Témoignage du plombier Millington

Doit-on exhumer Napoléon aux fins d'analyses scientifiques ? Se trouve-t-il bien aux Invalides ? A-t-il été empoisonné ? En pleine vague napoléonienne, ces questions ressurgissent.
NapNap

Témoignage du plombier Millington

Message par NapNap »

Témoignage du plombier Millington:

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Dominique Contant


Je note au passage que le Sergent A. Millington disait déjà que les vases contenant le cœur et l’estomac furent placés entre les jambes ( entre les parties inférieures des jambes) , tels qu’ils furent trouvés en 1840 !
Ceci détruit le point 2 des « incongruités historiques » présentées par Bruno.
Il confirme également que le chapeau fut mis « en travers des cuisses » comme on l’a retrouvé.




C.C.
La traduction que vous donnez n'est pas une nouveauté. Mais celle-ci présente une particularité: Millington y parle d'une étoile et d'une croix d'or sur le côté gauche de l'habit et D'AUTRES DECORATIONS.

Nous voici donc à quatre décorations, au moins.

Mais, les témoins ne notent que trois décorations en 1840: la croix de chevalier de la Légion d'Honneur, la Couronne de fer et la grande plaque de Grand Officier de la Légion d'Honneur.

On voit donc que ce texte ne fait guère progresser le débat, étant précisé qu'il n'existe aucun original en anglais du texte de Millington.

Ce qui est curieux, c'est que Millington, qui fait des déclarations aux Indes en 1840, se retrouve en octobre à Sainte-Hélène pour l'ouverture du Cercueil. N'est-ce pas étrange ?
Modifié en dernier par NapNap le 13 sept. 2004, 03:20, modifié 1 fois.

NapNap

Message par NapNap »


Bonjour C.C.,

ce texte n'est pas une nouveauté pour vous?
...et vous ne me l'avez jamais montré?
Vous allez me faire pleurer chère C.C.! :cry:


Je ne sais pas ce qui s'est passé avec les décorations non décrites.
Peut-être que lorsqu'on ouvrira le sarcophage, on retrouvera celles non décrites dans le fond du cercueil.

Ou c'est un autre corps qui est dans le sarcophage.

Peut-être qu'il existe des archives du journal "Ceylon Chronicle".

Ce journal débuta sont impression le 3 mai 1837.

La parution de cet article a été faite du vivant de Millington, et est antérieure à l'ouverture.

This is a job for SUPERTUK! ( Albertuk) :)

Non, je ne demande pas à Albertuk de s'habiller en superman pour faire ses recherches!

C.C., vous dites:

Ce qui est curieux, c'est que Millington, qui fait des déclarations aux Indes en 1840, se retrouve en octobre
à Sainte-Hélène pour l'ouverture du Cercueil. N'est-ce pas étrange ?


Il fait des déclarations aux Indes quand?
Quel mois?

Trois chemins pour aller à Sainte-Hélène pour partir des Indes :

1. en Bateau... de l'Inde on emprunte le courant des anguilles et on remonte le courant de Benguela vers Sainte-Hélène.
2. Bateau... de l'Inde on emprunte le courant des anguilles et on débarque sur le sol, traverse l'Afrique à cheval, et on reprendle bateau qui emprunte le courant de Benguela vers Sainte-Hélène.
3. On se rend en bateau jusqu'en Egypte , on vogue sur la Méditerranée jusqu'au courant des Canaries,et on emprunte le courant de Guinée vers Sainte-Hélène.

NapNap

Message par NapNap »

Bonjour,

Et vous, trouvez-vous étrange que Millington soit parti des Indes pour aller à Sainte-Hélène?

GARCINION

re

Message par GARCINION »

Bonjour,

Bien sûr qu'il existe une source directe de Millington... elle fût publiée dans le Military Gazette de 1838, et elle est citée au moins depuis la première décénie du XXème siècle par les premiers historiens Anglais...

Peut-être Albertuk en possède t-il une copie dans ses archives?

NapNap

Message par NapNap »

et se rendre compte que Millington n'a jamais quitté Sainte-Hélène...

là, je ne comprend plus rien! :shock:

Chère C.C., :fleur

où avez-vous lu que Millington a fait des déclarations aux Indes en 1840?

Albertuk

Message par Albertuk »

Bonjour

Abraham Millington était armurier et non plombier. Son témoignage fut la première fois publié dans la Military Gazette en 1838, et donc il faut croire que les articles subséquents furent des copies de ce premier article.

J'ai bien entendu rechercher la Military Gazette, journal publié à Calcutta. Les diverses publications se trouvent à la British Library mais il manque malheureusement toute l'année 1838 qui a été perdue. Dans tous les cas, l'important est que cet article fut bien publié avant l'expédition de 1840.

Par contre, je ne sais pas pourquoi NapNap a écrit que Millington se trouvait à Ste Hélène à l'exhumation. D'où vient cette information?

