normal, sur l'eau, c'était les patrons).
Comme je l'écris souvent, pour les noirs américains, quel bonheur de passer de l'esclavage agricole du Sud, à l'esclavage industriel Yankee :!:

De plus, à cette époque, est-ce qu'un soldat de troupe autrichien (la troisième syllabe à toute son importance ), n'était pas un esclave de son Empereur :?: Cela pouvait être moins long, mais se terminer par la mort aussi. Autre temps, autre meurs. C'est comme comparer l'invention de la roue à la Formule 1 :shock:
:salut:
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Re: En France, faut-il commémorer Napoléon ?

Message par C-J de Beauvau »

Cher Espagne , vous oublierez les Russes service militaire de 25 ans (1 pour 500 habitants), enrégimentés loin de leur région pour oublier le foyer qu'ils ne doivent plus revoir .

Cours d'histoire militaire
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