GARCINION

re

Message par GARCINION »

Bonjour,

Bonne question. En fait, ce n'est pas NapNap mais CC qui dit que Millington était présent lors de l'exhumation, dans le premier message:

"Ce qui est curieux, c'est que Millington, qui fait des déclarations aux Indes en 1840, se retrouve en octobre à Sainte-Hélène pour l'ouverture du Cercueil. N'est-ce pas étrange ?"

Albertuk

Message par Albertuk »

Bonsoir

A mon humble avis, Millington aurait bien pu faire partie du 20ème régiment, ou comme artisan à son service. Il aurait alors suivi ce régiment lorsqu'il quitta Ste Hélène en 1822 pour se rendre en Inde. Il se serait alors établi plus tard dans la région car le 20ème repartit pour l'Angleterre en début 1837 (hormis ceux déjà partis en retraite militaire). A partir de juin 1840 ce régiment se trouvait en Ireland, mais la plupart des personnes ayant été à Ste Hélène en 1821 étaient en retraite.

Vu que l'article de Millington se situe en 1837 en Inde, il est vraisemblable que cet homme se trouva alors à la retraite et s'établit sur place. Mais s'il retourna en Angleterre, donc comme civil, en 1840 pour être à Ste Hélène par le plus grand des hasards à l'époque de l'exhumation (rappelons que les bateaux faisant ce chemin de retour Indes vers Angleterre le faisaient surtout entre décembre et mai) aucun témoignage ni français ni anglais ne confirme sa présence. Par example Chabot donne la liste des personnes présentes, très exactement, en incluant Darling mais pas de Millington.

C.C.

Message par C.C. »

Le témoignage de Millington, le "plombier" (armurier en réalité) qui aurait scellé les cercueils, fut publié AVANT l'exhumation.

C'est un témoignage qui selon certains démolit la thèse de la substitution. De fait, il y est noté des détails qui interpellent.

Mais d'où sort ce témoignage?

Bien sûr qu'il existe une source directe de Millington... elle fût publiée dans le Military Gazette de 1838, et elle est citée au moins depuis la première décénie du XXème siècle par les premiers historiens Anglais... (Garcinion)
Abraham Millington était armurier et non plombier. Son témoignage fut la première fois publié dans la Military Gazette en 1838, et donc il faut croire que les articles subséquents furent des copies de ce premier article.

J'ai bien entendu rechercher la Military Gazette, journal publié à Calcutta. Les diverses publications se trouvent à la British Library mais il manque malheureusement toute l'année 1838 qui a été perdue. (Albertuk)
Il était donc important de retrouver cette source.
Tous les n° du 3 mai 1837 au 3 septembre 1838 ont été dépouillés. Il n'y a pas eu d'autres n° du Ceylon Chronicle. De plus, Chaplin, dans son "Who's Who" de Sainte-Hélène, cite Millington, non pas dans le Ceylon Chronicle, ce qui est surprenant, mais dans la Military Gazette de 1838. Or Chaplin n'a pas pu consulter cette MG en Angleterre en 1915 ou avant. Celle de 1838 n'a jamais été détenue par la British Library. On ne sait pas pourquoi, mais c'est une réalité. On comprend mieux pourquoi Chaplin n'a pas donné d'indications quant au n° et à sa date de parution. Or, la MG paraissait en hebdomadaire. Il n'y avait aucune difficulté à donner le n° ou au moins la date de parution. S'il ne l'a pas fait, c'est parce qu'il a purement et simplement inventé cette citation !!!

Chaplin a dû rechercher l'article de Millington dans le Ceylon Chronicle. Ne l'ayant pas trouvé, il est probable qu'il a voulu attribuer une fausse source à l'article de Millington pour ne pas déconsidérer l'article du Worcestershire Chronicle... (...)
C'est compliqué - mais je retiens quand même que cette source n'en est pas une.

Comment donner comme référence quelque chose qui n'existe pas?
Comment des historiens peuvent-ils répéter ainsi des choses inexactes?

Que faut-il en croire?

Albertuk

Message par Albertuk »

Chère CC

j'ai bien retrouvé cet article donnant le témoignage de Millington dans le Worcestershire à la date du 10 juin 1840. Donc, source incertaine ou non, il y a bien un récit des détails de l'inhumation avant que l'exhumation ne fut faite. Ceci, en soit, est non négligeable. Mais je ne sais pas si il faut porter cet article comme preuve irréfutable contre la substitution.

Disons que cet article élimine certains points de détails de la théorie de la substitution, je pense, où tout n'était pas forcément prouvé. Mais il n'en reste pas moins l'état momifié du corps qu'on découvre en 1840, voire, selon Marchand, un corps en meilleure allure que celui qu'il avait laissé en 1821 :fou:

Comprenne qui pourra.

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